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une nouvelle d'enfer !


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yoyoter.de.la.touffe Membre 2 messages
Baby Forumeur‚
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*voir conditions en magasin thumbsup.gif

Bonjour à tous ! j'espère que vous passez de bonnes vacances pour les uns, un bon mercredi pour les autres !

Plus sérieusement, j'ai écrit une histoire fantastique/conte, et je suis curieux d'avoir des avis. Alors lisez donc ma nouvelle, vous m'en direz des nouvelles ! santa2.gif

Allongés au sommet d‘une douce colline des environs de leur village, au milieu de l‘herbe sèche qui exhalait dans l‘air ses parfums d‘été, les deux jeunes gens badinaient, un épi à la bouche, en désignant les étoiles de cette chaude nuit. Le fleuve coulait en contre-bas, caressant avec lenteur les grasses prairies pommelées de bottes de foin ; son courant tenait sa partie gazouillante dans le concert de la nature assoupie, parmi le sifflement des sauterelles, le huhullement de la chouette et le haut fourneau de la forge, qui ne s‘arrêtait jamais, et ronronnait comme un foyer domestique au milieu de cette contrée hospitalière.

Alexandre se mit en tête d‘impressionner la belle Clémence. Ce n‘était pas assez de lui avoir annoncé qu‘il s‘entraînait à passer chevalier. Des chevaliers fanfarons, beaux comme des dieux et courageux en diable, elle en a avait vu et elle en verrait plastronner des centaines. Il voulut la faire rêver par une histoire que lui racontait sa nourrice, quand elle le gardait dans la pauvre hutte de ses parents, et qu‘elle passait sa main rugueuse dans ses cheveux en psalmodiant dans son patois coloré.

« Vois-tu ces deux étoiles là, murmura-t-il à l‘oreille de la jeune fille, qui frappent par leur gémellité et leur auréole dorée ? »

Clémence se pencha sur son épaule et répondit de cette voix chantante qui étourdissait Alexandre.

„Elles sont bien isolées dans le ciel.“

Alexandre sourit, et se retint de caresser les cheveux blonds qui taquinaient le cou de la jolie fille.

« Il y a bien longtemps, dans l’immense et martial empire alénorien, tandis que les soldats se préparaient pour la guerre qui dévasta notre pauvre pays, la promise de l’un d’entre eux ne pleurait pas leur départ, car elle projetait de les suivre. Elle s’appelait Hélène, et son ami, aussi épris d’elle que de la gloire, Armène. Il refusait qu’elle l’accompagnât, s’emportait face à son obstination, et devint casiment fou. Il menaça de se donner la mort si elle ne promettait pas de rester sur la rade, jusqu’à ce que l’entièreté de leur armada l’ait quittée. Elle s’y résolut bursquement, attesta les dieux, et se tut. Elle avait promis. Elle ne prononça plus un mot. Armène la remercia tendrement, lui susurra les paroles les plus suaves et les plus passionnées, et respira ses cheveux pour se souvenir toujours de leurs délices. Elle ne cilla point, figée dans une herméticité complète. Armène la rassura, jura son honneur qu’il reviendrait vite : en vain, elle restait de marbre. Il l’étreignit avec vigueur pour qu’elle lui accordât la grâce d’un dernier baiser, se répandit en implorations pour n’obtenir ne serait-ce qu’ « Adieu ». il la secoua en sanglotant, baisa ses joues blanches, chercha sa bouche de la sienne, Mais elle resta obstinément close, et rien n’y fit. Son regard rivé sur le bâtiment qui emmènerait son amant, elle ne réagit pas quand il sagenouilla pour l’aumône de son pardon. Elle se contenta, voyant les larmes couler sur son armure étincelante, de le redresser par le menton.

« Tu m’as fait promettre. Tu refuses le don de ma vie, éloigne-toi de mes lèvres. Il faut me prendre toute entière, Armène, ou ne me prendre pas. » Horrifié de perdre et l’amour et l’estime d’Hélène, Armène recula. Il marcha, avec la résignation de ceux qui ont tout perdu, vers les navires de guerre, et se retourna seulement sur le premier degré de la passerelle.. Et là, trempé de ses pleurs, que le soleil couchant enflammait comme du sang, il jeta sur Hélène un regard vaincu, désespéré, mais qui ne suppliait plus. Brisé mais fier il la toisa longuement, puis murmura douloureusement : « les épées et les batailles que je vais chercher me seront papier, après tes remparts d’ignorance que je n’ai su franchir. A quoi bon ramener les trésors de mille royaumes, si je ne peux les déposer au seul temple que j‘ai jamais voulu honorer ? »

Plein d’un étrange sentiment qu’Hélène n’identifia point, il ajouta, en séchant ses joues du revers glacial de sa main, le regard sombre : « je pars mais je reviendrai ».

