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Phédon - Platon BESOIN D'AIDE SVP !


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T29 Membre 13 messages
Forumeur balbutiant‚ 28ans
Posté(e)

Voilà, je dois répondre à 3 questions en philo, je suis en terminal ES et je comprend rien en philo :/ j'ai vraiment besoin de vous !

1 - Quels sont les rapports entre le plaisir et la douleur ?

2 - Pourquoi Socrate compose des vers ?

3 - Pourquoi le philosophe est-il disposé à suivre celui qui meurt ?

J'ai besoin d'une bonne note pour mon dossier, c'est ma seule note de ce trimestre dans cette matière et avec une mauvaise note, je serais mal vu pour mes inscription en étude supérieur, merci d'avance

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T29 Membre 13 messages
Forumeur balbutiant‚ 28ans
Posté(e)

Si vous avez une idée sur une de ces questions n'hésitez pas ! merci

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Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

Quels sont les rapports entre le plaisir et la douleur ?

---------> la modération (cf : l'épicurisme)

Pourquoi Socrate compose des vers ?

---------> je savais pas ; étant donné que c'est Platon qui a mis Socrate au goût du jour, ce-dernier n'ayant rien laissé (d'écrit), je suppose : du respect ;

Pourquoi le philosophe est-il disposé à suivre celui qui meurt ?

---------> connais toi toi-même était la devise des Socratiques ; je suppose qu'il faut "entendre" : se mettre à la place de -mais pas le suivre pour de vrai donc...

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Genesiis Membre 3181 messages
Forumeur alchimiste‚ 52ans
Posté(e)

Avez vous lu Phédon ?

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Iounit Membre 26 messages
Forumeur balbutiant‚ 31ans
Posté(e)

c'est sur la totalité du texte ou un passage? (si c'est le 2e cas pourrais-tu indiquer lequel?)

Socrate compose des vers par soucis religieux. Selon lui pour obéir à un songe l'invitant à cultiver la musique : je cite

"le songe m’excitait, moi aussi, à poursuivre mon occupation, à pratiquer la musique ; car, pour moi, la philosophie est la musique la plus haute, et c’est à elle que je m’appliquais. Mais à présent que mon procès a eu lieu et que la fête du dieu a fait surseoir ma mort, j’ai cru que je devais, si peut-être le songe me prescrivait de me livrer à la musique ordinaire, ne pas lui désobéir et m’y appliquer ; car il est plus sûr de ne pas partir avant d’avoir déchargé ma conscience en composant des poèmes pour obéir au songe. C’est ainsi que j’ai d’abord fait oeuvre de poète en l’honneur du dieu dont on célébrait la fête."

Socrate croit que le (vrai) philosophe a des raisons d'espérer au moment de mourir que dans l'au-delà il aura des biens infinis.

de plus, "Il semble bien que le vulgaire ne se doute pas qu’en s’occupant de philosophie comme il convient, on ne fait pas autre chose que de rechercher la mort et l’état qui la suit."

Pour la science, nos sens nous trompe : le corps induit donc notre esprit en erreur.

La mort est la séparation de l'âme et du corps. Socrate fait admettre à Simmias qu'il ne convient pas à un philosophe de prendre plaisir au plaisir de la boisson, de la nourriture, de l'amour, des soins du corps... Le philosophe se détourne au contraire du commerce du corps pour se concentrer sur l'âme.

"Et la plupart des hommes, Simmias, s’imaginent que, lorsqu’on ne prend pas plaisir à ces sortes de choses et qu’on n’en use pas, ce n’est pas la peine de vivre, et que l’on n’est pas loin d’être mort quand on ne se soucie pas du tout des jouissances corporelles."

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Iounit Membre 26 messages
Forumeur balbutiant‚ 31ans
Posté(e)

Mais l’âme ne raisonne jamais mieux que quand rien ne la trouble, ni l’ouïe, ni la vue, ni la douleur, ni quelque plaisir, mais qu’au contraire elle s’isole le plus complètement en elle-même, en envoyant promener le corps et qu’elle rompt, autant qu’elle peut, tout commerce et tout contact avec lui pour essayer de saisir le réel.

Pour atteindre la vérité,l'âme doit s'isoler du corps. Saisir l'essence des choses se fait par la pensée seule et non par l'intermédiaire du corps. La mort provoquant la séparation de l'âme et du corps est donc un "raccourci" dans ce but car le corps nous empêche d'atteindre complètement la vérité. Le corps est la cause de tous les maux (y compris guerre...)

"Tant que nous serons en vie, le meilleur moyen, semble-t-il, d’approcher de la connaissance, c’est de n’avoir, autant que possible, aucun commerce ni communion avec le corps, sauf en cas d’absolue nécessité, de ne point nous laisser contaminer de sa nature, et de rester purs de ses souillures, jusqu’à ce que Dieu nous en délivre."

Il n'est pas permis à l'impur (trouble du corps) d'atteindre le pur (l'essence : ainsi seule la mort permet au philosophe d'atteindre la vérité et la sagesse.Ainsi le philosophe ne craint pas de mourir mais au contraire l'accueille car elle lui permet d'atteindre le but ultime de son art.

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Iounit Membre 26 messages
Forumeur balbutiant‚ 31ans
Posté(e)

Citation de la conclusion de Socrate à propos de l'interrogation "pourqoi le philosophe est-il disposé à suivre celui qui meurt"

– Mais délivrer l’âme, n’est-ce pas, selon nous, à ce but que les vrais philosophes, et eux seuls, aspirent ardemment et constamment, et n’est-ce pas justement à cet affranchissement et à cette séparation de l’âme et du corps que s’exercent les philosophes ? Est-ce vrai ?

– Évidemment.

– Dès lors, comme je le disais en commençant, il serait ridicule qu’un homme qui, de son vivant, s’entraîne à vivre dans un état aussi voisin que possible de la mort, se révolte lorsque la mort se présente à lui.

– Ridicule, sans contredit.

– C’est donc un fait, Simmias, reprit Socrate, que les vrais philosophes s’exercent à mourir et qu’ils sont, de tous les hommes, ceux qui ont le moins peur de la mort.

si le philosophe se révolte contre la mort, il y aurait contradiction.Un homme qui se révolte au moment de mourir n'est donc pas ami de la sagesse.

L'âme est comme prisonnière du corps et se laisse influencer et corrompre par lui. C'est pourquoi, le philosophe se tient à l'écart des plaisirs, des passions, des chagrins... afin que son âme soit la plus pure possible. Le plaisir tout comme la peine enchaine plus étroitement l'âme au corps : les deux sont des tromperies du corps qui lui font prendre pour vrai ce qui ne l'est pas.

La douleur et le plaisir sont de affections du corps (on ne peut les empêcher). Dans le Phédon, Socrate explique qu'une chose nait de son contraire et inversement et créer le couple Mort/vie (démonstration sur la vie de l'âme dans l'au-delà après la mort du corps.) De ce fait la douleur est contraire au plaisir : pour éprouver le premier il faut connaitre l'autre et inversement. (sur cette question, je ne peux pas t'aider davantage, cherche peut-être sur wikipedia)

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