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Les aborigènes


Djizus

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Membre, Collabo, 48ans Posté(e)
Djizus Membre 3 400 messages
48ans‚ Collabo,
Posté(e)

Avant, il y avait les aborigènes

Publié le 05/05/2012 par joss C’est officiel depuis quelques années, avant les Australiens ‘occidentaux’, il y avait les aborigènes. Précisément depuis 1992, quand l’état Australien a annulé le Terra Nullius, sorte de loi historique qui stipule que quand les blancs sont arrivés sur le continent, il n’était à personne. Enfin, si, il était aux blancs, justement. Jusqu’à il y a 20 ans, c’était encore officiel. Inutile de dire qu’automatiquement, les sortes de noirs locaux se sont retrouvés de trop. Après leur avoir offert maladies et plombs dans le dos, on a commencé à les chasser, les violer et les faire travailler. Bref, méthode anglo-saxonne qui avait fait ses preuves en Amérique.

Et puis on leur a expliqué que les terres avaient un prix, et qu’ils ne l’avaient pas payé. Donc eux qui étaient répartis sur l’Australie entière, les voila maintenant réduit à des réserves et à Circular Quay. Cela dit, je trouve ça super qu’on leur ait rendu leur terres, dans lesquelles ils peuvent à nouveau vivre selon leurs habitudes, rites et coutumes.

P1180090-1024x576.jpgExemple typique des aborigènes en milieu urbain, sous l'indifférence générale

Il y a quelques réserves dans les zones sauvages d’Australie, comme au Nord de Cooktown, sur la péninsule d’York, ou dans le Northern Territory, autour d’Uluru, ou encore dans Arhnem, vaste territoire grand comme un 6ème de la France, (ou la Suisse + Belgique + Pays-Bas) à l’Est de Darwin. Sauf qu’au final, ils vivent mal dans ces réserves, même s’il faut une autorisation pour y aller, il y a beaucoup de touristes qui viennent les voir, et cela vire plus à la visite au Zoo qu’au respect de leur vie.

Mais encore, si le constat s’arrêtait là, à la rigueur, on s’en tirerait bien. Mais le problème, c’est dans les régions où les blancs et les abos (on est entre nous, on dit abo, pas de chichi) se côtoient. Car il semble que le gros problème actuel des abos, c’est l’alcool. C’est terrible. On en croise souvent, ivres et comme des clochards. On en a vu finir discrètement les verres non terminés dans les bars. D’autant qu’il y a des règles pour vendre de l’alcool, et les abos ont des rations et/ou des interdictions. Et puis, dans la ville, rien n’est fait pour eux. Quand on cherche du boulot, on a souvent la petite question de fin de formulaire « Êtes vous d’origine indigène ? » qui en dit long sur leur intégration professionnelle. Évidement, ils n’ont pas les moyens de payer un loyer, encore moins une école, d’aller chez le médecin ou simplement de s’acheter des fringues. Alors ils sont en guenilles, les dents abimées, et sont souvent imbibés d’alcool, à s’embrouiller, gueuler. C’est triste de voir comme la vie des occidents tue la vie des abos, comme il n’y a pas de place pour ceux qui ne jouent pas les nouvelles règles.

Walala.jpgUne peinture aborigène

Bon, on va pas jouer à l’adolescent qui est contre la guerre et le mal dans le monde, le pourfendeur des injustices de ce monde, mais parfois on en voit, ça fait vraiment mal au cœur. Il y a vraiment deux mondes qui cohabitent sans se regarder, sans communiquer. On dirait que les blancs attendent, patiemment, la mort à petit feu des abos. Donc on fait comme s’ils n’existaient pas et puis un jour, il n’y en aura plus. Facile. Je ne sais pas ce que pensent les abos de la situation, s’ils sont revanchards, tristes, détruits, …

Mais bon, haut les cœurs, il ne faut pas être que catastrophé par cette cohabitation! il y a quelques jeunes qui ne sont ni alcooliques, ni complètement exclus. On a vu quelques groupes qui s’identifient un peu aux cailleras à l’américaine, casquettes plates sur les côtés, les maillots de foot américains et le gangsta style. Ils sont encore plus à la mode que les australiens du même age (en même temps, la mode australienne…).

P1180199-1024x576.jpgCe qui reste des aborigènes : Des blancs qui nous vendent des didgeridoo et des boomerangs pour décorer

Le bilan, c’est que quand on visite l’Australie, on est super mal à l’aise vis à vis des aborigènes. Parce qu’on sait à peu près pourquoi ils en sont là, mais quand on les voit, c’est limite si on n’a pas peur d’eux (au delà de cette limite pour certaines), c’est difficile de leur parler. Et quand on en parle aux blancs d’Australie, c’est un sujet qui les rend peu bavards. Je ne sais pas s’ils ont un avis sur le sujet, s’ils s’en foutent, s’ils n’osent pas en parler, s’ils ont honte… En même temps, en 98, a été créé le Sorry Day, journée annuelle de reconnaissance des saloperies passées. C’est bien tard, mais mieux vaut tard que jamais.

Au final, je ne sais pas ce qu’il y aura d’abos dans 10 ans, à part des peintures à touristes et de la jungle avec du didgeridoo, mais aujourd’hui c’est vraiment dérangeant d’être témoin de la mise à mort en tout point d’une population vieille de 50 000 ans en moins de 200 ans…

Source : http://www.lojoz.com/avant-il-y-avait-des-aborigenes/

_ _ _

Je viens de lire cet article alors que j'étais tombé sur un reportage à propos des aborigènes et de l'alcool.

J'ai comme l'impression que les aborigènes sont les grands oubliés de l'Histoire.

Leur Histoire ressemble étrangement à celle des améridiens, mais sans la loi sur les Casinos. Juste une errance alcoolique et un mépris de la population blanche.

Les aborigènes vivent 10 ans de moins que la population blanche australienne et sont énormément touchés par l'alcoolisme.

Il sont l'image d'une cause palestinienne sans étendard, d'un colonialisme accepté par l'inconscient collectif.

Des oubliés qui n'avaient qu'à pas être sur le rocher où les prisonniers occidentaux se sont reproduits.

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Membre, RAMBO, 47ans Posté(e)
ivo marin Membre 1 338 messages
47ans‚ RAMBO,
Posté(e)

ouais, les Aborigènes ont des façons de communiquer qu'aucun homme blanc ne peut égaler ::smile2:

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Membre, Posté(e)
le merle Membre 21 605 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

bonjour

oui ,il subissent le mème sort que les indiens d'amérique .les aborigènes d'australie sont aussi de redoutables pisteurs .j'ai vue un documantaire ou une jeune fille blanche s'était perdue dans l'immensitée du buch .

malgrés des recherches intensives avec des chiens et des hélicoptères impossible de la retrouver .les recherches allaient ètres abandonnées lorsque l'on fit venir un arborigène renommé pour ses qualités de pisteur .

celui-çi fut amené à l'endroit ou la jeune disparue avait laissé un vétement .

l'arborigène scrutat le terrain dans tout les sens puis ,il prit une direction et s'enfonça dans la brousse suivit par des poliçiers .

l'homme semblait lire le terrain comme dans un livre ,parfois ,il s'arrétait et revenait quelques mètres en arrière et repartait suivant une piste invisible pour les blanc .

au bout de deux heures environ ,il découvrit la jeune disparue , épuisée mais saine et sauf .

les poliçiers n'en revenaient pas , c'était incroyable ,là ou les recherches de plusieurs jours avec hélicoptère , chiens , et de nombreux poliçiers avaient échouées ,cet arborigène avait tout réglé en deux heures .

bonne journée

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