Et il partit en effet. Hélène regarda la flotte s’éloigner et disparaître, au milieu des autres femmes qui agitaient leurs mouchoirs. Elle demeura bien après qu’elles fussent parties, et pleura longuement. Les images qui envahissaient son esprit figuraient Armène sur la passerelle, bouillant de passion et d’orgueil meurtris, au moment où il avait essuyé de ses froids gants d’acier les torrents brûlants qui innondaient ses joues ; Qu’il était beau ! Brun, le regard noir, il s’était surmonté lui-même pour quitter Hélène : c’était assez pour qu’elle forme le propos de le retrouver. Mais elle avait promis de ne pas embarquer… Un désert immense séparait l’Empire alénorien des contrées où Armène devait accoster : elle le franchirait. »

A cet instant, Alexandre regarda Clémence, qui s’était appuyée de ses deux mains sur sa jambe repliée. Elle prolongeait de son regard son bras tendu vers le ciel, et observait les deux étoiles d’or. Elle avait l'haleine courte ; Alexandre ne comptait certes pas la décevoir :

« Elle franchit donc le désert. L’amour tient chaud, à ses côtés on traverse une terre de glace, mais il ne vous garantit pas d’une terre de feu. En incendiant le cœur il fait fondre l’hiver, mais expose plus fatalement aux flèches du soleil ; braver le blizzard relève de votre ardeur à l’Amour, passer un désert d’un inamissible sang-froid.

Or Hélène n’était qu’amoureuse. Elle immola son esprit aux dieux de l’aridité. La raison des mortels rayons, que dardaient sur elle par réflexion chaque grain de sable, fut plus forte que la sienne, et toutes ses idées s’évaporèrent les unes après les autres ; si bien que lorsqu’elle parvint à l’orée de nos vertes contrées, tout en elle, pitié, mépris, haine, ne formait plus qu’un tas de cendres fumantes. Sa passion seule demeura intacte : Armène avait habitué son coeur à des flammes autrement plus ardentes que celles du désert. Ses envies, les souvenirs de sa famille n’existaient plus, elle ne conservait que l’image du repentir d’Armène, de sa noble figure arrosée de regrets, et la conscience lancinante des périls qu‘il courrait pour elle.

Sa sensibilité ne survécut pas. Elle trouva sur le front la carcasse de soldats alénoriens, qu’elle dépouilla de leur équipement pour paraître homme. A sa folle passion pour Armène se joignit bientôt la haine des ennemis de l’Empire, qui le pouvaient tuer à tout moment. Elle vagabonda à l‘aventure dans nos régions, dans des recherches vaines, mais elle dressa bientôt des plans à la hauteur de sa tâche : elle se disposa à rentrer dans les rangs des siens sous sa cuirasse d’homme, et à monter en grade, afin de lancer ultérieurement de grandes recherches pour, enfin, revoir Armène.

C’était une femme, certes, mais fille de l’Empire alénorien, qui avait donc reçu comme tous ses citoyens une formation au combat et des rudiments de tactique. Elle se perfectionna bientôt et excella aussi bien dans les manœuvres que dans la poliorcétique : pas une cité ne lui résistait, pas un ennemi - nos pauvres ancêtres, hélas ! ne l’égalait sur le champ de bataille.

Si dans une opération stratégique entrent en compte un tiers de chance, un tiers de talent et un tiers seulement de bon sens, on comprend comment, dépourvue de logiques, ses coups portaient tous. L’amour décuple les talents, mais il accorde aussi aux privilégiés qui le goûtent pleinement, une sorte de précognition, et il chuchote à leurs oreilles des indications, qui paraissent si grotesques parfois, que seuls les fous en font leur profit ».

Alexandre aurait bien aimé que Clémence le regarde, au lieu de bader les étoiles ; il aurait appuyé ses paroles d‘un regard enveloppant.

« C‘est ce que l‘on nomme l’intuition. Hélène remportait victoire sur victoire, passa lieutenant puis commandant. En revanche les expéditions secrètes, qu’elle minutait journellement et qu’elle lançait nuitamment, échouèrent toutes : que n’aurait-elle pas donné pour lire, sur les rapports, sur les centaines de registres qu’elle compulsait inlassablement, le doux nom d’Armène ?

