Aller au contenu

"Plan Marshall" pour les banlieues : où est passé l'argent ?


Invité 187

Messages recommandés

Invité 187
Invités, Posté(e)
Invité 187
Invité 187 Invités 0 message
Posté(e)
"Plan Marshall" pour les banlieues : où est passé l'argent ?

Dans la droite ligne des émeutes des banlieues, survenues il y a dix ans quasiment jour pour jour, apparaissait la "Dynamique Espoir Banlieues" (DEB). Un vaste plan interministériel, annoncé par Nicolas Sarkozy en 2008 et porté par Fadela Amara, alors secrétaire d’Etat chargée de la Politique de la ville. Le but affiché ? Mobiliser les administrations dans 215 quartiers prioritaires, œuvrer pour "l’égalité des chances" et "casser les ghettos".

A l’époque, le budget alloué à ce "plan Marshall" semble conséquent. "Un milliard d’euros sur trois ans", promet Fadela Amara, tandis que 500 millions d’euros sont d’ores et déjà prélevés sur l’enveloppe du Grenelle de l’environnement pour désenclaver les quartiers. Mais encore aujourd’hui, le montant du plan Espoir Banlieues reste bien flou. Un manque de clarté que n’a d’ailleurs pas manqué d’épingler un rapport incisif de la Cour des Comptes en 2012. Et alors que Clichy-sous-Bois n’en finit plus de pleurer la mémoire des jeunes Zyed Benna et Bouna Traore, dont la mort à l’issue d’une course poursuite avec la police a embrasé les banlieues en 2005, l’heure est au bilan.

► Emploi

Mesure phare du plan Espoir Banlieues, le contrat d’autonomie vise l’accompagnement de 100.000 jeunes de 16 à 25 ans issus des quartiers prioritaires, vers un emploi ou une formation qualifiante avec une entreprise. Mais selon un rapport de la Cour des Comptes en date de 2012, seuls 25% des 41.000 contrats finalement signés ont en fait débouché sur un emploi, soit 10.250 embauches.

Quant aux entreprises, elles étaient attendues au tournant. Coca-Cola, BNP Paribas ou encore L’Oréal s’étaient engagées à réserver chez eux des postes pour les jeunes des quartiers. Sur la période 2008-2010 étaient donc prévus 40.000 créations d’emplois, 10.000 contrats d’alternance et 13.000 stages. Or, trois ans après sa mise en place, en 2011, le dispositif dénombrait seulement 16.000 embauches, 2800 alternances et 3500 stages, selon les derniers chiffres disponibles du ministère du Travail.

La copie est à revoir sur la question de l'emploi. Objectifs surestimés ou moyens insuffisants ? En tout cas, les résultats ne sont pas au rendez-vous.

► Education

Grande nouveauté du plan : les internats d’excellence. Présents partout en France, ils accueillent en priorité les élèves scolarisés en zone urbaine sensible. Le premier établissement de ce type ouvre ses portes en 2009 à Sourdun (Seine-et-Marne). On espère dans son sillage la création de 4000 places en cinq ans. Un objectif largement rempli puisqu’à ce jour, ces établissements, renommés "internats de la réussite" en 2013, concernent environ 20.000 élèves issus des quartiers.

Cheval de bataille de Fadela Amara, le "busing" était annoncé en grandes pompes en 2008. Le principe ? Emmener en autobus des élèves d’une ville vers une autre, pour créer de la mixité sociale. Prévu dans 50 quartiers, il n’a finalement été mis en œuvre que dans cinq établissements. Trop cher, le dispositif est finalement définitivement abandonné en 2011.

Bilan mitigé. Si les internats d’excellence font désormais partie du paysage scolaire, l’expérimentation du "busing" n’aura décidément pas fait long feu.

► Sécurité

En 2008, le plan Espoir Banlieues entend renforcer les effectifs de police en Seine-Saint-Denis, où se sont déroulées les émeutes. Grégory Goupil, du syndicat Alliance Police, se souvient d’efforts considérables : "On a vu arriver huit UTeQ (Unité territoriale de quartier, ndlr) de vingt policiers chacune, précise-t-il à metronews, et 250 nouveaux effectifs dans les Compagnies de sécurisation et d’intervention (CSI)."

Mais depuis, les moyens humains ont drastiquement diminué. Les Brigades spécialisées de terrain (BST), qui remplacent les UTeQ en 2010, ne tournent plus qu’à quinze policiers. Quant aux CSI, elles ont perdu une centaine d’hommes, au profit des services de renseignements et de contrôles aux frontières. "Le plan Espoir Banlieues, c’était une bonne chose, mais il n’y a pas eu de suivi au long cours", déplore le syndicaliste. "Si des émeutes éclataient à nouveau, on aurait du mal à faire face."

Des mesures qui tombent à plat. Les gros efforts des débuts se sont délités avec le temps. En matière de sécurité, le plan Espoir Banlieues ressemble fort à un effet d’annonce.

...

LIEN

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

On peut remonter loin, y a pas que le ps. On peut remonter sur 60 ans de banlieue.

On peut aussi parler des détournements de fonds pour l'entretient des immeubles, par des politiques, des administratifs, des entrepreneurs.

On peut en parler oui, mais à quoi bon ? Les coupables sont forcément des dealers francophobes en manque de cage d'escaliers délabrées.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×