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Climar: où en sont les négociations pour lutter contre le réchauffement?


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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Bonjour à tous,

Sous le couvert de la crise, l'écologie est mise au frigo alors que c'est un problème urgent!

On peut très bien effacer la dette publique.

La dette écologique, elle, est ineffaçable

".

Climat : où en sont les négociations pour limiter le réchauffement planétaire ?

PAR MAXIME COMBES (31 MAI 2012)

Un nouveau record d’émissions de gaz à effet de serre a encore été battu en 2011. Plusieurs instituts de recherche annoncent un réchauffement de plus de 3,5 °C d’ici à la fin du siècle. Malgré cela, de nouvelles négociations climatiques viennent de se terminer, dans l’indifférence générale, à Bonn. Toujours pas d’accord en vue. Les États continuent de se renvoyer la balle, le marché du carbone est en pleine déconfiture, et les promesses des grandes négociations tombent dans l’oubli. Le chaos climatique, lui, n’attend pas.

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À croire que les sécheresses en Australie et en Afrique, les inondations au Pakistan et en Thaïlande, les feux de forêt en Russie, la montée des eaux qui menace les îles du Pacifique, le changement des saisons des pluies dans les Andes ou en Asie du Sud-Est ne suffisent pas. Les dernières négociations internationales sur le climat, qui ont eu lieu à Bonn (Allemagne) du 14 au 25 mai, se sont achevées « dans la discorde et la déception », estime The Guardian. Pourtant, de nouveaux records d’émissions de gaz à effet de serre ont été battus : + 3,2 % en 2011 ! Après avoir connu une augmentation de 6 % en 2010… Pour avoir une chance sur deux de ne pas dépasser les 2 °C d’augmentation de la température d’ici à la fin du siècle, les émissions ne devraient presque plus augmenter jusqu’en 2017, selon le scénario de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ce qui fait dire à Fatih Birol, économiste en chef de l’AIE, que la possibilité de ne pas dépasser les 2 °C est sur le point de devenir inaccessible.

En se fondant sur les engagements actuels de réduction de chaque pays, trois instituts [1] prévoient que la température globale moyenne va augmenter de 3,5 °C d’ici à la fin du siècle. « Plusieurs gouvernements ne semblent pas appliquer les politiques censées leur permettre d’atteindre leurs objectifs de réduction de GES, estiment-ils. D’où une difficulté à contenir l’augmentation de la température terrestre entre 1,5 et 2 °C. Les émissions du Canada devraient augmenter de 7 % d’ici à 2020 par rapport à 2005. Ce dernier s’était pourtant engagé à les réduire de 17 % sur la même période. Le protocole de Kyoto – dont la Canada s’est depuis retiré – prévoyait qu’il les réduise de 6 % entre 2008 et 2012 par rapport à 1990.

Comment les États se renvoient la balle

À Bonn, avait lieu en mai la première rencontre après la conférence de Durban de décembre 2011. Les pays étaient censés établir un plan de travail pour les trois prochaines années. Une « phase conceptuelle » (sic), selon le négociateur américain. À Durban, après de longues nuits de négociations, les pays avaient finalement décidé de poursuivre la discussion en vue d’un accord en 2015, qui pourrait entrer en vigueur en 2020 (re-sic) ! Débutées après le sommet de Rio de 1992, les négociations internationales sur le climat semblent s’enliser de façon quasi irrémédiable, faisant naître « un immense fossé entre un monde qui fonce vers le chaos climatique et des États qui se livrent à la procrastination », comme le signalait Basta ! en décembre dernier.

Lorsque les négociations sont bloquées, les États en profitent pour reprendre leur jeu favori : le « blame game ». Ce qu’on pourrait traduire en français par « se renvoyer la balle ». Ils passent leurs journées à se rejeter la responsabilité de l’inertie des négociations, oubliant de balayer devant leur porte. L’Union européenne s’en donne à cœur joie. Par l’intermédiaire de sa commissaire à l’Environnement, Connie Hedegaard, elle n’hésite pas une seconde à dégainer contre l’Inde et la Chine, accusées de « dépenser trop d’énergie en essayant de revenir en arrière plutôt que de sécuriser les progrès ». En ligne de mire, les positions prudentes de ces pays quant à l’ouverture de négociations qui les placeraient sur un pied d’égalité avec les pays ayant historiquement émis plus des trois quarts des gaz à effet de serre.

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Les pays du Nord, principaux responsables des dérèglements climatiques actuels, sont accusés par la Chine, l’Inde et les pays « en développement », de vouloir « échapper aux engagements juridiquement contraignants » et d’abandonner le principe de « responsabilités communes mais différenciées ». Difficile de leur donner tort, à voir l’inaction des États-Unis et la décision du Canada de sortir du protocole de Kyoto [2]. Ou la volonté de la Russie, du Japon, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande de ne pas s’aventurer sur une deuxième période d’engagements de réductions d’émissions.

Les fausses solutions de l’Union européenne

L’Union européenne, affublée d’un très usurpé titre de « leader climatique », n’est pas exempte de tout reproche. D’abord parce qu’elle cible ses attaques sur la Chine et l’Inde plutôt que sur les États-Unis et le Canada. Ensuite parce qu’elle refuse de s’engager sur des réductions d’émissions de 40 % d’ici à 2020. Le seul engagement possible au vu des enjeux, et pour donner du contenu à une seconde période d’engagements dans le cadre du protocole de Kyoto. Si l’on y ajoute des promesses de financements auprès des pays du Sud qui restent non tenues – le Fonds vert pour le Climat n’est toujours pas opérationnel – et le fait que sa politique d’efficacité énergétique est actuellement torpillée, l’UE aurait beaucoup à faire avant de donner des leçons à tout le monde en matière de politique climatique !

