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Comment restreindre une obsession, « un amour égoïste » …


Simili

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

Bonjour ou bonsoir : )

Pour commencer je suppose que le titre de mon poste peut en laisser plus d’un dubitatif. Je vais donc vous expliquer la situation dans ses grandes lignes.

J’ai rencontré une personne il y a plus d’un an, ai développé une admiration féroce et un grand attachement envers elle. Pour être tout à fait honnête, je l’ai placé sur un piédestal malgré moi, l’ai idéalisé à un point où pouvoir admettre que cette personne était humaine me fut même impossible. Je me suis très vite rendue compte que cette admiration et cet attachement me faisait basculer vers l’obsession. Néanmoins je ne pouvais rien y faire, c’est naturel, constant.

Bien entendu je ne l’ai pas montré. J’ai exactement su, et ce dès le début, quel comportement adopter. J’ai tout d’abord commencé par parler avec cette personne, savoir exactement comment elle fonctionnait, quels étaient les rouages de ses pensées. J’en suis venue à totalement m’adapter, savoir à l’avance comment allait commencer la discussion et comment est-ce qu’elle allait finir. Pouvoir sans que rien ne se soit encore produit connaître d’avance la fin, voir paradoxalement, le début de l’histoire…

On dit que les fous ne savent pas l’être. Pourtant, je me rends compte que mon comportement n’a rien eu de tout à fait normal, rien n’a été fait par feeling. Tout a été programmé la semaine suivante après l’avoir rencontré.

( Je me tiens de préciser une chose importante avant de continuer. Cette personne et moi-même nous sommes rencontrés sur internet, par le biais d’un jeu. Ne vous égarez pas, je ne cherchais rien là-bas, je l’ai rencontré par hasard, et cet attachement le fut tout autant.)

Je pensais tout le temps à lui, cet être ô combien parfait, qui méritait grâce, que je voulais à tout prix atteindre…J’en suis venue à vouloir de lui un désire à me rencontrer, un désir à m’aimer et à vouloir lui appartenir en entier. Oh non, je ne l’ai jamais dragué, n’ai jamais rien sous-entendu, je ne l’ai jamais flatté… Je jouais de paradoxe, savais quelle carte coucher et à quel moment. Puis il craqua.

Ne vous y fiez pas : c’est une personne très dur à avoir, assez difficile à comprendre, qui cache très bien ses sentiments. Mais avant tout c’est tout sauf une personne croyant à l’amour par écrit, sans voir l’autre. C’était une proie très dure à attraper, j’ai donc du être très patiente.

Jamais il ne s’est douté une seule seconde que tout avait été orchestré par moi : jeu de dissimulation, de manipulation. Il était une sorte d’humain-dieu pour moi, alors je me suis dressée au sommet par « l’omnipotence » de mes pensées, le rendant acteur de ma propre mise en scène.

Nous nous sommes rencontrés - demande formulée par lui - encore en tant qu’amis. Il a flashé.

Bref, je suis passée d’étape à l’autre, à la fin du mois il avait craqué. Il ne pouvait plus se voiler la face, il avait honte d’être tombé amoureux via internet. Il s’est mit à boire plus que nécessairement deux soirs de suite, m’appelant, me disant ce qu’il gardait pour lui. Bien sûr ça ne m’a pas suffit, j’ai attendu qu’il soit sobre et totalement maître de ses mots. Nous nous sommes donc revu, et nous sommes passé au stade de « couple ».

C’était magique. Mais toute magie à une fin…. Cela fait neuf mois que nous sommes ensemble. L’idéalisme est parti. Le caractère que j’avais adopté n’est plus, mais peut importe il est hypnotisé, il ne se rend pas compte que j’ai petit à petit changé du tout au tout. Et ma vision de lui avec. C’est horrible. Horrible. L’obsession est toujours là, l’idéalisation et le piédestal non.

Je l’aime. Sincèrement. Mais toute ma vision à changée, j’ai l’image de lui, mais il n’est pas lui… J’en souffre.

Il compte énormément sur moi, et peut-être même trop maintenant. Il plonge dans la dépression, devient souvent distant mais se vexe et pense que je lui en veux lorsque j’essaye de « le laisser respirer ». Il ne sort pratiquement plus de chez lui. Ne côtoie que de rares gens. Je vois maintenant ses défauts comme sa jalousie, son inconstance qui me fait peur et son affaissement moral qui m’étourdie.

