Aller au contenu

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

succubes, incubes et autres chimères...


Messages recommandés

Fuel4Life Membre 10926 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Bonjour,

Voyant défiler de nombreuses images de succubes, d'incubes, d'anges, de vampires et autres chimères fantasmatiques, j'ai pensé qu'un petit topic pour les expliquer et en discuter serait sympa.

Voici Lilith, Reine des Succubes

Il nous faut remonter en période assyrio-babylonienne, pour retrouver les fondements du mythe de la première femme, Lilith, cette mère obscure qui sous diverses apparences, plane à travers l’espace et les rêves des hommes, à la fois séductrice et envoûtante, vampire ou succube, mais toujours effrayante.

Dotée d’une imagerie très variée, ce qui nous éclaire sur la notoriété de son caractère de démon, c’est souvent sous les traits d’une superbe femme nue, parée d’une longue chevelure ondoyante, qu’elle est représentée, une vulve se dessine sur son front, ses jambes prennent la forme de serpents, et pour couronner sa majesté deux ailes lui confèrent un aspect prodigieux. Une autre image de Lilith, est celle d’une belle femme, coiffée d’une tiare, aux pieds et aux ailes d’oiseau rapace, elle est accompagnée d’une lionne et de chouettes.

Dans la magie gnostique, c’est vêtue de noir et assise sur un globe de même couleur, qu’elle représente une des configurations de la Déesse mère, celle là même qui préside aux plaisirs charnels. Ses qualités de déesse de l’amour et de la mort en on fait une divinité très conjurée dans la magie sexuelle.

De nombreuses incantations retrouvées dans de vieux ouvrages attestent de sa notoriété. Il est demeuré une invocation à Lilith, qui serait le texte délivré en 1592, par une entité inconnue, à Sir Edward Kelly, l’assistant de John Dee, celle-ci lui aurait été donnée lors d’une séance de vision astrale.

Le nom même de Lilith représenterait les ténèbres, l’obscurité : Leila ou Lavlah c’est la nuit, en conséquence le noir, pareillement à ces nombreuses Vierges Noires, parentes de Lilith, telles Isis, Kali, Sarah la noire, Marie l’Egytienne, dont les lieux de cultes étaient souvent établis sur l’emplacement d’anciens sites initiatiques, nous retrouvons là, le lien qui unit les anciennes déesses de vie, de mort, de fécondité et de forces telluriques, bien antérieures au christianisme.

Il est vrai que le noir effraie, nous entrons dans le monde obscur, cependant, étudié sous un angle plus symbolique, nous devons admettre que le noir est indubitablement l’emblème d’une science secrète, la preuve en est que le noir est la couleur du Grand Œuvre alchimique (l’œuvre au noir représente la phase de séparation et de dissolution de la matière. Pour les alchimistes, ceci constitue la partie la plus délicate du Grand Œuvre « Elle symbolise les épreuves de l’esprit se libérant des préjugés ».

C’est avec Agrat, Mahalath et Naamah, que Lilith passe pour être une des mères des démons, elle serait entre autre dans une tradition la mère d’Ormuzd ou Hormiz, dans une autre légende, c’est Asmodée, Prince des Démons qui est son fils. Alors que Lilith n’est presque pas mentionnée dans la Bible, il nous faut consulter le Talmud et le Zohar, pour mieux connaître son histoire, elle apparaît alors sous la forme d’une créature démoniaque à visage de femme, dotée d’ailes et portant de long cheveux. Ainsi la reconnaissent différents passages du Talmud qui parle d’ « un fœtus ailé comme Lilith », on dit encore d’une femme qu’ « elle laisse pousser ses cheveux comme Lilith ».

Dans tous les cas, elle est définie comme une créature essentiellement nocturne, c’est elle, également, que décrit le « Testament de Salomon », (ouvrage grec du IIIè siècle de notre ère, dérivé probablement d’un écrit ésotérique judéo-héllénique), elle y est définie comme errant à travers le monde et se présentant sous des dizaines de noms, pour rendre visite aux femmes en couche et s’efforcer d’étrangler leur enfant nouveau-né, ce sont par ailleurs ces deux atrocités qui lui valurent sa mauvaise réputation, il était de ce fait pratique courante de protéger les femmes en couche et les nouveaux-nés par des amulettes qui fixées aux murs des chambres et au dessus des lits étaient sensées l’éloigner. Il était aussi d’usage jusqu’au XVIè siècle, en Europe centrale, d’éveiller les enfants qui souriaient dans leur sommeil : on craignait qu’ « ils ne jouent avec Lilith », celle-ci avait la réputation de les emporter avec elle dès qu’elle les avait séduit.

