Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

Fausses évidences (1/9) : les marchés financiers sont efficients


Messages recommandés

economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Bonjour à tous,

Ah je les aime bien ces Economistes Attérés. Surtout quand ils prouvent l'inefficacité des dogmes néolibéraux.

Je ferais donc une petite série avec les fausses évidences économiques.

"

Fausse évidence n°1 :

les marchés financiers sont efficients

Aujourd’hui, un fait s’impose à tous les observateurs : le rôle primordial que jouent les marchés financiers dans le fonctionnement de l’économie. C’est là le résultat d’une longue évolution qui a débuté à la fin des années soixante-dix. De quelque manière qu’on la mesure, cette évolution marque une nette rupture, aussi bien quantitative que qualitative, par rapport aux décennies précédentes. Sous la pression des marchés financiers, la régulation d’ensemble du capitalisme s’est transformée en profondeur, donnant naissance à une forme inédite de capitalisme que certains ont nommée « capitalisme patrimonial », « capitalisme financier » ou encore « capitalisme néolibéral ».

Ces mutations ont trouvé dans l’hypothèse d’efficience informationnelle des marchés financiers leur justification théorique. En effet, selon cette hypothèse, il importe de développer les marchés financiers, de faire en sorte qu’ils puissent fonctionner le plus librement possible, parce qu’ils constituent le seul mécanisme d’allocation efficace du capital. Les politiques menées avec opiniâtreté depuis trente ans sont conformes à cette recommandation. Il s’est agi de construire un marché financier mondialement intégré sur lequel tous les acteurs (entreprises, ménages, États, institutions financières) peuvent échanger toutes les catégories de titres (actions, obligations, dettes, dérivés, devises) pour toutes les maturités (long terme, moyen terme, court terme). Les marchés financiers en sont venus à ressembler au marché « sans friction » des manuels : le discours économique est parvenu à créer la réalité. Les marchés étant de plus en plus « parfaits » au sens de la théorie économique dominante, les analystes ont cru que le système financier était désormais bien plus stable que par le passé. La « grande modération » - cette période de croissance économique sans hausse des salaires qu’ont connus les USA de 1990 à 2007 - a semblé le confirmer.

Aujourd’hui encore le G20 persiste dans l’idée que les marchés financiers sont le bon mécanisme d’allocation du capital. La primauté et l’intégrité des marchés financiers demeurent les objectifs finaux que poursuit sa nouvelle régulation financière. La crise est interprétée non pas comme un résultat inévitable de la logique des marchés dérégulés, mais comme l’effet de la malhonnêteté et de l’irresponsabilité de certains acteurs financiers mal encadrés par les pouvoirs publics.

Pourtant, la crise s’est chargée de démontrer que les marchés ne sont pas efficients, et qu’ils ne permettent pas une allocation efficace du capital. Les conséquences de ce fait en matière de régulation et de politique économique sont immenses. La théorie de l’efficience repose sur l’idée que les investisseurs recherchent et trouvent l’information la plus fiable possible sur la valeur des projets qui sont en concurrence pour trouver un financement. A en croire cette théorie, le prix qui se forme sur un marché reflète les jugements des investisseurs et synthétise l’ensemble de l’information disponible : il constitue donc une bonne estimation de la vraie valeur des titres. Or, cette valeur est supposée résumer toute l’information nécessaire pour orienter l’activité économique et ainsi la vie sociale. Ainsi, le capital s’investit dans les projets les plus rentables et délaisse les projets les moins efficaces. Telle est l’idée centrale de cette théorie : la concurrence financière produit des prix justes qui constituent des signaux fiables pour les investisseurs et orientent efficacement le développement économique.

Mais la crise est venue confirmer les différents travaux critiques qui avaient mis en doute cette proposition. La concurrence financière ne produit pas nécessairement des prix justes. Pire : la concurrence financière est souvent déstabilisante et conduit à des évolutions de prix excessives et irrationnelles, les bulles financières.

L’erreur majeure de la théorie de l’efficience des marchés financiers consiste à transposer aux produits financiers la théorie habituelle des marchés de biens ordinaires. Sur ces derniers, la concurrence est pour partie autorégulatrice en vertu de ce qu’on nomme la « loi » de l’offre et de la demande : lorsque le prix d’un bien augmente, alors les producteurs vont augmenter leur offre et les acheteurs réduire leur demande ; le prix va donc baisser et revenir près de son niveau d’équilibre. Autrement dit, quand le prix d’un bien augmente, des forces de rappel tendent à freiner puis inverser cette hausse. La concurrence produit ce qu’on appelle des « feedbacks négatifs », des forces de rappel qui vont dans le sens contraire du choc initial. L’idée d’efficience naît d’une transposition directe de ce mécanisme à la finance de marché.

