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La délinquance est-elle évitable ?


Ocytocine

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Bonjour.

Voici un duel de la première manche du concours du meilleur débatteur 2013, opposant Musicateur à Nounouille sur le sujet : La délinquance est-elle évitable ?

Le premier assure la défense d'une position POUR, la seconde la position CONTRE.

Les votes seront accessibles jusqu'au samedi 20 avril à 17h.

Je rappelle qu'ils soutiennent une position imposée et ne doivent pas être jugés sur la conviction - puisqu'ils ne la partagent pas forcément - mais sur leurs qualités argumentatives.

Petite précision : on parlera ici d'infractions et de petits délits, pas de crimes.

_____________________________________________

Voici leurs posts de départ :

Musicateur

(Je tient à rappeler que le sujet parle du fait qu'on puisse éviter la délinquance, mais pas de dire si les méthodes sont le plus souhaitable)

Tout d'abord de quelle délinquance parlons nous et quelles sont ses causes ?

Nous évoquons ici la "petite" délinquance, les "faits mineurs" qui relève des atteintes aux biens (avec ou sans violence), des atteintes à l'intégrité physique volontaire sans arme et non crapuleuses, des escroquerie financière du type arnaque, etc, bref de petits faits que l'on peut qualifier "de la vie de tout les jours" dans le sens où ils sont assez fréquents, sans conséquences dramatiques outre-mesure (pas de crimes ou de violences conduisant à un traumatisme grave et handicapant, physique comme psychologique, ...).

Les raisons qui peuvent pousser des individus à les commettre sont multiples mais relèvent toutes d'un "malaise "généralisé" ou non de la société. En réfléchissant qu'est-ce qui peut faire agir quelqu'un de manière à enfreindre la loi ? Contexte économique difficile et difficultés à arrondir ses fins de mois, besoins, problèmes psychologiques, appât du gain, envie de vie plus facile, consommation de stupéfiants ou d'alcools, problèmes familiaux, marginalisation, sentiment de rejet et de haine, ... les causes sont multiples mais ne sont quelque part bien identifiables, une personne va commettre un délit à cause d'une raison particulière, consciente ou non, désirée ou abhorrée/contrainte.

Et c'est ce point majeur qui peut permettre la compréhension de ces phénomènes et la mise en place de politiques de lutte contre la petite délinquance.

Pour le cas des atteintes au biens

Le caractère de cette catégorie est économique. C'est donc la situation économique qui peut être le facteur de ce genre de délinquance. Soit par besoin, soit par avidité ou volonté d'un gain facile, rapide et important, deux situations donc assez différentes. Pour la première il est d'avis qu'en agissant sur les facteurs économiques et sociaux et sur les conditions de vie le problème disparaîtra de lui-même. Augmenter l'emploi, assurer un logement décent et un apport en denrées alimentaires en soutenant et développant encore plus le tissu associatif et l'action social de l'état dans l'aide aux plus démunis.

il y a aussi le cas de vols et trafics car, enfant, l'individu aura eu des problèmes dans l'environnement familiale et scolaire, un père absent, une mère dépassée, un milieu scolaire incompréhensif et encadrant de manière non adaptée, ... tout un ensemble qui peut amener quelqu'un à enfreindre la loi par manque de formation et d'un modèle sain et clair, qui peut amener à un sentiment de marginalisation et d'exclusion. Là encore on peut agir sur les partenaires sociaux et psychologiques extra et intra scolaires : assistante sociale, meilleur accompagnement scolaire en évitant de stigmatiser les mauvais résultats scolaire, réforme du système d'orientation scolaire afin d'éviter l'échec et la sortie prématurée du système scolaire (le système actuelle ne remplissant hélas pas assez sa fonction), incitation à un investissement dans le milieu associatif, culturel, sportif, ... C'est un véritable accompagnement qui doit avoir lieu et qui aura un effet préventif.

