[Nouvelle] Une autre couleur


moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
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Voilà, la nouvelle est complète!

Une autre couleur

par Angersoft

CHAPITRE PREMIER

Le café était froid et le pain, dur comme roche...

La journée commençait mal. Mon dos ne s'arrangeait pas, le matelas se faisait plus perçant chaque nuit et j'en payais les frais au réveil. J'ingurgitai une ou deux bouchées de ce qui devait me servir de petit déjeuner, mais un léger dégoût m'obligea à abandonner l'idée de manger quelque chose ce matin...

Nous étions lundi, la reprise du travail après un week end vide de toute activité et sans rien pour le rendre un temps soit peu jovial. Maintenant, une semaine d'ennui continuel allait reprendre jusqu'à samedi soir, ou peut-être avant si on me le permet, puis-je espérer. Il me restait à passer à la salle de bain histoire de sentir un peu moins mauvais avant de me mettre en route vers mon lieu de travail: l'Hôpital psychiatrique de Sainte-Anne, où j'occupais un poste commun d'infirmier en psychiatrie. Enfin, mon contrat arrivait à échéance à la fin de la semaine et j'allais à nouveau me retrouver à la recherche d'un emploi, stable si ce fut possible...

Je me passai quelques rapides coups de gant de toilette pour ne pas laisser croire à mon entourage que je n'avais aucune hygiène puis me mis en marche vers ma voiture. La portière se fit une fois encore prier avant de s'ouvrir correctement et de me permettre de m'installer pseudo confortablement face au volant. Aujourd'hui, le démarrage ne posa aucun problème; à peine eus-je tourné la clé que le moteur se mit à ronronner doucement. L'avenue des Gobelins ne m'avait jamais semblée si longue. Peut-être était-ce dut fait de la prochaine fin de mon contrat dans l'Etablissement Sainte-Anne. Je pris, comme à mon habitude, la rue des Gobelins en sens inverse. Cela m'agaçait de devoir faire le tour des rues alors qu'il existait un chemin menant directement à ce qu'on appelait habituellement "l'asile". J'entrai dans le parking réservé au personnel puis me stationnai sur un emplacement vide. Je coupai le contact, ouvrit la portière et quittait le véhicule pour finalement me diriger vers la porte d'entrée principale.

Une fois dans mon service, je saluai quelques collègues au passage et me rendit dans le bureau du directeur de la section, Mr Rimbault, pour qu'il me donne de quoi m'occuper, étant donné que tout ce que j'avais à faire eut été achevé la semaine précédente. Je frappai à la porte de son bureau, dans l'attente qu'il m'invite à entrer. Mr Rimbault, c'était un gars gentil, pas désagréable pour un sous et toujours prêt à aider son prochain si besoin fût. Son métier consistait non seulement à nous encadrer et à nous guider dans nos actions, mais aussi à gérer tout ce qui se passait ici. De ce fait, il travaillait jusqu'à des heures impossibles parfois. Je ne comprenais pas où il trouvait l'envie de travailler dans ces conditions mais c'était un homme courageux.

J'avais déjà tapé 3 fois à la porte, mais aucune voix ne me parvint. J'essayai d'ouvrir la porte pour voir si il était vraiment absent ou si il ne m'avait pas entendu, ce qui m'étonnerais bien. Personne dans le bureau, la lumière était éteinte, comme si il n'était pas venu depuis quelques temps; et la propreté et l'ordre de la pièce ne laissait présager aucune présence récente. Je me décidai à aller jeter un oeil du côté des "cellules" mais une fois mon demi-tour accompli, il était là, face à moi, je fus surprit et faillis sursauter, d'autant plus que nous fûmes presque nez à nez.

- Ah, Monsieur Latierce! Nous vous cherchions justement!

- Bonjour. En fait, je viens d'arriver, j'étais en train de vous chercher étant donné que vous n'étiez pas dans votre bureau, répondis-je

Il tourna la tête en direction du couloir qui menait aux cellules, comme à la recherche de quelque chose... Il revint alors à moi:

- Dites-moi, nous avons eut un nouveau patient très tôt ce matin, un patient très spécial, qui tente d'articuler des propos incompréhensibles à propos d'une "couleur".

- Une couleur?

- Une couleur. Il semble vraiment déboussolé comme le sont très rarement nos patients. On a été obligé de le mettre dans une cellule capitonnée.

- A ce point?! éa doit vraiment être particulier.

- Je ne pense pas que "particulier" soit vraiment le mot qui convient... mais vous devriez aller parler à votre collègue, Monsieur Petit, repondit-il avec un leger tremblement dans la voix

- J'y vais de suite.

Rimbault avait l'air vraiment anxieux, comme si il avait un poids énorme sur les épaules, il semblait plus qu'inquiet pour ce patient qui venait d'arriver. Je devait aller voir ce qu'il en était...

CHAPITRE II

Je m'avançai dans le couloir des cellules et vit que Carl Petit était visiblement en train d'observer le nouveau pensionnaire par le hublot de la pièce où le malheureux était enfermé. Il y prêtait une attention toute particulière et semblait à la fois choqué par ce qu'il était en train de voir. Je percevais des cris de tourment provenant de la salle en question, c'était la première fois que j'entendais des cris sortir d'une salle capitonnée...

