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Bilderberg, Francs-Maçon, Siècle... qu'en penser?


DarKent

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Invité Casey Miller
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Invité Casey Miller
Invité Casey Miller Invités 0 message
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Il était une fois des puissants qui s'entendaient pour s'assurer leurs intérêts... N'est-ce pas plurimillénaire comme principe ?

Effectivement, comme je le dis plus haut de manière si "sensationnaliste" par le parallèle Ancien Régime/République...

La proportion que cela peut prendre, renvoie immanquablement à la fin des grands dogmes et aux nouveaux facteurs explicatifs du monde qui en découlent.

Quelques précisions peut-être? Qu'entendez-vous par "grands dogmes" et "nouveaux facteurs"? De plus, en quoi le conspirationnisme est à corréler avec cela?

Un prêt à penser assez simple qui explique toute la marche du monde, identifie des gentils et des méchants.Un globalisme rassurant épuré de complexité, porté par un manichéisme, tandis que le monde l'est de plus en plus, lui complexe et truffé de chevaliers blanc pas bien propres sur eux... Un désenchantement qui pousse au simplisme, donc, mais qui restera toujours un pied dans la fantasmagorie, un autre dans le réducteur, à mon sens.

Tout cela se situe dans votre esprit manichéen pour ne pas dire monomaniaque... À la manière du fabricant de vidéo style "Clubbed to death" qui associe réseaux d'influence au "porteur de lumière"; vous associez analyse ou questionnement sur ces réseaux à Clubbed to death...

Logique imparable.

C'est tellement limpide qu'on croirait que tu bosse pour France Info. D'abord tu avoue ouvertement qu'il y a évidemment conspiration, puis tout le reste du post est passé à dénigrer les cons qui croient ce qui est évident.

Et là, il va vous répondre par les fondamentaux d'un Finkelkraut ou d'une Fourest, à la manière typiquement "bernaysienne" du petit cadre de l'intelligentsia: "Ah non! Je ne dénigre pas! D'où l'emploi des termes "peut prendre"! Menteur!"

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Invité Magus
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Invité Magus
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Ah mais je dénigre, je pensais avoir été clair ^^" ce n'est pas vous qui allez me le reprocher ? Oseriez-vous...

Quand les clichés les plus éculés le dispute au travestissement de mon propos, ce n'est déjà pas brillant. Alors quand la victimisation le cède à l'agression gratuite, il ne fallait pas s'attendre à une contradiction digne et de fond. Pas vraiment une surprise. Toujours ce réflexe du déshonneur par association : Fourest et Finkelkraut, on ne me les avait jamais collés ceux-là. Non, C. M., je ne lis pas cette littérature : tu peux ranger la machine à étiqueter.

Mon analyse repose sur les recherches d'un Pierre-André Taguieff, que j'ai cité maintes fois dans bien des sujets céans - mais peu importe creuser : le but serait-il de déverser son fiel, plutôt que de sonder le propos de son contradicteur ? N'hésitez pas à contredire les arguments apposés dès que vous le pouvez :p Je ne re-cite pas les passages de Taguieff (cf. le fil NWO par exemple), je vais plutôt résumer un autre auteur et répondre à la demande de précisions.

Avant il faut dissiper ce malentendu du réflexe de la larme de crocodile. Je ne prends personne pour sot. Au contraire, dans ce sujet, les supputations reposent sur un rationalisme limpide. Je n'ai pas dit le contraire. J'ai pointé en revanche les mécanismes qui rendent le raisonnement caduque.

Emmanuel Taïeb, dans son article "Logiques politiques du conspirationnisme" (dans la revue Sociologie et sociétés, vol. 42 - t.2, 2010, pp. 265-289) y revient justement.

A propos de ce réflexe du type vexé, il invoque le rejet social et médiatique qui ont tendance à délégitimer. Ce qui conduit d'ailleurs au refus de "labellisation exogène jugée infamante, se présentant plutôt comme l’analyse politique d’une situation donnée, le plus souvent sous la forme d’une dénonciation véhémente d’une "conspiration", et comme l’auxiliaire d’un peuple auquel il révèle ce qui lui est caché". On est en plein dedans =) En outre, on le voit très bien dans la réponse de Z_D : ma remarque est réduite à une simple dichotomie entre truthers et debunkers. Réflexe typique, tandis qu'à aucun moment je n'ai pu discuter d'une thèse quelconque, mais suis resté général : mes contradicteurs ne sachant finalement rien de ce que je pointe en soi. Mais ils ont quand même pris la mouche ^^"

Plus profond et général, le sujet ici est mu par l’idée du primat absolu de l’intentionnalisme dans la complexité du réel. L’imaginaire peut déraisonner, mais il raisonne toujours abondamment, avec un souci inlassable de preuves, de citations et d’arguments. Sous ces élans, le conspirationnisme nie la complexité du réel, dont il va proposer une

explication univoque et monocausale. Il ne s’embarrasse pas de contre-exemples, et donne à une même cause — l’action d’un groupe d’individus — des effets variés et une puissance capable d’aller contre la volonté des acteurs du monde social.

