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USA : Tu ne baiseras point


Hamourabi

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)
Non non, on peut tout à fait comprendre que le mec ait tenté de se suicider à cause de sa relation avec l'infirmière. Mais des mecs ou des filles qui tentent de se suicider à cause d'une relation quelconque, il y en a plein. Et je pense que la fille (d'après ce qui nous est rapporté) n'a rien fait pour que quelqu'un se suicide ou meurt, ni ne l'a voulue.

L'histoire de transfert, huhu, euh ouais ? :cray: éa ne change rien au fait que ce sont deux personnes qui font ce qu'elles veulent de leur corps. Moi aussi je peux très bien prendre ma patronne ou même ma voisine pour ma maman parce qu'elle m'aiderait en tout, serait toujours là pour moi, etc... il n'existe pas de transfert dans ces cas-là ? Aurais-je le droit de coucher avec ? :o

Je ne vois pas cela comme une relation interpersonnelle anodine et ordinaire. Les deux individus ne sont pas égaux : il est malade, condamné, elle incarne la vie, la position du soin étant une lutte contre la mort (symboliquement parce que ce n'est pas toujours vrai). Quand il réalise qu'elle a des relations avec d'autres, qu'il se sent trahit, c'est comme si la mort triomphait, la tentation du suicide revient. C'était un patient très malade, voire condamné, je ne pense pas que cela aurait eu le même impact entre un autre malade et une soignante, mais là d'évidence il y avait un risque qu'elle n'a pas voulu voir, et c'est une faute professionnelle.

Enfin bref, vous sortez quelques points qui tiennent debout et du coup je peux comprendre qu'une relation patient / infirmière soit interdite (même si je ne me l'accepte pas), mais de là à condamner, d'autant plus très fortement, là ça va trop loin.

C'est tout à fait cela, on peut juger la sanction excessive, c'est certain, mais elle n'est pas ridicule sur le principe.

Je ne sais pas, mais j'imagine que si j'avais une fille au lycée et que son prof de philo couche avec, je m'interrogerais sur l'influence de la nature de leur relation initiale. Je ne crois pas qu'on doit résumer les choses toujours à "ce sont deux adultes consentants qui couchent ensemble", quand dans certains cas le statut, le pouvoir, la fascination d'une des deux personnes entre en jeu. Tout n'est pas toujours innocent.

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)
Une restriction des libertés sexuelles

Il n'est pas toujours possible de "vivre sa vie" en toute liberté, pas quand d'autres personnes sont en jeu.

En tant qu'étudiante infirmière je suis obligée de me forger une certaine déontologie, c'est pour faire correctement mon travail. Cela serait-il normal que je reluque tout patient nu et que j'aie des pensées lubriques chaque fois que je touche, voire saisisse, un sexe masculin pour des soins (toilette intime, soins de sonde vésicale, pansement...) au nom de ma liberté sexuelle ? Et le patient dans tout cela ?

Des partenaires potentiels, cette dame en avait d'autres (sa grossesse est la preuve que ce n'était pas un problème), elle n'avait pas à jeter son dévolu sur un patient très malade et marié au nom de sa liberté sexuelle sans se soucier des conséquences.

Ou alors elle faisait assistant sexuel, avec un contrat, et bobonne avertie et ok avec l'arrangement, plutôt que soins infirmiers ; que du sexe, pas de malentendu sur les sentiments.

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Membre+, N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable, 37ans Posté(e)
La Haine Membre+ 19 091 messages
37ans‚ N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable,
Posté(e)
Je ne crois pas qu'on doit résumer les choses toujours à "ce sont deux adultes consentants qui couchent ensemble", quand dans certains cas le statut, le pouvoir, la fascination d'une des deux personnes entre en jeu.

Ah mais ça on est d'accord, ça entre en jeu ! Mais je ne pense pas que ça doit devenir malgré tout une barrière. Chaque couple, chaque relation peuvent avoir des complications extravagantes, que ce soit au regard de leur métier ou non, qu'ils soient en relation professionnel à la base ou non.

Cette histoire où le mec veut se suicider parce qu'il apprend que sa dulcinée est enceinte d'un autre a la même finalité que si c'était une secrétaire qui coucherait avec un mec qui a le cancer et qui va pas tarder à clamecer.

Cette histoire n'a pas empêché l'infirmière de faire correctement son boulot, cette histoire n'a pas aggravé la maladie du patient (d'un point de vue où l'infirmière aurait mal fait son boulot). Il aurait certainement voulu se suicider s'il avait eu la même histoire avec une autre patiente, ou n'importe qui dans la rue.