Nous retrouvons dans le Vendidâd (l’un des livres de Zoroastre), un passage qui serait considéré comme l’une des bases du mythe juif de Lilith : « l’homme qui se souille involontairement pendant la nuit, est censé avoir eu des relations avec une succube qui concevra de lui. A moins qu’il ne récite certaines formules à son réveil, l’enfant appartiendra aux démons ». Lilith préside également à l’acte sexuel et dirige les incubes et les succubes, pousse les femmes à jouir de leur corps, et leur donne passions et orgasmes érotiques.

Lilith la séductrice assaille également les hommes, qu’elle provoque à de maléfiques rapports. Voici un texte emprunté à Johann Jakob Schudt qui raconte en 1717 :

« Les Juifs de Francfort croient fermement que lorsque le sperme échappe à un homme, il formera de mauvais esprits avec l’aide de Mahalath et Lilith, mais qu’ils mourront en leurs temps. La semence que répand à terre la masturbation, féconde Lilith et lui engendre des fils ».

Les récits concernant ces créatures étaient très fréquents au Moyen-Age et à la Renaissance, et l’on estimait couramment que les tentations physiques et les satisfactions qu’elles offraient aux hommes imprudents entraînaient ceux-ci dans le monde obscur de la sorcellerie. Cette crainte des succubes a été omniprésente jusqu’au 20 è siècle, l’exemple le plus marquant étant sans aucun doute celui d’Huysmans, celui-ci était allongé sur son lit, il fut alors réveillé, victime d’un rêve érotique très intense, il eut juste le temps d’apercevoir un succube qui s’évanouissait dans les airs. Le désordre de ses draps, l’empreinte qui s’y dessinait, le convainquirent de la présence physique du démon qui avait passé la nuit à ses côtés.

Dans la démonologie occidentale, Lilith est la Reine des Striges, ces démones vampires, ailées, munies de serres de rapaces, qui attaquent les hommes et les détruisent après leur avoir procuré des plaisirs érotiques, au Moyen Age, l’image de la Strige était synonyme de Goule et de sorcière, celles-ci étaient accusées de faire disparaître les enfants et de les tuer dans le but d’utiliser leur chair et leur sang pour la confection de philtres et de maléfices. Néanmoins, la légende qui a engendré un véritable « mythe de Lilith » est la traduction d’un passage du livre kabbalistique nommé « L’Alphabet de ben Sirah », ouvrage datant du XIè siècle. Voici les éléments mythiques auxquels fait appel l’alphabet de ben Sirah (J. Bril) : « Les deux premiers partenaires humains furent Adam et Lilith, ils avaient été créés de manière à répondre à un désir manifeste du Créateur : il y aurait égalité de droits entre l’homme et la femme. La tradition talmudique affirme même qu’ils avaient été créés unis par le dos.