Or, pour cette dernière, la situation est très différente. Quand le prix augmente, il est fréquent d’observer, non pas une baisse mais une hausse de la demande ! En effet la hausse du prix signifie un rendement accru pour ceux qui possèdent le titre, du fait de la plus-value réalisée. La hausse du prix attire donc de nouveaux acheteurs, ce qui renforce encore la hausse initiale. Les promesses de bonus poussent les traders à amplifier encore le mouvement. Jusqu’à l’incident, imprévisible mais inévitable, qui provoque l’inversion des anticipations et le krach. Ce phénomène digne des moutons de Panurge est un processus à « feedbacks positifs », qui aggrave les déséquilibres. C’est la bulle spéculative : une hausse cumulative des prix qui se nourrit elle-même. Ce type de processus ne produit pas des prix justes, mais au contraire des prix inadéquats.

La place prépondérante occupée par les marchés financiers ne peut donc conduire à une quelconque efficacité. Plus même, elle est une source permanente d’instabilité, comme le montre clairement la série ininterrompue de bulles que nous avons connue depuis 20 ans : Japon, Asie du Sud-Est, Internet, Marchés émergents, Immobilier, Titrisation. L’instabilité financière se traduit ainsi par de fortes fluctuations des taux de change et de la Bourse, manifestement sans rapport avec les fondamentaux de l’économie. Cette instabilité, née du secteur financier, se propage à l’économie réelle par de nombreux mécanismes.

Pour réduire l’inefficience et l’instabilité des marchés financiers, nous suggérons quatre mesures :

Mesure n°1 : cloisonner strictement les marchés financiers et les activités des acteurs financiers, interdire aux banques de spéculer pour leur compte propre, pour éviter la propagation des bulles et des krachs

Mesure n°2 : Réduire la liquidité et la spéculation déstabilisatrice par des contrôles sur les mouvements de capitaux et des taxes sur les transactions financières

Mesure n°3 : limiter les transactions financières à celles répondant aux besoins de l’économie réelle (ex. : CDS uniquement pour les détenteurs des titres assurés, etc.)

Mesure n°4 : plafonner la rémunération des traders "

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Effectivement les marchés sont instable la monnaie qu'ils utilisent est tellement bourrée de faux signaux qu'en sortie on se trouve avec une instabilité monstre (en gros les prix arbitrairement fixés par les banques centrales faussent complétement les signaux ce qui conduit les marchés à produire des comportement idiots en réponse à ces informations fausses).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Ah oui bien sur c'est toujours la faute de l'Etat et des institutions publiques avec vous.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Ah je ne savais pas que vous considériez les banques centrales comme des institutions publiques. Sinon le fait est que pour la crise de 2008, le marché du crédit immobilier était garanti par l'état (aux us) via Freddie Mac et Fannie Mae (qui rachetaient prioritairement les hypothèques de ménages pauvres afin d'inciter les banques à prêter aux ménages pauvres) pour que tout le monde puisse avoir une maison ce qui oblige les banques à passer outre les risques intrinséque au fait de prêter à des gens ayant des revenus bas. De plus avant la crise en 2004, le taux directeur était à 1% (crédit vraiment pas cher) et en 2007 le taux directeur est monté à 5% afin de faire dégonfler la bulle mais manque de chance, les subprimes étaient à taux variable ce qui a fait exploser leurs taux ce qui en conséquence a remi énormément de biens immobiliers sur le marché ce qui a conduit a son effondrement et à des pertes monstre pour les banques qui avaient accordés ces subprimes.

Et je peux vous retourner le compliment, c'est toujours de la faute des marchés et des vilains spéculateurs avec vous.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Ah je ne savais pas que vous considériez les banques centrales comme des institutions publiques.

La FED est gérée par l'Etat mais ses actionnaires sont privés.

Sinon le fait est que pour la crise de 2008, le marché du crédit immobilier était garanti par l'état (aux us) via Freddie Mac et Fannie Mae (qui rachetaient prioritairement les hypothèques de ménages pauvres afin d'inciter les banques à prêter aux ménages pauvres) pour que tout le monde puisse avoir une maison ce qui oblige les banques à passer outre les risques intrinséque au fait de prêter à des gens ayant des revenus bas. De plus avant la crise en 2004, le taux directeur était à 1% (crédit vraiment pas cher) et en 2007 le taux directeur est monté à 5% afin de faire dégonfler la bulle mais manque de chance, les subprimes étaient à taux variable ce qui a fait exploser leurs taux ce qui en conséquence a remi énormément de biens immobiliers sur le marché ce qui a conduit a son effondrement et à des pertes monstre pour les banques qui avaient accordés ces subprimes.

