Aller au contenu

SANTE PUBLIQUE : Le péril des alcools frelatés


Hamourabi

Messages recommandés

Membre, 46ans Posté(e)
Hamourabi Membre 1 819 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

SANTE PUBLIQUE : Le péril des alcools frelatés

commercialisation de liqueurs de qualité douteuse, communément appelées « frelatés » ou encore « frelons », fait incontestablement partie des secteurs d’activités prospères en ce moment au Burkina Faso. Jadis importés, ces alcools font aujourd’hui l’objet d’une production locale aux contours très nébuleux. Des unités de fabrication opérant dans une clandestinité déroutante déversent sur le marché des quantités énormes de ces produits dont la production échappe à tout contrôle de qualité. Mais le plus hallucinant dans l’affaire est le laxisme dont fait preuve l’autorité face à la prolifération sauvage de ces alcools pourtant dangereux pour la santé.

En cette matinée ensoleillée d’avril 2012, le kiosque de JB ne désemplit pas. Situé non loin de la salle de ciné du secteur 29, ce kiosque est le lieu d’une animation presqu’ininterrompue dans cette partie du quartier. L’attraction, ce sont les liqueurs. Les inconditionnels de ce type de boissons ne manquent pas. Les kiosques comme celui-là, sont nombreux dans la ville de Ouagadougou. Les liqueurs et autres vins frelatés sont leur spécialité. Dans le milieu, on les appelle « raccourcis ». Avec des taux d’alcool fortement élevés, on n’a pas besoin de beaucoup d’argent pour avoir sa « dose ». 200 FCFA suffisent largement pour ne pas envier celui qui aura dépensé des milliers de francs CFA au maquis pour quelques bières. En plus, le client a un éventail de choix : « Kassapreko », « Don carlos », « Don Garcias », « Eperon », « Pastis », « Vieux Menthos », « Gin Harpon », « Dry Gin », « Venus », etc. En sachet, en bouteille ou en carton, peu importe. L’essentiel ici, c’est de pouvoir se saouler à moindre coût.

Pourtant, l’origine de ces produits pose problème. Dans un passé récent, ce genre de boissons était exclusivement importé. Mais voilà que depuis quelques temps, certains hommes d’affaires évoluant dans le domaine et voulant maximiser leurs gains, ont décidé de les produire localement. Désormais, seuls les ingrédients sont importés. Tout le processus de distillation se passe sur place à Ouagadougou. L’activité est très luxuriante. Le nombre sans cesse croissant de consommateurs de ces liqueurs en dit long sur l’étendue du marché. Selon un spécialiste du Laboratoire national de santé publique (LNSP), l’heure est grave. La menace est de taille. Avec un niveau de vie continuellement en chute libre, de nombreuses personnes n’ont plus que ce genre de boissons comme recours, pour étancher leur soif d’alcool. Les unités de production prolifèrent comme des champignons dans les quartiers. Impossible d’avoir un œil sur leurs activités. La plupart d’entre elles fonctionnent dans la clandestinité et leurs produits échappent à tout contrôle. Au ministère en charge du commerce, impossible d’avoir la moindre information claire sur ces usines d’un genre nouveau.

[ Lire la suite de l'Article.. ]

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Membre, Tu n'auras d'autre batracien devant ma face, 110ans Posté(e)
Grenouille Verte Membre 32 822 messages
110ans‚ Tu n'auras d'autre batracien devant ma face,
Posté(e)

L'alcool est toujours dangereux, même sans être frelaté. :sleep:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×