Entre Adam et Lilith, un conflit naquit bientôt, dont le prétexte, fut la manière dont ils feraient l’amour – qu’elles seraient les positions respectives de l’un et de l’autre ? – dissimulant ainsi de façon symbolique le conflit latent des prétentions à la suprématie sociale. Lilith contesta les revendications de son mari à être le chef de famille, faisant ressortir l’équivalence de ses droits au sein du couple, équivalence résultant des conditions mêmes de la création. Adam maintint son intransigeance, affirmant qu’il était le seul maître et la situation ne fit que s’aggraver. Lorsque Lilith se fut rendue à l’évidence que l’entêtement d’Adam était sans espoir, elle se résolut à l’ultime démarche possible : elle invoqua le nom de l’Ineffable. Elle reçut alors miraculeusement des ailes et s’en fut par les airs hors du Jardin d’Eden. Le cœur brisé, Adam implora le Tout-Puissant : « Maître du monde, dit-il, la femme que Tu m’as donnée s’est envolée ! », Le Créateur, ému de la détresse d’Adam, envoya trois anges à la recherche de Lilith : Snwy, Snsnwy et Snglf, afin de la persuader de retourner à son foyer auprès de son mari. Lilith ne voulut rien entendre, même après que les anges lui eurent rapporté la sentence du Seigneur : elle mettrait au monde de nombreux enfants et cent de ses fils devraient mourir chaque jour. Désespérée par l’effroyable cruauté du châtiment, elle pensa mettre un terme à son malheur en se jetant dans la Mer Rouge. Mus par le remords, les trois anges lui accordèrent alors en compensation de la rigueur du jugement, qu’elle aurait tout pouvoir sur les enfants nouveau-nés, pendant huit jours après leur naissance pour les garçons, pendant vingt jours pour les filles, en outre, elle jouirait d’un pouvoir illimité sur les enfants nés en dehors du mariage. Toutefois, elle devrait s’engager à perdre ces pouvoirs chaque fois qu’elle verrait sur une amulette l’image de ces anges.

Lilith la réprouvée n’avait cependant rien perdu de sa séduction. Il arriva qu’elle rencontra un jour Samaël, maître des anges déchus, qui la trouva en train de se lamenter sur ses erreurs et sa solitude et il tomba amoureux d’elle. D’accord avec Lilith sur la question de l’égalité des sexes et de la similitude qui existaient entre eux, ils ont deviendront époux, ainsi, Samaël s’installa avec elle dans la vallée de Jehannum, le Gehenne ». Pour désigner davantage le rôle néfaste du couple maudit, le Talmud désignera Samaël du nom d’Adam-Bélial – dans lequel la racine bel est évocatrice de désolation et d’anéantissement. De son union avec Samaël, elle deviendra la Reine des forces du mal, Reine de Saba et immortelle.

Si à sa naissance, Lilith était ornée de toutes les vertus, la légende lui imposera un destin maléfique pour l’humanité, mais surtout pour les autres femmes. A une époque où beaucoup de portes sont ouvertes à notre connaissance, où beaucoup d’écrits sont à notre portée, Lilith a repris la place qu’elle n’aurait pas dû quitter, de nombreux écrivains et peintres de génies l’ont ressuscitées, Victor Hugo dans « La Fin de Satan », en fait la fille ainée de Satan, elle apparaît notamment dans « le gibet », créature obscure qui surveille la tragédie du Golgotha :

« Et plus tard les soldats, contant après l’arrêt

Comment ils avaient pris Jésus de Nazareth,

Dirent qu’ils avaient vu, sur la montagne sombre,

La Fille de Satan, la grande femme d’ombre,

Cette Lilith qu’on nomme Isis au bord du Nil ».

Anatole France quant à lui, dans « La Fille de Lilith », nous conte l’histoire d’une des filles de Lilith immortelle qui voudrait que la mort vienne combler la jouissance de la vie. Voici l’image que nous en fait Marcel Schwob :

« Alors il aima Lilith, la première femme d’Adam, qui ne fut pas crée de l’homme.

Elle fut faite de terre rouge, comme Eve, mais de matière inhumaine ;

Elle avait été semblable au serpent,

Et ce fut elle qui tenta le serpent pour tenter les autres… ».

Source

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant
Amazones Membre 13439 messages
...... Phoenix ..... Une cendre déterminée‚ 48ans
Posté(e)

Bonjour Fuel,

Personnage trés intéressant en qui mon aspiration s'y trouve, j'aime beaucoup tout ce qui se lie au ténébre et de voir une beauté de cette envergure, me fascine

33116c7e.jpg

Merci pour ce texte si développer :bo:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Lefleys
Invité Lefleys Invités 0 message
Posté(e)

on m'appelle :dev:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zarathoustra2 Membre 8656 messages
Surhomme Nietzschéen‚ 45ans
Posté(e)

Entre Adam et Lilith, un conflit naquit bientôt, dont le prétexte, fut la manière dont ils feraient l’amour – qu’elles seraient les positions respectives de l’un et de l’autre ?