Un matin elle s’éveilla avec cette idée fixe, inexplicable, de ces idées dont on ignore pourquoi elles viennent un jour et pas un autre, qui s’abattent sur quelqu’un sans crier gare : et si les ennemis détenaient Armène ? Cette éventualité devint probabilité, puis certiude effroyable. Elle l’angoissa, puis l’obséda. Elle articula toutes ses pensées, ou plutôt ses folies, autour de ce fait : Armène languissait au fond d’un cachot, quelque part sur ce maudit continent. Chez les âmes saines le jugement contrebalance les impressions de l’extérieur, il les jauge, les évalue, les réfrène quand elles témoignent d’irrationalité et les autorisent quand elle procède de la vraisemblance. Le raisonnement tient lieu de filet maillant. A l’entrée de notre fort intérieur ses réseaux filtrent de la sorte tous les apports des alentours, emprisonnant les absurdités que nos sens et notre cœur si dupes tolèrent sans s’alarmer. Les réticulations de la raison varient selon les individus, leur âge et leurs connaissances, de sorte qu’elles se ressèrent le plus souvent au cours du temps ; car, quelque grossière que soient les cordes départies par la nature à notre naissance, l’éducation, les voyages, la société de gens d‘expérience, ont tôt fait d’en séparer les fibres d’abord, de les affiner ensuite, avant de les tresser progressivement entre eux, pour finalement jeter ce complexe entrecroisement au travers du courant d’impressions qui nous assaillent continuellement. Les évènements secouent perpétuellement ce filet, le consolidant parfois, le déchirant souvent par endroit ; ainsi, comme deux vies ne se déroulent jamais pareillement, n’existe-t-il pas deux jugement identique sur cette terre et sur les autres.

Quant à Hélène, dont la folie avait emporté depuis longtemps le filet de la raison, elle recevait les influences des officiers qu’elles cotoyaient, du spectacle de dévastation qui l‘entourait, de la pluie qui la cinglait, sans en différencier aucune, et les rattachait à lui seul, encore lui, toujours lui : Armène, figure stable, unique point de repère quand tout s’effondrait, immobile comme un rocher dans la tempête, invincible miraculé du naufrage de sa vie, rescapé des sables mouvants de sa déraison.

Que les ennemis l’aient emprisonnés, elle n’en douta plus. Alors elle ordonna des tortures, des massacres, affama des villes entières pour en extorquer des informations. « Où est Armène, questionnait les bourreaux. Je l’ignore, leur répondait-on. Pitié, j‘ai une famille ! », et on périssait dans les plus atroces souffrances. Les campagnes ravagées, les chateaux pillés, les villes assiégées, les prisons sanglantes résonnaient d’imprécations, on maudissait cet Armène que personne ne connaissait, et à cause duquel tout le monde mourrait.

Hélène, par ses exploits, se hissa au généralat, et intégra l’état-major de l’armée alénorienne. Cette promotion porta sa carrière et son malheur à son comble, car elle ne lui laissait aucun échelon à gravir, et de fait détruisit son illusion, selon laquelle en acquérant un pouvoir toujours supérieur, elle finirait par rassembler les corps nécessaires à ses gigantesques expéditions.

Elle n’obéissait plus qu’à une personne : alors que les ennemis coordonnaient leurs effrots pour lancer une série de contre-attaque, l’Empereur, l’Alénor, l’immortel guerrier doré, la requérit dans ses quartiers. »

Alexandre suspendit un moment sa narration, et fut ravi que Clémence s’abîmât dans ses paroles : sa bouche s’entrouvrait, avide de la suite.

« Imaginera-t-on qui était en réalité l’Empereur ? Quelle dut être la stupéfaction, l’étonnement, le foudroiement d’Hélène, quand elle reconnut dans la voix du plus grands de tous les guerriers, celle du fougueux garçon qu’elle n’avait jamais cessé d’aimer ?

On ne peut peindre une telle surprise : c’était Armène ! Eperdu à l’idée d’avoir perdu l’admiration de sa tendre Hélène, il avait décidé de la regagner, en se livrant corps et âme aux dieux ou aux démons de la gloire, pour racheter par les plus grands exploits de l’histoire l’ignoble promesse qu’il lui avait jadis extorquée, de se détacher de lui et de le laisser partir. Son courage et sa bravoure, auguillonnés par la double passion de son amour et de son pays, en firent le plus jeune Empereur du siècle.