- Hey Carl! Qu'est-ce qui se passe ici?

- Tiens, tu arrives enfin! rétorqua-t-il en sursautant légèrement. En quinze ans, j'ai jamais vu un patient dans un tel état d'angoisse, de peur et de furie! C'est pas croyable, il faut que tu vois ça! Il... il...

- Attends, laisses-moi regarder un peu, l'interrompis-je.

Carl se décala un peu sur la droite. Je me mis à sa place, devant la porte et là, ce que je vit était inexplicable...

L'homme, assez âgé, plutôt ridé, petit et maigre avait été forcé de revêtir une chemise de contention! Il se frottait violemment contre les parois rembourrées de la cellule, il sautait partout, comme pour échapper à quelque chose ou quelqu'un, tout en criant sans cesse et se frappant la tête sur le capitonnage. Ses yeux était exorbités, son regard vide et ses paupières continuellement grandes ouvertes, comme si il ne pouvait fermer les yeux. Il tirait de toute ses forces sur la camisole pour s'en débarrasser, mais ce n'était pas juste un aliéné ordinaire qui avait peur ou qui était angoissé. Celui-ci était complètement terrifié et incontrôlable!

- Nom de dieu, vous lui avez carrément mis une camisole? Merde! lançai-je

- Je sais, normalement, on utilise des calmants de nos jours, mais sur lui ça n'a pas eut d'effet! J'y comprends rien, vraiment!

- Mais qu'est-ce qui lui est arrivé pour qu'il soit comme ça?!

- Je sais pas du tout, on sait juste qu'il s'appelle Michel Vogelin, qu'il est peintre et qu'il a eut cette accès de folie ce matin: il hurlait à la mort dans tout l'immeuble de sa résidence en se jetant partout comme un déjanté. C'est un cas très grave, mon vieux!

- J'avais pas besoin de toi pour me le dire, 'suffit de le regarder!

Je jetai à nouveau un coup d'oeil à travers la vitre; le fou continuait sa danse macabre de pantin possédé tout en maintenant ses hurlements inhumains, qui à long terme, vous rendraient fous, soyez-en certains. Le vieillard semblait tout de même s'essouffler quelque peu à force de se dépenser... C'était vraiment impensable que quelqu'un puisse se comporter de cette manière, je n'avais jamais vu un être, humain ou non, se comporter de la sorte!

- Bon, on va attendre qu'il soit calmé, et après j'veux l'entendre dans mon bureau!

C'était presque un ordre.

- Okay, okay, pas de problème, mais t'as vraiment l'air de prendre ça au sérieux!

Son visage et le ton de ses mots laissaient deviner un choc, et apparemment il ne savait pas vraiment quoi faire, l'homme d'à côté l'avait quelque peu déstabilisé.

- C'est un travail sérieux! Et là, c'est un cas qu'on a jamais eut! Regardes ce type, on dirait un démon!

- Ouais, je suis pas bigleux. Bon, ça marche, on attend qu'il se calme.

J'avais prit un ton grave. La situation était grave, un patient atteint d'un tel degré de folie dans notre établissement, c'était du jamais vu! Je pris la décision d'aller voir Rimbault le temps que Vogelin se calme. Peut-être que je pourrais obtenir des informations sur ce patient particulier.

La porte de son bureau était entrouverte. Cette fois, je ne pris même pas le soin de frapper.

- Alors! Vous avez vu le comportement de ce patient?! demanda-t-il.

- Oui, je n'aurais jamais pensé voir un homme dans cet état un jour. Il est dans un état de délire extrêmement grave!

- éa c'est certain! Autant il m'est arrivé de rire des agissements de certains patients, autant celui-là me fait frissonner.

- Est-ce que vous avez eut des informations sur lui? me renseignai-je.

- Et bien, il s'appelle Michel Vogelin, il habite au 17, rue Oudry, il est peintre et vit de ses toiles. Attendez, j'ai eut des renseignements par la police, il faut que je retrouve la feuille...

Il fouilla quelques minutes dans son tiroir, puis en extrait une feuille.

- Apparemment, ses voisins ont déclaré qu'il a peint toute la nuit puisque lorsqu'il peint, il écoute du Beethoven en même temps pour se détendre, et ils ont entendu ce vieux Ludwig toute la nuit... Le lendemain matin, il a réveillé tout l'immeuble avec ses cris de bête. C'est ainsi que les propriétaires ont appelé la police, qui nous l'a amené ici. Je peux vous dire qu'on a eut des difficultés phénoménales pour lui mettre la chemise de contention et le conduire dans la cellule!

- Je veux bien vous croire, on l'entend même jusque dans le couloir, ses hurlements percent les épaisseurs anti-sons! soulignai-je. Par contre, vous avez l'air crispé. Vous êtes sûr que ça va?

