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Gilets jaunes : une citoyenne inquiète, qui s'insurge..


Maylody

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Nouveau, 57ans Posté(e)
Maylody Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚ 57ans‚
Posté(e)
C'est en tant que citoyenne lambda et au nom des milliers de contribuables, inquiets, insurgés, asphyxiés, que j'écris ce message. Je ne participe pas aux manifestions des gilets jaunes, car même si je les comprends, je n'approuve pas leurs formes hétérogènes. De plus, je regrette que ces mouvements populaires plus que légitimes, ne soient pas structurés, par ces diverses actions spontanées et éparses, venues de part et d'autre. De plus, les revendications "plurielles", ne sont pas toujours claires, concises, cohérentes et constructives selon moi (je le crains), dans la mesure où les requêtes  justes par essence, sont paradoxalement confuses, diffuses et ne sont pas toujours exprimées par des personnes compétentes (moi y compris). Or, nous savons tous que la colère générale, profonde et latente, les nombreuses revendications, ont pour convergence le pouvoir d'achat.   Nous sommes nombreux dans mon entourage, à suivre l'actualité sur les nombreux médias, qui n'est pas forcément à notre avantage, car de nombreux experts, chroniqueurs et observateurs (par idéologie, "macronistes", ultra-libéraux, peut-être ?...), qui s'expriment sur les plateaux, sous-entendent que ces mouvements sociaux, se voudront stériles, au vu de la situation financière d'un Etat plus qu'endetté (?...). Or, nous payons de plus en plus d'impôts directs et indirects, avec un coût de la vie croissant, un pouvoir d'achat en baisse, une protection sociale de plus en plus fragile, qui se découd peu à peu, des salaires gelés, depuis de nombreuses années et en décroissance d'années en années,  un marché de l'emploi de plus en plus segmenté,  flexible, précaire, informel, des conditions de travail aux politiques internes verticales (à l'image de nos gouvernants), qui se détériorent (taylorisme, fordisme, toyotisme...), un marché de l'immobilier et des logements toujours plus inaccessibles ( une conditions d'accès : avoir des garants qui perçoivent le triple des loyers !!!) , dont le coût des loyers devient de plus en plus exorbitant, de nombreuses spéculations, des richesses en faveur de minorités misanthropes (sans oublier certains sportifs de renom), dont l'opulence atteint des paroxysmes !!!! Même 10 vies ne suffiraient pas à nous faire atteindre leur niveau de vie !  Mes proches et moi-même ne sont pas contre le fait de payer des impôts, de cotiser, pour maintenir les services publics et notre belle protection sociale, pour aller vers des politiques alternatives de construction d'une société plus écologique pour aboutir à plus de protection de l'environnement (bien au contraire),  mais à condition que la fiscalité  soit équitable, proportionnelle (en fonction de nos revenus) et que l'on en voit les résultats. Pourtant, je ne suis pas contre le fait d'être riche ou de s'enrichir, mais il y des limites ! De plus, on sait que cette abondance est à notre détriment, avec une moindre redistribution à leur endroit et une taxation de plus en plus inéquitable !!! Nous sommes conscients, que notre environnement va vers un déclin, et ce n'est pourtant pas l'envie qui nous manque de participer à des politiques alternatives en vue de protéger notre planète. Néanmoins, nous savons bien que les politiques écologiques ont un coût et pour ce faire, faut-il encore avoir les moyens d'y contribuer, quand on sait que nombreux d'entre-nous, préoccupés, n'arrivent pas à boucler leur fin de mois et n'arrivent souvent pas, à assumer leurs besoins primaires. Je fais partie de ces personnes, qui n'aspire pas au luxe, mais qui souhaite vivre décemment, dignement, qui aspire à être fières du fruit de son travail et qui refuse d'être frustrée par cette fâcheuse politique et situation qui perdure.  Fut un temps, qui n'est pas si vieux, nous pouvions épargner un minimum et éviter les débits de fin de moi. Nous pouvions nous projeter, construire des projets à moyen court terme,  voyager, certes en se serrant parfois la ceinture, mais tout de même... Aujourd'hui, tout cela est anéanti,  fini les projets et plus encore les rêves, tout se réduit à notre quotidien, et vivre au jour le jour.   Enfin, il y en aurait trop à dire... 
 
Les diverses interpellations de mon entourage et moi-même : 
 
- alors que nous sommes taxés de toute part (nous les "vaches à lait"), que nous payons toujours plus d'impôts de part et d'autre, comment se fait-il que l'on nous bassine toujours la même rhétorique et que l'on nous demande de toujours plus se serrer la ceinture avec ce discours récurrent : "il n'y a plus d'argent dans les caisses". La dette de l'Etat est toujours plus importante, malgré que les taxes ne font qu'augmenter !!! Où va tout cet argent (?) que l'on nous ponctionne, alors que les services publics dont l'état se dégrade et des services qui se réduisent peu à peu (moins de proximité, une politique quantitative de rentabilité, qui prend le pas sur le qualitatif, même dans le domaine de la santé !!!!). Une politique du tout numérique, que nos gouvernants cautionnent, qui prend le pas sur la proximité que suscitent initialement et  favorablement les relations sociales et physiques.  Des individus cupides, pratiquant une politique de marché, où se mélangent des valeurs de productivité, de rentabilité, concurrentielles et compétitives, avec à l'origine des élites, des cerveaux, des têtes pensantes,  ont pour seuls objectifs l'appât du gain et l'ambition d'être des précurseurs, des pionniers de technologique de pointe et avec pour seul argument à notre égard des petits consommateurs que nous sommes, "le plus de confort" !  Conséquence de cette politique : chômage,  consumérisme et nuisances environnementales. Quel paradoxe ! Comment peut-on parler d'écologie après cela ?  Il y aura t-il un jour plus de transparence et moins d'opacité à l'endroit des politiques ? Une vraie politique de régulation vis-à-vis des financiers et des lobbyistes ? Je l'admets, je peut-être parfois très utopiste... 
 
- quand est-ce que nous entendrons  des commentateurs, des experts (économistes, historiens, sociologues, journalistes) neutres et objectifs, qui de part les nombreuses constations, auront une analyse juste et feront des commentaires tangibles au sujet de ce que subit la plupart d'entre-nous (toutes catégories sociales confondues, sauf les très riches bien-sûr), qui en revanche, ne se contenteront pas de dire que notre colère profonde et légitime est due non pas à un ressenti ou à une perception, mais qu'elle est bien basée sur des réalités et que cette indignation est bien rationnelle !!!  Quand arrêteront-ils de nous prendre pour des sots, des frustres, des simplets, des incultes, des ignorants, même si la plupart d'entre-nous n'avons pas fait l'ENA, Science Po., CNRS, INSA, HEC, les Ecoles polytechniques ??? Est-ce du déni, ou des individus inconscients, qui à l'image du gouvernement vivent dans leur bulle ??? Peut-être que la seule colère du peuple à l'échelle nationale, ne suffira pas à impacter les politiques locales,  toutes ces politiques capitalistes. Même si au fond de moi je ne le souhaite pas (profondément), même si ça peut paraître une fois de plus utopiste, voire irrationnelle, faut-il pour parvenir à plus d'équité et "d'humanisme", que la révolution se fasse à l'échelle européenne, voire mondiale ?...
 
Une apolitique qui témoigne. 
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