Armène décasqua Hélène. Elle n’avait pas changé depuis leur séparation, comme si, par le sacrifice de sa raison, elle avait préservé et son cœur et son corps, réceptacle et appâts de son amour.

Quand le jeune Empereur pressa Hélène contre lui dénoua ses cheveux, ils ruisselèrent comme avant sur son armure, étincelants plus encore que sa cuirasse de guerrier doré. En peu de temps il trouva dans leurs effluves envoûtantes, dans la fraîcheur de son teint et sur le satin de sa peau, l’oubli de tous les morts qu’il avait vu, et dans les linéaments rémunérateurs de ses lèvres, l’absolution de toutes les vies qu’il avait prises.

Hélène, dont l‘esprit défaillant ne lui reprochait aucune de ses exactions, lui ôta à son tour son casque. Ses traits ne démentaient pas la vigueur qu’elle leur avait connu, les flamboiements qui les animaient avaient même redoublé ; pourtant, de longs mois d’horreur et de responsabilité lui avaient imprimé sur le front les marques d’une souffrance indicible, et avaient poussé l’insouciance des années vertes jusque dans ses derniers retranchements, jusque dans ces yeux où elle se concentrait en une douceur exquise et dolente. Ce mélange de dureté, de fougue et de bonté ne le déparait pas.

Ses cheveux restaient bruns, son visage était sombre, et ses yeux brillaient : il était splendide.

Qu’on imagine l’émotion de deux amants, qui affrontent et donnent mille fois la mort pour finalement se retrouver en vie ! »

Alexandre perçut le frisson qui courut sur la nuque de Clémence. Elle se serrait contre lui et gardait ses yeux fixés sur les deux étoiles solitaires. Il poursuivit avec un accent tragique :

„ Mais ils n’étaient pas destinés à vivre. Un courtisan rapporta qu’il avait surpris l’empereur tête nue. Le guerrier doré ne doit jamais quitter son armure ; voilà qu‘il la déposait aux pieds d‘une femme ! Il existe pour la Nation, par la Nation, il est la Nation ; Armène s’était aliéné beaucoup d’envieux, qui saisirent l’occasion. Son inexpérience des intrigues de palais le condamna, lui et Hélène. On leur intenta un procès, on les livra aux peuples ennemis. Dieu que ces pauvres gens jubilèrent ! Enfin, enfin ! Enfin ils tenaient entre leurs mains les causes de leur souffrance, le bourreau de leurs proches et le motif de leur condamnation, le fameux « Armène » et sa cruelle Hélène !

On les conspua, les humilia, on leur réciproqua tous les supplices qu’ils avaient autrefois infligés. Les barbares crachèrent à la face d’Armène, quand il les conjura de reporter sur lui la part des châtiments destinés à sa belle.

Hélène délirait dans la folie qui déréalisait ses peines ; mais nulle fièvre ne masquait à Armène les rigueurs de la mort, et il eût la douleur de voir sa chère, si chère Hélène, ne plus le dévisager que comme un étranger, tant sa démence la consumait. Mourir devant une amante qui vous rend hommage, ce n’est rien. Si il avait dû s’abattre, inerte, aux pieds de sa moitié, la pensée qu’elle le verrait tomber lui aurait infusé le sang le plus brave, le plus beau et le plus rouge qui fut, il en serait je crois mort de courage. Mais devant cette femme possédée par le diable, dont la beauté succombait enfin à l’avilissement moral, dont la splendeur n’avait résisté à tant de vicissitudes que pour mieux faner sous le souffle putride de la dernière, et qui criait comme une sorcière, ses mèches emmêlées entre elles et contrecollées à sa peau ; devant cette créature au stade ultime du dépérissement de l’âme, devant ces yeux qu’embuaient déjà des vapeurs d’un autre monde, et qui se révulsaient une dernière fois vers le ciel ; devant elle qui n’était plus qu’une ombre, et qui ne le reconnaissait plus, fallut-il de l’amour à Armène lorsque, la corde au cou, aux derniers instants de sa vie, il se pencha vers ces femmes hurlantes dont il avait tué les enfants, vers ces orphelins privés de leurs pères par sa faute, vers cette foule innombrable de démunis, de traîne-misère, de gueux aux figures grimaçantes ; lorsqu’il se pencha vers ces gens qu’il avait tant opprimés, et qui le tourmentaient tant en retour, en lui offrant l’effroyable vision de la pourriture de son Hélène ; lorsqu’il pencha vers tout cela, lui fallut-il de l’amour, sur l’échafaud, pour déclarer en hochant doucement la tête :