- C'est que la confrontation avec cette homme m'a retourné. éa a bouleversé ma vision de la psychiatrie en une seconde. J'ai l'impression que ce vieillard dépasse tout ce que j'ai pu observer pendant des dizaines d'années en terme de folie. Il transmettrait aisément son mal à un quelqu'un qui ne serait pas préparer. éa n'est même pas un comportement d'animal! débitait-il avec un léger tremblement qui laissait paraître un stress.

- Je comprends. Vous devriez essayer de relâcher un peu la pression que vous vous infligez et de vous calmer un peu, Monsieur, vous semblez vraiment nerveux. Je vais aller essayer de tirer des informations plus précises de cet homme si il est calmé à présent, annonçai-je.

CHAPITRE III

J'allai rejoindre Carl pour voir si la crise de notre cher Michel Vogelin s'était suffisamment atténuée pour envisager de l'interroger. Dans le couloir, je distinguai le bruit métallique d'une porte qu'on ouvre sans beaucoup d'assurance. Sans doute était-ce celle du nouveau phénomène de l'établissement. Une fois l'entrée de la cellule dans mon angle de vue, j'aperçus deux infirmiers du service de neurologie - dont je ne connaissais pas les noms - qui semblaient attendre la sortie du patient avec vigilance. Je distinguai la voix de Carl qui venait de l'intérieur de la cellule:

- Si il devient incontrôlable, vous êtes autorisés à l'assommer.

- Vous déconnez? s'insurgea un des deux hommes en blouse, croyant que mon collègue se moquait de lui.

- Pas du tout, celui-là est vraiment dangereux. Vous l'auriez vu tout à l'heure, vous n'auriez pas l'air étonné! rétorqua-t-il sèchement.

Arrivé près d'eux, je m'imposai:

- Bonjour messieurs!

- Bonjour, répondirent-ils à l'unisson, sans lâcher leur "cible" du regard.

- Carl, ça va, tu t'en sors? m'informai-je.

- J'ai peur qu'il refasse une crise d'un moment à l'autre, mais ça va, répondit la voix venant de l'intérieur.

- T'inquiètes pas, ça devrait aller.

Je m'avançai vers la porte pour voir si tout allait bien pour Carl. Il tremblait un peu, penché sur le fou qui était à présent dans les vapes.

- Venez m'aider à le porter pour le conduire dans la salle d'entretien! demanda-t-il.

Les deux autres entrèrent et saisirent sans plus attendre le patient à moitié endormi par les bras. Je m'écartai, sachant bien qu'ils auraient besoin d'espace pour le sortir de là et l'amener jusqu'à la pièce qui était à l'autre bout du couloir. Ils traînèrent leur fardeau jusque là-bas en effet, chancelant parfois mais sans jamais tomber. Je jetai un dernier coup d'oeil à la salle où on l'avait enfermé, et là... l'horreur me gagna: à certains endroits, il y avait des traces rouges sur les coussins qui formaient le capitonnage de la pièce, et des déchirures dan le tissu, et cela à hauteur... de la bouche. Il avait donc arraché le tissu avec ses dents et y avait laissé pas mal d'hémoglobine! Une chaude remontée se fit sentir dans ma bouche, mais je parvins à me contenir. Cette vision morbide me dégoûtait, aussi je décidai de quitter la cellule et d'aller rejoindre Carl.

La salle d'entretien était bien en ordre, tout avait été soigneusement rangé durant le week end. Une caisse avec tous les ustensiles de tests psychologiques occupait le coin le plus éloigné de l'entrée. Un large bureau cachait pratiquement le confortable siège réservé à l'infirmier qui recevait. La chaise des patients était quant à elle plus simpliste dans la forme. De grandes et larges armoires pleines de dossiers et de paperasseries en tout genre longeaient presque entièrement les murs de la pièce, ce qui la rendait moins vide.

Carl venait d'installer Vogelin sur sa chaise, les deux de la section neurologie étaient retournés dans leur service.

- On l'attache! proposais-je par mesure de sécurité.

- Ah ben j'espère bien, qu'on l'attache! J'ose même pas imaginer si il repiquait une crise et qu'il s'échappait dans l'établissement... un massacre.

Il frissonnait à cette idée. Cela se voyait à son sérieux et à son regard, il n'était pas rassuré le moins du monde. Il y avait des sangles sur la chaise qui étaient destinées à s'attaquer à la camisole. Mais elles n'avaient jamais servi, c'était la toute première fois qu'on avait recours à cette sécurité!

- Hé ben mon vieux, j'aurai jamais cru utiliser ça un jour, plaça mon collègue.

- Et moi donc!

En un peu moins de cinq minutes, la menace était bien harnachée et devait ne plus pouvoir nuire. Je demandai à Carl de sortir pour être en intimité avec notre invité et pour lui poser quelques questions afin d'espérer comprendre un peu ce qui lui est arrivé...

CHAPITRE IV

- Mr Vogelin? Mr Vogelin?! Vous m'entendez Mr Vogelin? Répondez-moi si vous m'entendez! demandai-je en insistant pour faire réagir notre peintre fou.

