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Avec son rendez-vous de Béziers, Robert Ménard veut contourner le FN par sa droite


Invité Cruel Summer

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PASCOU Membre 92 138 messages
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Robert Ménard à Béziers : vieille recette ou recomposition politique ?

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http://www.lefigaro....n-politique.php

Oui , le bipartisme des euro béats est fini puisque c'est exactement la même politique de gens qui sont permanents de la haute fonction publique!

Nous passons à un tripartisme transitoire qui va se réduire à un bipartisme, euro béats contre .le projet d'une autre Europe des nations et ce dans la majorité des pays de l'union.

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Invité Cruel Summer
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Béziers: les indigènes ne veulent plus être invisibles

Robert Ménard a fait sa Nuit debout

A Béziers, Robert Ménard a réuni la France des invisibles qui craint de disparaître et ne se reconnaît guère que dans l'aile droite du FN. Sans pour autant adhérer au projet politique de ces citoyens inquiets pour leur identité, il faut les entendre au lieu de les mépriser.

« J’ai découvert le trotskysme de droite. Et je ne suis pas très satisfait. » Chez Yves de Kerdrel, cette formule traduit sans doute le summum de la colère. Dans le train qui le ramène de Béziers, le très libéral et très chic – tendance flegme anglais – patron de Valeurs actuelles se demande si son ami Robert Ménard ne l’a pas un brin baladé. Ce week-end de débats devait être l’occasion de jeter des passerelles entre la droite classique et la droite frontiste ou plutôt entre deux de leurs branches respectives, catho-libérale d’un côté, lepéno-identitaire de l’autre. Et, à l’arrivée, ce proche de Sarko se retrouve assis à la tribune pendant que Ménard (un ami également malgré nos divergences abyssales) égrène une litanie de mesures présentées comme les marqueurs de la droite, mesures qui ravissent la salle, mais dont bon nombre seraient inassumables par les plus nationaux des Républicains.

Plus de police, plus d’armée, moins de social, quasi suppression de l’Education nationale, l’autodéfense organisée, la « famille française » encouragée : on ne reprochera pas à Robert Ménard de parler à mots couverts. Devant un public qui en redemande, il dessine les contours d’un Etat fort, voire autoritaire, qui ne serait plus le garant de la neutralité, mais le défenseur de l’identité française traditionnelle. En somme, plus de France que de République. « Et encore, on n’a gardé que les propositions les plus raisonnables », assure-t-il, concédant que la liste baroque votée par acclamations (et cartons rouges/bleus) n’est pas seulement issue des urnes déposées à l’entrée de la salle de conférences.

« Tout était préparé à l’avance », se plaint Kerdrel. Le plus probable est pourtant que l’ancien patron de Reporters sans frontières, comme souvent, a avancé à l’instinct, sans savoir clairement ce qu’il attendait de ce pavé, ni même dans quelle mare il le lançait. Xavier Lemoine, le maire LR de Montfermeil, est pour sa part convaincu qu’il a réussi son coup : « Il a créé un rapport de forces avec le FN et avec les Républicains. » Voire. Si à la tribune, diverses sensibilités se sont exprimées, le public était, lui, presque exclusivement composé d’électeurs frontistes – tendance Marion. Et l’un des résultats de l’opération aura été de faire entendre cette frange, qui ne se reconnaît pas dans la ligne philippotiste du FN, jugée trop étatiste, trop laïque et, in fine, un brin trop moderne. Grâce au départ précipité de Marion Maréchal-Le Pen, bruyamment acclamée en son absence, la presse aura eu le mini-psychodrame indispensable à ce type de réunion. En populiste assumé et efficace, le maire de Béziers a joué la salle contre la direction du FN. « Les appareils politiques sont aussi loin des gens que les journalistes, ironise-t-il, la voix légèrement cassée. Mais il faut t’y faire, la France invisible pense comme le public de Béziers ! Eh bien moi, je veux que sa voix pèse dans le débat. » Pour votre servante – et plusieurs dizaines de journalistes –, le raout biterrois aura au moins été l’occasion de l’entendre.

Exaspération, inquiétude, colère…

...

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http://www.causeur.fr/beziers-les-indigenes-ne-veulent-plus-etre-invisibles-38468.html

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