Mais le problème le plus épineux et le plus fréquent reste les individus qui font ceci pour l'appât du gain ou comme moyen de vivre "facile" et rapportant plus qu'un travail normal. Le gain semble facile, avec peu de risque de se faire prendre et les peines encourues peuvent ne pas sembler dissuasives. Les mesures que l'on peut prendre concernent plusieurs acteurs.

La loi que l'on peut durcir afin de dissuader les atteintes légères et moyennes, le bénéfice-risque devenant plus important. L'Etat et les collectivités peuvent lui aussi durcir ses moyens d'action et de prévention : caméras de surveillance dans les rues, augmentation des effectifs dans les forces de l'ordre, augmentation des patrouilles, mises en place de rondes de surveillance nocturne, augmenter le nombre de systèmes d'alarme avec appel direct aux forces de l'ordres chez les particuliers et les commerçants, ... Les commerçants et particuliers peuvent aussi être appelés à se doter de systèmes de sécurité plus performants, des protections en caisses, des moyens de défenses non létaux, avec de possibles subventions de l'Etat. Les systèmes de sécurités pourraient faire l'objet d'améliorations techniques et de recherche plus poussés.

Tout ces facteurs, ajoutés à un bon niveau de vie rendra le bénéfice-risque très désavantageux et repoussera les tentatives d’atteintes aux biens.

Pour le cas des atteintes à la personnes.

Là aussi si les causes sont diverses elles ressemblent néanmoins aux précédentes, le facteur économique rentrant un peu moins en jeu. En luttant contre la consommation de stupéfiants et d'alcool (grâce à la prévention), les débordements "festifs" peuvent être éviter. les Un plus grande sanction contre les agressions peut aussi être appliquée. Le phénomène psycho-social est aussi à prendre en compte. Comme précédemment dit, la prévention au niveau scolaire etc, est un moyen de lutte contre les agressions dues à un "malaise" de l'individu qui ne trouve refuge que dans la violence. Ici aussi une prévention auprès du grand publique pour apprendre des gestes qui peuvent aider en cas d'agression (self-défense, bombe à poivre, précautions à prendre, maîtrise de son calme, ...). L'augmentation des forces de l'ordre avec des patrouilles en villes, une proximité citoyens/police pour une meilleur confiance, ...

Les exemples de luttes sont très nombreux, comme les causes. Mais les causes existent bien, et le fait qu'elles soient identifiable indique clairement qu'on peut lutter contre. il n'y a aucune cause dont on ne puisse rien faire contre.

Toutes ces causes sont un peu comme les nœuds des mailles d'un filet quelque peu irrégulier : beaucoup de nœuds sont reliés ensemble leur permettant d'attraper les poissons que sont les auteurs des faits. Pas mal de poissons (les plus petits, moins sensibles à être attrapés) peuvent s'en échapper mais reste les plus gros. En délassant les nœuds on empêche le filet d'attraper quelque poisson que ce soit. C'est le caractère de cause à effet qui fait donc de la délinquance quelque chose d'évitable.

---------------------------------------------

Nounouille

Bonjour,

La délinquance est un fait regroupant tout actes et délits qui ont été commis sur une période et un groupe donné. Elle s'observe par des chiffres, des comptes rendus officiels qui sont très souvent réactualisés,parfois elle se vit en tant que « victime » et« coupable», les chiffres sont rapportés par la police et la gendarmerie. De mon point de vue la délinquance n'est pas un fait évitable dans une société comme la notre, les temps actuels ne sont pas favorables à une avancée positive des chiffres et quand bien même il le serait qu'elle ne disparaîtrait pas, le zéro absolut est impossible. Durkheim décrit la délinquance comme une pathologie sociale "il n’y a pas de sociétés connues où, sous des formes différentes,ne s’observe une criminalité plus ou moins développée. Il n’est pas de peuple dont la morale ne soit pas quotidiennement violée.Nous devons dire que le crime est nécessaire, qu’il ne peut pas ne pas être, que les conditions fondamentales de l’organisation sociale, telles qu’elles sont connues, l’impliquent logiquement.Par conséquent, le crime est normal."

La France à plusieurs catégories de délinquance qui sont regroupées comme suit :

-Les atteintes aux biens

- Atteintes volontaires à l'intégrité physique

- Escroqueries et infractions économiques et financières.

