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Ben Ali a quitté le pouvoir


Invité Mandrill

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Membre, 118ans Posté(e)
nerelucia Membre 12 886 messages
Baby Forumeur‚ 118ans‚
Posté(e)
pourquoi les jeunes devraient descendre dans la rue en France ???Le jour où ils devront le faire ,ils le feront ....

C'est quoi ce dénigrement systématique alors que nous ne sommes même pas concernés?????

On devrait commencer à parler de Francophobie en France ,c'est du grand guignol ....

Les jeunes tunisiens ont fait leur révolution, les jeunes français n'ont pas de travail et les révolutions de mai 68, 1848, 1871 étaient celles de jeunes, étudiants et ouvriers. On a perdu le mode d'emploi.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Ce qu'il faut voir, ce sont les raisons, petit rappel :

Envolée des prix de l'alimentaire, chômage éternellement élevé, jeunesse qualifiée sans débouchées... la croissance, qui repart malgré tout, ne profite qu'à une minorité.

depuis quelques jours, le sud de la méditerranée s'embrase. la tunisie fait face à une révolte sociale spontanée et l'algérie connaît des émeutes du pain avec la flambée des prix de l'alimentaire. les prix du sucre, de la farine et des céréales ont bondi de 20 à 30%. le kilo de sucre qui valait 70 dinars il y a peu (72 centimes), s'achète aujourd'hui 150 dinars (1,50 euro) quand un camionneur gagne environ 800 dinars par jour (8,40 euros).

ces deux mouvements prennent racine dans un terreau de très fortes inégalités sociales, et malgré une conjoncture économique qui se redresse après la crise. la tunisie et l'algérie devraient connaître une croissance de 3,8% en 2010, et de respectivement 4,8% et 4% en 2011, selon le fonds monétaire international. le pays de zine el-abidine ben ali profite de son ouverture vers l'extérieur et du retour des échanges commerciaux internationaux. celui du président abdelaziz bouteflika tire parti de la hausse du prix du pétrole dont il dépend très fortement.

pétrole et chômage

«c'est bien là le paradoxe: l'algérie bénéficie d'une rente pétrolière mais elle connaît des émeutes de la faim», dénonce sion assidon, membre du conseil d'administration de transparency international, ong luttant contre la corruption. tunisie et algérie souffrent l'un comme l'autre d'un chômage endémique. chez le premier, il atteint 13,3%, et beaucoup plus parmi les jeunes diplômés, note le fmi dans un rapport. en algérie, le taux de chômage s'établirait à 10%. mais il ne faut pas s'y fier. «dur de croire aux chiffres, les statistiques sont biaisées par les dirigeants», estime mokhtar lakehal, économiste à sciences po paris.

des mesures ont pourtant été prises à la sortie de la crise. le gouvernement algérien a augmenté les fonctionnaires de 30% en 2010. un pompier gagne aux alentours de 14.175 dinars par mois, soit 148 euros (chiffres 2008 de l'organisation internationale du travail). il a mis en place un plan quinquennal centré sur le développement des infrastructures et l'emploi doté de 286 milliards de dollars.

financée par les exportations d'hydrocarbures, «cette somme représente 180% du produit intérieur brut (pib), même si une partie provient de crédits non dépensés du programme précédent», commente jésus castillo, économiste chez natixis. reste que l'économie algérienne n'est pas assez diversifiée. elle ne peut pas offrir les emplois en nombre suffisant à sa jeunesse toujours plus nombreuse (sa population croît encore). pire, le plan pourrait plus profiter aux entreprises étrangères qui n'emploient que peu de locaux.