J’ai perdu le fil et je n’ai plus du tout les rênes en ma possession.

Pour une fois je me tourne vers d’autres personnes, je vous demande votre avis sur cette situation…

Merci de m’avoir lu.

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Membre, 37ans Posté(e)
mythique42 Membre 418 messages
Baby Forumeur‚ 37ans‚
Posté(e)

très belle écriture ! mais une question, tu dis que ta vision a changé mais sur quel domaine ?

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

Ma vision de lui était basée sur l’idéalisme. Je le prenais en quelque sorte pour un être parfait. Au fil du temps j’ai petit à petit commencé à comprendre que c’était… un humain ? Je l’ai tant regardé comme cet être aux multiples qualités, cette chose précieuse et rare que je voulais à tout prix avoir, que lorsque ce fut le cas, j’ai commencé à voir ses défauts, ses défaillances morales … elles m’ont sauté aux yeux. Son égo surdimensionné, ce besoin de toujours tout prouver, de haïr pour un rien des gens n’étant pas de son avis, de juger, critiquer certaines choses, certaines personnes…Et pire que tout, sa jalousie.

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Invité
Invités, Posté(e)
Invité
Invité Invités 0 message
Posté(e)

La subjectivité fèminine ne rime pas avec le réalisme.

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

J’ai une totale conscience de ce qui m’entoure Phil. Je dois avouer que me retrouver à idéaliser une personne était pour moi une première. Néanmoins maintenant que ce cap est passé, ma vision a changée.

Je ne dis pas, et n’ai jamais pensé que cette personne n’a à présent que des défauts. Elle a des qualités, que j’apprécie énormément. Que serait des qualités sans des défauts ?

Mythique m’a demandé sur quel domaine ma vision des choses avait prit une autre tournure, non sur quel domaine ma vision des choses était resté stable.

Mon problème présent, comme je le dis, reste l’obsession, plus précisément l’obsession égoïste. : ) Ce système inconscient où l’on pense à l’autre à travers nous, car l’autre n’est que le substitut de notre plaisir. L’autre est l’objet d’appartenance, une forme transitoire de bonheur pour soi par l’autre, d’amour pour soi par l’autre.

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 076 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
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Il y a deux solutions, quand les masques tombent (parce qu'il s'agit bien de cela, même si le masque, tu l'as mis toi-même) :

1) S'en aller, peu importe son état

2) "Corriger", à savoir être patiente et l'aider

Le 1) est bien évidemment plus facile, le 2) demande des efforts et n'inclue pas une réussite certaine.

Et, je peux comprendre ta manière de penser la chose, en des termes somme toute assez complexes comme l'obsession. Mais, ce n'est pas toujours la meilleure façon de raisonner. Le choix que tu as à faire est très simple dans l'idée, et tu donnes l'impression de presque t'en excuser, n'étant pas vraiment le fait de ton propre chef. Tu ne peux pas ne pas penser l'autre sans une touche de ton propre fantasme, de ton "idéal". Seulement, il ne faut pas aller jusqu'à confondre idéal et réalité. Chose que tu as faite plus ou moins consciemment, c'est sûr.

Il a des défauts, sans doute, et sûrement de gros défauts. Et il t'obsède en quelque sorte aussi. Mais je ne pense pas que la question soit "comment restreindre une obsession", mais plutôt, comme souvent, et c'est assez normal, "que dois-je faire".

Dépressif ou non, jaloux ou non, il faut en parler. S'il le refuse, c'est à toi de choisir : soit tu espères qu'il "changera", donc qu'il finira par accepter d'en discuter, soit tu t'en vas. C'est un choix à faire et qui dépend uniquement de toi : veux-tu assumer, ou non, cette situation?

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Invité s
Invités, Posté(e)
Invité s
Invité s Invités 0 message
Posté(e)

Bonjour, je n'ai pas trop compris, tu parles de ton obsession et des problèmes de ton copain mais tu veux quoi en fin de compte ? Restreindre ton obsession dans le sens où cela t'aiderait à accepter mieux ton copain ou à arriver à le quitter ? Il y a des problèmes dans votre couple et on dirait que tu remets la faute sur ton obsession, comme si le fait de restreindre ou de ne plus avoir cette obsession, il n'y aurait plus de problèmes.