J'ai dis plus haut que la délinquance n'était pas évitable de par plusieurs facteurs entrésdans la sociétés depuis maintenant plusieurs années. Comme entrée d'argumentation je vais poser selon moi les problématiques qui sont en jeux actuellement :

La crise économique, qui implique une perte de moyens des ménages, le chômage, la hausse des prix dans tout les domaines font que les personnes qui proviennent de classes sociales populaires vont en arriver à commettre des actes délictueux. Si l'environnement est un facteur de délinquance le caractère de l'individu en est un lui aussi, je veux dire par là que la délinquance n'est pas un phénomène héréditaire et que beaucoup de pratiques délictueuses ne demandent pas d'avoir des connaissances en la matière

L'explosion familiale,les délinquants sont pour beaucoup des jeunes, de quartiers populaires, ayant été oubliés de la société et parfois-même abandonné moralement par les parents, étant dans la même galère que leurs enfants. Ne pouvant subvenir à leurs besoins et ne pouvant accéder à un emploi stable, l'envie forte de faire de l'argent facile se fait rapidement connaître pour ces jeunes.

Avec la crise économique actuelle, la population Française souffre de plus en plus du manque d'argent, depuis quelques années déjà s'est mis en place et fortement médiatisé, les publicités pour l'achat d'or. Avec ça de plus en plus de personnes se sont vues volées leurs bijoux à l'arrachée ou au domicile, la surmédiatisation est un problème n'arrangeant pas la baisse de certains actes. Le contrôle fait sur les bijoux n'étant pas fiable, n'importe qui peu revendre des bijoux qu'importe qu'ils ne soient pas les leurs.

Le chiffre noir de la délinquance, en effet certains actes ne sont pas enregistrés parles offices de police, car ils ne donnent pas suite à des plaintes comme suivant : les vols de véhicules ou de papiers sont déclarés pour des raisons d'assurance ; par contre les atteintes aux personnes sont sous-estimées de par la mauvaise prise en charge des victimes, leur crainte de représailles. D'autre part ne seront transmis qu'à l'autorité judiciaire les crimes et les délits, les violences impliquant une incapacité de travail de moins de 8 jours ne sont donc pas répertoriées.

Le débat est ouvert Musicateur !

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Membre+, ~~Cuvée spéciale~~ Zala ♥, 34ans Posté(e)
Nounouille Membre+ 5 791 messages
34ans‚ ~~Cuvée spéciale~~ Zala ♥,
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(Je tient à rappeler que le sujet parle du fait qu'on puisse éviter la délinquance, mais pas de dire si les méthodes sont le plus souhaitable)

Tout d'abord de quelle délinquance parlons nous et quelles sont ses causes ?

Nous évoquons ici la "petite" délinquance, les "faits mineurs" qui relève des atteintes aux biens (avec ou sans violence), des atteintes à l'intégrité physique volontaire sans arme et non crapuleuses, des escroquerie financière du type arnaque, etc, bref de petits faits que l'on peut qualifier "de la vie de tout les jours" dans le sens où ils sont assez fréquents, sans conséquences dramatiques outre-mesure (pas de crimes ou de violences conduisant à un traumatisme grave et handicapant, physique comme psychologique, ...).

Les raisons qui peuvent pousser des individus à les commettre sont multiples mais relèvent toutes d'un "malaise "généralisé" ou non de la société. En réfléchissant qu'est-ce qui peut faire agir quelqu'un de manière à enfreindre la loi ? Contexte économique difficile et difficultés à arrondir ses fins de mois, besoins, problèmes psychologiques, appât du gain, envie de vie plus facile, consommation de stupéfiants ou d'alcools, problèmes familiaux, marginalisation, sentiment de rejet et de haine, ... les causes sont multiples mais ne sont quelque part bien identifiables, une personne va commettre un délit à cause d'une raison particulière, consciente ou non, désirée ou abhorrée/contrainte.