Ce n’est pas qu’il tire des conclusions fausses, mais ils font reposer les éléments factuels retenus sur des prémisses erronées. En effet, le conspirationnisme fonctionne par la corrélation factice de faits ou de discours autonomes. Le conspirationnisme peut ainsi s’appuyer sur des propos divergents qui démontrent que la réalité est camouflée par les comploteurs. En découle bien souvent une vision du déroulement historique selon laquelle le complot est le moteur de l’histoire, et les actions humaines n’y sont jamais accidentelles. Ainsi ai-je à l'esprit une remarque d'une intervenant sur la disparition de présidents qui ne seraient pas allés à ces réunions de puissants...

Il s'agit d'une surinterprétation des faits perçus comme autant de signes qui peuvent dévoiler le complot, si l’on parvient à les décrypter correctement et à ne pas s’arrêter à leurs supposées apparences. Faculté inhérente à ces initiés "sortis de la matrice" en quelque sorte : partir d'une idéologie pour mouliner les faits dont finalement les conclusions sont déjà tirées, plutôt que de partir des faits pour tirer des conclusions.

Emmanuel Taïeb synthétise les études en deux axes pour expliquer ces comportements. Une psychologie de masse d'un côté (l'émulation médiatique, youtube en tête donc), de l'autre une propension universelle à développer, et ici réactiver, des motifs narratifs fréquents dans les mythologies et les contes des sociétés traditionnelles : "Le conspirationnisme joue en effet sur les ressorts dramatiques de la vérité cachée, du mensonge ou de l’horreur tapie derrière le monde sensible, et de la révélation des véritables instigateurs des événements. Cette perspective, parfois teintée de structuralisme, possède le défaut d’ôter tout ancrage historique au conspirationnisme, et en conséquence de le considérer comme peu inventif car incarnant une permanence anthropologique des sociétés".

C'est là qu'on en vient au désenchantement du monde... concept Weberien poussé par Marcel Gauchet.

L’indétermination politique constitutive du principe démocratique a conditionné, écrit Marcel Gauchet, une "ambition fantasmatique de réincorporation, de restauration de l’un social (ndr : i.e. l'unité sociale au sens tout est lié) comme corps" (M. Gauchet, "La droite et la gauche", dans P. Nora (dir.), Les lieux de mémoire, T. III, Gallimard, Paris 1997, p. 450), pour remplir à nouveau ce lieu vide. Soit via un discours réactionnaire visant à réincarner le pouvoir dans le corps royal, soit via le totalitarisme qui a cherché à remplir le lieu vide du pouvoir par le corps des masses ou celui du chef. Le conspirationnisme apparaît alors comme une tentative de désignation du véritable pouvoir derrière le lieu vide du pouvoir démocratique. Lieu vidé de son contenu religieux, c'est-à-dire la religion et dieu pour seule explication de la marche du monde. Après la WWII on a cru aussi une marche du monde uniquement dictée par l'affrontement de deux blocs. La fin de ces grands dogmes structurants a laissé un boulevard pour une cuisine un peu plus individuelle de compréhension du monde et notamment pour le conspirationnisme...

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Membre, Artisan écriveur , 57ans Posté(e)
Bran ruz Membre 8 737 messages
57ans‚ Artisan écriveur ,
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On pourra dire ce que le voudra, mais il est beaucoup plus facile d'obtenir une bonne place si, au mérite personnel, on ajoute un solide réseau de relations bien placées.

Il semblerait que le livre de Vincent Nouzille : "la Répuiblique du copinage" traite de ce sujet avec objectivité.:

source

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
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Le piston : une nouveauté ? L'apanage des seules élites ? Allons... ^^

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Membre, Artisan écriveur , 57ans Posté(e)
Bran ruz Membre 8 737 messages
57ans‚ Artisan écriveur ,
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Il est certain que comparer un rab de paëlla en boîte aux resto du coeur passqu'on connait le bénévole qui sert et des vacances sur le yacht d'un pote c'est très logique... A ce niveau : même pour faire la manche dans les endroits où c'est moins exposé aux intempéries faut connaître les gros bras de la zone....

Mais pour placer ses gosses (même pas doués pour les études) à des postes de haut niveau faut pas être smicard.