Le patient réagit au son de ma voix et se mit à remuer de toutes ses forces, comme si il voulait s'échapper, comme si une menace pesait sur lui. Il tirait par puissants à-coups sur les liens qui le tenaient cloué à sa chaise. Il avait peur, mais pas de moi, il commença à pousser des gémissements de grande crainte, mais pas aussi nocifs que les cris qu'il poussait dans sa cellule tout à l'heure.

- Michel, de quoi avez vous peur? poursuivis-je.

Il cessa temporairement de gigoter dans sa camisole. On eut dit que sa folie l'avait quitté pour quelques temps, comme si cette question l'avait soulagé.

- Cette couleur... une couleur plein de mal... du mauvais dedans..., articula-t-il finalement avec de grandes difficultés.

- Une couleur? De quelle couleur parlez-vous? Rouge? Vous avez vu du sang? Quelqu'un est mort?

- Une couleur... plus sombre que le noir... plus profonde... arg...

A peine sa phrase fût-elle finit que des spasmes monstrueux reprirent possession de son corps. J'entendais ses os craquer violemment, en cadence avec ses contorsions hideuses qui me firent regarder ailleurs. Je ne pouvais contempler ce spectacle terrifiant plus longtemps et me décidai immédiatement à le renvoyer en cellule car maintenant que sa raison avait de nouveau faillit, il ne serai plus possible de lui tirer d'autres informations...

Je sortis de la salle en vitesse et cherchai Carl du regard. Il n'était pas dans le couloir en prolongement de la porte, mais il devait se trouver aux cellules.

- Carl!! appelai-je.

- J'arrive! entendis-je plus loin.

- Débrouille-toi pour le remettre en cellule, j'vais aller voir si j'ai moyen de trouver des informations plus précises! criai-je à son attention.

- T'es salaud de me laisser avec ce type! Il me fout vraiment les glandes!

Je me dirigeai maintenant vers le bureau de Mr Rimbault qui devait maintenant être bien plus posé. Au fur et à mesure que j'avançait, les cris du malade diminuaient et une vague de soulagement montait au fur et à mesure en moi. Frapper aux portes était proscrit de mes principes pour la journée, j'entrai directement dans le grand bureau du responsable:

- Patron, j'aurais un service à vous demander!

- Quoi donc Latierce? demanda-t-il, maintenant beaucoup plus détendu.

- Mr Vogelin vient de faire allusion à cette couleur durant notre entrevue qui vient juste de se terminer, écourtée faute de raison...

- C'est lui que j'entends hurler?!

Les yeux de Rimbault s'étaient soudainement agrandis, sans nul doute heurtés par les cris inhumains et indicibles qui traversaient les couloirs du service psychiatrique.

- Oui Monsieur, mais Carl Petit va s'en occuper. Je venais vous voir pour obtenir une dérogation. J'ai besoin d'aller voir l'appartement de ce patient. Je pourrai peut-être trouver des choses qui nous mettront sur la piste pour une guérison ou, au moins, un apaisement du comportement.

- Hum, il faut que j'y réfléchisse un peu. Une dérogation ne se fait pas sous le plus petit des prétextes...

- Mais imaginez qu'il reste pour toujours dans cet état permanent de déraison! Il nous contaminerait sûrement, soulignai-je.

Il posa une main sur son menton et se mit à regarder hasardement son bureau. Il réfléchissait pour me fournir une réponse.

- Bon, très bien. Je vous fais confiance, mais je ne veux pas de désordre dans sa propriété! Si la police venait ne serait-ce qu'à soupçonner que nous eûmes faussé des éléments pour leur enquête, je pourrais fort facilement être gracié. C'est bien compris?!

- Oui, Monsieur, il n'y aura aucun problème, assurai-je.

Tandis que je terminais ma phrase, il avait sorti une feuille polycopiée de l'un de ses gros tiroirs noirs, il la posa sur la table et se saisit d'un stylo. Il griffonna ce qui devait sûrement être l'adresse, le motif de la dérogation et le nom de l'intéresse, en l'occurrence, moi. Sa main descendait au fur et à mesure qu'il écrivait pour finalement atteindre le bas de page et y déposer une signature qui certifiait l'authenticité du document.

- Nom de dieu, tenez-le! distinguai-je en provenance de la salle d'entrevue où mon collègue - et apparemment une ou plusieurs autres personnes - s'occupait de Vogelin

Mr Rimbault hocha la tête en me regardant, comme pour me signifier combien il était désarmé depuis l'arrivée de ce patient brutal et hanté, puis il me tendit la feuille dûment remplie en ajoutant:

- Rappelez-vous bien de ce que je vous ai dit Latierce!

- Oui, ne vous en faites pas, je ferai attention à ne rien déranger.

Sur ce, je quittai son bureau, puis le couloir, le service, et l'établissement...

CHAPITRE V

Je montai dans ma voiture et m'installai bien au fond du fauteuil pour être le moins mal à l'aise possible. Un coup de clé et elle démarra encore une fois à merveille! Certes, le moteur tournait par à-coups mécaniques mais tout allait bien, très bien! C'était un jour de chance aujourd'hui, ça se sentait à plein nez. Un nouveau patient avait mouvementé le quotidien ennuyeux qui me servait de travail, et je me sentais bien, vraiment bien! J'avais le sentiment d'être important, utile, j'avais l'impression de contrôler enfin les choses et de vivre vraiment. Et maintenant j'allais jusqu'à la rue Oudry, pas trop éloignée de la clinique; le numéro 17...

