Aller au contenu

1er mars 1974 : création du GIGN...


Messages recommandés

Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

1er mars 1974 : création du GIGN...

Le Groupe d'intervention de la Gendarmerie nationale (GIGN) est une unité d'élite de la Gendarmerie nationale française spécialisée dans les opérations de contre-terrorisme et de libération d'otages.

Sa devise est :

« Sauver des vies au mépris de la sienne ».

Suite à la prise en otages de membres de l'équipe d'Israël lors des Jeux olympiques de Munich en 1972, la gendarmerie crée, en novembre 1973, une Équipe commando régionale d’intervention (ECRI) au sein de l'escadron de gendarmerie mobile 2/2 (actuel escadron 26/1) de Maisons-Alfort. Elle devient opérationnelle le 1er mars 1974, date officielle de création du GIGN. Un mois plus tard, il est décidé de créer deux Groupes d'intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) :

  • GIGN no 1, basé à Maisons-Alfort et descendant de l'ECRI, opère sur le territoire des 1re, 2e, 3e et 6e régions militaires.

  • GIGN no 4 basé à Mont-de-Marsan, constitué au sein de l’escadron 9/11 de gendarmerie mobile opère sur les 4e, 5e et 7e régions militaires. Il était plus orienté sur les exercices de marine, proche de la façade atlantique.

L'intention initiale était de multiplier ces groupes sur tout le territoire, mais en 1976, décision est prise de rassembler les deux unités existantes en un seul GIGN national, à Maisons-Alfort. En 1983, le GIGN est déplacé à Satory dans la caserne Pasquier (elle porte le nom du 1er gendarme du Groupe décédé à l'entraînement), quartier des gendarmes à Versailles, dans les Yvelines.

Mondialement reconnu comme une des unités d'intervention les plus efficaces au monde, le GIGN est une unité d'élite de la Gendarmerie Nationale française. Ses nombreux succès (près de 600 otages libérés, plus de 1 000 criminels capturés ou abattus) au cours des diverses opérations qu'il a été amené à monter en font depuis 10 ans une référence internationale en matière de sécurité des personnes civiles. Le GIGN s'est surtout fait connaître en décembre 1994 lors de la prise d'otage d'un avion d'Air France par le GIA.

Cinq de ses membres ont péri durant des manœuvres d'exercice, et 2 membres en opération, deux sous-officiers.

Le GIGN est intervenu à l'étranger (Djibouti, San Salvador, Arabie saoudite, pays basque espagnol, Niger, Union des Comores).

Recrutement :

Pour pouvoir passer les tests de sélection, il y a des minima requis : être gendarme de carrière (« avant de penser GIGN, devenez gendarme »), avoir une aptitude pour le parachutisme et avoir moins de 32 ans. Seules les élites pouvant prétendre au GIGN, la préparation physique et psychologique doit être intensive.

Ensuite, il y a deux types de sélections :

  • la sélection « naturelle », par exemple un gendarme se blesse lors des épreuves il doit partir.
  • la sélection physique et psychologique : elle est de très haut niveau. Il n'y a que 7 % de réussite, mais comme le dit un instructeur du GIGN : « Nos épreuves sont difficiles mais pas impossibles ».

Ces épreuves sont à titre indicatif et non exhaustif (les instructeurs font des surprises).

« Notre principe fondamental est de reculer l'usage des armes à feu jusqu'au dernier moment »

Denis Favier, commandant du GIGN de 1992 à 1997.

Le GIGN a mené des centaines d'opérations depuis sa création, aussi bien la libération d'otages que l'interpellation de forcenés (« neutralisation » dans le jargon de l'unité). Voici les plus connues :

  • en mai 1974, le GIGN no 1 intervient lors d'une mutinerie à la prison de Fleury-Mérogis. Leur intervention est déterminante pour résoudre la crise avec un minimum de violence.