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Invité Casey Miller
Invités, Posté(e)
Invité Casey Miller
Invité Casey Miller Invités 0 message
Posté(e)

Ah mais je dénigre, je pensais avoir été clair ^^" ce n'est pas vous qui allez me le reprocher ? Oseriez-vous...

Quand les clichés les plus éculés le dispute au travestissement de mon propos, ce n'est déjà pas brillant. Alors quand la victimisation le cède à l'agression gratuite, il ne fallait pas s'attendre à une contradiction digne et de fond. Pas vraiment une surprise. Toujours ce réflexe du déshonneur par association : Fourest et Finkelkraut, on ne me les avait jamais collés ceux-là. Non, C. M., je ne lis pas cette littérature : tu peux ranger la machine à étiqueter.

Mon analyse repose sur les recherches d'un Pierre-André Taguieff, que j'ai cité maintes fois dans bien des sujets céans - mais peu importe creuser : le but serait-il de déverser son fiel, plutôt que de sonder le propos de son contradicteur ? N'hésitez pas à contredire les arguments apposés dès que vous le pouvez :p Je ne re-cite pas les passages de Taguieff (cf. le fil NWO par exemple), je vais plutôt résumer un autre auteur et répondre à la demande de précisions.

Par votre verbiage, vous me confortez vraiment dans ma diatribe "anti-clerc". Et puis, si vous pensiez sérieusement faire argument de prépondérance d'entendement avec Taguieff...c'est drôlement raté.

Ps: Vous avez encore combien d'auteurs sous la main? Alain de Benoist peut-être...

Avant il faut dissiper ce malentendu du réflexe de la larme de crocodile. Je ne prends personne pour sot. Au contraire, dans ce sujet, les supputations reposent sur un rationalisme limpide. Je n'ai pas dit le contraire. J'ai pointé en revanche les mécanismes qui rendent le raisonnement caduque.

Vous n'avez rien pointé du tout puisque vous avez pris un exemple antithétique du rationalisme. Le reste relève du n'importe quoi.

Emmanuel Taïeb, dans son article "Logiques politiques du conspirationnisme" (dans la revue Sociologie et sociétés, vol. 42 - t.2, 2010, pp. 265-289) y revient justement.

A propos de ce réflexe du type vexé, il invoque le rejet social et médiatique qui ont tendance à délégitimer. Ce qui conduit d'ailleurs au refus de "labellisation exogène jugée infamante, se présentant plutôt comme l’analyse politique d’une situation donnée, le plus souvent sous la forme d’une dénonciation véhémente d’une "conspiration", et comme l’auxiliaire d’un peuple auquel il révèle ce qui lui est caché". On est en plein dedans =) En outre, on le voit très bien dans la réponse de Z_D : ma remarque est réduite à une simple dichotomie entre truthers et debunkers. Réflexe typique, tandis qu'à aucun moment je n'ai pu discuter d'une thèse quelconque, mais suis resté général : mes contradicteurs ne sachant finalement rien de ce que je pointe en soi. Mais ils ont quand même pris la mouche ^^"

Dialectique du pauvre se basant sur une une réalité tout à fait logique, c'est encore prodigieux de rhétorique. Ce combat éternel dialectique/rhétorique, sophiste/philosophe; j'en ai vraiment marre. "Que répondre à la toute puissance du sophiste?"

"Il évoque le rejet social et médiatique." Logique

"Refus de labellisation exogène jugée infamante." Logique, je ne fais pas de montage "Clubbed to death", encore désolé...

"Dénonciation véhémente d'une conspiration" Non, "analyse politique"(qui ne dénonce rien mais qui constate) aussi simple à faire(non non, pas de rationalité limpide) qu'un vulgaire syllogisme correct.

Expliquer que vous appliquez un sophisme de caricature généralisant, d'une grande "crédibilité" d'un point de vue purement intellectuel, est une vexation?

Pour savoir ce que vous pointez en vous, il suffit de vous citer: "La proportion que cela peut prendre, essentiellement sur la toile avec cette émulation de bourrichons à grand renfort de montages anxiogènes youtubisés, de sensationnalisme (mon dieu : une réunion ! ils se réunissent ! et dans un resto !), et d'ésotérisme parfois bébête (le fameux billet de banque plié en 666 qui ferait apparaître une pyramide surmontée d'un oeil si tu es balaise en origami et que t'as une vision rayon X)."

Plus profond et général, le sujet ici est mu par l’idée du primat absolu de l’intentionnalisme dans la complexité du réel. L’imaginaire peut déraisonner, mais il raisonne toujours abondamment, avec un souci inlassable de preuves, de citations et d’arguments.

