Aller au contenu

Un jour, une expression


Invité Grenadine33

Messages recommandés

Invité Grenadine33
Invités, Posté(e)
Invité Grenadine33
Invité Grenadine33 Invités 0 message
Posté(e)

13 juin 2012.

RUER DANS LES BRANCARDS

titre_signification.gif

Se révolter, se rebiffer.

Refuser de continuer un travail.

titre_origine.gif

Quand on vous parle 'brancard', vous imaginez tout de suite des infirmiers qui transportent un malade dont on se demande quelle mouche l'a piqué pour qu'il s'agite comme un forcéné sur son brancard au point d'en chuter et d'aggraver son mal, au lieu d'attendre calmement d'être amené jusqu'au lieu où il sera soigné.

Mais c'est oublier qu'au XVe siècle, avant de prendre le sens qu'on leur connaît aujourd'hui, les brancards étaient deux longs bouts de bois prolongeant vers l'avant la caisse d'une voiture, et entre lesquels était placé l'équidé chargé de déplacer la charge que son maître devait transporter d'un endroit à un autre ou les passagers que le chariot contenait [1].

Et lorsque l'animal en avait assez d'être exploité, qu'il ne voulait plus faire le job, qu'il réclamait sa pitance, il décochait des ruades, se cabrait ou ruait entre / dans ses brancards.

C'est donc simplement de cette ancienne réalité que notre expression provient, et non du brancard des infirmiers.

[1] Et avant cela, le mot désignait le chariot lui-même.

http://www.expressio.fr/expressions/ruer-dans-les-brancards.php

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant
Invité morphee_
Invités, Posté(e)
Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

titre_expression.gif

« Tirer le diable par la queue »

titre_signification.gif

Vivre avec des ressources insuffisantes.

Avoir des difficultés à subvenir à ses besoins.

titre_origine.gif

Si c'est Dieu qui gouverne, le Diable est dans l'opposition. Et il le montre bien, glissant des peaux de bananes autant que faire se peut dans les tentatives infructueuses du Créateur pour ramener l'Homme dans le droit chemin.

Ce personnage existe depuis la nuit des temps dans l'imaginaire des humains, sous une forme ou une autre.

Et les histoires où un homme fait appel au Diable pour l'aider à le sortir d'un très mauvais pas sont nombreuses.

C'est pourquoi, suite au mystère qui entoure l'origine de cette expression, de nombreux lexicographes ont tenté de l'expliquer par l'image de l'homme qui, étant dans un grand besoin, passe un coup de fil au Diable pour le faire venir. Mais une fois ce dernier présent et les raisons de l'appel au secours expliquées, celui-ci décide de repartir sans accorder d'aide. Le pauvre homme, qui est pourtant prêt à vendre son âme tellement il est dans le besoin, cherche alors désespérement à le retenir par ce qui lui tombe sous la main, c'est-à-dire la queue.

Mais Duneton, grâce aux travaux récents de Pierre Enckell (écrivain, journaliste et lexicographe contemporain), signale qu'il y a longtemps, cette expression avait un autre sens.

Aux XVIe et XVIIe siècles, les textes où elle apparaît montrent qu'elle signifiait "travailler humblement pour gagner raisonnablement sa vie".

Mais en aucun cas, il n'y a de notion de misère, de gêne, de difficulté à gagner sa vie.

Par contre, dès 1690, Furetière donne notre signification actuelle à l'expression.

Ces découvertes récentes ne font qu'ajouter un mystère au précédent :

  • On ne sait toujours pas ce qui a fait basculer le sens de l'expression, donc le lien qu'il peut y avoir entre la misère et le diable qu'on tire par la queue,
  • Mais on ne sait pas plus pourquoi, auparavant, un travail humble était comparé à un 'tirage' de queue du diable.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Grenadine33
Invités, Posté(e)
Invité Grenadine33
Invité Grenadine33 Invités 0 message
Posté(e)

Monter sur ses grands chevaux »

titre_signification.gif

S'emporter, se mettre en colère.

Prendre de haut.

titre_origine.gif

Ceux qui n'auraient à proximité que des chevaux de Przewalski (lien.gif) auraient beaucoup de mal à monter sur leurs grands chevaux, vu la taille de l'animal et son indomptabilité.

Autrefois, alors que le cheval était le moyen de locomotion principal, on en utilisait plusieurs sortes et, parmi celles-ci :

  • le palefroi servait pour les parades, pour les voyages et comme monture pour les dames ;
  • le sommier (la bête de somme) portait les armes et les bagages ;
  • le destrier était le cheval de combat, animal de race et de grande taille (il était ainsi nommé parce l'écuyer l'amenait de la main droite au chevalier).

