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Dans les catacombes, le jeu du chat et de la souris entre policiers et cataphiles


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January Animatrice 31 305 messages
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Paris est un « gruyère ». Sous les pieds de ses habitants s’étendent des milliers de kilomètres de galeries : les tunnels du métro, les égouts et à une vingtaine de mètres sous terre, les catacombes. Dans ce labyrinthe mystérieux, policiers et passionnés jouent au chat et à la souris.

Des bruits de pas qui résonnent au bout du tunnel. Des chuchotements sourds. Un rai de lumière. Et la sentence : « Bonjour, police ». L’obscurité se brise, la brigade actionne ses lampes frontales. Fin de la balade pour ces deux explorateurs.

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La communauté des cataphiles évite la police plus qu’elle ne recherche son aide. Dans cette société secrète, source de nombreux fantasmes, tout le monde se connaît. « Il n’y a pas d’agression, si l’un d’entre nous repère des personnes mal intentionnées, il prévient les autres et on s’arrange pour leur faire comprendre qu’ils n’ont rien à faire ici », explique Gilles Thomas, spécialiste des catacombes.

Si les catacombes ont longtemps servi de cachette aux bandits, aujourd’hui ceux qui s’y aventurent n’ont plus ce profil. Ils sont gardiens d’immeubles ou grands patrons, jeunes ou plus âgés, Français ou étrangers. Ils forment une communauté hétéroclite où l’identité de chacun est protégée par un pseudonyme.

Comme Gaspard et Gilles Thomas, beaucoup sont attirés par l’histoire des lieux. Elle remonte aux premiers siècles de notre ère. Pour construire les habitations de Paris, les romains ont eu besoin de pierres. « Ils les ont extraites en périphérie de la ville de l’époque qui ne dépassait guère l’île de la Cité », raconte Gilles Thomas.

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Ces carrières au départ à ciel ouvert, se sont progressivement transformées en exploitations souterraines à la fin du XIIème siècle. L’exploitation des bancs de pierres s’est déroulée de manière totalement anarchique. Le sol s’est fragilisé. Avec l’agrandissement de Paris, ces carrières se sont retrouvées sous des habitations entraînant des séries d’effondrements.

Pour y mettre fin, Louis XVI crée en 1777 l’Inspection générale des carrières. « La tâche était immense, relate Gilles Thomas, il fallait cartographier l’ensemble du réseau et réussir à empêcher tout effondrement des voies publiques et des propriétés du Roi. Pour y parvenir, Charles-Axel Guillaumot qui dirigeait les opérations, a décidé de conforter les carrières juste à l’aplomb des immeubles. Il a ainsi recréé le plan de Paris mais sous terre ».

Article complet : http://mondeacsoc.blog.lemonde.fr/2014/02/09/dans-les-catacombes-le-jeu-du-chat-et-de-la-souris-entre-policiers-et-cataphiles/

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