Alors que je dirais que vous en êtes tous les deux responsables. Si ton copain a un mauvais comportement à cause du tien et vice versa, il faut déjà que vous arrivez à vous parlez en étant honnête l'un envers l'autre, en mettant les choses à plat. Il n'y a que comme ça que vous pourrez vous aider mutuellement et soit, vous vous en sortez ou vous vous séparez.

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

Pour répondre à vos questions, mon obsession me dérange, elle est omniprésente en moi. Je ne cherche pas à m’en défaire pour pouvoir le quitter, loin de là. Je réalise aujourd’hui que c’est une personne très fragile qui a besoin d’un soutien moral qu’il ne trouvera pas ailleurs, car peu de gens capable de le supporter trop longtemps…

Il s’est retranché d’autrui, est conscient de sa dépression mais n’écoute pas mes conseils lui disant d’aller voir un psychanalyste, ce qui lui permettrait de faire le point, de remonter aux sources des malaises en lui etc.

J’ai beaucoup de mal à supporter son humeur instable car comme je le dis mon obsession m’empêche de prendre le recul nécessaire, et l’idéalisme que je me faisais de lui étant parti, je me retrouve à découvrir une nouvelle personne face à moi.

Quelqu’un qui a besoin d’aide mais dont l’égo et la fierté lui empêche de se tourner vers d’autres, quelqu’un qui souffre extrêmement du à son passé et qui se refuse inconsciemment d’aller vers l’avant.

Pour être tout à fait honnête, si je me tourne vers des gens, c’est parce que je suis perdue. Totalement et irrémédiablement perdue.

Contrairement à ce qu’on pourrait penser au vu de la manière où je l’ai attiré dans mes filets, je ne suis pas du tout une personne dangereuse où ayant un grand fond de malice. Je tiens à lui et lui apporte tout mon soutien, quitte à m’oublier moi (obsession).

Ses défauts, ses colères, ne sont pas dirigé contre moi – au contraire – mais vers les autres. Je constate bien qu’il se crée une bulle, qu’il se refuse à accepter toutes personnes, toute aide, tous défauts d’autrui…. Il a fait un grand plongeon dans le pessimisme, dans le broyage de noir. Il haït autrui.

Et entre ses eaux je suis égarée, je plonge avec lui sans pouvoir resté à la surface. J’ai bien entendu essayé de mettre un terme à mon obsession qui me freine grandement, non seulement dans ma vie de tous les jours, mais aussi envers mes connaissances qui constatent de plus en plus mes cernes, ma mauvaise mine…

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 076 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
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Tu as l'air proche de lui (normal, en fait). Il te haït toi aussi?

Je peux comprendre son refus d'aller voir un psy' de quelque sorte qu'il soit s'il a déjà été et n'a pas le sentiment d'y avoir gagné. Enfin, mon expérience m'a plutôt mené à des psy' qui m'ajoutaient des questions, et non qui en retiraient.

Peut-être ne reste-t-il pas dans le passé mais a peur de l'avenir, en premier lieu?

La métaphore est à chier mais bon, je la propose quand même : lorsque la personne qui marche à côté de toi trébuche et sombre dans la boue, par terre, tu peux t'étonner, en rire, et éventuellement lui tendre la main pour l'aider à retrouver pied, mais tu ne peux en aucun cas lui proposer, là, comme ça, un autre vêtement, sauf à te déshabiller toi. Tu ne peux pas le sauver véritablement : il est le seul à le pouvoir. En revanche, tu peux être une épaule, une espèce de guide. C'est une situation très difficile, de vivre avec un dépressif (je n'en sais rien, mais ça se dit, et je veux bien le croire) : en cela, il aurait besoin d'un psy', oui. Et, toi peut-être aussi : pas pour trouver des réponses, mais pour trouver un soutien.

Cela dit, le premier bon pas est d'en parler, et tu as donc bien fait. Reste à l'en convaincre.

Courage ;)

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

Je crois que ses sentiments pour moi sont aussi dictés par sa solitude Jedino. Il trouve en moi une personne qui lui tend la main, qui l’aime pour ce qui l’est et non pour son portefeuille, qui peut « subir » sa dépression et son caractère parfois très hostile, même avec moi.