Et c'est ce point majeur qui peut permettre la compréhension de ces phénomènes et la mise en place de politiques de lutte contre la petite délinquance.

Pour le cas des atteintes au biens

Le caractère de cette catégorie est économique. C'est donc la situation économique qui peut être le facteur de ce genre de délinquance. Soit par besoin, soit par avidité ou volonté d'un gain facile, rapide et important, deux situations donc assez différentes. Pour la première il est d'avis qu'en agissant sur les facteurs économiques et sociaux et sur les conditions de vie le problème disparaîtra de lui-même. Augmenter l'emploi, assurer un logement décent et un apport en denrées alimentaires en soutenant et développant encore plus le tissu associatif et l'action social de l'état dans l'aide aux plus démunis.

il y a aussi le cas de vols et trafics car, enfant, l'individu aura eu des problèmes dans l'environnement familiale et scolaire, un père absent, une mère dépassée, un milieu scolaire incompréhensif et encadrant de manière non adaptée, ... tout un ensemble qui peut amener quelqu'un à enfreindre la loi par manque de formation et d'un modèle sain et clair, qui peut amener à un sentiment de marginalisation et d'exclusion. Là encore on peut agir sur les partenaires sociaux et psychologiques extra et intra scolaires : assistante sociale, meilleur accompagnement scolaire en évitant de stigmatiser les mauvais résultats scolaire, réforme du système d'orientation scolaire afin d'éviter l'échec et la sortie prématurée du système scolaire (le système actuelle ne remplissant hélas pas assez sa fonction), incitation à un investissement dans le milieu associatif, culturel, sportif, ... C'est un véritable accompagnement qui doit avoir lieu et qui aura un effet préventif.

Le fait de mettre en place des réformes sur tout ces système n'aura un effet que de courtes durée. Les personnes délinquantes, sont en désaccord avec la société et pour beaucoup l'idée de se ranger à ce que la société veut d'eux n'est pas une condition acceptable. Pourquoi eux devraient se conformer aux valeurs de la société et pas les autres aux leurs ? "Le délinquant crée sa propre société, ainsi selon la théorie de l'association différentielle de Sutherland on ne naît pas délinquant, le futur délinquant donc va développer sa personnalité dans un système associationnel de délinquants" Mon lien . La société soulève le problème mais n'a jamais vraiment chercher de solution à ce niveau là. Chercher à faire rentrer ces personnes-là dans le moule de la société les confondras encore plus dans leurs sentiments de personnes en retrait à dresser. Ce sont des personnes avec un caractère bien établis, franc et difficile à faire évoluer dans une société qui jusque là l'a rejetée ou mis en prison. Les personnels à former, ne sont pas préparés à des rapports de force avec ces jeunes. Je dirais même qu'ils en ont peur, de ce fait là comment créer des relations de confiance avec ces jeunes ?

Mais le problème le plus épineux et le plus fréquent reste les individus qui font ceci pour l'appât du gain ou comme moyen de vivre "facile" et rapportant plus qu'un travail normal. Le gain semble facile, avec peu de risque de se faire prendre et les peines encourues peuvent ne pas sembler dissuasives. Les mesures que l'on peut prendre concernent plusieurs acteurs.

La loi que l'on peut durcir afin de dissuader les atteintes légères et moyennes, le bénéfice-risque devenant plus important. L'Etat et les collectivités peuvent lui aussi durcir ses moyens d'action et de prévention : caméras de surveillance dans les rues, augmentation des effectifs dans les forces de l'ordre, augmentation des patrouilles, mises en place de rondes de surveillance nocturne, augmenter le nombre de systèmes d'alarme avec appel direct aux forces de l'ordres chez les particuliers et les commerçants, ... Les commerçants et particuliers peuvent aussi être appelés à se doter de systèmes de sécurité plus performants, des protections en caisses, des moyens de défenses non létaux, avec de possibles subventions de l'Etat. Les systèmes de sécurités pourraient faire l'objet d'améliorations techniques et de recherche plus poussés.

Tout ces facteurs, ajoutés à un bon niveau de vie rendra le bénéfice-risque très désavantageux et repoussera les tentatives d’atteintes aux biens.