émigration bloquée

avant la crise, la tunisie et l'algérie bénéficiaient de deux «soupapes». l'une est toujours là : l'économie informelle. l'activité qui échappe aux taxes représenterait entre 40 et 60% du pib. la deuxième échappatoire, l'émigration, a en revanche disparu. «depuis quelques années, l'europe a fermé ses frontières aux jeunes maghrébins et les pays du golfe ont fait de même depuis deux ou trois ans», observe mokhtar lakehal. en outre, «on observe une captation de l'etat par une famille en tunisie, et par une minorité proche du pouvoir en algérie qui détournent les ressources à leurs profits», décrit sion assidon.

les révoltes de ces derniers jours changeront-elles a donne ? «la levée de boucliers de la part des avocats tunisiens signifie que le modèle ben ali, qui promouvait un minimum la classe moyenne, est en train d'échouer», veut croire sion assidon. mokhtar lakehal est plus pessimiste : «ce sont des épiphénomènes. les manifestants seront matraqués, les meneurs arrêtés, et dans un mois les gens retourneront à leurs occupations. mais la marmite continuera de bouillir.»

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Membre, 39ans Posté(e)
beautifulmonster Membre 507 messages
Baby Forumeur‚ 39ans‚
Posté(e)

J'aimerais bien que votre ministre de defence vienne faire un bain de foule en tunisie ,elle serait acceuilli comme une pricesse ,du moin je l espere.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)

Oui elle serait sans doute en "jupette" pour l'occasion...

Source AFP Le ministre de la Défense Alain Juppé a souhaité "de tout coeur", vendredi soir sur Europe 1, "que l'avenir de la Tunisie soit un avenir pacifié et démocratique", après le départ du pays, sous la pression populaire, du président Ben Ali. "La Tunisie aujourd'hui doit évoluer. Il y a eu des manifestations populaires qui traduisaient un malaise profond, un déficit de démocratie réel", a déclaré Alain Juppé. "Je pense qu'aujourd'hui les choses sont clarifiées. Je souhaite de tout coeur que l'avenir de la Tunisie soit un avenir pacifié et démocratique. C'est dans l'élection, dans le suffrage, dans la réconciliation nationale que je souhaite voir la Tunisie s'engager", a ajouté le numéro deux du gouvernement.

Interrogé quant à savoir si la France devait accueillir l'ancien président tunisien, Alain Juppé a affirmé ne pas avoir de point de vue sur le sujet. "C'est aux autorités compétentes d'en décider", a-t-il indiqué. Le président Ben Ali a fui la Tunisie par avion vendredi soir. Sa destination n'est pas connue, mais la France a fait savoir qu'elle ne souhaitait pas l'accueillir.

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Membre, 60ans Posté(e)
alcina Membre 5 752 messages
Baby Forumeur‚ 60ans‚
Posté(e)

Espérons que pour le peuple tunisien des jours meilleurs se profilent à l'horizon.

Il y à quand même une chose que j'ai du mal à comprendre de la part de la presse Française.

Depuis quelques jours déjà leur discours est le même le président tunisien était un dictateur dit ouvertement ou de façon détourner mais dit quand même, quelqu'un de mauvais pour son pays et son peuple, le peuple était opprimé etc.....

Hors à moins que je ne me trompe ou que je n'ais pas vu, lu ou entendu, avant que les tunisiens ne descendent dans la rue pour crier leur ras le bol du pouvoir en place, notre presse n'a jamais fait la une de ses journaux pour dénoncer cet état de fait. Pourtant on peut voir régulièrement des reportages écrit ou télévisuel sur tel ou tel pays pour dénoncer la dictature et la privation de liberté de leurs citoyens.

Alors je me demande juste pourquoi maintenant seulement ils dénoncent avec tant de véhémence quelque chose qui apparemment était en place depuis bien longtemps et pourquoi ne l'ont il pas fait avant. Et je parle de toute la presse qu'elle soit de tendance de gauche ou de droite, puisque depuis un bon moment déjà ils se reprennent la "une" des uns et des autres pour en faire à leur tours leur titre.

Ce n'est peut être qu'une impression de ma part et rien d'autre.

Merci.

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Invité Mandrill
Invités, Posté(e)
Invité Mandrill
Invité Mandrill Invités 0 message
Posté(e)

Un dictateur honni par son peuple et choyé par les dirigeants occidentaux

Pour la première fois depuis 1987, les Tunisiens peuvent clamer haut et fort ce qu'ils disent tout bas depuis des années : Zine El-Abidine Ben Ali, l'homme qui les a dirigés pendant presque un quart de siècle, était un dictateur. Ils avaient fini par le haïr au point de souhaiter sa mort.