Je suis proche de lui oui, nous avons une complicité certaine. Mais c’est une personne très complexe aux multiples facettes. Il m’aime, oui. Mais je le soupçonne de parfois me haïr. Me haïr pour être active dans la vie, pour travailler et avoir un objectif que je me tanne à atteindre. Me haïr parce que je suis une personne sociale, me haïr « Tu peux pas comprendre toi, avec ta petite vie tranquille »…

Dans le passé il m’est arrivé pas mal de choses qui me répugne, pas mal de choses qui m’ont freinées (comme des années maladie), des choses qui me sont tombées dessus sans que je les attendent, sans que je puisse m’en défendre. J’ai goûté à la solitude et la dépression, me méfiant de tout et de tout le monde. Entretenant une peur atroce des autres, des aléas de la vie.

J’ai passé beaucoup de temps avec un psychanalyste qui a su me redonner foi en moi-même et qui m’a convaincu que ne pas aller vers les autres, c’était empêché tout risque mais aussi d’admettre une défaite personnelle.

Il connaît mon passé, mais malgré ça j’ai l’impression qu’il renie les souffrances des autres pour ne laisser que la sienne. Comme s’il était seul au monde.

J’ai souvent cette impression qu’il m’en veut car j’ai pu réussir à aller vers l’avant, et lui non. Je ne sais pas comment le convaincre de suivre mes conseils.

Peut-être connaissez-vous des gens, des personnes qui se refusaient tout aide mais ont tout de même craqué à un moment à un autre ? Ça me serait utile je pense...

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 076 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Autrement dit, tu es la bonne personne, pour lui. L'est-il pour toi? Si tu le penses aussi, bats-toi au mieux. S'il est quelqu'un de "bien", il t'en sera reconnaissant, un jour ou l'autre.

Qu'est-ce qui te donne l'impression qu'il te haït, ta vie et toi, aussi?

Je pourrais te justifier par A + B ce que je suis et pourquoi je le suis, justifier mon inaction par tout un passé, que ça ne changerait rien au fait que je sois angoissé rien qu'à l'écoute du mot "avenir". Maintenant, s'il y a blocage, et c'est possible, vu comment tu le cites, si j'ai bien compris, eh bien, je dirais qu'il fait une espèce de fixation, lui, mais sur tout autre chose que toi.

J'ai envie de dire : tant mieux pour toi, alors! Recontacte cette psychanalyste et parle-en lui?

Nos maux sont toujours les pires parce qu'ils sont les nôtres, je le crains. C'est normal, en quelque sorte. Même si vu de l'extérieur, on trouve ça parfois très égoïste.

Oh, je ne veux pas prétendre connaître la dépression, et tout ça, mais si tu veux mon avis, ce n'est pas les arguments de la "raison" qu'il faut, ici, mais plutôt du "coeur". Oublie convaincre, préfère persuader. Sans faire de chantage.

De la façon dont tu en parles, je m'y reconnais assez.

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Membre, 33ans Posté(e)
Simili Membre 7 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

C’est la bonne personne pour moi, à partir du moment où je me sens complète avec lui. :blush: J’essayerai sans le brusquer de le persuader qu’il vaut mieux consulter, que cela serait mieux pour lui, même s’il ne s’en rend pas forcément compte.

Il faut qu’il arrive à se « relever malgré la boue », et oui je serai cette main tendue vers lui. Ce n’est pas un engagement ni une promesse, c’est une certitude. Je ne m’attends pas à ce qu’il soit reconnaissant un jour, mais juste qu’il puisse respirer calmement et se dire que demain sera une nouvelle journée pleine de surprises.

Merci de toutes tes réponses Jedino

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Membre, Jedi pas oui, jedi pas no, 32ans Posté(e)
Jedino Membre 48 076 messages
32ans‚ Jedi pas oui, jedi pas no,
Posté(e)

Ah, non, ce n'est pas en une séance que ça ira mieux, c'est sûr. Faudra le pousser à.

Aider l'autre est une bonne chose et est admirable, mais il ne faut pas s'oublier dans l'histoire, hein.

Normal! ;)

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