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Mitt Romney vu par les Français: des préjugés et une grande indifférence


latin-boy30

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Membre+, Jeteur de pavés dans les mares, Posté(e)
latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares,
Posté(e)

http://www.huffingtonpost.fr/2012/07/26/mitt-romney-vu-par-les-francais-doutes-prejuges-indifference_n_1705140.html?utm_hp_ref=france

ELECTIONS AMERICAINES - Mitt Romney a entamé ce jeudi 26 juillet sa première tournée à l'étranger visant à renforcer sa stature présidentielle dans le duel qui l'oppose à Barack Obama. Un périple de six jours qui doit conduire le candidat républicain dans trois pays-alliés considérés parmi les plus proches des Etats-Unis: la Grande-Bretagne, Israël et la Pologne.

Un détour par la France n'est manifestement pas à l'ordre du jour, ce dont personne ici n'a semblé s'émouvoir. Après l'élection de François Hollande, entre les vacances d'été, la crise de la zone euro et les plans sociaux en rafales, les Français ont la tête ailleurs.

Un sérieux contraste avec la visite ultra-médiatisée, il y a quatre ans presque jour pour jour, du candidat démocrate Barack Obama, dont le passage de quelques heures à Paris avait attiré des dizaines de badauds devant les grilles de l'Elysée. A l'époque, 84% des Français accordaient leur confiance au sénateur de l'Illinois. Une "Obamania" partagée jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, Nicolas Sarkozy affichant alors ouvertement un soutien bien peu diplomatique à son "copain" Barack.

Malgré des hauts et des bas, la Obamania ne s'est pas démentie de ce côté-ci de l'Atlantique. A la question posée en juin 2012 par le centre de recherche Pew, "Obama mérite-t-il d'être réélu?", 92% des personnes interrogées en France répondent oui, le taux de réponses positives le plus élevé parmi les 21 pays étudiés.

<br style="list-style: none; margin: 0px 0px 4px; padding: 0px; border: none; display: block; ">Eclipsé par la bataille présidentielle française

Difficile d'en dire autant pour le grand inconnu Mitt Romney, dont la notoriété en France se résume à cette recherche Google.

Pas une seule enquête d'opinion n'a encore testé sa popularité en Europe ou en France. Même sa victoire lors des primaires républicaines en mai dernier a été très largement occultée par l'élection présidentielle française et les débuts du quinquennat de François Hollande.

"Les Français ont été sous-informés sur l'investiture de Mitt Romney, ce qui explique pourquoi il demeure très largement méconnu", note l'historien des Etats-Unis François Durpaire. Toutefois, "il s'agit plutôt d'un retour à la normale. Il y a quatre ans, la convention républicaine n'intéressait pas grand monde. La médiatisation des primaires américaines avait été exceptionnelle en raison de la bataille entre Hillary Clinton et Barack Obama".

Difficile de faire mieux pour l'ancien gouverneur du Massachusetts qui, même dans les rangs des élus américanophiles, a bien du mal à sortir du lot. "Je pense que pour les Français, Mitt Romney, c'est d'abord et avant tout l'adversaire de Barack Obama", tranche la députée PS des Français d'Amérique du Nord, Corinne Narassiguin. "Sur le papier il n'est pas inintéressant. C'est un Républicain modéré, presque classique. Il est préparé, bien financé, il a l'expérience des campagnes, la légitimité de sa réussite professionnelle. C'est un peu Bob Dole en plus jeune", relève le député écologiste François de Rugy, vice-président du groupe d'amitié France-Etats-Unis sous la précédente législature. Mais, rajoute-t-il, "il reste très peu connu parce qu'il n'a pas d'expérience internationale".

<br style="list-style: none; margin: 0px 0px 4px; padding: 0px; border: none; display: block; ">Les préjugés sur les Républicains ont la vie dure

Pour ne rien arranger, l'étiquette républicaine n'est pas un passeport idéal pour améliorer son image en France. "Les Républicains souffrent de deux stéréotypes en France: celui de prôner un capitalisme sans foi ni loi et celui de prôner une politique raciste. L'opposition du Parti républicain à la discrimination positive, par exemple, est très mal comprise", se désole Pierre Toullec, président du comité de soutien Mitt Romney France.

Emanation de l'association "Les amis du Parti républicain" créée en 2007, le comité cherche moins à fédérer les électeurs américains expatriés en France qu'à "expliquer la politique américaine du point de vue républicain". "La position de Barack Obama est systématiquement relayée en France, qu'il s'agisse de politique ou d'événements tragiques comme la fusillade d'Aurora. Alors que ce n'est jamais le cas pour Mitt Romney", assure Pierre Toullec.

"Mitt Romney pâtit de deux choses", confirme l'historien François Durpaire, qui met la dernière main à son livre Les Etats-Unis pour les nuls. 1. Un enthousiasme beaucoup plus grand des Français pour les Démocrates, qui date d'avant Obama: "Les démocrates sont les chouchous des Français" pour des raisons de philosophie et de culture politique. 2. l'image très positive de Barack Obama. "Parce qu'il restera à jamais le premier président noir des Etats-Unis mais aussi parce que sa réforme de l'assurance santé a donné l'impression qu'il se rapprochait des positions politiques françaises", analyse l'historien.

<br style="list-style: none; margin: 0px 0px 4px; padding: 0px; border: none; display: block; ">Quelques atouts et beaucoup d'incompréhension

Même les élus français de droite ne se pressent pas au portillon pour défendre leur homologue républicain. En 2008, rares étaient les députés UMP à ouvertement soutenir la candidature de John McCain face à Barack Obama. Un phénomène qui a toutes les chances de se reproduire en 2012.