Je traversai la rue de la Reine Blanche, puis très brièvement je me trouvais dans la rue Le Brun, et juste à ma droite se trouvait la rue que je cherchais. Mais elle était en sens interdit... Je me décidai à stationner dans la rue Le Brun, juste au bord de la rue Oudry, où un emplacement m'attendait. J'y garai donc mon véhicule, puis coupai le contact avant de descendre sans oublier la feuille qui me servirait de passe.

J'entrai dans la rue, une rue des plus communes: une rangée de hauts appartements de chaque côté, des trottoirs vieillis par le passage des piétons et une chaussée assez restreinte, diminuée de largeur par les véhicules stationnés du côté droit, praticable dans un seul de circulation. J'étais du côté des numéros pairs, donc je traversai la route pour être sur le bon trottoir. Le numéro 35 me faisait face, il me fallait donc avancer pas mal dans la rue avant de parvenir au 17ème. La rue n'était pas bien longue, et une centaine de mètres suffirent à arriver où je voulais. J'étais en bout de rue, l'appartement faisait l'angle et se trouvait face à un petit bar de quartier comme on en trouve un peu partout appelé "La Palme d'Or".

L'immeuble était semblable à tous les autres et se fondait dans le "décors". J'examinai les noms des résidants, et je vis bien le nom de Michel Vogelin apparaître sur la liste. Je pris l'initiative de sonner chez Mr Beaumain, dont le nom figurait à côté de celui de notre patient. Un craquement se fit entendre dans l'interphone, puis j'entendis quelques reniflements. Finalement, une voix féminine répondit:

- Oui? demanda-t-elle.

- Bonjour madame, je travaille en psychiatrie à l'Hôpital Sainte-Anne. Nous avons interné ce matin Mr Vogelin qui semble être votre voisin.

- Oh, mon dieu... lâcha la voix en pleurnichant plaintivement.

- J'ai une ici une dérogation pour entrer dans sa chambre. pourriez-vous m'ouvrir s'il vous plait?

Pas une réponse de plus et le bruit d'ouverture de la porte se fit entendre. Je la poussai donc et entrai dans le hall du bâtiment. J'entendis une porte s'ouvrir doucement un peu plus haut. éa devait être cette femme qui m'avait répondu et qui maintenant allait recevoir ma demande. Je me mis à gravir les escaliers assez tranquillement. Les marches étaient recouvertes d'un tapis bordeau et or tenu très propre.

Arrivé au deuxième étage, je rencontrai enfin mon interlocutrice. C'était une dame assez âgée, certainement dans la soixantaine, le dos légèrement courbé et vêtue de vieux vêtements qui n'avaient de toute évidence pas suivi la mode. Elle avait des larmes qui coulaient sur son visage triste et rongé par les ages...

- Madame Beaumain? m'assurai-je.

- Oui. Veuve d'aujourd'hui... m'annonça-t-elle directement.

- D'aujourd'hui? Je suis vraiment désolé madame. Que s'est-il passé?

- Mon mari a eut une crise cardiaque dans la matinée... Il était allé voir l'état de la chambre de Mr Vogelin après que les policiers soient partis... Puis j'ai entendu un cri horrible! oh mon dieu, quel cri... Je l'entends encore raisonner dans ma tête. Il est sorti de chez Mr Vogelin en hurlant et puis il est tombé raide dans les escaliers, il est mort sur le coup... une crise cardiaque... raconta-t-elle au fil de ses larmes, avec une voix noué par le chagrin.

- Oh, je suis navré. éa doit être bouleversant, tout ces évènements en une matinée...

- La chambre de Mr Vogelin est en face, dit-elle en montrant du doigt la porte qui se trouvait de l'autre côté des escaliers. Elle n'est pas fermée, vous pouvez y aller.

Elle ne prit même pas la peine de vérifier ma dérogation, elle avait vu trop de choses en une journée et cela lui avait coupé toute envie et toute volonté...

- Très bien. Je vous remercie, et j'espère que vous vous remettrez de tout cela...

- Certainement pas... répondit-elle froidement avant de rentrer chez elle.

CHAPITRE VI

Je saisis la poignet de la porte et la tournai. Celle-ci s'ouvrit alors pour laisser place à un vaste chantier: des tas de papiers recouvraient le sol de la pièce, des toiles arrachées gisaient par terre et les murs blancs avaient été abîmés avec ce qui avait certainement dût être une lame ou un cutter. Il y avait du plâtre au pied de ceux-ci, victimes de la folie de Vogelin sans aucun doute. Par contre, rien de fragile ne semblait avoir été brisé, je ne pensais pas que la police l'eut saisit dans sa chambre, ou du moins dans cette pièce. Avant de faire un pas de plus, je me décidai à demander à la veuve Beaumain quelques détails sur l'arrestation de Vogelin.