À comprendre: De par sa nature(chose occultée), un complot n'est pas démontré par de solides faits historiques et même s'il l'est, vous déraisonnez; "tout ça, c'est dans vot' tête".

Bref, je ne vois pas plus d'intérêt de débattre de la psychologie du conspirationniste que de la psychologie de celui qui nie l'existence de complots. C'est un débat futile.

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Membre, 59ans Posté(e)
essayeur Membre 3 422 messages
Baby Forumeur‚ 59ans‚
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Est-ce que tous les corps de métier ne se réunissent pas de temps en temps ?

C'est exactement pareil pour les politiciens et les grands de ce monde.

Tout pouvoir politique dépend des impôts qu'il encaisse, donc des entreprises les plus puissantes de son pays.

La collusion est OBLIGATOIRE, y voir une injustice ou un complot montre une méconnaissance de l'économie et des liens qu'elle entretient avec le pouvoir.

Même si on imagine un petit village Sioux avant la colonisation, le Chef de Village sera plus disposé à parler avec ceux qui ont une forte influence dans sa communauté qu'avec les autres, c'est le B.A.BA du comportement social chez l'homme.

Donc non ça ne m'étonne pas.

D'ailleurs j'ai un oncle qui travaillait dans des ambassades françaises à l'étranger, il nous racontait quand j'étais gamin, que ponctuellement des fêtes sont organisées dans lesquelles se rencontrent un gratin mondial ou local, des amis de la France, qui pratiquent souvent un lobbying (par exemple aux USA au travers d'une association comme Le Cercle Jefferson), nul doute que les conversations d'ordre politique sont courantes.

Tu ne peux pas exiger d'être invité à la fête du syndicat des boulangers si tu ne connais rien à la boulangerie.

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Membre, 33ans Posté(e)
Arthur. Membre 2 858 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
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Faisons en préambule le parcours de Pierre-André Taguieff et Emmanuel Taieb que je ne connais pas au démeurant. Pierre-André Taguieff est chercheur au CNRS donc il est employé par l'état pour établir ses recherches, c'est un service public. On peut déjà douter qu'un employé fasse du tort à son employeur en faisant de la sociologie réticulaire poussée. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le racisme et l'antisémitisme, et se préoccupe notamment des courants d’extrême droite contre lesquelles il semble lutter. Il se présente comme un néoconservateur et fut semble-t-il conseiller au CRIF. Il fait aussi parti du Cercle Oratoire, initialement fondée pour défendre la guerre irakienne. Emmanuel Taieb est apparemment agrégé de science politique et lui aussi a écrit sur le 11 Septembre peut être, fait-il parti lui aussi du Cercle Oratoire. Il donne plusieurs séminaires ayant pour sujet "Gagner une élection". Il est membre de plusieurs association comme celle de sociologie, de sciences politiques, ou de politologues. Il écrit aussi sur le "conspirationnisme".

A propos de ce réflexe du type vexé, il invoque le rejet social et médiatique qui ont tendance à délégitimer. Ce qui conduit d'ailleurs au refus de "labellisation exogène jugée infamante, se présentant plutôt comme l’analyse politique d’une situation donnée, le plus souvent sous la forme d’une dénonciation véhémente d’une "conspiration".
Je recherche actuellement une traduction en Français de ce texte. Merci.

Je me rends compte par un livre ou parce que je suis architecte, ou encore politicien, qu'il est très peu probable dans la réalité qu'un avion ce soit écrasé à cet endroit-ci pour faire une gerbe de fumée si particulière. Dans un soucis inlassable de preuves, je regarde un site réunissant tous les spécialistes du bâtiments expliquant qu'il est quasiment impossible théoriquement que cela ce soit passé comme ça. Je ne nie aucunement la réel, je m'appuie dessus par des preuves qui elles n'ont rien d’imaginaire. Je ne vois pas en quoi dire que le gouvernement américain a peut être commanditer le 11 septembre est plus ou moins mono-causale que de dire que celui est du à un attentat islamiste. Ce n'est pas plus ou moins univoque que la réalité médiatique.

Se fier à des spécialistes, des professionnels, des preuves parfois réfutables, mais qui n'ont rien d'erronées, c'est du réel. Une liste de 760 spécialistes (aviateurs, architectes, politiciens) ne peuvent pas tenir des discours ne se référant qu'à "autos" par définition puisqu'ils ne signeraient pas une version concordante, mais seraient tous en désaccord. De plus si nos conclusions sont déjà admises et tirées, il n'y a pas de raisons de discuter sur les faits, puisqu'on cherche une alternative à la pravda médiatique bien souvent soumis à l'appareil étatique.