L’Agence européenne de l’environnement (AEE) vient de révéler que les émissions de l’UE ont de nouveau augmenté, de 2,4 % en 2010. Si les sources d’énergies renouvelables ont cru de 12,7 % au sein de l’UE, la consommation totale de gaz a également augmenté de 7,4 %. Preuve que que les énergies renouvelables s’ajoutent au mix énergétique existant, plus qu’elles ne se substituent aux énergies fossiles. Au même moment, selon The Guardian, l’UE semble vouloir faire du gaz un « carburant à faible teneur en carbone », décision susceptible de dévier des fonds destinés aux énergies renouvelables vers le développement du gaz. À l’heure où l’AIE préconise d’introduire une réglementation favorable pour susciter un nouvel « âge d’or du gaz », sans doute faut-il s’inquiéter pour les investissements dans les énergies renouvelables et dans la lutte contre le changement climatique.

Inefficacité des marchés carbone

Quant au marché du carbone européen, le European Trading System (ETS), principal instrument en vigueur pour réduire les émissions en Europe, il est en pleine déconfiture. Après des vols de permis d’émissions et des fraudes à la TVA qui ont coûté plusieurs milliards d’euros aux finances publiques, le marché du carbone européen dysfonctionne totalement. La tonne carbone vaut à peine 6 euros. Certains analystes pronostiquent une chute prochaine à 3 euros. À ce prix-là, aucune entreprise n’est incitée à réduire ses émissions : cela revient moins cher d’acheter un permis supplémentaire parmi les quelques 350 millions existant, dont la majorité se trouve dans les mains des industriels de l’acier et du ciment [3]. Autant de permis excédentaires qui seront sources de profits importants lorsque le prix de la tonne carbone remontera.

L’ETS a ainsi créé un marché de 120 milliards de dollars à partir d’une marchandise qui n’existait pas auparavant. Peu efficace et créant un formidable effet d’aubaine, le marché du carbone reste pourtant « le pilier de la politique européenne pour le climat » selon l’UE. Il devrait être prochainement étendu au secteur de l’aviation. Et une part des permis alloués à partir de 2012 devraient être vendus aux enchères. Une légère amélioration si la Commission européenne n’avait pas adopté au même moment des règles autorisant les États à verser des aides aux grosses industries obligées d’acheter ces quotas de CO2. À quelques semaines de la conférence Rio+20, où l’UE compte promouvoir une « économie verte » – qui prévoit d’étendre ces mécanismes de marché –, mieux vaudrait sans doute tout revoir de fond en comble pour éviter le chaos climatique.

Maxime Combes"

Modifié par economic dream

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Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
Posté(e)

vaste débat,interminable,qu,y a t il de vrai dans tout ce qui est dit ,si toutes fois il y a quelque chose de véridique.sur cette terre tout n,est il pas un éternel recommencement ?cette pauvre terre a bien connu d,autres réchauffements et pollutions ,eh pourtant nous sommes là,ce qu,affirment certains scientifiques est contre dit par d,autres,je pense qu,il s,agit surtout de développer des business nouveaux et rentables.

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Invité Helyza
Invité Helyza Invités 0 message
Posté(e)

C'est désolant de voir que le profit a encore trop d'importance sur le reste... on préfère ignorer les problèmes et spéculer comme si de rien n'était. ^^ Je pense qu'une prise de conscience pour changer les choses est possible, mais elle ne peut venir que des citoyens...

Modifié par Helyza

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Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
Posté(e)

je ne crois pas du tout que le citoyen puisse faire quelque chose,il ne pése pas assez lourd dans la balance ,et même il ne faut pas s,imaginer que le capitale,et la finance mondiale laisseraient faire ,eux ont tous pouvoir,la seule solution qui me parait possible,c;est de trover des nouvelles technologies ,qui ne poluent pas ,mais qui rapportent toujours autant d;argent a la haute finance internationale,peut être que là les financiers ,investirons ,mais il faut que la rentabilité soit certaine et tres profitable a trés court terme.ceux sont eux qui détiennent la clef du probléme,pour nous imposer cette société ,ils ne nous ont pas demandé notre avis ;preuve que eux seuls sont responsables,et rien ne se fera s,ils ne le veulent pas ,il faut bien comprendre que ces groupes financiers ont investi des sommes trés importantes pour développer les industries ,qui leurs rapportent des fortunes colossales ,ce n,est pas demain qu,ils vont lacher la poule aux oeufs d,or,faire porter la responsabilité aux citoyens ,n,est qu,une échappatoire,rien de plus.

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Malheureusement, c'est tout le système qui est anti-écologique...

L'influence des lobbies reste immense chez nos chers parlementaires corrompus.

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Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
Posté(e)

l,influence des loobies n,est pas immence ,elle est maitresse et dirige tout le systéme,politico économique sans concession .une seule chose ,prendre les bourses d,assaut et les raser comme la Bastille,et ne pas se laisser endormir par le capitalisme mondialiste .

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economic dream Membre 3 028 messages
Forumeur alchimiste‚ 25ans
Posté(e)

Et nationaliser ce qui permet la puissance des élites et des 1 %: les banques.

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Invité centurion
Invité centurion Invités 0 message
Posté(e)

nous sommes a la merci d,une oligarchie toute puissante,et nos dirigeants n,y peuvent rien ! face a cette force ce ne sont que des pantins,le seul pouvoir (tres limité est politique) qu,il leur reste n,est qu,une peau de chagrin,ils font des promesses ,sur tout et n,importe quoi ,mais ils savent bien que rien ne se fait sans l,accord de cette puissance.

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