Si déjà on aurait mieux régulé le crédit pour empecher que les banques ne prete à n'importe qui, n'importe quoi.

Et je peux vous retourner le compliment, c'est toujours de la faute des marchés et des vilains spéculateurs avec vous.

En effet, ils ne font rien de bon pour le peuple.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Mais c'est précisément la régulation du crédit qui a encouragé les banques à prêter à des ménages pauvres étant plus exposés à l'insolvabilité. Tout ça pour que ces ménages pauvres aient accès à la propriété, ce qui en plus de s'être révélé un échec (les ménages pauvres n'ont pas accéder à la propriété de façon pérenne) a fait entrer une partie du monde dans une crise sévére.

Et je vous ferais remarquer que c'est depuis l'existence des marchés qu'il y a eu la révolution industrielle et que les conditions de vie se sont drastiquement améliorée (parce que les marchés sont une des facettes de la liberté économique qui a permi cette révolution industrielle).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Mais c'est précisément la régulation du crédit qui a encouragé les banques à prêter à des ménages pauvres étant plus exposés à l'insolvabilité. Tout ça pour que ces ménages pauvres aient accès à la propriété, ce qui en plus de s'être révélé un échec (les ménages pauvres n'ont pas accéder à la propriété de façon pérenne) a fait entrer une partie du monde dans une crise sévére.

Vous êtes borné. Si l'Etat avait renforcé les conditions d'octroi du crédit, alors il n'y aurait pas eu de crise aussi importante.

C'est dans l'interet des banques, surtout pour les dirigeants motivés par les bonus, d'octroyer un maximum de crédit.

Et je vous ferais remarquer que c'est depuis l'existence des marchés qu'il y a eu la révolution industrielle et que les conditions de vie se sont drastiquement améliorée (parce que les marchés sont une des facettes de la liberté économique qui a permi cette révolution industrielle).

A ma connaissance, l'époque juste avant la Révolution industrielle n'était pas libérale.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Je cite Wikipédia (qui cite ses sources ^^):

le Department of Housing and Urban Development (HUD) a imposé des cibles aux institutions financières de façon à ce que la clientèle moins fortunée ait accès au crédit hypothécaire7. Ainsi, par exemple, en 2005, 52 % des hypothèques rachetées par Freddie Mac et Fannie Mae devaient provenir de ménage gagnant moins que le revenu médian de leur région et 22 % de ces prêts devaient être accordés à des ménages gagnant moins de 60 % du revenu médian. C'était une mesure d'accession à la propriété.

L'état américain avait fait sa réglementation de façon à forcer les banques à prêter aux ménages pauvres.

Et ce n'est pas dans l'intérêt des banques de prêter à des clients insolvables, sinon tout le monde pourrait prendre des crédits à sa banque.

Je vais vous faire une petite histoire du libéralisme alors mais je peux vous dire que ses racines se situent dans l'école de Salamanque au XVI siécle (on y retrouve beaucoup de théme du libéralisme, droits naturels en l'occurence c'était pour dire qu'il était illégitime de coloniser vu que les humains étaient tous égaux en droits, les conditions de légitimité d'une guerre, la libre circulation des biens et des personnes comme bénéficiant à l'économie et aux humains par la fraternisation des peuples, la légitimité pratique de la propriété privée et sa neutralité morale et c'est à eux qui sont considérés fondateurs des sciences économiques). Au même moment, il y a une révolution technique, l'imprimerie qui va enlever le privilége de la connaissance aux moines et qui va permettre à avoir des textes écrits en commun (et non en latin). Donc révolution des idées, en France on a les lumières qui sont les témoins de cette libération de la connaissance. John Locke (qui a aussi fondé quasiment toute la méthode scientifique moderne avec l'empirisme) est un des fondateur du libéralisme moderne. Ensuite à lieu une libéralisation massive du monde politique, US en 1787, France en 1789, Royaume-Uni en 1689 après je ne sais pas pour les autres pays. La révolution industrielle a eu lieu après ces libéralisation du monde politique, on notera par ailleurs qu'au Royaume-Uni les débuts de la révolution industrielle sont datés de 1750 alors qu'en europe continentale c'est plutôt 1800.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Je cite Wikipédia (qui cite ses sources ^^):

le Department of Housing and Urban Development (HUD) a imposé des cibles aux institutions financières de façon à ce que la clientèle moins fortunée ait accès au crédit hypothécaire7. Ainsi, par exemple, en 2005, 52 % des hypothèques rachetées par Freddie Mac et Fannie Mae devaient provenir de ménage gagnant moins que le revenu médian de leur région et 22 % de ces prêts devaient être accordés à des ménages gagnant moins de 60 % du revenu médian. C'était une mesure d'accession à la propriété.