Qu'on soit clair, le conspirationnisme (même si je me répète, je n'aime pas ce mot), c'est la recherche de la vérité pas d'une version alternative fantasmé; alors forcément ça pousse à la paranoia. Comme disait Delleuze "si la vérité est au bout du chemin, cette quête est forcément délirante" mais il n'y a rien de plus humain que de l'être paranoïaque, ça éclaire même la structure de la personnalité de l'Homme. Quand on veut savoir les choses obscures, que ce soit dans le domaine de la science, de la politique, des sciences humaines, de l'histoire, on est forcément sceptique et par conséquent paranoïaque. C'est autre chose que le blabla universitaire de monsieur Taieb qui vient en outre nous dire que les "conspirationniste" récrivent l'histoire et que ce n'est pas très bien. C'est un peu pauvre comme acheminement intellectuel et sociologique non?

Quelle est la différence entre les sceptiques et les conspirationnistes?

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Membre, Posté(e)
Petitpepin Membre 783 messages
Baby Forumeur‚
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Le sceptique doute du conspirationniste. On ne peut pas nier que les conspirationnistes soient souvent des paranoïaques, et on retrouve régulièrement dans les débats auxquels ils participent les mêmes biais qu'on trouve parfois chez les croyants ou les athées ; ils ferment des portes (volontairement ou inconsciemment) sans envisager toutes les possibilités, certains points sur lesquels s'appuient leurs raisonnements provoquent des réactions émotionnelles fortes voire violentes dès lors qu'on les aborde etc. ce n'est pas non plus l'apanage des croyants ni des athées purs et durs ni même des paranoïaques mais la récurrence de ce genre d'attitude est particulièrement forte chez eux.

Pour autant rien n'empêche un conspirationniste paranoïaque de soulever une vraie piste, au contraire il est probablement le plus à même d'y parvenir puisqu'il passe un certain temps à chercher ce genre de choses, et il est particulièrement sensible à tout ce qui peut alimenter sa paranoïa. Pour peu qu'il ne se perde pas (trop) dans les méandres de sa paranoïa et qu'il ne s'arrête pas à des sujets stériles, c'est lui le plus susceptible d'identifier la tromperie, le complot, d'aller au bout de ses idées alors qu'un individu "normal" peut avoir des doutes sans non plus chercher à savoir de quoi il retourne.

En revanche, s'il est étiqueté "paranoïaque", il lui sera difficile de se faire entendre, voire même il gardera ça pour lui dans le pire des cas (peur des représailles, exaspération de n'être jamais écouté ou même adoration de ce qui alimente sa paranoïa...). Nous devons donc rester à l'écoute, aussi fous que puissent nous paraître ceux qui s'expriment il faut dissocier le personnage de ce qu'il désigne et faire preuve d'un esprit curieux et critique à l'égard de son discours. Ce n'est certes pas toujours évident.

Concernant le Siècle et les institutions dont il est question avec ce fil de discussion, faire la part des choses est pour le moins difficile. Toute discrétion et notamment celle dont font preuve les puissants semble naturellement suspecte aux yeux des non-initiés. Je prends un exemple peut-être étrange mais avez-vous remarqué combien souvent lorsque votre compagne ou votre compagnon vous dit avoir une forte complicité avec un(e) inconnu(e), vous imaginez le pire ? Souvent de la scène qu'on se fait en tête émane une sorte d'aura "conspirationniste", d'une complicité entre les personnages dont nous serions exclus, faisant de nous le dindon de la farce. Dans les rêves qui suscite la jalousie, ces traits sont tirés à l'extrême. Pour ma part j'ai essayé de décomposer cette tendance pour la désamorcer et ai remarqué qu'il est très vrai que l'inconnu nous fait souvent peur, la plupart du temps à tort, parfois à raison, mais ce n'est finalement jamais ce que nous avions imaginé.

Donc, il faut se méfier des images toutes faites qui surgissent à l'esprit lorsque l'on apprend que les puissants de tous bords se réunissent discrètement. Ne pas se laisser entraîner par notre capacité à être fasciné par ce genre d'information, garder la tête froide. Il n'est même pas évident que ce genre de réunions implique un quelconque copinage. Mais ça reste un rapprochement qui peut susciter toutes sortes de liens. Exactement comme la franc-maçonnerie, sans que les membres complotent tous de concert, rapproche des individus aux intérêts communs, peut donner lieu à des associations, à l'émergence de pouvoirs occultes. Il est même évident que si de tels pouvoirs existent, ils ont des liens avec ces institutions.