Le gros reproche d'Adam à Lilith est son insoumission, elle voulait être dessus et non dessous !

Lilith incarne, d'un certain point de vue, la première féministe.

Cette question montre aussi que la religion, à l'époque, ouvait se préoccuper de détails sexuels comme la positions de l'Homme et de la Femme, alors qu'aujourd'hui, l'Homme moderne ne fait plus le lien entre sexualité et sacré.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Lefleys
Invité Lefleys Invités 0 message
Posté(e)

je précise que dans la wicca , c'est une déesse luciférienne La Déesse de la Luxure, de la délivrance, de la débauche et du plaisir matériel et de la chaire ainsi que la Déesse qui ne se soumet pas à une relation durable et fidèle .

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zarathoustra2 Membre 8656 messages
Surhomme Nietzschéen‚ 45ans
Posté(e)

je précise que dans la wicca , c'est une déesse luciférienne

Que peut bien signifier "luciférien" pour la Wicca ?

wicca-satanic.jpg

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
usagi Membre+ 336506 messages
E-mage‚ 72ans
Posté(e)

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fuel4Life Membre 10926 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Après les succubes, parlons de leur pendant masculin , les incubes

Les incubes sont des anges déchus par la luxure, devenus démons et cherchant à jouir des femmes quand elles rêvent ou somnolent. Le contraire de l'incube (incubus) est le succube (succubus), démon femelle qui s'efforce, par tous les moyens d'enlever leur semence aux hommes. Le succube ayant acquis la semence n'hésite pas à se transformer en incube pour la porter aux femmes et, de la sorte, enfanter quelque monstre infernal.

cauchemar_fuseli.jpg

Le cauchemar (1781) d'après Henry FUSELI Issu de la mythologie hébraïque, l'incube, selon la Genèse (VI, 1-4) est en effet fort capable d'engendrer. Le passage en question prétend que les anges maudits « virent que les filles des hommes étaient belles et ils en prirent pour femmes parmi toutes celles qui leur plurent». St Augustin (De Civitate Dei, XV, 23) fait de l'incube un article de foi, en se référant à l'avis du plus grand nombre: «Les faits de démons incubes ou succubes sont si multipliés qu'on ne saurait les nier sans impudence: l'autorité de tant de personnages graves, les récits de faits indiscutables, tant chez les peuples civilisés que chez les peuples barbares, les aveux enfin de plusieurs milliers de personnes doivent être pris en considération ». La Summa et le De Trinitate de St Thomas d'Aquin, qui lui emboîtent le pas, affirment l'existence des incubes, tout comme l'ensemble des théologiens et des démonologues.

Nightmare_fuseli.jpg

Cauchemar (1790) d'après H. FUSELI L'incube est capable de revêtir les formes les plus variées pour parvenir à ses fins. Madeleine de la Croix, l'abbesse de Cordoue, eut pour amant un incube faunesque aux pieds de bouc; d'autres furent possédées charnellement par de beaux jeunes gens, de petits gnomes familiers, des cadavres momentanément animés par le Démon, voire des vapeurs d'air condensées.

Les histoires d'incubes sont innombrables, d'autant qu'ils préféraient s'en prendre aux nonnes et aux femmes mariées qui, chacun le sait, sont incapables de garder un secret. L'audace de ces démons ne connaissait pas de bornes: ils se déguisaient fréquemment en confesseurs et se glissaient jusque entre les draps du lit conjugal.

Il y avait, écrit le moine Ernauld, dans le pays de Nantes une malheureuse femme tourmentée par un démon. « Cet être lascif alluma en elle le feu de la passion, s'étendit sur elle et la traita comme une épouse après avoir passé l'une de ses mains sous son corps et l'autre sous sa tête. Adultère invisible, il venait la nuit, pendant que la femme était couchée près de son mari, qui ignorait tout, et il se livrait sur elle à la luxure. Pendant six ans, ce mal resta caché et la malheureuse ne découvrit sa honte à personne. Pourtant la septième année, le spectacle de ses crimes amoncelés et la pensée des jugements de Dieu l'effrayèrent.

