schizo ou non?


mistye34 Membre 188 messages
Forumeur inspiré‚ 35ans
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Bonjour à tous, j'aimerai écrire mais l'imagination me manque ;) . Je compte sur vous. Le début est un peu long c'est vrai...

La pluie tombe, le froid s'est durcit dans ce petit village de montagne isolé où Grégory est venu prendre du recul. Prendre du recul par rapport à quoi ? sa vie ? ses amis ? sa famille ? ou lui-même ?

Depuis quelques temps en effet il ne se comprenait plus. Sa tête semblait éclater sous d'incompréhensibles idées noires. Pourquoi moi ? se dit-il. Susanne, ne m'abandonne pas. Faut que tu me crois. Je suis parti pour fuir tout ça mais t'en fais pas ça va passer, enfin je crois. Comprends moi, j'en peux plus. Trop d'incertitudes dans ce monde de merde. Tu étais la seule qui me comprenait. Tu veux continuer à me bercer dis ? me bercer comme le faisait maman, quand nous étions petits. Je regrette ce temps. Si insouciants, plein d'espoir. Comment aurais-je pu croire que la maladie allait s'acharner sur moi ?

D'un coup, Jérôme se leva. Mais ses jambes étaient encore trop faibles, il tituba et vint se rassoire sur le canapé. Alors il scruta le ciel. Toute cette neige lui donnait envie de gerber. Il n'avait jamais aimer la neige. Tout comme les parties de volley avec ses amis. Amis¿ c'est un bien grand mot pour quelques personnes que sa s¿ur essayait de lui mettre entre les pattes pour qu'il se sente « normal ».

Il réussit enfin à se lever et alla se chercher une bière dans la cuisine. Demain, il faut qu'il mette ses projets à exécution avant de connaître la même fin que son père. Susanne lui pardonnerait certainement, elle comprendrai, comme toujours¿ « Elle sait que la folie me guette et me fais peur ».

Je veux vivre pendant les quelques mois qui me reste.

Il y a six jours, le docteur m'a annoncé que ma schizophrénie s'aggravait et que les médicaments n'avaient plus aucun effet. La lente descente aux enfers allait pouvoir commencer mes amis !

Rentré chez moi, les images défilent. Toute ma vie, les quelques filles qui l'on partagée, mes parents, mon père qui sort dehors sous la neige en criant après les voix qui le harcèlent et ma mère qui le suit tant bien que mal, pleurant à n'en plus finir. Je veux vivre !!!! Alors sans réfléchire, j'ai pris mes cliques et mes claques, jsuis parti le plus loin possible de toute cette merde.

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mistye34 Membre 188 messages
Forumeur inspiré‚ 35ans
Posté(e)

Ben alors ;) , vous êtes où? je vais devoir la finir toute seule mon histoire?

Trop sinistre peut être? mais la suite peut modifier la donne, qui sait ce que grégory va vouloir faire pour ses derniers mois... je laisse votre imagination vagabondée.

Si vous aimez pas le style d'écriture je me vexerai pas,

un volontaire? ;)

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titofius Membre 89 messages
Forumeur en herbe‚ 35ans
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euh oui un peu comment te dire... violent le style assez surprenant pr un début de récit !! mais bon maintenant kil est parti il peu allez essayé de retrouvé son ex ;) ... ou rencontré quelqu'un dans la rue

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Quilly Membre 716 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)

J'aime beaucoup ton style... vraiment.

C'est speed, percutant, direct... entrainant.

Juste un truc , persos moi je mettrais les verbes au present et à l'imparfait, comme si c'etait un flash-back, un truc qu'il est en train de (re)vivre plutot qu'un truc passé, histoire d'accelerer encore le rythme...( en fait, le passé simple à part pour les description ou les poemes, je trouve que ca stoppe un recit ;) ) Mais ca ne serait pas vraiment respecter les standards litteraire... ou le registre d'elegance qu'a ton texte malgre le vocabulaire cru.

Bref, j'ai envie de lire la suite... c'est pas banal comme sujet.

( et puis, future infirmiere en psy, ca m'interesse toujours les schizophrene)

ps : Pourquoi que 6 mois à vivre ? c'est pas une maladie mortelle la schizophrenie... Il lui arrive une autre tuile à ton héro ? ;)

Modifié par Quilly

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mistye34 Membre 188 messages
Forumeur inspiré‚ 35ans
Posté(e)

merci quilly, t'as raison c'est pas une maladie mortelle, mais j'avais envie d'écrire sur un sujet psycho et dans la foulée du moment, l'idée de quelques mois à vivre accélérait le rythme de son histoire. Puis le sujet que ferions nous si nous mourions demain est sympa.

Autre raison, jaime écrire mais pas des romans donc ça raccourcis l'histoire ;)

Si t'as des idées pour la suite, en tant qu'infirmière psy, fais moi en part ;)

je vais essayer de continuer l'histoire....

Merci titofius, je penserai à la rencontre!

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mistye34 Membre 188 messages
Forumeur inspiré‚ 35ans
Posté(e)

Mais pour l'instant, place à la première journée de Grégory en solitaire.

En me réveillant le lendemain, je pensais à susanne. Le moment était venu de l'affronter, de lui dire pourquoi je suis parti et pourquoi si vite. J'étais passé chez elle en coup de vent avant de prendre le train mais personne, juste une porte marron qui ne voulait décidément pas s'ouvrir. 1 minute, 2, non, pas le temps. Adieu susanne. Je cherche du papier et un crayon dans mon sac de voyage à moitié vide. Oui, ils sont là, j'en aurai besoin là-bas¿ vite, l'heure approche, quelques mots griffonnés et glissés sous la porte : « pardon, besoin de vivre, texpliquerai demain ». Il était 17h, le train m'attendait pour 17h30 en direction de Gap.