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Invité Magus
Invités, Posté(e)
Invité Magus
Invité Magus Invités 0 message
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Faisons en préambule le parcours de Pierre-André Taguieff et Emmanuel Taieb que je ne connais pas au démeurant. Pierre-André Taguieff est chercheur au CNRS donc il est employé par l'état pour établir ses recherches, c'est un service public. On peut déjà douter qu'un employé fasse du tort à son employeur en faisant de la sociologie réticulaire poussée. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le racisme et l'antisémitisme, et se préoccupe notamment des courants d’extrême droite contre lesquelles il semble lutter. Il se présente comme un néoconservateur et fut semble-t-il conseiller au CRIF. Il fait aussi parti du Cercle Oratoire, initialement fondée pour défendre la guerre irakienne. Emmanuel Taieb est apparemment agrégé de science politique et lui aussi a écrit sur le 11 Septembre peut être, fait-il parti lui aussi du Cercle Oratoire. Il donne plusieurs séminaires ayant pour sujet "Gagner une élection". Il est membre de plusieurs association comme celle de sociologie, de sciences politiques, ou de politologues. Il écrit aussi sur le "conspirationnisme".

Je me rends compte par un livre ou parce que je suis architecte, ou encore politicien, qu'il est très peu probable dans la réalité qu'un avion ce soit écrasé à cet endroit-ci pour faire une gerbe de fumée si particulière. Dans un soucis inlassable de preuves, je regarde un site réunissant tous les spécialistes du bâtiments expliquant qu'il est quasiment impossible théoriquement que cela ce soit passé comme ça. Je ne nie aucunement la réel, je m'appuie dessus par des preuves qui elles n'ont rien d’imaginaire. Je ne vois pas en quoi dire que le gouvernement américain a peut être commanditer le 11 septembre est plus ou moins mono-causale que de dire que celui est du à un attentat islamiste. Ce n'est pas plus ou moins univoque que la réalité médiatique.

Se fier à des spécialistes, des professionnels, des preuves parfois réfutables, mais qui n'ont rien d'erronées, c'est du réel. Une liste de 760 spécialistes (aviateurs, architectes, politiciens) ne peuvent pas tenir des discours ne se référant qu'à "autos" par définition puisqu'ils ne signeraient pas une version concordante, mais seraient tous en désaccord. De plus si nos conclusions sont déjà admises et tirées, il n'y a pas de raisons de discuter sur les faits, puisqu'on cherche une alternative à la pravda médiatique bien souvent soumis à l'appareil étatique.

Quelle souplesse ^^ Dans une discussion, le disciple s'émut, aux côtés d'autres comme moi, de ces méthodes inquisitoriales qui mirent aux fers un Varg, et ici il se fait Bernard Gui. Quel acteur ! Que répondre : tu fais partie d'une institution publique, donc tu es suspect... Si ça, ce n'est pas du bricolage idéologique, de la condamnation a priori... Quand un Bruno Fay, journaliste indépendant - voyez le fairplay de ne pas vous renvoyer encore à un méchant universitaire -, en vient aux mêmes conclusions, qu'allez-vous trouver sur son compte ?

Je recherche actuellement une traduction en Français de ce texte. Merci.

Un dictionnaire et le tour sera joué =)

Qu'on soit clair, le conspirationnisme (même si je me répète, je n'aime pas ce mot)

E. Taïeb explique bien pourquoi dans le passage que tu n'aurais pas saisi.

c'est la recherche de la vérité pas d'une version alternative fantasmé; alors forcément ça pousse à la paranoia. Comme disait Delleuze "si la vérité est au bout du chemin, cette quête est forcément délirante" mais il n'y a rien de plus humain que de l'être paranoïaque, ça éclaire même la structure de la personnalité de l'Homme. Quand on veut savoir les choses obscures, que ce soit dans le domaine de la science, de la politique, des sciences humaines, de l'histoire, on est forcément sceptique et par conséquent paranoïaque. C'est autre chose que le blabla universitaire de monsieur Taieb qui vient en outre nous dire que les "conspirationniste" récrivent l'histoire et que ce n'est pas très bien. C'est un peu pauvre comme acheminement intellectuel et sociologique non?

Il a dit un peu plus que cela. "Les" choses obscures, est révélateur de ce qu'il explique. L'article défini suppose qu'il y en a partout. Ce qui me paraît pour le moins excessif. Ensuite, ces ombres seraient le manteau de noirs desseins... Là encore, cette loi générale n'a pas beaucoup de fondement.