- Madame Beaumain? appelai-je.

Quelques instants plus tard, le visage sans expression de la vieille dame réapparut à l'angle de sa porte:

- Que voulez-vous encore?!

- Excusez-moi, mais pourriez-vous me dire un peu ce qu'il s'est passé ce matin avec Vogelin?

- Bon, déjà cette nuit il nous enquiquinait avec son Beethoven, il devait encore peindre, comme toutes les nuits où il écoutait Beethoven. il disait que c'était sa plus grand source d'inspiration... Et ce matin, on a été réveillé par des cris terrifiants qui venaient de sa chambre, accompagnés d'un vacarme pas possible, il sautait et cognait sur les murs sans faiblir! J'avais peur, vraiment... ces cris étaient monstrueux... Puis mon Edmond, mon mari, a ouvert la porte d'entrée, j'étais derrière lui. A ce moment-là, Mr Vogelin a ouvert sa porte avec une extrême violence, tout en continuant à hurler. Je m'étais bouché les oreilles, c'était insupportable!

- Oui, je suppose que ce sont les même cris qu'il pousse à longueur de temps dans sa cellule... insérai-je.

- Je n'en sais rien, mais je ne pensais pas qu'un humain eut pu crier ainsi... Il s'est dirigé vers notre chambre en se contorsionnant horriblement, les yeux grand ouverts, il avait une tête de mort-vivant, je vous assure. Mon mari a fermé la porte et j'ai appelé la police immédiatement. Nous sommes restés dans notre chambre jusqu'à son arrestation...

- D'accord, merci pour ces précisions Madame, ça me sera d'une grande aide, la remerciai-je.

Je retournai alors à mon bordel. Je fis quelques pas au milieu des pages chiffonnées et arrachés et aperçus un chevalet de peinture qui était de dos, encore debout, pas cassé ni abîmé, avec apparemment une toile dessus... étrange, mais je n'y accordai pas une grande importance, je remarquai juste que cet élément soigné dans le paysage bordélique de la pièce faisait un peu tache...

Rien sur les meubles ne m'indiquait une quelconque action ou une activité particulière qui aurait pu expliquer, au moins en partie, le cas de ce cher Vogelin. On avait l'impression que le temps s'était arrêté: une chaise à table était tirée, une assiette vide tenait place aux côtés d'un plat de tomates, un battant d'armoire était encore ouvert et une casserole remplie d'eau était posé sur le plan de travail. Il ne faisait aucun doute que le vieillard vivait seul ici.

Je parcourus encore une fois le désordre du regard et mes yeux s'arrêtèrent à nouveau sur la chevalet... On eut dit qu'il ne devait pas être là, qu'il n'avait pas sa place, comme si sa présence dans la pièce n'était pas normale. Cela m'intrigua, alors je me mis en direction du coin où il était installé, voguant à travers les écumes de papiers qui jonchaient le sol. Et puis je me tournais face au tableau...

Mon dieu, ce qui me fait face, c'était un gribouillis! Mais pas un gribouillis ordinaire. Celui-là, il était horrible! Il avait été peint dans une couleur... une autre couleur... pleine de mal, plus sombre et plus profonde que le noir! C'était effrayant, horrifique, indicible! Cela sortait complètement de la logique des couleurs que notre monde eut instauré! Je n'avais rien vu, et vous ne verrez jamais rien de tel, même dans vos cauchemars les mieux nourris, c'était la couleur de la peur! Les traits de cette couleur formaient des silhouettes hideuses qui vous aspiraient la raison tandis que votre regard ne pouvait s'en détourner.

Je perdais pied, mais je ne pouvais lutter, la folie prenait peu à peu possession de moi, comme elle avait dut prendre possession de Vogelin et de Mr Beaumain avant moi. D'où venait-elle? Comment l'aurais-je su? Pas d'ici en tout cas! Elle venait de loin, de très loin hors de notre conception de l'espace et du temps... C'était un maelström de peur, de terreur, de douleur et de déraison qui me gagnait peu à peu, ma conscience flanchait, je ne contrôlait plus rien... Mes yeux s'écarquillaient d'eux-mêmes, j'était forcé de voir l'horreur matérialisée sur un tableau!

Je trébuchai, et mon regard se posa sur le sol pendant une seconde, mais la vision de cette indescriptible et haïssable couleur ne quittait pas mon esprit. Une fois relevé, rien ne put m'empêcher de contempler encore et encore cette toile qui à la fois me captivait et me transmettait une peur des plus anciennes, une peur venue d'ailleurs, une peur qui avait tué ou rendu fous tous ceux qui avaient pu avoir le malheur de l'apercevoir. Rien n'aurait pu m'empêcher de perdre la raison, absolument rien!