« Allô, Susanne ? c'est moi, oui, Grégory. Je sais, parti trop vite. Qu'ais-je l'intention de faire ? écrire. Mes médicaments ? le docteur m'a dit qu'ils ne servaient plus à rien (¿.)

écoute, je veux pas finir comme papa, la folie l'a empêché de vivre ses rêves. Non, jte dirai pas où je suis car seule la solitude peut m'aider aujourd'hui, j'ai envie de trouver un air nouveau, de m'échapper de ce tourbillon infernal. Il me rattrapera, oui je sais, mais quelques instants de plénitudes peuvent encore me sauver. J'attends quoi ? Je ne sais pas¿..

Enfin seul dans la chambre de l'hôtel, délivré de sa culpabilité envers les autres, il s'allonge.

Les autres¿ pourquoi je m'en préoccupe ? cette putain de culpabilité, quand j'y pense, elle m'a gâché toute ma vie ! Coupable de laisser ma mère toute seule après la mort subite de papa, je suis resté à la maison pour m'occuper d'elle car Susanne était déjà mariée et son boulot de vice-présidente d'une grosse boite l'empêchait de la prendre chez elle. Alors qui c'est qui trinque ? je vous laisse devinez. Et voilà, mois qui rêvais de devenir un grand auteur reconnu, impossible. Entre jouer le garde malade et travailler pour vivre, les études de lettre classique, au revoir, c'est pas tout ça, mais, comme ils disent tous, romancier c'est pas un métier, vendre des voitures, ça c'est mieux! Et qui fait attention à moi ? j'avais que 20 ans, merde ! laisser moi vivre mes rêves !

Aujourd'hui j'en ai 35, liberté ! mais à quel prix¿.

Oh maman, jsuis dégueulasse de penser tout ça. Oui, on est obligé de se préoccuper des autres, parce que ces autres se préoccupent de nous. On s'en rend peut être pas compte, mais ils le font à leur manière, avec leurs mots, leurs gestes. PARDON, à tous.

18h, pas sorti une seule fois depuis qu'il est arrivé. Papier, crayon, faut commencer, avant de perdre la boule. Quoique ce sera peut être aussi bon que Maupassant !!!

18h40, pas d'inspiration. Faut que je m'aére. Il ouvre la fenêtre, il pleut encore. Ah ! hiver.

19h, il a trouvé le titre de son histoire : « à c¿ur perdu ».

;)

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mistye34 Membre 188 messages
Forumeur inspiré‚ 35ans
Posté(e)

je continue tant que je peux, mais franchement là, je me suis embarquée dans un sujet complexe et ne sait pas trop comment décrire cette folie qui va s'accentuer. Maupassant avait quand même du génie! ;)

Mais bon, voilà une suite :

Dimanche 24 décembre, ça fait 2 semaines que Grégory se morfond dans ce trou. Le réveillon va pas être marrant cette année!

Heureusement, le livre est en bonne voie. Pris d'une soudaine inspiration, quasi en transe, il s'était mis à écrire sans relâche dès le troisième jour.

Il avait découvert un petit étang sympa, pas beaucoup de monde. Il y allait souvent pour réfléchir à la suite de l'histoire. Les journées s'éternisaient un peu, entre manger, écrire, sortir, dodo et insomnies.

Grégory commençait à sentir l'effet néfaste de l'arrêt complet de ses médicaments. Le soir, tout seul, des pensées bizarres venaient l'assaillir, lui faisant douter parfois de sa lucidité. Et il restait pendant plusieurs heures à chercher le sommeil. Ces pensées n'étaient pas trop violentes mais elles s'immisçaient peu à peu dans son esprit. Il les combattait, doucement, puis finissait par s'endormir comme un jeune enfant qui après sa berceuse succombe à l'appel de Morphée.

Il décide de ne pas rester cloîtré ce soir, mais que faire ? bizarrement, il ne neige plus. La pluie a aussi cessée et la douce mélodie qu'elle faisait en tapant sur les vitres manque incroyablement à Grégory.

Il prend son manteau. La rue est déserte . Pas étonnant ! qui a part un maboul désespéré peut se promener tout seul la nuit d'un 24 décembre ? Elle.

Il la vit sortir d'un bar, tête baissée, l'air triste et indifférent à la fois. Comment ses deux sentiments peuvent se mélanger ? peux pas l'expliquer, la froideur de sa silhouette et son teint étrangement pâle, donnant envie de la prendre dans ses bras, offraient un contraste saisissant qui ne pu me laisser de marbre. Je suis à elle.

Oh pardon. Vraiment désolé. Si nous sommes deux à marcher tête baissée, fallait bien se rencontrer !!!!! elle esquisse un sourire.

Vous sortez de ce bar ? je ne permettrai pas de vous offrir un verre alors. Ah, vous êtes partie car l'endroit ravivait un sentiment de solitude. Permettez moi d'y remédier. Je ne supporterai pas de vous savoir seule dans cette rue, dans cette vie. Avais-je dis tout ça à haute voix ? Nous marchons un peu, discutons de choses et d'autres et arrivés à sa porte, je la laisse.

Un petit bout de papier avec quelques chiffres. Je suis à elle !

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