  • libération (en coopération avec la 13e demi-brigade de Légion étrangère) d'une trentaine d'enfants pris en otages par des terroristes du FLCS (Front de libération de la côte somalienne) à Loyadadans la colonie française de Djibouti (à l'époque le Territoire français des Afars et des Issas) le 3 février 1976. Dans cette opération, deux enfants, sept terroristes et neuf soldats somaliens ont été tués.

  • intervention suite au détournement par 5 terroristes croates anti-titistes d'un Boeing 727 de la TWA assurant un vol New York-Chicago en septembre 1976. Le GIGN parvient, par la négociation, à obtenir la libération des 49 otages et la reddition des terroristes.

  • intervention à Orly-Ouest pour résoudre, en coopération avec la brigade anti-gang du commissaire Robert Broussard, le détournement d'une Caravelle assurant le vol Air Inter 429 (Paris-Lyon), le 30 septembre 1977. Le forcené Jacques Robert détient en otage 94 personnes, dont le député Lucien Neuwirth et un ancien ministre, Philippe Malaud, depuis près de 7 heures, lorsqu'il fait usage d'une grenade, déclenchant l'assaut des forces de police et de gendarmerie. L'opération se solde par la mort d'un passager et la blessure de quatre autres, dont un grièvement. Jacques Robert se rend et est incarcéré.

  • préparation d'une tentative de libération des fonctionnaires de l'ambassade de France à San Salvador (Salvador) en mai 1979. Les terroristes accepteront de se rendre avant l'intervention, mais seulement aux autorités françaises qui acceptent de les relâcher au Panama en échange.

  • intervention de plusieurs hommes du GIGN lors de la prise de la Grande Mosquée de La Mecque, du 23 novembre au 5 décembre 1979. Les gendarmes semblent avoir en fait mis au point le plan d'attaque final, mais le nombre d'otages (plusieurs milliers) et de terroristes (environ 130) fait que l'on dénombre un nombre important de victimes.

  • intervention lors de la prise d'otages de l'hôtel Fesch par un commando corse mené par Marcel Lorenzoni en février 1980. Les terroristes se rendent après avoir négocié avec le GIGN.

  • libération des otages d'un détournement d'avion au Touquet en mai 1981. Le pirate de l'air, qui voulait obliger le pape à révéler le troisième secret de Fátima, est maîtrisé à mains nues lors d'un assaut-surprise.

  • arrestation d'un forcené à Chelles en avril 1982. Celui-ci, surarmé, tirera plus de 2 000 cartouches en une journée. Le commandant Prouteau comprend vite que ce forcené n'est pas un forcené ordinaire, puis en engageant des tentatives de négociations, comprend que son but est de défier le GIGN. Dès lors le commandant choisit de ne pas engager ses hommes dans des pièges probables. En soirée, profitant d'un relâchement du forcené et d'une diversion faite en faisant exploser la porte de l'appartement de l'homme, un gendarme maîtrise le forcené à mains nues.

  • arrestation de Philippe Bidart, chef du groupe terroriste basque Iparretarrak en février 1988

  • libération des otages détenus dans la grotte d'Ouvéa en Nouvelle-Calédonie en mai 1988. L'opération est globalement réussie malgré la mort de deux militaires de la DGSE et de 19 indépendantistes kanaks.

  • des membres du GIGN, parfois sous l'autorité du COS, ont participé à des opérations en Bosnie-Herzégovine entre 1992 et 1995, notamment l'arrestation de criminels de guerre.

  • Le 26 décembre 1994, libération des 164 passagers du vol Vol AF 8969 pris en otages par 4 terroristes du GIA qui projetaient d'écraser l'avion sur la Tour Eiffel. Le GIGN donna l'assaut à l'appareil, posé à l'aéroport de Marignane près de Marseille, et parvint à tuer les quatre terroristes et à sauver tous les otages, sans pertes du côté des gendarmes mais onze blessés à des niveaux divers. L'assaut fut filmé par la télévision, et rendit célèbre le Groupe dans le monde entier. Peu après au GIGN se déroulait la cérémonie fêtant les 20 ans du Groupe, qui fut l'occasion d'un bilan : plus de 650 missions menées, plus de 500 otages libérés, une douzaine de terroristes tués, plusieurs centaines de criminels et de terroristes arrêtés par le GIGN, qui déplore pendant cette période la mort de 5 de ses hommes à l'entraînement et 19 blessés en opération (dont les 9 de l'assaut de Marignane).