Des dirigeants des trois pays du Maghreb, Ben Ali était sans doute le plus exécré par son peuple. Même ceux qui profitaient du "système" le honnissaient. Mais tous se taisaient, écrasés par la peur. Peur de perdre des privilèges et un confort certain, pour les uns. Peur d'être tabassés, envoyés en prison, torturés, pour les autres. Seule une poignée de défenseurs des droits de l'homme s'est escrimée, durant ces vingt-trois ans, à tenter de faire connaître au monde le vrai visage de la Tunisie de Ben Ali : libertés confisquées, corruption, inégalités et justice instrumentalisée.

Mais les responsables de la communauté internationale, à commencer par l'Elysée et le Quai d'Orsay, sont restés sourds à ces appels au secours, niant l'évidence. Quant aux touristes étrangers (5 millions chaque année), qui s'offraient pour quelques centaines d'euros une semaine ensoleillée au pays du jasmin, ils repartaient pour la plupart sans rien connaître de la réalité tunisienne, tant les contacts avec la population étaient réduits.

Pourtant, les signaux d'alarme n'ont pas manqué. Certains se souviennent de la grève de la faim du journaliste Taoufik Ben Brik, en avril 2000. Mais qui a encore en mémoire l'opération "bouche cousue" de l'avocat Mohamed Abbou, emprisonné pour avoir écrit sur Internet un article hostile au président Ben Ali ? A la veille du Sommet mondial sur la société de l'information, organisé par les Nations unies à Tunis en novembre 2005, ce jeune avocat s'était cousu la bouche pendant quatre jours à l'aide d'agrafes. Dans une lettre adressée du fin fond de sa prison à ses amis, Mohamed Abbou expliquait les raisons de son geste : attirer l'attention sur le "triste sort" d'un pays "obligé de la boucler" pour pouvoir manger et éviter "les représailles d'une dictature des plus féroces".

Quand Ben Ali arrive au pouvoir le 7 novembre 1987, il est pourtant accueilli en sauveur. En destituant en douceur le père de la nation, Habib Bourguiba, devenu sénile, celui qui est alors premier ministre libère les Tunisiens de trente ans de "bourguibisme" et d'une fin de règne chaotique. De ce militaire de formation, par ailleurs diplômé d'électronique - son hobby -, on ne sait alors pas grand-chose. Le nouveau venu est silencieux. Il cultive même le mystère. "C'était une stratégie, pour mieux cacher qu'il n'avait rien à dire !", déclare abruptement l'un de ses anciens supérieurs.

Tout au long de sa carrière, Ben Ali va, en tout cas, faire preuve d'habileté. De 1958 à 1974, il est directeur de la sécurité militaire. Après l'échec de l'union tuniso-libyenne auquel il est soupçonné d'avoir été mêlé, il est envoyé en exil comme attaché militaire à Rabat, au Maroc. Il revient trois ans plus tard à Tunis, à la direction de la sûreté. C'est sans états d'âme qu'il mate des manifestations en janvier 1978.

Nouvel exil, en avril 1980 : sous la pression de Wassila Bourguiba, (l'épouse du vieux président), il est écarté de son poste de directeur de la sûreté. "En apprenant la nouvelle, il est tombé inanimé de sa chaise, dans le bureau du ministre de l'intérieur. C'est alors que j'ai mesuré sa fragilité psychologique. Il a toujours été fragile, contrairement aux apparences", raconte un témoin de la scène.

Ben Ali est alors envoyé à Varsovie comme ambassadeur. Quatre ans plus tard, le voilà rappelé à Tunis. Les "émeutes du pain" viennent de se produire. On a besoin de cet homme d'ordre. En octobre 1984, il est nommé secrétaire d'Etat à la sécurité nationale. "A un militaire qui le félicitait, il a riposté : "Cette fois-ci, ce sera difficile de me faire quitter le ministère de l'intérieur"", rapporte un témoin. C'est à partir de ce moment-là que Ben Ali tisse sa toile sur la Tunisie.

