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Il était une fois.... les patrons...


Invité David Web

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Membre, forumeur révolutionnaire, 52ans Posté(e)
transporteur Membre 23 297 messages
52ans‚ forumeur révolutionnaire,
Posté(e)

En contre partie:

Une étude de l?Insee montre une stagnation du revenu salarial moyen en France depuis le début des années 80. Ce nouvel indicateur intègre les salariés à temps partiel ou alternant périodes de chômage et d?activité en une année. Sur la période, leur nombre a presque doublé.

C?est une étude qui explique bien des crispations sur le pouvoir d?achat. Dans son enquête annuelle sur les salaires en France, l?Insee a tenté de mesurer l?impact de la précarité, temps partiel et alternance de périodes d?activité et de chômage, sur les revenus. Grâce à un nouvel indicateur : le revenu salarial effectivement perçu dans l?année. Tout simplement, il est le produit du salaire horaire, de la durée hebdomadaire de travail et du nombre de semaines travaillées dans l?année. Pour les seuls salariés du privé, il s?élevait à 16.100 euros annuel en 2005. Selon l?Insee, ce revenu salarial moyen n?a tout simplement pas évolué en euros constants depuis le début des années 80. Depuis 2000, il a même reculé de 0,2

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
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Résumé des vidéos :

L'élection de Mitterrand en 1981 avait laissé espéré davantage de progrès social et une remise en question du libéralisme. Pleins de patrons alors avait été effrayés et avaient expatriés leur argent au Luxembourg ou en Suisse. Pendant ce temps, en Angleterre et aux Etats-Unis, Reagan et Thatcher ne prennent déjà plus en question que le marché. Selon le libéralisme, il faut privatiser, lutter contre les syndicats et baisser les impôts des plus riches. Les patrons français revendiquent alors la liberté de donner les salaires qu'ils veulent et la liberté de licencier "pour mieux embaucher". François Mitterrand alors fait le contraire de ce qu'il avait promis avec l'Europe.

La rentabilité devient le maitre mot, et on licencie par milliers. Le gouvernement Beregovoy dérèglemente le système financier, les entreprises ne font plus appel aux banques mais aux marchés financiers. La "gauche" multiplie les avantages pour faciliter l'accès à la bourse et convainc les petits français d'entrer dans ce jeu. Lors de la cohabitation ont lieux les privatisations des entreprises. Pour limiter l'influence de la finance internationale sauvage, les entreprises françaises se possèdent alors les unes les autres.

L'entrée de la Russie dans le capitalisme va favoriser une nouvelle mondialisation. Avec l'OMC, on signe l'ouverture des marchés publics à la concurrence internationale. L'Etat peut de moins en moins intervenir pour aider les entreprises du fait des accords de l'OMC et des règlementations européennes. Les entreprises deviennent alors autant prédateurs que proies dans cet environnement de concurrence sauvage. La nationalisation devient alors inutile. Vinrent des crises, et les entreprises pour garder leurs profits commencèrent à fermer des sites moins rentables, en France comme dans les entreprises rachetées à l'étranger. Les fusions entrainent des doublons et donc des personnes licenciées officiellement ou bien par harcèlement moral.

Les fonds de pensions vont se faire de la concurrence pour rapporter 15% de dividendes sur les épargnes retraites. Ils vont donc exiger de tels bénéfices des entreprises. Au milieu des années 90, les participations croisées sont défaites entre les entreprises et les fonds de pensions investissent dans les grandes entreprises tout en demandant des rendements financiers irréalistes. Cela entraine des licenciement. Jospin explique que ce n'est pas l'Etat qui empêchera ce qui arrive. D'autre part, la pression financière est reportée sur la sous-traitance. Les grandes entreprises vont se désintégrer et former des "entreprises réseaux", c'est-à-dire une hiérarchie de plusieurs entreprises. Les entreprises en dessous sont pressurisées et mises en concurrence extrême, les donneurs d'ordre changeant inopinément de fournisseur si celui-ci est un peu plus cher qu'un autre sans se soucier des conséquences pour les entreprises subordonnées.

Pendant les années 2000, les pays émergent entrent dans le libre échange, et les délocalisations arrivent pour profiter des différences de niveaux de vie et de fiscalité. Les sous-traitants sont alors mis en concurrence avec de sous-traitants localisés à l'étranger et commencent à déposer le bilan.

Tout cela ne suffit pourtant pas toujours à faire les 15% de dividendes. Une logique de court terme est donc demandée par les actionnaires. Les patrons non obéissants sont licenciés ou bien rémunérés grassement. L'actionariat des grandes familles, aussi aristocratique qu'il puisse paraitre, apporte une stabilité parce que cela empêche cette pression au court terme. Les entreprises non cotées sont encore à exploiter, mais alors les actionnaires demande 25% de bénéfices.

Les entreprises industrielles empruntent et font des opérations financières pour avoir des bénéfices de 15%, créant des bulles spéculatives qui finissent par éclater, comme les subprime. Les Etats alors viennent renflouer les principaux responsables. Mais les patrons demandent que l'Etat n'augmente pas les impôts sur les entreprises et n'intervienne pas dans l'économie.

Remarque :

Ces vidéos ne parlent pas de la création monétaire interdite à l'Etat en 1973 par la loi Pompidou-Giscard, que Mitterrand n'a pas remis en question, et même entérinée en signant le traité de Maastricht en 1992.

En d'autres termes, la finance demande des rendements irréalistes, entrainant des crises que les États doivent renflouer, mais les Etats n'ont pas le droit de recourir à la création monétaire pour renflouer et doivent donc payer des intérêts de la dette aux créanciers qui sont entre autres les institutions financières, et les entreprises ne veulent pas payer d'impôts. L’État est donc nécessairement dans un déficit absolu : payer pour sauver tout le monde, payer des intérêts de ses dettes et ne pas avoir recours à l'impôt sur les bénéfices des grandes entreprises.

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