L'état américain avait fait sa réglementation de façon à forcer les banques à prêter aux ménages pauvres.

Ha oui quand on laisse le crédit au secteur privé, il n'est pas étonnant qu'il y ait des abus et que le but ne soit pas atteint.

Mais, soyons honnetes, l'Etat américain n'a pas forcé les banques à prêter à des gens insolvables ( une famille pauvre n'est pas automatique insolvable).

Sinon, si les banques remarquaient qu'elles donnaient trop de crédit à des gens pauvres elles auraient dû ( mais qu'elles doivent respecter la régulation ) : - diminuer les emprunts au total pour éviter une bulle

- mieux répartir le crédit ( un peu moins pour les grands emprunteurs).

Et ce n'est pas dans l'intérêt des banques de prêter à des clients insolvables, sinon tout le monde pourrait prendre des crédits à sa banque.

Sur le court-terme, oui. Les dirigeants qui ont des bonus si ils donnent autant de crédit par exemple, feront en sorte qu'un maximum de crédit soit octroyé.

Je vais vous faire une petite histoire du libéralisme alors mais je peux vous dire que ses racines se situent dans l'école de Salamanque au XVI siécle (on y retrouve beaucoup de théme du libéralisme, droits naturels en l'occurence c'était pour dire qu'il était illégitime de coloniser vu que les humains étaient tous égaux en droits, les conditions de légitimité d'une guerre, la libre circulation des biens et des personnes comme bénéficiant à l'économie et aux humains par la fraternisation des peuples, la légitimité pratique de la propriété privée et sa neutralité morale et c'est à eux qui sont considérés fondateurs des sciences économiques). Au même moment, il y a une révolution technique, l'imprimerie qui va enlever le privilége de la connaissance aux moines et qui va permettre à avoir des textes écrits en commun (et non en latin). Donc révolution des idées, en France on a les lumières qui sont les témoins de cette libération de la connaissance. John Locke (qui a aussi fondé quasiment toute la méthode scientifique moderne avec l'empirisme) est un des fondateur du libéralisme moderne. Ensuite à lieu une libéralisation massive du monde politique, US en 1787, France en 1789, Royaume-Uni en 1689 après je ne sais pas pour les autres pays. La révolution industrielle a eu lieu après ces libéralisation du monde politique, on notera par ailleurs qu'au Royaume-Uni les débuts de la révolution industrielle sont datés de 1750 alors qu'en europe continentale c'est plutôt 1800.

Je parle bien du libéralisme économique.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Je posséde un champ, l'état dit que ce que dans ce que je cultive et revend la moitié doit être vendu à des ménages pauvres qu'ils paient ou pas. Les solution que vous proposez c'est de mettre une partie du champs en jachére (prêter moins) ou meix répartir selon les clients ce qui revient si je vous suis à vendre plus au pauvre (dans l'optique où on est pas garanti d'être payé hein) sauf que la seconde solution c'est juste ce que l'état a imposé et la première est complétement absurde vu qu'après la régulation moins de richesses sont produites (et c'est les pauvres qui en souffrent en premier).

Et vos dirigeants supposés feront faillite si l'état ne les sauve pas bien sur.

Finalement je dirais que la distinction entre libéralisme économique et politique est artificielle, essayer de les séparer revient à séparer les deux faces d'une même piéce, c'est possible mais ça n'a aucun sens.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Je posséde un champ, l'état dit que ce que dans ce que je cultive et revend la moitié doit être vendu à des ménages pauvres qu'ils paient ou pas. Les solution que vous proposez c'est de mettre une partie du champs en jachére (prêter moins) ou meix répartir selon les clients ce qui revient si je vous suis à vendre plus au pauvre (dans l'optique où on est pas garanti d'être payé hein) sauf que la seconde solution c'est juste ce que l'état a imposé et la première est complétement absurde vu qu'après la régulation moins de richesses sont produites (et c'est les pauvres qui en souffrent en premier).