Pour arriver à ses fins, le militaire devenu policier va agiter l'épouvantail islamiste. Devenu ministre de l'intérieur en 1986, il n'hésite pas à déclarer, lors du premier conseil des ministres auquel il participe, à ses collègues médusés : "Dans notre lutte contre les islamistes, nous devons recourir à deux méthodes : la désinformation et les délinquants. Nous allons les sortir de prison pour leur confier des tâches de police."

Le système Ben Ali est né. Il ne fera que se renforcer au fil du temps, jusqu'à rendre l'atmosphère irrespirable. Après son accession au palais de Carthage, le nouveau président applique à la lettre sa stratégie définie précédemment. Il fait la chasse aux islamistes. Puis il s'en prend à la gauche, et enfin à tous les démocrates tunisiens. La presse est muselée, le multipartisme interdit - à l'exception d'une opposition de décor -, la liberté d'association confisquée et la justice instrumentalisée.

Chacun vit sous le règne de l'arbitraire. Quiconque se rebiffe s'expose à des représailles de tous ordres, des plus violentes aux plus mesquines : tabassages en règle, passeports confisqués, lignes téléphoniques coupées, courrier Internet détourné, domiciles mis à sac, locaux professionnels cambriolés ou encore campagnes d'insultes ordurières, en particulier à l'égard des femmes.

A titre d'exemple, Sihem Bensedrine, l'une des figures de la lutte pour les libertés, se retrouve, en mai 2005, la cible de véritables appels à la lapidation lancés par Achourouq et Al-Hadath. Ces deux journaux arabophones à fort tirage qualifient cette journaliste de 55 ans de "prostituée", "créature du diable" et "vipère haineuse".

Tous les opposants tunisiens, de Khemaïs Chammari à l'avocat Mokhtar Trifi, le président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme - empêchée de fonctionner ces dix dernières années -, ont eu à subir de telles campagnes de haine de la part de la presse de caniveau, à l'initiative du Palais de Carthage et de l'inamovible conseiller et âme maudite du président : Abdelwahab Abdallah.

Entre soumission et révolte, la société tunisienne oscille. Mais le système Ben Ali, savant mélange de clientélisme et d'intimidation, fonctionne. En Occident, on vante le "miracle économique tunisien". Et il est vrai que ce petit pays, dénué de ressources en hydrocarbures, est plutôt bien géré. La croissance annuelle est de l'ordre de 5 %. Un taux honorable mais insuffisant pour absorber les 60 000 nouveaux diplômés qui arrivent chaque année sur le marché. Au lieu de prendre la mesure du danger, Ben Ali continue d'utiliser le système éducatif comme "un outil de gouvernance démagogique" et de délivrer des diplômes "à des quasi-analphabètes", comme le résume Hassine Dimassi, professeur d'économie à l'université de Sousse.

La colère et la frustration grandissent au sein de la population à qui l'on a promis la prospérité en échange d'une confiscation des libertés. Alors que le clan des Trabelsi, du nom de Leïla, la deuxième femme du chef de l'Etat, fait des affaires - immobilier, téléphonie, transports, tourisme, banques... - et s'accapare les richesses du pays, la population enrage d'être exclue du système. Au fil des ans, tout lui paraît de plus en plus insupportable : le chômage, les bas salaires, les passe-droits, le racket des petits fonctionnaires (des policiers notamment), les innombrables indicateurs, l'obligation d'adhérer au parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique, pour bénéficier d'un emploi, d'une bourse, d'un permis de construire... Le ressentiment augmente, mais il met du temps avant de l'emporter sur la peur.

Les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis vont constituer une aubaine pour le président Ben Ali, alors que le camp des démocrates et des militants des droits de l'homme commençait à marquer des points. Au nom de la lutte antiterroriste, les libertés sont encore davantage bridées. En parallèle, Ben Ali modifie la Constitution, tous les cinq ans, pour écarter de l'élection présidentielle tout rival potentiel. Il enchaîne ainsi cinq mandats, recueillant à chaque fois au moins 90 % des voix.