Des sons se mirent à sortir de ma bouche sans que je puisse commander quoi que ce soit, ces cris venus de quelque part, un endroit qu'on ne connaitrait sûrement jamais, ces affreux cris qu'avait déjà poussé Michel Vogelin ici-même avant de sombrer dans la folie la plus profonde et la plus douloureuse que l'homme pourrait se permettre de connaître. Mon corps se contorsionnait hideusement, je sentais mes os craquer et mes poings se serrer jusqu'à ce que du sang en sorte, et tout cela sans que ma volonté eut le moindre effet pour m'épargner le pire des châtiments pour avoir vu ce que je n'aurai jamais du voir: la folie...

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moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
Posté(e)

Bon, ben même si ça vous interesse pas, voilà le chapitre 4 ;)

CHAPITRE IV

- Mr Vogelin? Mr Vogelin?! Vous m'entendez Mr Vogelin? Répondez-moi si vous m'entendez! demandai-je en insistant pour faire réagir notre peintre fou.

Le patient réagit au son de ma voix et se mit à remuer de toutes ses forces, comme si il voulait s'échapper, comme si une menace pesait sur lui. Il tirait par puissants à-coups sur les liens qui le tenaient cloué à sa chaise. Il avait peur, mais pas de moi, il commença à pousser des gémissements de grande crainte, mais pas aussi nocifs que les cris qu'il poussait dans sa cellule tout à l'heure.

- Michel, de quoi avez vous peur? poursuivis-je.

Il cessa temporairement de gigoter dans sa camisole. On eut dit que sa folie l'avait quitté pour quelques temps, comme si cette question l'avait soulagé.

- Cette couleur... une couleur plein de mal... du mauvais dedans..., articula-t-il finalement avec de grandes difficultés.

- Une couleur? De quelle couleur parlez-vous? Rouge? Vous avez vu du sang? Quelqu'un est mort?

- Une couleur... plus sombre que le noir... plus profonde... arg...

A peine sa phrase fût-elle finit que des spasmes monstrueux reprirent possession de son corps. J'entendais ses os craquer violemment, en cadence avec ses contorsions hideuses qui me firent regarder ailleurs. Je ne pouvais contempler ce spectacle terrifiant plus longtemps et me décidai immédiatement à le renvoyer en cellule car maintenant que sa raison avait de nouveau faillit, il ne serai plus possible de lui tirer d'autres informations...

Je sortis de la salle en vitesse et cherchai Carl du regard. Il n'était pas dans le couloir en prolongement de la porte, mais il devait se trouver aux cellules.

- Carl!! appelai-je.

- J'arrive! entendis-je plus loin.

- Débrouille-toi pour le remettre en cellule, j'vais aller voir si j'ai moyen de trouver des informations plus précises! criai-je à son attention.

- T'es salaud de me laisser avec ce type! Il me fout vraiment les glandes!

Je me dirigeai maintenant vers le bureau de Mr Rimbault qui devait maintenant être bien plus posé. Au fur et à mesure que j'avançait, les cris du malade diminuaient et une vague de soulagement montait au fur et à mesure en moi. Frapper aux portes était proscrit de mes principes pour la journée, j'entrai directement dans le grand bureau du responsable:

- Patron, j'aurais un service à vous demander!

- Quoi donc Latierce? demanda-t-il, maintenant beaucoup plus détendu.

- Mr Vogelin vient de faire allusion à cette couleur durant notre entrevue qui vient juste de se terminer, écourtée faute de raison...

- C'est lui que j'entends hurler?!

Les yeux de Rimbault s'étaient soudainement agrandis, sans nul doute heurtés par les cris inhumains et indicibles qui traversaient les couloirs du service psychiatrique.

- Oui Monsieur, mais Carl Petit va s'en occuper. Je venais vous voir pour obtenir une dérogation. J'ai besoin d'aller voir l'appartement de ce patient. Je pourrai peut-être trouver des choses qui nous mettront sur la piste pour une guérison ou, au moins, un apaisement du comportement.

- Hum, il faut que j'y réfléchisse un peu. Une dérogation ne se fait pas sous le plus petit des prétextes...

- Mais imaginez qu'il reste pour toujours dans cet état permanent de déraison! Il nous contaminerait sûrement, soulignai-je.

Il posa une main sur son menton et se mit à regarder hasardement son bureau. Il réfléchissait pour me fournir une réponse.

- Bon, très bien. Je vous fais confiance, mais je ne veux pas de désordre dans sa propriété! Si la police venait ne serait-ce qu'à soupçonner que nous eûmes faussé des éléments pour leur enquête, je pourrais fort facilement être gracié. C'est bien compris?!

- Oui, Monsieur, il n'y aura aucun problème, assurai-je.

Tandis que je terminais ma phrase, il avait sorti une feuille polycopiée de l'un de ses gros tiroirs noirs, il la posa sur la table et se saisit d'un stylo. Il griffonna ce qui devait sûrement être l'adresse, le motif de la dérogation et le nom de l'intéresse, en l'occurrence, moi. Sa main descendait au fur et à mesure qu'il écrivait pour finalement atteindre le bas de page et y déposer une signature qui certifiait l'authenticité du document.