Lorsque les chevaliers combattaient, ils montaient sur des destriers et plus le "cheval de bataille" était grand, plus ils pouvaient observer et dominer l'adversaire.

Ainsi, à l'origine, monter sur ses grands chevaux, c'était, pour une troupe de chevaliers, partir à la bataille en chevauchant de grandes montures.

De la fougue et l'ardeur nécessaires pour partir ainsi en guerre, il nous est resté, au figuré et depuis la fin du XVIe siècle, cette expression où la fougue est devenue celle de celui qui s'emporte.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité morphee_
Invités, Posté(e)
Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

Il va de soi que, sauf grave erreur de diagnostic, un mort n'est plus vraiment en état de manger quoi que ce soit.

Mais, lorsque cette expression est apparue, au milieu du XIXe siècle, il n'avait bien souvent que de la terre au-dessus de lui et, à supposer qu'il soit capable d'ingurgiter quelque plante, la face tournée vers le haut, ce serait bien sa racine à laquelle il aurait accès en premier lieu.

L'image est donc suffisamment parlante pour comprendre le sens de l'expression et imaginer qu'elle ait pu germer dans l'esprit de quelqu'un aimant les plaisanteries macabres.

Mais pourquoi des pissenlits ?

Cela ne semble malheureusement pas bien clair.

Si le pissenlit a de fortes vertus diurétiques sur les vivants (d'où son nom : pisse en lit), il n'est pas connu pour faire un effet particulier aux morts. Tout au plus peut-on constater, paraît-il, qu'il pousse volontiers sur de la terre fraîchement retournée et que son apparition rapide sur une tombe ait donc pu le faire préférer aux mauves ou aux coquelicots.

Et puis Alain Rey indique que 'pisser' a eu aussi un lien avec la mort dans l'expression "pisser sur la fosse de quelqu'un" qui voulait dire "lui survivre". Mais était-ce suffisant, pour inciter à préférer le pissenlit dans notre expression ?

D'autant plus qu'après la naissance de notre expression, on en a trouvé des variantes avec l'herbe et avec la carotte (mais sans le 'par la racine', cette fois, la carotte en étant déjà une).

« Manger les pissenlits par la racine »

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Membre+, Posté(e)
Doïna Membre+ 19 783 messages
Maitre des forums‚
Posté(e)

J'aime bien l'expression : "faire des gorges chaudes" (se moquer ouvertement de quelqu'un ou de quelque chose). C'est tellement imagé...:lol:

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité morphee_
Invités, Posté(e)
Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

http://www.dictionnaire-sexuel.com/definition-g.html

ou quand on peut dire aussi :

"faire des gorges profondes"

en effet il semblerait que dans certains cas personne n'ose remuer les lèvres ni afin de rire, ni un sourire

http://tribouilloyterminales.over-blog.com/article-15638933.html

pince(s) sans rire quoi

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité morphee_
Invités, Posté(e)
Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

titre_origine.gif

À une lointaine époque, dans le bas peuple, chez les pauvres, lorsque les légumes étaient les ingrédients principaux des repas (la viande était réservée aux riches, les pâtes et le riz[1] n'étaient pas encore connus ou répandus), le chou en était un des plus courants : résistant, facilement cultivé, peu cher, il était autrement plus souvent présenté à table que de nos jours.

Mais un simple chou bouilli, s'il permet de se nourrir, n'est vraiment pas fait pour mettre l'eau à la bouche. Alors pour lui donner du goût, il était fréquent, lorsqu'on en avait, d'adjoindre à l'eau de cuisson une graisse animale comme du lard, autrement dit de rendre (faire) son chou (un peu) gras.

De là le premier sens de l'expression au XVe siècle : on se régalait de ce bon plat qu'était le chou gras.

C'est surtout à partir du XVIIe siècle qu'elle a pris le sens de "en retirer profit". Pourquoi ? Parce que le chou était 'engraissé' comme l'est, au figuré, le portefeuille de celui qui retire du profit de ses bonnes affaires.

Mais aujourd'hui, l'expression a souvent un sens péjoratif, le profit ou l'avantage étant supposé comme acquis au détriment de quelqu'un ou quelque chose.

[1] Malgré leur ancienneté, les premières ne commenceront à être importées en France qu'au XVIe siècle et le second n'est mentionné qu'à la fin du XIVe siècle en France et ce n'est qu'au XVIIe siècle qu'il commencera à y être cultivé.

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité Grenadine33
Invités, Posté(e)
Invité Grenadine33
Invité Grenadine33 Invités 0 message
Posté(e)

« Le nerf de la guerre »

titre_signification.gif

L'argent

titre_origine.gif

On sait que les nerfs sont ces fibres (très nerveuses) qui, dans le corps humain, transmettent, entre autres, les ordres issus de notre cerveau vers nos membres.

