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Le ‘’Printemps Érable’’ ou comment confisquer le pognon des cons!


Con testeur

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Con testeur Membre 1 356 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Chose promise, chose faite : Le Gouvermaman Marois a ‘’gelé’’ les tarifs étudiants, rétroactifs en 2011-2012.

Je dis bravo aux étudiants. De par sa mobilisation citoyenne (moins de 15 % de la population au plus fort des manifestations ce printemps!), la rue s’est imposée. Prochaine étape la gratuité scolaire ad vitam aeternam : autant pour le fils d’un millionnaire que pour celui issu d’une famille pauvre. Fraternité et Égalité pour tous. Avec les RIP, Référendum d’Initiative Populaire dans les cartons du PQ (Parti Québécois) minoritaire au pouvoir, Marois et consorts devra plier à nouveau. Il suffira qu’un groupe de pression réunisse 15% de votes (bonjour la démocratie du nombre!) dans un RIP pour que la rue impose sa loi à nouveau.

D’ailleurs, avec les RIP, aura-t-on encore besoin d’élire un Gouvernement? Laissons la rue gérer non? En ce printemps érable la rue n’a-t’elle pas prouvée son efficacité au-delà de la démocratie participative?

Vous en avez marre des tarifs d’Hydro-Québec? Réunissez 15% d’abonnés et obtenez un gel pour l’éternité de votre compte d’électricité.

Vous êtes contre la fermeture de Gentlilly2, l’unique centrale nucléaire? Les résidents de Bécancour et des villages environnants n’ont qu’à réunir 15% de citoyens et Maman Marois pliera.

Toute chose gratuite finie par perdre de sa valeur. Décrétez que l’eau du robinet est gratuit pour tous, que le ramassage des poubelles est gratuit et vous verrez la rue abuser de l’eau (laver son auto, son entrée charretière, arroser son gazon, le parement du pavillon de banlieue), abuser des déchets (adieu le tri à domicile, le compostage, bienvenue au retour du tout à la poubelle). Partout où il y aura de l’homme s’installera l’hommerie et son bon droit-citoyen : ‘’je paie des taxes et impôts non?’’.

Geler les tarifs étudiants équivaut à un rabais annuel de 2-3% (l’inflation) et les abolir plus tard c’est mettre en place une gratuité. On retrouvera l’hommerie sur les bancs collégiaux et universitaires : les éternels glandeurs, les décrocheurs chroniques, les ‘’carriéristes’’ en perpétuels changements d’orientations.

Qui en fera les frais de cette gratuité? Les cons de travailleurs avec leurs taxes et impôts.

Je paris mon dernier caleçon qu’en plus la rue réclamera qu’on lui rembourse le déglinguage de ses nombreuses casseroles! Gratuitement va s’en dire.

Les seuls gagnants de cette dernière gratuité? Les vitrines du capitaliste international, Wal-Mart et Rona (dont Castorama est l’actionnaire majoritaire).

26 millions de $ réclamé au Gouvermaman par la Ville de Montréal en heures sup pour le service policier durant les manifestations.

4 millions en mobiliers urbains, vitrines fracassées, amphithéâtres universitaires et collégiaux vandalisés.

25 millions en heures sup réclamé par les Collèges pour payer les profs afin de ‘’sauver’’ les sessions étudiantes.

35 millions réclamé par les Universités pour les mêmes raisons.

329 millions en manque à gagner pour les Universités en décrétant le gel des frais de scolarité, uniquement pour l’année 2011-2102.

Longue vie à la gratuité et bravo la rue!

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Invité Imanouèl
Invités, Posté(e)
Invité Imanouèl
Invité Imanouèl Invités 0 message
Posté(e)

Texte intéressant, on a beaucoup entendu les récriminations des étudiants québecquois, mais peu entendu d'autres sons de cloche.

Par contre :

Toute chose gratuite finie par perdre de sa valeur. Décrétez que l’eau du robinet est gratuit pour tous, que le ramassage des poubelles est gratuit et vous verrez la rue abuser de l’eau (laver son auto, son entrée charretière, arroser son gazon, le parement du pavillon de banlieue), abuser des déchets (adieu le tri à domicile, le compostage, bienvenue au retour du tout à la poubelle). Partout où il y aura de l’homme s’installera l’hommerie et son bon droit-citoyen : ‘’je paie des taxes et impôts non?’’.

Abus de l'eau, je veux bien mais... abus d'études universitaires ? J'ai pas bien compris. Vous demandez qu'on économise du temps d'études comme on économise une ressource comme l'eau ?

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slanny Membre 5 248 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

C'est surtout que ça oblige les étudiants a vraiment réfléchir a ce qu'ils veulent dans la vie et a penser a une carrière réalisable. Parce que les bac +12 qui passent le balai parce qu'il n'y a quasiment aucune débouché dans leur branche... C'est une peu une perte d'argent et de temps, a la fois pour l’État et pour la personne.

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Con testeur Membre 1 356 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

J'ai pas bien compris. Vous demandez qu'on économise du temps d'études comme on économise une ressource comme l'eau ?

J’ai pris l’exemple de l’eau pour démontrer mon argumentaire : instaurer une gratuité c’est ouvrir la porte aux abus. C’est faire fit du principe utilisateur-payeur.

Former, instruire, éduquer un diplômé coûte quelque chose à un collège ou a une université (Au Québec, 70 % du budget de fonctionnement des universités sont des salaires et avantages sociaux). Il n’y a rien de gratuit en ce monde sinon la mort.

Décréter dans un premier temps un gel pour ensuite instaurer la gratuité des frais de scolarité c’est coupé les vivres à l’enseignement supérieur. Avec le gel des frais étudiants par le nouveau gouvernement (l’augmentation proposée par l’ancien gouvernement défait représentait 17 % des revenus des universités dans 5 ans), certains recteurs ne savent plus où donner de la tête. Plusieurs d’entre-eux en sont à leur troisième révision budgétaire depuis le printemps érable pour équilibrer l’année 2012-2013.

Le travail d’un recteur d’université c’est faire en sorte que son établissement dispense une qualité d’enseignement supérieure à la concurrence, une valorisation des diplômes obtenus en en voie de l’être, l’embauche de professeurs émérites, la recherche de financement des chaires auprès des donateurs, l’étude comparative de la qualité entre lui et ses pairs.

Avec le gel, voilà qu’il consacre son temps dorénavant à jouer les comptables, à balancer des colonnes de chiffres, à se torturer les méninges pour faire 1+1 = 3. Quel énergie et talent gaspillés chez certain!

La rue demande aux recteurs de refaire le miracle de Cana : changer l’eau en vin.

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