  • en septembre 1995, le GIGN participe avec l'EPIGN à la traque de Khaled Kelkal dans les forêts entourant Vaugneray près du col de Malval (Rhône). La plupart des hommes du GIGN seront rappelés pour participer à l'opération Azalée aux Comores avant la fin de la traque et c'est l'EPIGN qui met un terme a celle-ci en abattant Khaled Kelkal.

  • participation à l'opération Azalée (la libération des Comores) et notamment l'arrestation du mercenaire Bob Denard sous l'autorité du COS en septembre et octobre 1995.

  • lors d'une intervention contre un forcené à Valaurie dans la Drôme le 23 juin 1997, un membre du GIGN, Jean-Louis Prianon, est tué.

440px-Pascal_paoli.jpg

  • le 19 janvier 2007, arrestation d'un forcené retranché chez lui à Gensac-sur-Garonne. Le GIGN essuie des tirs pendant la mise en place du dispositif (20 hommes) qui blessent un membre de l'équipe. Au moment de l'assaut, vers 22 h, le forcené ouvre le feu sur le trinôme de tête : il tue le maréchal des logis-chef Frédéric Mortier (35 ans, promu major à titre posthume) et blesse un autre de ses camarades. Il s'agit du deuxième membre du GIGN tué en opération.

  • le 11 avril 2008, opération Thalathine. Déclenchement du plan Piratmer. Intervention lors de la prise d'otage sur le Ponant, navire de luxe, au large de la Somalie. Une partie du GIGN aide à la négociation depuis Marseille, siège de la CMA-CGM, propriétaire du voilier, tandis qu'un commando est projeté sur le navire Var, ainsi que le colonel Denis Favier. Les trente otages sont libérés et une partie des pirates sont appréhendés par l'Armée française.

  • Le samedi 26 mars 2011, des hommes de la force sécurité protection (FSP) du GIGN sont parachutés en mer pour assurer la protection de l'ambassadeur français en Libye.

  • Le 3 juin 2011, le GIGN déloge un évadé de prison.

  • Dans la nuit du 4 au 5 juin 2011, interpellation de 5 individus et 284 kg de résine de cannabis saisis sur un « go fast ».

  • Le 9 juillet 2011, Le GIGN interpelle un individu retranché à Alsting en Moselle.

À cela s'ajoutent de nombreuses arrestations de terroristes (basques, notamment du groupe Iparretarrak, corses...) de criminels dangereux, de transferts sensibles de personnes, et d'interventions lors de révoltes en milieu pénitentiaire et des missions encore classifiées.

En 2004, le bilan à l'occasion des trente ans du groupe était de plus de 1 030 missions, de plus de 970 personnes arrêtées, et 534 otages libérés.

À ce jour, depuis sa création, le groupe a perdu 7 hommes, dont deux en mission et 5 en entrainement, sans oublier les trois chiens morts dont deux lors de la même opération.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

Créer un compte ou se connecter pour commenter

Vous devez être membre afin de pouvoir déposer un commentaire

Créer un compte

Créez un compte sur notre communauté. C’est facile !

Créer un nouveau compte

Se connecter

Vous avez déjà un compte ? Connectez-vous ici.

Connectez-vous maintenant

×

Information importante

Ce site internet utilise des cookies pour améliorer l'expérience utilisateur. En naviguant sur ce site vous acceptez que des cookies soient placés sur votre navigateur. Conditions d’utilisation Politique de confidentialité