Sourde, aveugle, voire cynique, l'Union européenne, France en tête, lui manifeste un soutien sans faille, au risque de contribuer à ce qu'elle prétend combattre : la montée de l'islamisme. "Le premier des droits de l'homme, c'est de manger (...). De ce point de vue, la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays", déclare Jacques Chirac, lors d'une visite officielle à Tunis, en décembre 2003, alors même que l'avocate Radhia Nasraoui en est à son 50e jour de grève de la faim.

Nicolas Sarkozy ne fait pas mieux quand il vient en Tunisie, en avril 2008. "L'espace des libertés progresse", se félicite-t-il devant un Ben Ali radieux. Dans les rangs de l'opposition et des militants des droits de l'homme, chacune de ces phrases est ressentie comme un coup de poignard et une trahison. Une de plus.

http://www.lemonde.fr/international/articl...#ens_id=1245377

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Membre, Posté(e)
dihyia Membre 9 023 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

la politique, la diplomatie ne s'étale pas au grand jour. tout ce qui s'est fait à notre insu ne doit pas nous être communiqué à 100 %

si la france et les us ont conseillé à ben ali de partir, nos dirigeants n'avaient pas à le dire tout haut.

mam a voulu conseiller la police tunisienne et tout le monde braille. mais la police tunisienne a fait des morts, tandis que notre police minimise les dégats. et c'est peut être en cela que mam a voulu conseiller la police tunisienne, pour éviter les cartons.

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Invité David Web
Invités, Posté(e)
Invité David Web
Invité David Web Invités 0 message
Posté(e)
Pourtant, les signaux d'alarme n'ont pas manqué. Certains se souviennent de la grève de la faim du journaliste Taoufik Ben Brik, en avril 2000. Mais qui a encore en mémoire l'opération "bouche cousue" de l'avocat Mohamed Abbou, emprisonné pour avoir écrit sur Internet un article hostile au président Ben Ali ? A la veille du Sommet mondial sur la société de l'information, organisé par les Nations unies à Tunis en novembre 2005, ce jeune avocat s'était cousu la bouche pendant quatre jours à l'aide d'agrafes. Dans une lettre adressée du fin fond de sa prison à ses amis, Mohamed Abbou expliquait les raisons de son geste : attirer l'attention sur le "triste sort" d'un pays "obligé de la boucler" pour pouvoir manger et éviter "les représailles d'une dictature des plus féroces".

Oui, à l'époque on en parlait mais c'était trop tôt, pour le reste quand on voit Ben Ali en France revenir à Saint Cyr et lui offrir tous les honneurs c'est aussi parceque des intérêts économiques sont en jeu.

Aujourd'hui la France n'a pas voulu l'accueillir (n'a pas reçu de demande d'accueil non plus) et c'est une bonne décision, il y a sur le sol français de nombreux tunisiens qui n'auraient pas comprit une éventuelle invitation.

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Invité blackbox
Invités, Posté(e)
Invité blackbox
Invité blackbox Invités 0 message
Posté(e)

Moi ça me fait marer ces résistants de la dernière heure qui se dédouanent en mettant tout sur le dos de l'europe...

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Invité Mandrill
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Invité Mandrill
Invité Mandrill Invités 0 message
Posté(e)

Cheveux courts et fines lunettes, Mohamed Ben Kilani, 37 ans, est en passe de devenir un héros en Tunisie. Ce pilote de la compagnie Air Tunis aurait refusé, vendredi, d'embarquer à Tunis des membres de la belle-famille honnie de l'ex-président Ben Ali.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011...66276_3212.html

L'ex-chef d'état-major français et ex-ambassadeur en Tunisie, l'amiral Jacques Lanxade, estime que "c'est l'armée qui a lâché" le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et qu'elle peut être un "élément stabilisateur" pour sortir du chaos.