Le crédit sous sa forme actuelle ne peut être comparé avec un champ puisqu'on peut agrandir le crédit à l'infini quasiment alors que pour agrandir le champ, il faudra acheter des terrains.

La comparaison n'a donc aucun sens.

Et vos dirigeants supposés feront faillite si l'état ne les sauve pas bien sur.

Vaudrait mieux nationaliser leurs banques et punir les responsables.

Finalement je dirais que la distinction entre libéralisme économique et politique est artificielle, essayer de les séparer revient à séparer les deux faces d'une même piéce, c'est possible mais ça n'a aucun sens.

Seul le libéralisme économique est démocratique?

C'est assez totalitaire de penser ça.;)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Mirisme Membre 1346 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

Si le crédit peut être comparé a un champ, les banques ont des réserves fractionnaires obligatoires ce qui limite leurs capacité à émettre du crédit (même si ces réserves fractionnaires sont trop faibles), vous l'admettez vous même dans votre phrase "à l'infini quasiment" c'est le quasiment qui fait la différence. Et je vous répondrais qu'il n'est pas obligatoire d'agrandir le champ pour produire plus (comme on a vu avec la mécanisation de l'agriculture).

J'ai l'impression que pour vous il vaut mieux tout nationaliser, permettez moi de demander: Qu'est ce qui doit rester du domaine privé et qu'est ce qui doit être dans le domaine public?

Pour finir je ne comprends pas votre objection, la démocratie moderne est l'un des résultats de la pensée libérale même si la démocratie a été très tôt critiquée par Tocqueville qui enrichit ainsi le libéralisme. Le libéralisme économique n'est que le pendant du libéralisme politique. On peut très bien faire une démocratie sans le libéralisme économique mais les individus aspirent à faire ce qu'ils désirent, les en empêcher par la force mène fatalement à la rébellion (ils n'intériorisent pas les valeurs vu qu'on les impose), il suffit de voir la propagande et la surveillance massive qui existait dans les pays ex-communistes (enfin qui s'en réclamaient car pour être honnête les communistes c'est des libéraux qui réfutent la notion de propriété).

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
economic dream Membre 3028 messages
Forumeur alchimiste‚ 27ans
Posté(e)

Si le crédit peut être comparé a un champ, les banques ont des réserves fractionnaires obligatoires ce qui limite leurs capacité à émettre du crédit (même si ces réserves fractionnaires sont trop faibles), vous l'admettez vous même dans votre phrase "à l'infini quasiment" c'est le quasiment qui fait la différence. Et je vous répondrais qu'il n'est pas obligatoire d'agrandir le champ pour produire plus (comme on a vu avec la mécanisation de l'agriculture).

Mais il y a des limites physiques à la croissance de la production.

Enfin bref, ce sont les banquiers qui au total ont accordé trop de crédit et ils auraient dû mieux gérer cela.

Mais force est de constater que les banques n'ont pas été responsabilisées.

J'ai l'impression que pour vous il vaut mieux tout nationaliser, permettez moi de demander: Qu'est ce qui doit rester du domaine privé et qu'est ce qui doit être dans le domaine public?

Alors dans le secteur public, nous avons:

- l'énergie

- le système bancaire

-le crédit

- la création monétaire

- l'eau

- la poste

- un nombre important de logements pour que tous aient un logement

- les entreprises pharmaceutiques

- une sécurité sociale (assurance obligatoire actuelle)

- les matières premières

-les transports

Sinon, je ne suis pas contre le secteur privé ( meme si je pense que l'Etat doit encourager les coopératives) , je suis surtout contre les multinationales et les monopoles.

Puis bon, le reste dans le secteur privé mais avec une régulation pour lutter contre les monopoles.

Pour finir je ne comprends pas votre objection, la démocratie moderne est l'un des résultats de la pensée libérale même si la démocratie a été très tôt critiquée par Tocqueville qui enrichit ainsi le libéralisme

Ne soyez pas vexé :) C'était une petite remarque.

. Le libéralisme économique n'est que le pendant du libéralisme politique. On peut très bien faire une démocratie sans le libéralisme économique mais les individus aspirent à faire ce qu'ils désirent, les en empêcher par la force mène fatalement à la rébellion (ils n'intériorisent pas les valeurs vu qu'on les impose), il suffit de voir la propagande et la surveillance massive qui existait dans les pays ex-communistes (enfin qui s'en réclamaient car pour être honnête les communistes c'est des libéraux qui réfutent la notion de propriété)

Il y a d'autres alternatives au libéralisme que le communisme.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

×