Elle alla trouver les prêtres et avoua son opprobre. Puis elle fit des pèlerinages et implorales saints. Mais confessions, pèlerinages, prières n'obtinrent aucun résultat. Le démon revenait chaque jour et était de plus en plus libertin. Le crime finit par être connu et le mari entra en fureur... »

St Bernard, de passage dans la ville, confia à la malheureuse son bâton de pèlerin, qui eut le don d'éloigner l'incube. « Quand le dimanche fut arrivé, le Saint monta en chaire et, avant de prêcher il prescrivit à tous les assistants de tenir dans leurs mains des chandelles allumées. Puis il rapporta les forfaits inouïs du Diable; il jeta l'anathème à l'esprit lascif qui s'était livré à d'affreuses saletés contraires à la nature; toute l'assistance adhéra à cet anathème; enfin il lui enjoignit par l'autorité du Christ de n'approcher ni de cette femme ni d'aucune autre. Dès que les chandelles sacramentelles furent éteintes, la puissance du Diable fut complètement anéantie. La femme se confessa, puis communia, l'ennemi ne reparut jamais, mais il s'éloigna pour toujours.» (S. Bernardi Vila, Il, 34).

Voilà comment, au Moyen Age, on soignait l'incubat, c'est- à-dire les états psycho-pathologiques dus à l'absence de règles, à la ménopause ou à la surexcitation génitale. Il est évident qu'en bien des cas, les naissances adultérines furent mises sur le compte des incubes. Le pseudo Sinistrari d'Ameno et St André rapportent bien des contes scabreux montrant que, dans les couvents, le dieu Pan régnait souvent en maître.

On discuta longtemps pour savoir si les incubes pouvaient réellement engendrer. On prétendit que les Huns, que Platon, Merlin l'Enchanteur, l'Antéchrist et Mélusine étaient nés de leur union avec les mortelles. On finit par admettre, avec Luther et Bodin, que la descendance ainsi obtenue ne pouvait guère durer. Il sortait de cette copula cum daemone, des enfants agités par l'esprit du mal, voraces, cruels, mourant jeunes «bien qu'ils mangent comme quatre et sont capables de tarir jusqu'à six nourrices... » Quand on admet l'existence et la puissance des démons, disait Bizouard, il n'y a plus rien d'absurde. Voir succube pour d'autres d'informations.

source

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zarathoustra2 Membre 8656 messages
Surhomme Nietzschéen‚ 45ans
Posté(e)

Après les succubes, parlons de leur pendant masculin , les incubes

Ma préférence va à la succube :girl_devil:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fuel4Life Membre 10926 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Comme c'est étonnant :smile2:

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fuel4Life Membre 10926 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Le phoenix

L'oiseau phénix symbolise l'immortalité, la résurrection et la vie après la mort. Dans les antiques mythologies égyptiennes et grecques, il est associé au Dieu du Soleil. Le phénix suivant ce qu'en ont rapporté Hérodote ou Plutarque, est un oiseau mythique d'origine éthiopienne, d'une extraordinaire longévité, et qui a le pouvoir, après s'être consumé sur un bûcher, de renaître de ses cendres. Quand l'heure de sa mort approche, il se construit un nid de brindilles parfumées où, de sa propre chaleur, il se consume. Les aspects du symbolisme apparaissent donc clairement : résurrection et immortalité, la résurgence cyclique. Il est un symbole des révolutions solaires.

Le phénix égyptien, ou Bennou (un héron pourpré), était associé au cycle quotidien du soleil et aux crues annuelles du Nil; d'où son rapport avec la régénération et la vie. Cet oiseau magnifique et fabuleux se levait avec l'aurore sur les eaux de Nil , comme un soleil; et la légende le fit se consumer et s'éteindre comme le soleil, dans les ténèbres de la nuit, pour renaître de ses cendres.

Le phénix évoque le feu créateur et destructeur, dont le monde tient son origine et auquel il devra sa fin, il est comme un substitut de Çiva et d'Orphée.

Il est dit ailleurs, chez les Grecs, que le phénix vivait en Arabie, près d'un puits frais ou d'une oasis. Et chaque matin à l'aube, le Dieu du Soleil arrêtait son chariot céleste dans sa course pour écouter le beau chant de l'oiseau tout en prenant un bain dans l'oasis.