Mais c'est vrai, c'est vrai (doublé chuchoté :cray:), qu'il est possible que ce genre de relation puisse affecter le boulot de l'infirmière, et c'est pour ça que je comprends qu'une telle relation est à déconseiller. Mais il n'en reste pas moins que sanctionner une relation entre deux personnes consentantes, (surtout une qui sait qu'elle va mourir et veut certainement se faire un max de plaisirs :o), reste à mon goût une restriction grave de liberté.

Bon, là en l'occurrence la sanction est avec sursis, je n'avais pas vu ce détail, donc en fait je suis un peu moins choqué ^^

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)
Cette histoire n'a pas empêché l'infirmière de faire correctement son boulot, cette histoire n'a pas aggravé la maladie du patient (d'un point de vue où l'infirmière aurait mal fait son boulot).

Pour moi ce n'est pas bien faire son boulot que de fragiliser psychologiquement un malade. Il était naïf de croire que des relations sexuelles ne seraient perçues que comme sexuelles et rien d'autre de la part de quelqu'un de confronté par la mort en épée de Damoclès.

Et non, je ne pense pas que ce serait forcément la même chose si elle était juste secrétaire, la responsabilité ne serait pas la même, le risque est plus grand avec un soignant. Il y a une relation de soins au-delà de la relation sexuelle ou amoureuse. Vous ne voulez pas croire que ce n'est pas anodin, c'est votre droit, moi j'étudie la relation soignant/soigné pour mes études, je fais des constatations sur le terrain en stage et je peux te dire que ce n'est pas anodin (je vous ferais gré de sources scientifiques, sociologiques ou autres puisque ça chiffonne Hammourabi :cray: ).

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Membre+, N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable, 37ans Posté(e)
La Haine Membre+ 19 091 messages
37ans‚ N'a pas la haine, la distribue - Avocat du diable,
Posté(e)
Pour moi ce n'est pas bien faire son boulot que de fragiliser psychologiquement un malade.

Mais s'il avait eu une relation avec une femme quelconque dans la rue, ça l'aurait fragilisé tout autant, donc c'est au-delà du boulot ^^ Ce n'est pas parce qu'il a eu une relation avec son infirmière qu'il a été fragilisé, c'est parce qu'il a eu une relation qui s'est pour lui mal terminée ^^

Il était naïf de croire que des relations sexuelles ne seraient perçues que comme sexuelles et rien d'autre de la part de quelqu'un de confronté par la mort en épée de Damoclès.

J'ai pas bien saisi le sens de cette phrase en revanche. Enfin je me mélange dans les sujets là xD

Et non, je ne pense pas que ce serait forcément la même chose si elle était juste secrétaire, la responsabilité ne serait pas la même, le risque est plus grand avec un soignant.

Je ne parle pas des responsabilités, évidemment que la responsabilité de l'infirmière est plus grande. Mais je parle de la tentative de suicide du monsieur ^^ éa aurait été la même chose avec une fille lambda dont il serait tombé amoureux ^^

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Membre, 46ans Posté(e)
Hamourabi Membre 1 819 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)
Il n'est pas toujours possible de "vivre sa vie" en toute liberté, pas quand d'autres personnes sont en jeu.

En tant qu'étudiante infirmière je suis obligée de me forger une certaine déontologie, c'est pour faire correctement mon travail. Cela serait-il normal que je reluque tout patient nu et que j'aie des pensées lubriques chaque fois que je touche, voire saisisse, un sexe masculin pour des soins (toilette intime, soins de sonde vésicale, pansement...) au nom de ma liberté sexuelle ? Et le patient dans tout cela ?

Il faut effectivement une certaine déontologie dans le cadre de son travail.

Mais quel rapport avec les activités extra-professionnelles de cette infirmière ?

Car c'est bien là la question : l'infirmière est-elle contrainte par ces règles de déontologie quand elle ne travaille pas ?

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Membre+, 53ans Posté(e)
Ocytocine Membre+ 17 770 messages
Forumeur Débutant‚ 53ans‚
Posté(e)

Bien sûr. Tant que cette personne est son patient, la déontologie est valable à chaque rencontre. Tu crois que la relation soignant/soigné est complètement occultée quand elle ne vient pas pour des soins ? Elle reste en arrière-plan, c'est sous ce statut qu'ils se sont connus et celui-ci persiste chaque fois qu'elle le soigne.

Si tu croises ton facteur en civil, tu ne vas pas penser automatiquement "tiens c'est mon facteur" ?

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Membre, 46ans Posté(e)
Hamourabi Membre 1 819 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)
Si tu croises ton facteur en civil, tu ne vas pas penser automatiquement "tiens c'est mon facteur" ?

Oui, facteur, c'est un autre type de service que les services médicaux.

Il n'y a pas de grosse différence, elle est juste infirmière.

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