Ce qu'il y a de formidable, et là je prends aussi la réponse de C. M., c'est cette volonté de tout réduire au binaire. Quelle est la différence entre sceptique et conspirationiste demande-t-on ? Aucune, les deux sont des extrêmes qui déclament des conclusions a priori, entre lesquels vivent d'infinies nuances au sein desquelles je me situe. Que je me moque (l'ironie n'est pas goûtée par tous, je le sais bien, mais l'essentiel des lecteurs avaient saisi, je présume) ou que j'élargisse avec un peu plus de fond, c'est la même : revers de la main, déformation, et réduction façon "clubbed to death". Eh bien oui, je me suis foutu de la pogne des "cas" les plus irrécupérables... J'entends bien que j'ai tendu la bassine pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Cela dit, il n'en reste pas moins que, même ici dans vos diatribes, les mécanismes énumérés par un Taïeb, Taguieff, et que sais-je encore, opèrent plein pot.

Les types t'enjoignent à l'hypercriticisme, pourquoi pas, à la vigilance constante, à déceler les mécanismes cachés... Mais pour l'autocritique, dès qu'on peut mettre en avant quelques ressorts à leurs inquiétudes : circulez... ^^"

Qui a nié l'existence de complots ? Certainement pas moi. Mais il y a un terreau à en voir partout et aux broderies d'histoires qui peuvent sonner, à mon oreille par exemple, abracadabrantesques. C'est ce qu'expliquent les auteurs que j'ai mis en avant. Pas davantage. Qui n'a pas en tête ces débats sur l'oeil de la providence sis au sommet d'une pyramide réduit constamment au signe du complot ? Là n'est pas contester d'abord l'existence de ces signes dans des édifices ou autre, ni même qu'il y ait pu avoir des sociétés secrètes en pouvoir ou contre-pouvoir. C'est l'interprétation systématisée qui pose problème. Quand la société souffre, écrivait E. Durkheim au moment de l’affaire Dreyfus pour expliquer la montée de l’antisémitisme, elle éprouve le besoin de trouver quelqu’un à qui elle puisse imputer son mal, sur qui elle puisse se venger de ses déceptions. Un jour, le Juif que l’on imagine manipuler le monde en secret. Un autre jour, le Maghrébin que l’on soupçonne d’appartenir à un grand complot islamique ou l’homme politique qui œuvrerait secrètement pour l’avènement d’un Nouvel Ordre Mondial, etc.

"L'histoire officielle" dans ce sens n'est pas inintéressant, comme néologisme. Car là encore, il s'agit d'une simplification qui nie l’existence de débats historiographiques bien réels. Or, ce qui me gêne, c'est la réfutation d'une théorie ou d'un auteur parce qu'ils seraient "officiels" et non parce que ce qu'ils racontent serait faux et donc, par la démonstration, convaincu comme tel. La réciproque est juste : je trouve convaincante la théorie du complot pour les Ides de Mars. Car c'est vraisemblable. Maintenant, pour le folklore qui consiste à voir des "illuminati" partout, non, vraiment, m'étant intéressé à toute cette fin XVIIIe, je ne trouve pas cela convainquant...

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Membre, 33ans Posté(e)
Arthur. Membre 2 858 messages
Baby Forumeur‚ 33ans‚
Posté(e)

Quelle souplesse ^^ Dans une discussion, le disciple s'émut, aux côtés d'autres comme moi, de ces méthodes inquisitoriales qui mirent aux fers un Varg, et ici il se fait Bernard Gui. Quel acteur ! Que répondre : tu fais partie d'une institution publique, donc tu es suspect... Si ça, ce n'est pas du bricolage idéologique, de la condamnation a priori... Quand un Bruno Fay, journaliste indépendant - voyez le fairplay de ne pas vous renvoyer encore à un méchant universitaire -, en vient aux mêmes conclusions, qu'allez-vous trouver sur son compte ?

Un dictionnaire et le tour sera joué =)

E. Taïeb explique bien pourquoi dans le passage que tu n'aurais pas saisi.

Il a dit un peu plus que cela. "Les" choses obscures, est révélateur de ce qu'il explique. L'article défini suppose qu'il y en a partout. Ce qui me paraît pour le moins excessif. Ensuite, ces ombres seraient le manteau de noirs desseins... Là encore, cette loi générale n'a pas beaucoup de fondement.

Ce qu'il y a de formidable, et là je prends aussi la réponse de C. M., c'est cette volonté de tout réduire au binaire. Quelle est la différence entre sceptique et conspirationiste demande-t-on ? Aucune, les deux sont des extrêmes qui déclament des conclusions a priori, entre lesquels vivent d'infinies nuances au sein desquelles je me situe. Que je me moque (l'ironie n'est pas goûtée par tous, je le sais bien, mais l'essentiel des lecteurs avaient saisi, je présume) ou que j'élargisse avec un peu plus de fond, c'est la même : revers de la main, déformation, et réduction façon "clubbed to death". Eh bien oui, je me suis foutu de la pogne des "cas" les plus irrécupérables... J'entends bien que j'ai tendu la bassine pour jeter le bébé avec l'eau du bain. Cela dit, il n'en reste pas moins que, même ici dans vos diatribes, les mécanismes énumérés par un Taïeb, Taguieff, et que sais-je encore, opèrent plein pot.

