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Versailles, la galerie des carrosses


January

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January Modérateur 62 507 messages
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Au château de Versailles, la galerie des Carrosses rouvre ses portes au public à partir du 10 mai. Récemment restaurée, cette collection de carrosses, l’une des plus importantes d’Europe, est présentée dans un nouvel espace muséographique, situé dans la Grande Écurie du roi.

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D’un luxe ostentatoire, ornés d’ors et de sculptures, les carrosses de Versailles ont été réalisés par les meilleurs artistes de la Cour. Dans cette nouvelle galerie, les visiteurs découvriront des voitures de grand apparat, comme les berlines du mariage de Napoléon Ier, le carrosse du sacre de Charles X, ou le char funèbre de Louis XVIII. Des harnais richement garnis de bronze doré, des chaises à porteur, les petits carrosses des enfants de Marie-Antoinette et une étonnante collection de traîneaux de fantaisie y sont aussi exposés.

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Roue du carosse du sacre de Charles X

Article complet : http://www.culture.f...uvre-ses-portes

Le terme de « carrosse » apparaît dans la langue française vers 1574, soit près de trente ans après le « coche ». Au début, la différence est peu probante, elle se précisera par la suite, les carrosses se généralisant au tournant du XVIIe siècle. L'invention du « carrosse moderne » est attribuée à Jean le Pautre qui le met au point à Paris dans les années 1660.

Le coche n'est fermé que jusqu'à la hauteur des accoudoirs et n'a pas de portières ou des portières ouvertes qu'à mi-hauteur, tandis que le caisse du carrosse est entièrement fermée, avec des glaces qui permettent de voir tout en étant protégé des intempéries, et a une portière de chaque côté. Le train avant, muni d'une flèche axiale comportant des arcs en fer forgé (dits en col de cygne), a des roues nettement plus petites, qui facilitent la manœuvrabilité de la voiture grâce aux fers placés à l'arrière des roues qui leur permettent de passer sous la flèche et de braquer à 90°. Le carrosse a deux banquettes en vis-à-vis, l'une à l'avant, l'autre à l'arrière, ainsi que des strapontins devant les portières. Le carrosse est suspendu par des soupentes de cuir réglables par un cric, qui sont fixées à des montants de bois, les moutons. Une soupente qui casse entraîne irrémédiablement le renversement du carrosse, avec les conséquences dramatiques qui peuvent en découler. Ce problème ne sera résolu qu'avec l'invention de la berline. Le siège du cocher n'est plus solidaire de la caisse, mais est fixé sur l'essieu avant. À la fin du XVIIe siècle, apparaissent les ressorts à lames d'acier, qui remplacent les moutons en gardant sensiblement la même forme (ressorts à la Dalesme, inventés par André Dalesme, mort en 1727). Puis les ressorts dits à la Polignac et les ressorts en C.

En 1662, le philosophe et mathématicien Blaise Pascal, dans le but d’apporter au peuple des facilités dont ne disposent que les riches, crée un service régulier de carrosses à cinq sols : les premiers transports en commun à l’intérieur d’une ville, avec trajet fixe, départs à heures régulières, prix unique de la course (cinq sols, qui passeront à six). Si Louis XIV accorde le privilège, le Parlement de Paris réduit drastiquement la portée de cette invention, en interdisant l’accès au petit peuple, « soldats, pages, laquais et autres gens de livrée ». Les voitures sont vieilles, lourdes et mal suspendues, et les cinq lignes cessent de fonctionner quelques années plus tard.

Le terme de « carrosse » désigna aussi bien le véhicule utilisé par la bourgeoisie et la noblesse pour leurs déplacements ordinaires, que le véhicule d'apparat de la cour, extrêmement décoré et ne sortant qu'en des occasions particulières.

(Wiki)

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