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10 septembre 1898. Assassinat de «Sissi»


Invité David Web

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10 septembre 1898. Assassinat de «Sissi»

Le samedi 10 septembre 1898, une vieille dame de 61 ans est assassinée à Genève, sur le quai du Mont-Blanc, par un anarchiste italien. Il s'agit d'Élisabeth de Wittelsbach, épouse de François-Joseph 1er de Habsbourg, impératrice d'Autriche et reine de Hongrie, affectueusement surnommée «Sissi».

Sissi.jpg

Le meurtrier, Luigi Lucheni (26 ans), voulait à tout prix tuer un prince européen. Il avait jeté son dévolu sur le comte de Paris mais celui-ci avait reporté son déplacement à Genève. Un journal de la ville commetalors l'imprudence de briser l'incognito de l'impératrice, qui promenait de ville en ville sa neurasthénie.

L'anarchiste se met en faction près de l'hôtel Beau-Rivage où réside l'impératrice. Vers 15 heures, celle-ci sort au bras de sa dame de compagnie, la comtesse Irma Sztaray, en vue de prendre le bateau pour sa résidence de Territet, sur l'autre rive du lac.

Passant près du jeune homme, l'impératrice reçoit ce qu'elle croit être un coup de poing et trébuche. Tandis que le meurtrier s'enfuit, elle atteint avec peine son bateau et perd connaissance. C'est ainsi que «Sissi» paie de sa vie la folie anarchiste et meurtrière de son époque, prémonitoire de la Grande Guerre.

Le mythe de Sissi

Sissiphoto.jpg

La malheureuse impératrice était cousine du roi de Bavière Louis II de Wittelsbach, qui devint fou et se suicida non sans avoir laissé à son pays de fabuleux châteaux néo-gothiques (Neuschwanstein...).

Élisabeth avait épousé par amour à 16 ans, en 1854, le jeune empereur d'Autriche François-Joseph 1er. Celui-ci avait été immédiatement séduit par sa beauté et son opulente chevelure.

Aux côtés de son mari, «Sissi» avait participé à la transformation de l'empire en une double monarchie, l'Autriche-Hongrie, en 1867, devenant impératrice d'Autriche et reine de Hongrie.

Apprenant sa mort, le vieil empereur murmure : «Rien ne me sera donc épargné sur cette terre». Et il ajoute pour lui-même : «Nul ne sait combien nous nous sommes aimés».

Fin des Habsbourg

L'empereur, il est vrai, n'est pas gâté par le sort. Avant l'assassinat de sa femme, il a connu la mort tragique de son frère Maximilien à Queretaro, au Mexique, en 1867, et le suicide de son fils Rodophe à Mayerling. La soeur de sa femme, la duchesse d'Alençon, a brûlé vive dans l'incendie du Bazar de la Charité, à Paris, en 1897.

«Der alte Herr» (le vieux Monsieur) n'est pas au bout de ses peines. Son héritier et neveu, l'archiduc François-Ferdinand est assassiné à Sarajevo le 28 juin 1914. À sa mort, le 21 novembre 1916, à 86 ans, après un règne interminable de 68 ans, François-Joseph 1er laisse un trône en sursis et un empire en déconfiture.

Le destin sentimental et tragique de «Sissi» a suscité une abondante littérature et fait la gloire de Romy Schneider au cinéma.

Jeanne Lafont

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Membre, ventoux , 47ans Posté(e)
glaurren Membre 2 812 messages
47ans‚ ventoux ,
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Là ,j'aivraiment appris qqchose ......!

Pauvre sissi et bisou à.mémé ...

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Membre+, E-mage, 77ans Posté(e)
usagi Membre+ 363 016 messages
77ans‚ E-mage,
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548646ErvinOlaf9.jpg

83180301nidieunimaitre.jpg

et vive l'Anarchie 178020Anarchy.jpg

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
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Ascète, malédiction des Wittelsbach, extraordinaire destin, une vie à lire.