Les types t'enjoignent à l'hypercriticisme, pourquoi pas, à la vigilance constante, à déceler les mécanismes cachés... Mais pour l'autocritique, dès qu'on peut mettre en avant quelques ressorts à leurs inquiétudes : circulez... ^^"

Qui a nié l'existence de complots ? Certainement pas moi. Mais il y a un terreau à en voir partout et aux broderies d'histoires qui peuvent sonner, à mon oreille par exemple, abracadabrantesques. C'est ce qu'expliquent les auteurs que j'ai mis en avant. Pas davantage. Qui n'a pas en tête ces débats sur l'oeil de la providence sis au sommet d'une pyramide réduit constamment au signe du complot ? Là n'est pas contester d'abord l'existence de ces signes dans des édifices ou autre, ni même qu'il y ait pu avoir des sociétés secrètes en pouvoir ou contre-pouvoir. C'est l'interprétation systématisée qui pose problème. Quand la société souffre, écrivait E. Durkheim au moment de l’affaire Dreyfus pour expliquer la montée de l’antisémitisme, elle éprouve le besoin de trouver quelqu’un à qui elle puisse imputer son mal, sur qui elle puisse se venger de ses déceptions. Un jour, le Juif que l’on imagine manipuler le monde en secret. Un autre jour, le Maghrébin que l’on soupçonne d’appartenir à un grand complot islamique ou l’homme politique qui œuvrerait secrètement pour l’avènement d’un Nouvel Ordre Mondial, etc.

"L'histoire officielle" dans ce sens n'est pas inintéressant, comme néologisme. Car là encore, il s'agit d'une simplification qui nie l’existence de débats historiographiques bien réels. Or, ce qui me gêne, c'est la réfutation d'une théorie ou d'un auteur parce qu'ils seraient "officiels" et non parce que ce qu'ils racontent serait faux et donc, par la démonstration, convaincu comme tel. La réciproque est juste : je trouve convaincante la théorie du complot pour les Ides de Mars. Car c'est vraisemblable. Maintenant, pour le folklore qui consiste à voir des "illuminati" partout, non, vraiment, m'étant intéressé à toute cette fin XVIIIe, je ne trouve pas cela convainquant...

Merci pour ces belles lignes superfétatoires, maintenant dans le fond, j'ai juste retracé leur CV, en disant qu'on pouvait douté de leur sincérité concernant la sociologie réticulaire. Les sujets du roi, généralement le suivent. Je ne peux m'intéresser sur leurs écrits parce que les citations que tu nous as fourni sont trop pauvres pour tirer quelconques conclusions intellectuelles. Il n'y a pas de contenu.

Les choses obscures, il y en a partout que ce soit pour un scientifique ou pour un sceptique ou encore pour un conspirationniste ce qu’apparemment monsieur Machin semble n'avoir pas compris; le conspirationniste est juste un sceptique poussé à son paroxysme. Tracé une sociologie de celui-ci démontre bien la médiocrité d'analyse de ce monsieur Machin qui prends les "conspirationnistes" comme catégorie pure en science humaine, qui convergerait vers une même hypothèse. Il y a des conspirationnistes, je ne dis pas que sa catégorie n'existe pas mais elle n'existe pas à ce niveau de pureté. C'est la théorie des bandes de Delleuze. C'est ça qui le conduit à voir les choses d'une façon manichéenne.

C'est marrant que tu parles d'autocritique et d’hypercritique, c'est justement pour ça que certains sociologues ou intellectuels ne sont plus invités dans les médias, je suis sur qu'un Michel Collon, un Tariq Ramadan, un Marc Edouard Nabe, un Alain Soral, seraient très contents qu'on les invitent pour discuter de leurs livres plutôt que de tout balayer d'un revers de main en disant: Pas d'invitation, l'homme est un malin et en plus il a un cerveau malade.

Pour le reste de ton commentaire j'ai pas écris une ligne dessus.

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il n,y a pas grand chose a dire, ceux sont eux qui dirigent le monde politique et financier, c,est a dire que nos présidents , ministres, députés, ne sont que des serviteurs de ces voyous.ils n,ont pas leurs mots a dire,on l,a vu avec Obama et la goldmann sash banque. ( en gros ferme là , c,est nous les maitres)

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