Mais, au XIe siècle, lorsque le mot apparaît, cette acception moderne n'est pas celle initiale. En effet, le mot 'nerf' vient du latin 'nervus' qui, au sens propre, désignait de manière beaucoup moins spécialisée un ligament, un tendon ou une fibre quelconque et qui, au figuré, signifiait 'force', 'vigueur' et "partie essentielle (d'une chose)".

Et c'est bien ce sens figuré qui nous intéresse ici.

Car si, au Moyen Âge, une guerre servait aussi à s'enrichir en pillant les biens et les terres de l'adversaire ou en rançonnant l'ennemi, elle est bien plus souvent un gouffre financier en raison du coût des armes, de l'équipement nécessaire et de la solde des armées.

Si bien qu'il est difficile de mener 'correctement' une guerre lorsque les caisses sont totalement vides, l'argent étant cette "partie essentielle" sans laquelle la guerre ne peut qu'être perdue face à un ennemi mieux équipé car ayant plus de moyens financiers.

Selon les lexicographes modernes l'expression n'apparaît sous la forme actuelle qu'au cours du XVIIe siècle. Cependant, au XVIe, Rabelais parlait déjà du "nerf des batailles" et Jodelle (lien.gif) du "nerf de toute guerre".

Un peu plus tôt encore, Nicolas Machiavel citait un historien du premier siècle en écrivant : "Quinte-Curce a énoncé cette opinion en parlant de la guerre qui éclata entre Antipater, roi de Macédoine, et Lacédémone. Il rapporte que le manque d'argent força le roi de Sparte à livrer bataille, et qu'il fut vaincu ; et que s'il avait différé de quelques jours le combat, la nouvelle de la mort d'Alexandre se serait répandue dans toute la Grèce, et la victoire se serait déclarée pour lui sans combattre. Mais comme il manquait d'argent, et qu'il craignait que son armée ne l'abandonnât faute de paye, il fut forcé de tenter la fortune des combats. C'est à cette occasion que Quinte-Curce avance que l'argent est le nerf de la guerre."

Comme quoi, si la citation est juste, il y a bien longtemps que l'on s'est rendu compte que, sans argent, point de guerre digne de ce nom.

L'ancien sens figuré 'force' ou 'vigueur' a également été repris par Furetière lorsqu'il a écrit "L'argent est le nerf de la guerre, pour dire, c'est la force, le ressort qui fait agir toute l'armée".

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Invité morphee_
Invités, Posté(e)
Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

?

titre_expression.gif

« Erreur 404 - Page non trouvée »

titre_signification.gif

Indique que la page que vous avez demandée ou vers laquelle vous avez été dirigé depuis un autre site n'existe pas, n'existe plus ou (qui sait ?) n'existe pas encore.

titre_origine.gif

Cette expression remonte à la nuit des temps du web, au tout début des années 1990, à l'époque où au CERN, en Suisse, des petits malins, dont le fameux Tim Berners-Lee, considéré comme le père du web, commençaient à inventer ce qui allait devenir le World Wide Web.

Pour comprendre le pourquoi de ce numéro d'erreur, il faut savoir que lorsque vous, le client, demandez à un site, le serveur, de vous envoyer le contenu d'une page qui sera affichée par votre navigateur Internet (Internet Explore, Firefox, Chrome, Opera...), vous dialoguez sans forcément le savoir par un mécanisme ou protocole de communication qui s'appelle Hypertext Transfer Protocol, dont l'acronyme est HTTP (pourquoi croyez-vous que l'adresse de vos pages web commencent par 'http:' ?).

Mais, pour diverses raisons techniques ou d'autorisation, le serveur peut ne pas être capable de vous retourner ce que vous lui demandez. Dans ce cas, il vous affiche un code d'erreur dépendant du problème rencontré.

Or, il se trouve que, aux débuts du web, Tim Berners-Lee, travaillant au sein du World Wide Web Consortium (aussi appelé W3C), a défini une liste des codes d'erreur qu'il est possible de rencontrer (parallèlement, il a également défini une liste de codes indiquant une bonne exécution).

Parmi ceux-ci, il y a les erreurs de la classe 4, les 4xx, qui correspondent aux erreurs du client (donc vous), la quatrième dans cette classe, la 404, indique que vous avez probablement mal tapé le nom du document que vous voulez récupérer, puisque celui-ci n'a pas été trouvé sur le serveur.

C'est ainsi que l'erreur 404 est devenue de manière générique l'erreur indiquant que la page demandée n'existe pas sur le serveur, que ce soit vous qui ayez tapé son adresse, ou que vous ayez cliqué sur un lien contenant cette adresse erronée

Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×