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Membre, Dégonfleur de baudruches, 68ans Posté(e)
Dinosaure marin Membre 24 125 messages
68ans‚ Dégonfleur de baudruches,
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Une névropathe de plus dans les familles régnantes consanguines européennes !

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
Posté(e)

"Des masques de viande de veau crue sur le visage, des compresses à l'huile d'olive pour la peau, des serviettes humides autour du corps pour entretenir la minceur, tout, en fin compte, était au service de la beauté. L'impératrice Elisabeth utilisait régulièrement ces recettes.

Des régimes à base d'oranges, d'oeufs, de lait, le jus de six kilos de viande de boeuf en guise de déjeuner, des blancs d'oeuf salés - tout fut tenté pour ne pas prendre un gramme de trop.

Sans oublier le lait encore chaud qu'on vient de traire. Il tint souvent lieu de repas à l'impératrice! Pour pouvoir fournir constamment du lait à Sa Majesté, il fallit à vrai dire des animaux sélectionnés, en permanence sous contrôle vétérinaire et qui étaient élevés dans le jardin tyrolien de Schönbrunn. Les vaches et les chèvres étaient même emportées en voyage car l'impératrice ne se fiait pas au bétail étranger.

Elle contrôlait son poids trois fois par jour, le résultat était enregistré sur une liste. Pour une hauteur de cents soixante douze centimètre, il ne devait pas dépasser cinquante kilos. Le tour de la taille, des cuisses, des mollets, était aussi mesuré avec précision, car la plus grande préocupation de l'impératrice était sa silhouette mince et frêle.

Il y avait ainsi dans chacune de ses résidences une salle de gymnastique avec tous les appareils possibles, des anneaux, une barre fixe et des haltères. Le mouvement était le premier commandement : il s'associait à de longues chevauchées, à la gymnastique quotidienne - une à deux heures chaque matin - et à des promenades à pied qui duraient plusieurs heures. On peut qualifier sans hésitation de "marches forcées" : elles étaient en effet la terreur de toutes les dames dhonneur qui devaient accompagner Sa Majesté et bien souvent la talonnaient presque à bout de souffle, car le rythme prescrit était très soutenu.

Les femmes de chambre passaient une heure entière à lacer son corset, malgrès la minceur de sa taille. Mais elle ne devait pas mesurer plus de cinquante centimètre ! Il arrivait aussi que les robes de l'impératrice soient cousues directeent sur elle pour être parfaitement ajustées à son corps. Sous sa tenue de cheval, elle ne portait pas de lingerie mais une tunique en cuir de cref extrèmement mince. Elle devit être humide pour lui allez comme une seconde peau.

*******************

Dans son livre, Die kranken Habsburger (Les Maladies des Habsbour), le Dr Bankl en conclut qu'on a là sans équivoque le tableau clinique de "l'anorexia nervosa, une obsession de maigrir pathologiquement s'accompagnant d'un besoin de mouvenement irrésistible et de l'alternance de phases de dépression et d'excitation agressive". Il explique aussi que les symptômes nevrotiques de l'anorexie sont très étroitement liés, sur le plan psychique, au rejet de toute plénitude corporelle et, avant tout, de la sexualité.

On n'a jamais parlé des rapports charnels entre l'empereur et Sissi, je n'ai jamais vu une allusion dans un livre à cet aspect du couple. Car pourquoi l'impératrice pouvait-elle vivre loin de son mari sans arrêt ? On ne lui connaît pas de liaisons, elle pouvait vivre sans ses enfants.

Je pense qu'elle était frigide, aimer autant son corps dénote une distance, comme les statues antiques, elle était de marbre, c'est terrifiant et fascinant.

On n'imagine pas les ravages de la folie et Freud, contemporain de l'impératrice, avait bien compris qu'il fallait sonder, révéler, ils auraient pu se rencontrer mais la psychanalyse n'existait pas quand elle est morte. La normalité est ennuyeuse.

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