Le fait d'augmenter la répression augmente aussi les chiffres, on s'éloigne donc de votre but mon cher. De plus la répression amène la rébellion aussi. Mettre des gens en prison ne les aident pas à repartir du bon pied, retourner dans la société avec son casier dépucelé, revenir dans la société ne toujours pas trouver de travail, être rejeté, recommencer ses actes délictueux, repartir en prison et ainsi de suite. La construction des grandes villes sont un problème conséquent, les quartiers populaires sont en marge de la ville, le mélange ne se fait pas le sentiment d'exclusion amène à la haine et la haine pousse au délit.

Pour le cas des atteintes à la personnes.

Là aussi si les causes sont diverses elles ressemblent néanmoins aux précédentes, le facteur économique rentrant un peu moins en jeu. En luttant contre la consommation de stupéfiants et d'alcool (grâce à la prévention), les débordements "festifs" peuvent être éviter. les Un plus grande sanction contre les agressions peut aussi être appliquée. Le phénomène psycho-social est aussi à prendre en compte. Comme précédemment dit, la prévention au niveau scolaire etc, est un moyen de lutte contre les agressions dues à un "malaise" de l'individu qui ne trouve refuge que dans la violence. Ici aussi une prévention auprès du grand publique pour apprendre des gestes qui peuvent aider en cas d'agression (self-défense, bombe à poivre, précautions à prendre, maîtrise de son calme, ...). L'augmentation des forces de l'ordre avec des patrouilles en villes, une proximité citoyens/police pour une meilleur confiance, ...

La médiatisation d'un modèle social de personne est un fait qui entraîne la délinquance, les normes sont un problèmes. Celui n'entrant pas dans une conformité désignée par les exo-groupes se verra stigmatisé, violenté par ces mêmes exo-groupe. Le faire paraître apporte aussi cette sensation de jalousie, d'avoir les mêmes vêtements que les autres, les mêmes téléphones et autres gadgets. Il faut donc prendre en compte que toutes les publicités, toutes les images que renvoi la société ne donne pas la possibilité à tous d'obtenir tout ces biens qui leurs semblent si précieux. L'envie d'acquérir ce bien, se fait lentement mais sûrement, la personne ne se cachant pas de la fierté éprouvée à avoir eu ce joujou sera prise à partie et rackettée. Tant que les gens ne comprendrons pas qu'il n'est pas important de se montrer avec, bien qu'il fasse ce qu'ils veulent, il faudrait que cette montée de l'individualisme ne perdure pas. Ce n'est pas chacun pour sa pomme et bien fait pour les autres. Les regards peuvent être plus ouverts que celui de son petit bonheur matériel éphémère.

De plus la police a prouvée maintes fois qu'elle n'était pas irréprochable. De nombreuses balles perdues dans les banlieues ont été camouflées, tuant des jeunes. Comment faire confiance à des forces de l'ordre ayant en elles parfois plus de la haine que de l'envie de faire régner une ambiance apaisée.

Les exemples de luttes sont très nombreux, comme les causes. Mais les causes existent bien, et le fait qu'elles soient identifiable indique clairement qu'on peut lutter contre. il n'y a aucune cause dont on ne puisse rien faire contre.

Toutes ces causes sont un peu comme les nœuds des mailles d'un filet quelque peu irrégulier : beaucoup de nœuds sont reliés ensemble leur permettant d'attraper les poissons que sont les auteurs des faits. Pas mal de poissons (les plus petits, moins sensibles à être attrapés) peuvent s'en échapper mais reste les plus gros. En délassant les nœuds on empêche le filet d'attraper quelque poisson que ce soit. C'est le caractère de cause à effet qui fait donc de la délinquance quelque chose d'évitable.

