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Italie - Secret levé sur le terrorisme des années de plomb


January

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Les archives des procès de huit attentats survenus pendant les années de plomb viennent d'être déclassifiées sur décision du gouvernement. Une première dans l'histoire de la République italienne.

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Caractérisée par des conflits mémoriels, cette période de l'histoire italienne a provoqué un traumatisme dans la société. Pendant près de vingt ans, l'Italie a été le théâtre d'actes de violence politique d'une rare intensité. Or les responsables de certains attentats ou actes de violence n'ont jamais été inquiétés. L'ouverture de ces archives pourrait, à terme, donner lieu à l'ouverture de nouvelles enquêtes judiciaires et de nouveaux procès.

http://www.courrieri...annees-de-plomb

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Les années de plomb en Italie

L'Italie est frappée, durant deux décennies, par des actions terroristes revendiquées par des groupes, d'abord d'extrême-droite, puis d'extrême-gauche. Les Brigades rouges italiennes (Brigate rosse, BR) (1970), la plus connue des organisations de cette période, sont, à la fois, un mouvement politique (implanté dans des usines) et une organisation de lutte armée. Se revendiquant du courant marxiste-léniniste pour la fondation du « Parti Communiste Combattant » (le PCC), elles serviront de référence aux CCC en Belgique. Aujourd’hui, certes affaiblies par une répression généralisée et des actions de plus en plus rares, les Brigades Rouges existent néanmoins toujours.

Les Brigades Rouges sont la principale, la mieux structurée et la plus vieille organisation de "guérilla" active en Italie. Cependant, de nombreux autres groupes révolutionnaires politico-militaires ont "animé" les "années de plomb" italiennes.

Deuxième groupe armé en taille après les Brigades rouges, Prima Linea est fondé à la fin de l'année 1976 par des dissidents de Lotta Continua et du Comitato Comunista per il Potere Operaio (Sergio Segio, Enrico Galmozzi, Massimo Libardi, Bruno Laronga).

Les années de plomb italiennes commencent avec l'attentat de la Piazza Fontana le 12 décembre 1969, puis avec l'attentat de Peteano en 1972, par Vincenzo Vinciguerra, plus de 600 attentats commis entre 1969 et 1989, ont fait 362 morts et 172 blessés.

Le groupe des Brigades rouges est responsable de 75 de ces victimes. De 1969 à 1975, les actes de violence sont partagés entre groupes d'extrême-droite et d'extrême-gauche. Après 1975, l'extrême-gauche est dominante sur le front des actes subversifs, mais le terrorisme d'extrême droite reste fort jusqu'en 1985, avec, notamment, l'attentat contre la gare de Bologne, le 2 août 1980, qui fait 85 morts, l'attentat contre le train Naples-Milan, qui tue seize personnes, et les assassinats des Noyaux armés révolutionnaires, au nombre de dix-sept entre 1977 et 1985.

Le terrorisme d'extrême-gauche a continué en Italie dans les années 1980 pour connaître une résurgence dans les années 2000, mais sans retrouver l'intensité de la décennie 1970.

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