Le phénix est comme on l’a dit symbole de la résurrection, qui attend le défunt après la pesée des âmes (psychostasie), s'il a dûment sacrifié aux rites et si sa confession négative a été jugée véridique. Le défunt devient lui-même phénix. Le phénix porte souvent une étoile pour indiquer sa nature céleste et la nature de sa vie dans l'autre monde. Le phénix est le nom grec de l'oiseau égyptien Bennou; il figure à la proue de nombreuses barques sacrées, qui vont déboucher dans l'immense embrasement de la lumière... Il est aussi le symbole de l'âme universelle d'Osiris qui se créera sans fin d'elle-même, tant que dureront le temps et l'éternité.

Cet oiseau fabuleux dont la légende est originaire d'Égypte ou d'Ethiopie, à été vénéré par les Grecs et était rattaché au culte du Soleil. Semblable pour eux à un aigle royal mais de taille considérable, au plumage éclatant de couleurs chatoyantes (il se parait de rouge, de bleu et d'or éclatant, et son aspect était splendide), au vol lent et majestueux. Le phénix vivait disait-on plusieurs siècles.

Pour les Antiques, il n'existait jamais qu'un seul phénix à la fois et il vivait très longtemps : aucune tradition ne mentionne une existence inférieure à cinq cents ans. Incapable de perpétuer sa race parce qu'il n'existait pas de femelles de son espèce (du moins dans cette mythologie par les asiatiques divergent sur ce point), il devait cependant assurer sa descendance. Lorsque sa mort était proche, il édifiait un nid de plantes aromatiques, d'encens et d'herbes magiques, au centre duquel il s'installait, après y avoir mis le feu. De ces cendres renaissait un autre phénix.

Selon une autre version, le nouveau phénix né de la semence de son père recueillait son cadavre dans un tronc de myrrhe creux et l'emportait en Égypte septentrionale, à Héliopolis, où il le déposait sur l'autel du temple du Soleil pour qu'il y soit solennellement brûlé par les prêtres. Une version un peu différente du bûcher et de la régénération de l'oiseau…

Il se pourrait du reste que cette cité du soleil (Héliopolis) ne soit pas originellement celle d'Égypte, mais la Terre solaire primordiale, la Syrie d'Homère…

Pour les Anciens, le phénix était le symbole de l'immortalité de l'âme, mais plus simplement de l'année qui renaît.

Au culte du Soleil en Égypte se rattachait le Bennu (ou Bennou), un héron symbolisant sur les tombeaux le Soleil levant et la vie dans l'au-delà. La légende du phénix venait probablement d'Orient et aurait été incorporée au culte égyptien par les prêtres d'Héliopolis : l'adaptation de ce mythe leur permettait la liaison entre le phénix et le palmier (''phoïnix'' en grec), arbre longtemps associé au culte solaire par les Égyptiens. D’ailleurs, l’orthographe française est bien phénix pour désigner l’oiseau (Phoenix est l’orthographe anglo-saxonne) et le Phoenix désigne une race de palmier qui quand bien même il est coupé voire brûlé repousse toujours…

Pour les astrologues, la naissance d'un phénix marquait le début d'une révolution sidérale. Le phénix figurait l'immortalité : ainsi, Rome toujours renaissante, était comparée au phénix, et il apparut sur les monnaies du Bas-Empire comme emblème de la Ville Eternelle. On a aussi souvent interprété cette légende comme une allégorie de la résurrection et de la survie de l'âme, thèmes qui se développèrent dans le christianisme naissant.

Le phénix, disent les Arabes, ne peut se poser que sur la montagne de Quaf, qui est ''Le Pôle'', le Centre du Monde. Al-Jîli fait du phénix le symbole de ce qui ne tire existence que de son nom; il signifie ce qui échappe aux intelligences et aux pensées. Ainsi, comme l'idée de phénix ne peut être atteinte que par le nom qui le désigne, Dieu ne peut être atteint que par l'intermédiaire de ses noms et de ses qualités.

Dans la mythologie islamique, le phénix est identifié à l'anqa (le simorgh persan), oiseau énorme et mystérieux (peut-être un héron) créé par Dieu et doué à l'origine de toutes les perfections, mais qui devint par la suite un fléau et fut tué.