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Le fait de mettre en place des réformes sur tout ces système n'aura un effet que de courtes durée. Les personnes délinquantes, sont en désaccord avec la société et pour beaucoup l'idée de se ranger à ce que la société veut d'eux n'est pas une condition acceptable. Pourquoi eux devraient se conformer aux valeurs de la société et pas les autres aux leurs ? "Le délinquant crée sa propre société, ainsi selon la théorie de l'association différentielle de Sutherland on ne naît pas délinquant, le futur délinquant donc va développer sa personnalité dans un système associationnel de délinquants" Mon lien . La société soulève le problème mais n'a jamais vraiment chercher de solution à ce niveau là. Chercher à faire rentrer ces personnes-là dans le moule de la société les confondras encore plus dans leurs sentiments de personnes en retrait à dresser. Ce sont des personnes avec un caractère bien établis, franc et difficile à faire évoluer dans une société qui jusque là l'a rejetée ou mis en prison. Les personnels à former, ne sont pas préparés à des rapports de force avec ces jeunes. Je dirais même qu'ils en ont peur, de ce fait là comment créer des relations de confiance avec ces jeunes ?

Non, cela n'aura pas qu'un effet de courte durée, certaines mesures préventives se veulent d'être à plus long terme. Revoir l'accompagnement socio-psycho-éducatif dans les structures scolaires à un effet à moyen et long terme. Des enfants en difficultés qui seront aidé et compris comme il faut n'auront pas ce genre de problème et sauront le gérer plus tard, avec de l'aide si besoin.

Comme vous le dites "on ne naît pas délinquant", ce sont des facteurs qui le font devenir. Or justement quand je parle de s'occuper dès l'enfance et l'adolescence dans le milieu éducatif de l'accompagnement des jeunes, je parle de lutter contre ce rejet, d'intégrer tout individu qui a des problèmes, l'aider à les surmonter. et tout ceci fait en sorte d'éviter que la jeunesse soit en désaccord complet avec la société. Après toute société change et cela demande une adaptation continue, les problèmes d'aujourd'hui ne seront peut-être pas ceux de demain.

Quant au personnel à formé, si il n'est pas préparé c'est parce que les méthodes ne sont pas les bonnes, les outils donnés ne sont pas suffisant. La formation de jeunes venant eux même de quartier défavoriser peut être une première étape. Travailler sur leur formation avec des psychologues, des personnes elles me^me défavorisées, des associations etc est une façon de les mettre sur la bonne voix. L'enfant doit être compris et entendu, son avenir et son bonheur doivent être corrélés ensemble pour le faire avancer à sa façon.

Le fait d'augmenter la répression augmente aussi les chiffres, on s'éloigne donc de votre but mon cher. De plus la répression amène la rébellion aussi. Mettre des gens en prison ne les aident pas à repartir du bon pied, retourner dans la société avec son casier dépucelé, revenir dans la société ne toujours pas trouver de travail, être rejeté, recommencer ses actes délictueux, repartir en prison et ainsi de suite. La construction des grandes villes sont un problème conséquent, les quartiers populaires sont en marge de la ville, le mélange ne se fait pas le sentiment d'exclusion amène à la haine et la haine pousse au délit.

Quand je parle d'augmenter la répression je parle de l'augmenter intelligemment. Un système dissuasif, sévère mais juste. Dans le même lien que vous donnez il est écrit, je cite : "John Dollard tente d'expliquer les facteurs incitatifs et désincitatifs à la délinquance. Au niveau de l'incitation Dollard fait de la frustration, de l'envie, le facteur déterminant, au niveau désincitatif il place la réponse de la société à la délinquance à savoir la punition et donc pour le délinquant la crainte de la punition. Il conclue que le niveau de la criminalité dépend des rapports dynamiques de la frustration et de la crainte de la punition. Si les frustrations sont peu nombreuses, la criminalité ne sera pas très forte. Elle ne le sera pas non plus si les frustrations sont nombreuses, mais la crainte de la punition forte. En revanche, si cette crainte est faible et si les frustrations sont nombreuses, la criminalité atteindra certainement un niveau élevé." La punition a bien un effet sur la délinquance, tout comme l'amélioration des réponses de la société vis à vis des attentes de ses citoyens dont j'ai déjà parlé.