- Nom de dieu, tenez-le! distinguai-je en provenance de la salle d'entrevue où mon collègue - et apparemment une ou plusieurs autres personnes - s'occupait de Vogelin

Mr Rimbault hocha la tête en me regardant, comme pour me signifier combien il était désarmé depuis l'arrivée de ce patient brutal et hanté, puis il me tendit la feuille dûment remplie en ajoutant:

- Rappelez-vous bien de ce que je vous ai dit Latierce!

- Oui, ne vous en faites pas, je ferai attention à ne rien déranger.

Sur ce, je quittai son bureau, puis le couloir, le service, et l'établissement...

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moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
Posté(e)

Bon, ben bonne nouvelle:

LA NOUVELLE EST TERMINEE!!!

J'espère qu'il y a des courageux qui la liront et me donneront leur avis ;)

J'ai édité mon premier post et j'y ai inséré tous les chapitres.

Bonne lecture ;)

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Bravo ;) ...Nouvelle très captivante, et surtout très intéressante. Elle m'a attirée dès les premières lignes et sans relâche jusqu'à la fin. Bon faut dire que je suis attirée vers le milieu psychiatrique ;) (Je ne sais pas pourquoi d'ailleurs :D )...Cette confrontation avec la folie, ou du moins, une des nombreuses figures que l'on ne connait pas, ni que l'on ne peut soupçonner, est géniale! ;)

(Par contre je n'ai pas très bien compris pourquoi tu as mis deux fois le chapitre IV...J'ai failli croire que c'était une suite, et je m'en réjouissait :D )

Bonne continuation!

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moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
Posté(e)

Ah, et bien tout d'abord merci pour ta réponse, ça fait plaisir ;)

Pour le chapitre 4, c'est que la premiere fois quej 'ai posté la nouvelle, je n'en était qu'au chapitre 3, ensuite j'ai posté ce fameux chapitre 4, et d'une traite, j'ai achevé les chapitres 5 et 6 et j'ai de ce fait édité mon premier post pour y réunir l'ensemble des chapitres de la nouvelle pour qu'elle soit complète.

Enfin si tu as aimé, tant mieux, ça fait du bien que ce que j'ai écrit est apprécié ^^

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Salut,

Je me suis dit qu'il a du se passer un truc comme ça pour le IV chapitre, mais comme je l'ai dit j'ai un peu été déçu car je pensais que c'était une suite...L'histoire est bien charpentée et on se prend dans le jeu...On a vraiment envie de savoir ce qui c'est vraiment passé pour ce pauvre Vaugelin....Et la fin je l'ai trouvé logique, même si j'avais espéré qu'il puisse y avoir une autre issue....Mais laquelle? Car si on regarde bien personne n'est à l'abri de la folie...Il en est pourtant qui la frôle de très près et qui en réchappe...Non????????

As-tu pensé à lui donner une suite? ;)

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moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
Posté(e)

Il n'y aura pas de suite ^^

Dans cette mini-oeuvre, je parle d'un mal venant d'ailleurs, dont l'humain ne peut réchapper après l'avoir vu.

Ce que je suis content d'apprendre, c'est qu'apparemment, j'ai réussit à faire ressortir les personnages importants dans l'histoire, comme Vogelin justement, puisqu'apparemment, ça t'a donné envie d'en savoir plus. ;)

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)
Il n'y aura pas de suite ^^

Dans cette mini-oeuvre, je parle d'un mal venant d'ailleurs, dont l'humain ne peut réchapper après l'avoir vu.

J'avais bien compris ça. C'est pour ça que je me suis dis que ceux qui en réchappent deviennent fou (comme Vogelin).

Sinon oui, c'est une bonne histoire qui donne envie qu'il y ait une suite...Dommage, pour ceux qui ne se sont pas donné la peine de la lire.... ;)

;)

Modifié par Angelnine

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moiledzep Membre 2 023 messages
Batteur / Chanteur / Infographiste‚ 31ans
Posté(e)

Merci c'est gentil, ça fait super plaisir ;)

Tu es la seule à s'y etre interessée et je t'en remercie, c'est sympa ^^

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

De rien ;) , c'est que j'écris moi aussi ;)

Bonne chance!

Modifié par Angelnine

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Criterium Membre 2 376 messages
Nyctalope‚ 32ans
Posté(e)

Je viens bien après la tempête, je ne sais même pas si l'auteur revient encore sur le forum ; c'est dommage que d'autres personnes n'aient pas posté leur avis, à l'époque, d'ailleurs. Le mien, c'est que j'ai bien aimé. L'intrigue est bien amenée, la survenue du fantastique dans le dernier chapitre marche bien, elle ne se fait ni trop tôt, ni trop tard, l'ensemble est bien écrit (et le fait que le récit marche fait pardonner les quelques fautes d'orthographe ou certaines parties des dialogues un peu plus plates ¿ mais dans l'ensemble les dialogues aussi sont bien écrits, à mon avis). En plus, je connais bien les lieux cités. :D

Ce qui est bien, c'est que, bien que l'on sente que tu aimes Lovecraft et que tu aies lu La couleur tombée du ciel tantôt, le début du récit est profondément ancré dans le réel et ainsi contribue, par contraste, au fait que l'ensemble se tienne et que l'immersion dans le fantastique fonctionne.

:o°

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