Les Taoïstes quant à eux désignent le phénomène sous le nom d'oiseau de cinabre (tanniao), le cinabre étant le sulfure rouge de mercure. Le phénix correspond d'ailleurs, emblématiquement, au Sud, à l'été, au feu, à la couleur rouge. Son symbolisme est de même en rapport avec le soleil, la vie et l'immortalité.

En Asie, le phénix est une monture des Immortels. Il est l'emblème de Niukoua qui inventa le Cheng, instrument de musique en forme de phénix, imitant son chant naturel. Le phénix mâle est le symbole de la félicité; le phénix femelle est l'emblème de la reine, par opposition au dragon impérial. phénix mâle et phénix femelle sont ensemble symboles d'union, de mariage heureux. Les phénix de Siao-che et Long-yu, s'ils manifestent le bonheur conjugal, conduisent également les époux au paradis des Immortels. C'est un phénix qui révela à Phien-ho, la présence du jade dynastique des Tcheou, symbole d'immortalité, et c'est le Fong-hoang, manifestation pur du yang, qui apparaît lors des règnes heureux. Ainsi, dans la mythologie chinoise, l'apparition d'un phénix (chilin) présageait toujours d'un événement important.

Les Chinois le décrivent et le représentent comme un oiseau remarquable par la diversité de ses couleurs. Ils disent qu'il paraît toujours seul et rarement, et que quand on le voit, c'est un heureux présage pour l'Empire.

Les Phéniciens donnaient le nom de Phoenix au palmier, car quand on le brûle jusqu'à la racine, il revient plus beau que jamais et ‘’ressuscite’’, comme le phénix, l’oiseau.

Le phénix est aussi un oiseau fabuleux que l'on retrouve dans la mythologie gréco-latine plus récente et qui a atteint l’Europe. Chez nous, il était considéré comme unique de son espèce, vivait disait-on plusieurs siècles, se brûlait et renaissait de ses cendres.

Au Moyen Age, on fit du phénix le symbole de la résurrection du Christ, et parfois celui de la Nature Divine, cette même nature étant également figurée par le pélican (nda : si je tenais le gnome qui assimile phénix et pélican ! ! ! Vous avez déjà vu un pélican ? La gueule du phénix ! ? ! Mouarf !).

Comme on l'a dit, les Egyptiens assimilaient eux le phénix au héron pourpre (nda : c'est déjà mieux que le pélican !) et cette couleur rouge (de feu) peut évoquer le symbole de la régénération qu'est l'œuvre au rouge des alchimistes.

La pensée occidentale latine devait hériter du symbole concernant le phénix, oiseau fabuleux dont le prototype égyptien, l'oiseau Bennou, jouissait d'un prestige extraordinaire en raison de ses caractéristiques.

Chez les chrétiens, il sera, à partir d'Origène, considéré comme un oiseau sacré et le symbole d'une irréfragable volonté de survie, ainsi que la résurrection triomphe de la vie sur la mort.

Cet oiseau que les Modernes tiennent pour fabuleux et dont les Classiques ont fait grand état est sans doute une légende. Toutefois, les Anciens disaient qu'il est de la grandeur d'un aigle (nda : meu non ! plus gros !), qu'il a la tête timbrée (nda : pratique pour l'envoyer par la poste !) d'un pennage exquis (nda : comprenez qu'il a de zôlies plume sur la calebasse, comme Zizi Jeanmaire !), qu'il a les plumes du cou dorées, les autres pourprées, la queue blanche mêlée de pennes incarnates, des yeux étincelants comme des étoiles; qu'il vit dans les déserts 500 ans (nda : au moins ! Et jusqu'à 1461 selon certains mythes visiblement très bien renseignés !); qu'il se fait lui-même son bûcher de bois et de gommes aromatiques; qu'il bat des ailes au-dessus pour l'allumer; qu'il s'y consume enfin et qu'il naît un ver de sa cendre, d'où il se crée un nouveau phénix. Les Anciens le décrivent avec tant de détail et tant d'autres particularités non citées ici, qu'il pourrait sembler qu'ils en aient nourri plusieurs dans des cages…