Mais il est vrai que je n'ai parlé que du côté répressif et non pas du travail à faire derrière, en prison. Il reste toujours le problème de la réinsertion, problème actuellement non traité du à la surpopulation carcérale, les infrastructures inadaptées et aucune volonté de faire quoi que ce soit pour aider les détenus. La prison doit être considérée à juste titre comme une punition, mais aussi comme une aide pour réparer sa faute. Comme il faudrait soutenir un élève après un zéro en l'aidant à comprendre pourquoi et comment éviter cela à l'avenir, il faut accompagner le détenu. Les conditions de vie carcérales devraient être plus saines en prison pour éviter la rancœur et une concentration de la haine contre la société. Les détenus devrait avoir le droit à une formation pour leur éviter de devenir des marginaux une fois sortie. L'Etat pourrait aussi développer des partenariat entre des entreprises et les prisons pour améliorer la réinsertion. les Prisonnier pourrait aussi avoir la possibilité de faire du bénévolat dans des association afin de renforcer les liens sociaux, leur faire comprendre leur utilité.

Pour les quartiers populaires, se référer aux côté économique et à l'amélioration du système scolaire et des conseillers, qui sont un des rouages de l'intégration des territoires en marge de la société.

La médiatisation d'un modèle social de personne est un fait qui entraîne la délinquance, les normes sont un problèmes. Celui n'entrant pas dans une conformité désignée par les exo-groupes se verra stigmatisé, violenté par ces mêmes exo-groupe. Le faire paraître apporte aussi cette sensation de jalousie, d'avoir les mêmes vêtements que les autres, les mêmes téléphones et autres gadgets. Il faut donc prendre en compte que toutes les publicités, toutes les images que renvoi la société ne donne pas la possibilité à tous d'obtenir tout ces biens qui leurs semblent si précieux. L'envie d'acquérir ce bien, se fait lentement mais sûrement, la personne ne se cachant pas de la fierté éprouvée à avoir eu ce joujou sera prise à partie et rackettée. Tant que les gens ne comprendrons pas qu'il n'est pas important de se montrer avec, bien qu'il fasse ce qu'ils veulent, il faudrait que cette montée de l'individualisme ne perdure pas. Ce n'est pas chacun pour sa pomme et bien fait pour les autres. Les regards peuvent être plus ouverts que celui de son petit bonheur matériel éphémère.

De plus la police a prouvée maintes fois qu'elle n'était pas irréprochable. De nombreuses balles perdues dans les banlieues ont été camouflées, tuant des jeunes. Comment faire confiance à des forces de l'ordre ayant en elles parfois plus de la haine que de l'envie de faire régner une ambiance apaisée.

Nous sommes d'accord, l'individualisme (ainsi que l'influence du capitalisme le plus pur) qui amène à une montée de la délinquance. La jalousie, l'envie, l'avarice, ... autant de "défaut" en lien direct avec ces derniers et qui sont aussi étroitement liés à la délinquance. Mais ce sont des traits de la société, or une société change constamment. Et nous prenons de plus en plus conscience que ce capitalisme exacerbé qui va de paire avec l'individualisme (pas très en adéquation avec nos origines, l'Homme étant social et tourné vers le groupe) sont potentiellement destructeur.

La police fait certes des erreurs, mais qui n'en fait pas quand on est humain et que l'on est soumis chaque jour à une certaine pression, une haine venant des jeunes de banlieue, une mauvaise image chez beaucoup de personnes ? Les forces de l'ordre seraient plus efficaces avec plus de moyen, une autre vision dans l'application de leurs missions, des unités qui seraient tournées vers le dialogue quotidien avec toutes les classes de la population. Un familiarisation de la police pour améliorer son image et ainsi améliorer les conditions des agents et leur efficacité.