Pourtant, Mitt Romney dispose d'atouts non négligeables pour séduire l'opinion française. A commencer par le fait qu'il parle couramment notre langue après avoir passé deux ans en France, entre juillet 1966 à décembre 1968, pour prêcher la bonne parole des Mormons. Une expérience forte mais qui lui a d'ailleurs été reprochée aux Etats-Unis, où "la tolérance aux discours anti-Français n'a pas d'équivalent pour d'autres pays", rappelle la députée Corinne Narassiguin.

Candidat malheureux aux primaires de 2008, Mitt Romney s'était lui aussi essayé au "french-bashing" en déclarant qu'en cas de victoire démocrate, "les Etats-Unis deviendraient la France du XXIe siècle : toujours un grand pays, mais plus la leader du monde". Depuis, l'ancien missionnaire mormon a fait amende honorable et revendique, discrètement, son amour de la France.

Mais ici "on a plus relayer les attaques de Newt Gingrich sur le fait qu'il parlait Français", râle le président de son comité de soutien français Pierre Toullec qui défend le "pragmatisme" de son candidat. "Ce n'est pas un idéologue, c'est avant tout quelqu'un qui s'est forgé en travaillant dans le privé, qui cherche des solutions aux problèmes. Il prône un discours qui pourrait séduire en France".

Ou pas. "En allant chercher les voix du Tea Party, il semble en décalage avec les valeurs françaises, y compris à droite. Le fait que ce soit un milliardaire qui a gagné sa vie en dépeçant des entreprises en difficulté marque une conception du capitalisme qui hérisse jusque dans les rangs de la droite", nuance Corinne Narassiguin.

Ses convictions religieuses ne sont pas un atout non plus. Très largement méconnue en France, l'Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours (le vrai nom des mormons) est au mieux considérée comme une religion folklorique, au pire comme une secte. "Les Français ignorent que le mormonisme politique est rattaché à l'aile modérée du Parti républicain", rappelle l'historien François Durpaire. "Il est possible que nous ayons besoin de donner des explications", anticipe le comité de soutien de Mitt Romney.

Vers une montée en puissance

Rien n'est pour autant perdu pour Mitt Romney. S'il paraît illusoire d'imaginer un retournement de l'opinion française à son égard, le candidat républicain pourrait voir sa notoriété grimper en flèche dès la rentrée de septembre. "Je pense que ça va démarrer à partir de la convention républicaine de la fin août qui, en France, donnera le vrai coup d'envoi de la campagne électorale", croit savoir François de Rugy. "Il a changé tellement de fois de positions qu'il est difficile de savoir ce qu'il pense vraiment. Le choix de son vice-président nous en apprendra davantage sur lui", pronostique de son côté la députée Corinne Narassiguin.

En attendant, ses soutiens français s'organisent. Le comité Mitt Romney France lancera son site de campagne dès le 1er août pour faire entendre sa voix dans les médias hexagonaux, même si l'espoir de voir le candidat républicain débarquer en France semble assez mince. "Ce serait à double tranchant, reconnait un sympathisant. Soit il est mal reçu et il pourrait l'exploiter à son avantage. Soit il est reçu dans l'indifférence générale, et ce serait un échec".

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Membre, ventoux , 47ans Posté(e)
glaurren Membre 2 812 messages
47ans‚ ventoux ,
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Un mormon à la tête des usa moi ça me fait peur(dans le genre intégrisme ,il y à pire ,mais il est doué )

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
Posté(e)

Ses positions sur les débats de sociétés me suffisent :mef:

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Membre+, Jeteur de pavés dans les mares, Posté(e)
latin-boy30 Membre+ 9 575 messages
Jeteur de pavés dans les mares,
Posté(e)

Si Mitt Romney est peu médiatisé en France, au contraire d'Obama, c'est parce-que les médias ne jugent pas nécessaire ou alors ne veulent pas montrer aux Français un candidat américain qui risque de réduire l'Etat-Providence dans des proportions importantes.

On a en France une tradition interventionniste, on a tendance à faire confiance à l'Etat, et donc nos médias préfèrent montrer Obama qui est plus proche de cette tendance.

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Membre, ventoux , 47ans Posté(e)
glaurren Membre 2 812 messages
47ans‚ ventoux ,
Posté(e)

Entre un capitaliste mormon (qu'il pousse à l'extrême ,surtout le capitalisme) et obama ,mon coeur ne balance même pas;

enfin après bush jr.l'attardé il vont continé à faire de pire en pire ?

God saves the usa!

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Invité Long Nao
Invités, Posté(e)
Invité Long Nao
Invité Long Nao Invités 0 message
Posté(e)

Ou peut-être parce qu'il n'a rien de plus intéressant à montrer que de l'anti-obamisme primaire :o°

Séreiusement, cette campagne risque bien d'être aussi passionante que la nôtre :smile2: du côté de l'opposition républicaine en tout cas... Obama a vraiment une oeuvre à poursuivre.

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Membre, ventoux , 47ans Posté(e)
glaurren Membre 2 812 messages
47ans‚ ventoux ,
Posté(e)

Ça m'étonne pas mister malibu on the beach (c'est mesquin mais je pouvait pas laisser passé l'occas )

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Membre, 42ans Posté(e)
Californication Membre 9 058 messages
Baby Forumeur‚ 42ans‚
Posté(e)

:smile2: Pourquoi mesquin ? J'trouve ça plutôt drôle (et vrai qui plus est).

Ce mec pue le puritanisme à plein nez :mef:

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