Dans un entretien au Parisien, il estime que "l'armée, à l'inverse de la police du régime, s'est refusé à faire tirer sur la foule" pendant les manifestations de la semaine passée. Il cite ainsi le "Chef d'état-major de l'armée de terre, le général Rachid Anmar a démissionné en refusant de faire tirer l'armée et c'est probablement lui qui a conseillé à Ben Ali de s'en aller en lui disant: 'tu est fini'", ajoute l'amiral.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011...66290_3212.html

On parle déjà de "révolution de jasmin" où l'armée joue un rôle démocratique (en référence à la révolution des œillets qui a vu la dictature fasciste portugaise tomber sous l'action de l'armée dans les années 70).

La France lâche le dictateur non équivoque qui était choyé peu avant, en refusant de l'accueillir, en pressant sa famille au départ, en bloquant ses avoirs financiers en France, et soutient le peuple tunisien contre le dictateur non équivoque devenu dictateur tout court comme par magie une fois que c'était fini. C'est consternant, une telle inconstance, une telle hypocrisie et une telle propension à ne soutenir que celui qui est en position de force jusqu'à ce qu'il ne le soit plus. Une vraie diplomatie de la girouette. Bravo à nos dirigeants pour leur courage et leur clairvoyance, nous sommes fiers de vous.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/m...e-tunisien.html

La situation est toujours tendue en Tunisie, où le président par interim Mebazaa est un fidèle de Zine Ben Ali.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011...66255_3212.html

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Invité Mandrill
Invités, Posté(e)
Invité Mandrill
Invité Mandrill Invités 0 message
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Zine Ben Ali aurait été destitué par l'armée dont l'état major avait refusé de faire tirer sur la foule, selon les renseignements des services secrets français et européens, il ne serait pas parti de lui même (on s'en doutait vu la précipitation des choses). La femme de Ben Ali aurait également emporté avec elle 1.5 tonnes d'or en lingots, retirés à la Banque de Tunisie. Par ailleurs, il semblerait que les services secrets lybiens aient joué un rôle de premier plan dans l'exfiltration de l'ex-président, afin de veiller à sa sécurité.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2011...#ens_id=1245377

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Membre, 46ans Posté(e)
nanouchka47 Membre 6 379 messages
Baby Forumeur‚ 46ans‚
Posté(e)

l'Amerique D'Obama a salue le courage et la dignite du peuple Tunisien.LA premiere puissance Mondiale sera toujours aux cotes des peuples brimés.Tous les complices de ces dictateurs auront le meme sort.Les peuples sont en marche vers la LIBERTE

http://www.lepoint.fr/monde/obama-salue-le...1-129772_24.php

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Nouveau, Posté(e)
Jacquot89 Nouveau 1 message
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Je tiens simplement à apporter mon soutien moral à cette révolution qui, je l'espère se déroulera dans la coordination des acteurs, le calme et surtout la laïcité. Le monde ouvrier regarde les peuples du magreb avec respect et beaucoup d'espoir.

Il faut également, en France, que les partis d'opposition mettent tout en oeuvre pour contraindre l'Etat à geler les avoirs de Ben Ali et rendre au peuple tunisien la tonne et demi d'or que le dictateur a emportée avec lui. Le "blocage" annoncé par notre ministre du budget laisse présager une entourloupe digne de Sarko. Si la famille de Ben Ali ne peut retirer des banques françaises le pognon qu'elle a volé au peuple tunisien, elle trouvera certainement des hommes de paille pour le faire à sa place. Notre gouvernement doit s'engager dans la procédure judiciaire qui garantira cette démarche.

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Membre, Con de Sysiphe, 49ans Posté(e)
Aaltar Membre 11 523 messages
49ans‚ Con de Sysiphe,
Posté(e)
Des tonnes d'or ? voyez vous ça mais par quelles complicites une femme seule leila trabelsi la femme du president Ben-Ali a t"elle pu affame tout un peuple.?

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/afr...ion_953127.html

Les ramifications sont profondes, le clan Ben Ali c'est des dizaines de pions familliaux assis à tous les postes clés que se soit dans l'administration ou dans le commerce. Rien ne se faisait sans leur aval et j'imagine bien que des "garantis" étaient versés pour valider la pérennité d'un projet.

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