« je vous pardonne“. La rage et l‘incompréhension répondirent à ces paroles. L‘instant d‘après ils étaient pendus. Privé de son glorieux empereur et de son inflexible général, l’armée alénorienne battit en retraite ; ainsi prirent fin les affrontements qui ensanglantèrent notre pays il y a trois mille ans, livré par un homme dévoré de remords et une jeune femme perdue de passion. »

Alexandre se tut. Clémence reposait toujours ses bras sur son genou ; son regard glissa lentement des deux étoiles d’or vers le bout du doigt d'Alexandre, qui les pointait toujours.

« Et Hélène ? »

Alexandre avisa le ciel, et commença à départager les atsres qu’il jugeait les plus rutilants. La nuit couvrait le couple d’un délicat voile de silence et de contemplation, uniformisait les alentours en un charmant paysage champêtre. Les collines et les ruisselets rétribuaient paresseusement à la nuit la chaleur prodiguée par le jour.

Alexandre fronça le sourcil.

« Eh bien, Hélène ?

-Que fit-elle, murmura Clémence toujours captivée.

-la pauvre, on la tua comme Armène.

-Comment ?

Alexandre grimaça.

« En la pendant, par exemple !

-Je veux dire, comment ? Que pensa-t-elle au dernier souffle ? ».

Voilà bien une fille, pensa Alexandre un peu désemparé. Il s‘enhardit, passa son bras autour de sa taille.

„Je l‘ignore, dit-il avec franchise.“

Clémence se blottit contre lui, et leva vers son visage un regard plein de feu, qui jaillissait au milieu de ses réflets où baignait la douceur. Elle murmura avec un naturel et une grâce qui achevèrent tourner la tête au jeune soldat.

„Je suis sûre qu‘elle n‘a rien regretté. Moi, je ne regretterais rien.“

Il y a une Hélène dans toutes les jeunes femmes.

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Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

moi j'en dis que c'est bien écrit, dense et tout, niveau vocabulaire y a pas de vocables en dépit que la guerre concerne deux camps adverses, mais c'est un conte.... qui ne vaut celui du Comte Dracula qui se fit vampire à la suite du décès de sa nana....

bref même si les personnages sont trop dans leur trip et rôle, par exemple Hélène on ignore totalement comment elle voit son fiancé dans la mesure où donc, elle reste femme, et lui de son côté aussi "idiot" (ce sont des remarques sur le fond de ce qui est raconté), la folie de l'une (pourquoi la folie ? -c'est un jugement de valeur ? possible, mais l'on hésite... -en tant que lecteurs-),

mais c'est bien écrit malgré les fautes d'orthographe...

en particulier j'aime bien la façon dont c'est raconté, deux destinées emmêlées dans l'écriture mais parallèles en réalité...

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yoyoter.de.la.touffe Membre 2 messages
Baby Forumeur‚
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Bonjour Morphée, et merci de m'avoir lu ! smile.gif

Par contre je n'ai pas tout compris dans ton commentaire. Je dois faire plus attention aux fautes, je vais essayer de mieux me relire. Mais je ne comprends pas ce que tu entends par : mes personnages sont "dans leur trip". Tu veux dire qu'ils sont trop naïfs ? C'est vrai qu'il sont peur réalistes, mais c'est le genre qui veut ça.

Tu as raison sur l'épisode de la guerre, je devrais plus le développer.

Merci encore de m'avoir prêté attention !

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Invité morphee_
Invité morphee_ Invités 0 message
Posté(e)

cela sur le fond me fait un petit peu songer à cela :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Starship_Troopers_%28film%29

cela dit : une remarque sur le fond n'est-elle mieux qu'une remarque sur la forme ? -à part l'orthographe, pas grand chose hormis le "sirop" -la consistance- à relever..

pour les lectrices, bon de préciser le genre dont l'on cause :

http://fr.wikipedia.org/wiki/New_Age

quand une chose est nommée, l'on peut alors prendre des libertés avec... s'autoriser un petit peu non d'auto dérision, pas cela, mais euh disons...

enfin donc c'est le domaine du style propre à l'auteur donc, à développer, travailler..

étant moi-même auteur (humble niveau ^^) je détecte les choses, mais de là à prodiguer des conseils, désolé...

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