Enfin, phénix, se dit figurément en rhétorique lorsque l'on veut louer quelqu'un d'une qualité extraordinaire et dire qu'il est l'unique dans son espèce. On dit, c'est le phénix des guerriers, des beaux esprits, le phénix des amants (nda : y en a qui s'y croient quand même !!!)…

Remarque : la bonne orthographe pour l'oiseau de feu est en français "phénix", "phoenix" étant la version anglo-saxonne. Toutefois, "phoenix" a aussi une signification en français : c'est un palmier, celui dont on dit que même entièrement coupé il repousse (d'où son nom).

source

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Fuel4Life Membre 10926 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Et bien je croyais que tu savais lire Z. il y a un bouton signaler, tu cliques dessus, et dans la fenetre tu tapes doublon et hop la modération est appelée à la rescousse, c'est pas fantastique ça.

Allez courage, tu vas y arriver.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Lefleys
Invité Lefleys Invités 0 message
Posté(e)

je précise que dans la wicca , c'est une déesse luciférienne

Que peut bien signifier "luciférien" pour la Wicca ?

La wicca a bien des ramifications différentes , en entendant wicca tu vois la religion anglo saxonne , alors qu'il en existe bien des variétés .

La Wicca luciférienne reprend le culte de Lucifer comme « porteur de lumière » en lui donnant une identité de « dieu romain » : Vesper, père de Ceyx et fils d'Aurora, qui apportent la connaissance aux hommes. Elle se réfère à l'ouvrage de Raven Grimassi, Aradia ou l'Evangile des Sorcières qui affirme que Lucifer est le père de la déesse des sorcières : Aradia. Il y est décrit comme l'époux et le frère de Diane.

Pour la Wicca luciferienne la divinité masculine se manifeste sous plusieurs avatars comme Pan, Cernunnos, Mithra et quelques autres dieux celtes. Ces avatars s'associent à Lilith qui devient l'équivalent fonctionnel de la Déesse mère wiccane. Cette tendance demeure extrêmement minoritaire et est rejetée par la plupart des wiccans français.

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Zarathoustra2 Membre 8656 messages
Surhomme Nietzschéen‚ 45ans
Posté(e)

La wicca a bien des ramifications différentes , en entendant wicca tu vois la religion anglo saxonne , alors qu'il en existe bien des variétés .

La Wicca luciférienne reprend le culte de Lucifer comme « porteur de lumière » en lui donnant une identité de « dieu romain » : Vesper, père de Ceyx et fils d'Aurora, qui apportent la connaissance aux hommes. Elle se réfère à l'ouvrage de Raven Grimassi, Aradia ou l'Evangile des Sorcières qui affirme que Lucifer est le père de la déesse des sorcières : Aradia. Il y est décrit comme l'époux et le frère de Diane.

Pour la Wicca luciferienne la divinité masculine se manifeste sous plusieurs avatars comme Pan, Cernunnos, Mithra et quelques autres dieux celtes. Ces avatars s'associent à Lilith qui devient l'équivalent fonctionnel de la Déesse mère wiccane. Cette tendance demeure extrêmement minoritaire et est rejetée par la plupart des wiccans français.

Je ne connais pas du tout, avez vous de la bibliographie a recommander sur le sujet ?

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Invité Lefleys
Invité Lefleys Invités 0 message
Posté(e)

@ Zarathoustra

bbq1hgbgkkgrhqehckequvk.jpg

Delcroix Hélène : les secrets de la wicca luciferienne .

Partager ce message


Lien à poster
Partager sur d’autres sites
Annonces
Maintenant

  • Populaires actuellement

  • Upload d'images

    • Uploadfr est un service proposé par ForumFr, simple et gratuit, vous permettant d'héberger vos images. Si vous rencontrez le moindre soucis sur le forum, pour vos images, vous pouvez l'utiliser.
  • Nous vous invitons à découvrir les centaines de milliers de sujets existants sur LE Forum - n'hésitez pas à y participer ! L'inscription, gratuite, permet également de diminuer le nombre d'affichage de publicités. Pour cela, inscrivez-vous, ou connectez-vous.

    Bienvenue sur Forum Fr !

  • FFr Mag' 2.0

×