Bonjour,

La délinquance est un fait regroupant tout actes et délits qui ont été commis sur une période et un groupe donné. Elle s'observe par des chiffres, des comptes rendus officiels qui sont très souvent réactualisés,parfois elle se vit en tant que « victime » et« coupable», les chiffres sont rapportés par la police et la gendarmerie. De mon point de vue la délinquance n'est pas un fait évitable dans une société comme la notre, les temps actuels ne sont pas favorables à une avancée positive des chiffres et quand bien même il le serait qu'elle ne disparaîtrait pas, le zéro absolut est impossible. Durkheim décrit la délinquance comme une pathologie sociale "il n’y a pas de sociétés connues où, sous des formes différentes,ne s’observe une criminalité plus ou moins développée. Il n’est pas de peuple dont la morale ne soit pas quotidiennement violée.Nous devons dire que le crime est nécessaire, qu’il ne peut pas ne pas être, que les conditions fondamentales de l’organisation sociale, telles qu’elles sont connues, l’impliquent logiquement.Par conséquent, le crime est normal."

Les temps actuels sont ce qu'ils sont, mais cela ne veut pas dire que parce qu'on ne peut pas diminuer la délinquance aujourd'hui, on ne peut pas la diminuer dès demain. De toute façon ça ne se fait pas en un jour, c'est un travail qui s'inscrit dans la durée.

Vous parlez ici de crime, nous parlons de délinquance. La délinquance, elle, est évitable. Le crime moins, faisant beaucoup plus appel à une certaine irrationalité de l'esprit, ou du moins une folie passagère.

La France à plusieurs catégories de délinquance qui sont regroupées comme suit :

-Les atteintes aux biens

- Atteintes volontaires à l'intégrité physique

- Escroqueries et infractions économiques et financières.

J'ai dis plus haut que la délinquance n'était pas évitable de par plusieurs facteurs entrés dans la sociétés depuis maintenant plusieurs années. Comme entrée d'argumentation je vais poser selon moi les problématiques qui sont en jeux actuellement :

La crise économique, qui implique une perte de moyens des ménages, le chômage, la hausse des prix dans tout les domaines font que les personnes qui proviennent de classes sociales populaires vont en arriver à commettre des actes délictueux. Si l'environnement est un facteur de délinquance le caractère de l'individu en est un lui aussi, je veux dire par là que la délinquance n'est pas un phénomène héréditaire et que beaucoup de pratiques délictueuses ne demandent pas d'avoir des connaissances en la matière

L'explosion familiale,les délinquants sont pour beaucoup des jeunes, de quartiers populaires, ayant été oubliés de la société et parfois-même abandonné moralement par les parents, étant dans la même galère que leurs enfants. Ne pouvant subvenir à leurs besoins et ne pouvant accéder à un emploi stable, l'envie forte de faire de l'argent facile se fait rapidement connaître pour ces jeunes.

Avec la crise économique actuelle, la population Française souffre de plus en plus du manque d'argent, depuis quelques années déjà s'est mis en place et fortement médiatisé, les publicités pour l'achat d'or. Avec ça de plus en plus de personnes se sont vues volées leurs bijoux à l'arrachée ou au domicile, la surmédiatisation est un problème n'arrangeant pas la baisse de certains actes. Le contrôle fait sur les bijoux n'étant pas fiable, n'importe qui peu revendre des bijoux qu'importe qu'ils ne soient pas les leurs.

Le chiffre noir de la délinquance, en effet certains actes ne sont pas enregistrés parles offices de police, car ils ne donnent pas suite à des plaintes comme suivant : les vols de véhicules ou de papiers sont déclarés pour des raisons d'assurance ; par contre les atteintes aux personnes sont sous-estimées de par la mauvaise prise en charge des victimes, leur crainte de représailles. D'autre part ne seront transmis qu'à l'autorité judiciaire les crimes et les délits, les violences impliquant une incapacité de travail de moins de 8 jours ne sont donc pas répertoriées.

Tout ces facteurs je les cite. Et si ils existent bien, on peut aussi lutter contre, notamment les problèmes de marginalisation de certaines parties de la société, les problèmes connus dans l'enfance et l'adolescence, le manque d'insertion, ... bref, le malaise de la société. Tout ces problèmes ont des solutions, qui peuvent être certes difficiles à mettre ne place mais qui ne sont pas intraitable.

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