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Poésie sur le rêve...


Hedoniste

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Membre, 30ans Posté(e)
Hedoniste Membre 128 messages
Baby Forumeur‚ 30ans‚
Posté(e)

Bonjour à tous,

Depuis peu je m'intéresse de plus près aux rêve en général, et en particulier dans la littérature.

J'ai encore trouvé peu de poésies sur ce sujet, et j'aimerais particulièrement votre avis sur vos poésies préférés dans ce domaine, le rêve, pour moins perdre de temps à chercher des poésies non connu.

Merci encore à vous,

J'espère avoir été assez claire.

Au revoir

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Membre+, Patate fossilisée, 37ans Posté(e)
Kinwena Membre+ 4 724 messages
37ans‚ Patate fossilisée,
Posté(e)

Bonjour,

Ton message m'a tout de suite fait penser à Mon rêve familier, de Verlaine...

Mais je ne sais pas si c'est exactement ce que tu recherches, puisque ce poème décrit un rêve précis, et non pas "le rêve" en général... :yahoo:

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Invité SAVANNA
Invités, Posté(e)
Invité SAVANNA
Invité SAVANNA Invités 0 message
Posté(e)

S'agit il de rêveries ou de rêves au sens propres du terme ?

Rêver fut, est et sera éternellement une des plus grandes formes d'évasion pour les hommes.

Ils nous font vivre nos fantasmes les plus fous et nos peurs les plus secrètes. Chaque être humain s'offre le plaisir de rêver, et personne ne pourra l'en priver. Mais ce qui les rend d'autant plus unique, c'est le mystère qui les entoure. Avec eux, chaque nuit est une aventure dont on garde très rarement des souvenirs.(Leleleboss)

Dans le monde du rêve éveillé ou pas :

Charles BAUDELAIRE (1821-1867)

Le rêve d'un curieux

Connais-tu, comme moi, la douleur savoureuse,

Et de toi fais-tu dire : " Oh ! l'homme singulier ! "

- J'allais mourir. C'était dans mon âme amoureuse,

Désir mêlé d'horreur, un mal particulier ;

Angoisse et vif espoir, sans humeur factieuse.

Plus allait se vidant le fatal sablier,

Plus ma torture était âpre et délicieuse ;

Tout mon coeur s'arrachait au monde familier.

J'étais comme l'enfant avide du spectacle,

Haïssant le rideau comme on hait un obstacle...

Enfin la vérité froide se révéla :

J'étais mort sans surprise, et la terrible aurore

M'enveloppait. - Eh quoi ! n'est-ce donc que cela ?

La toile était levée et j'attendais encore.

"Les Fenêtres" Baudelaire

Celui qui regarde du dehors à travers une fenêtre ouverte, ne voit jamais autant de choses que celui qui regarde une fenêtre fermée. Il n'est pas d'objet plus profond, plus mystérieux, plus fécond, plus ténébreux, plus éblouissant qu'une fenêtre éclairée d'une chandelle. Ce qu'on peut voir au soleil est toujours moins intéressant que ce qui se passe derrière une vitre. Dans ce trou noir ou lumineux vit la vit, rêve la vie, souffre la vie.

Par delà des vagues de toits, j'aperçois une femme mûre, ridée déjà, pauvre, toujours penchée sur quelque chose, et qui ne sort jamais. Avec son visage, avec son vêtement, avec presque rien, j'ai refait l'histoire de cette femme, ou plutôt sa légende, et quelquefois je me la raconte à moi-même en pleurant.

Si c'eût été un pauvre vieux homme, j'aurais refait la sienne tout aussi aisément.

Et je me couche, fier d'avoir vécu et souffert dans d'autres que moi-même.

Peut-être me direz-vous : « Es-tu sûr que cette légende soit la vraie ? » Qu'importe ce que peut être la réalité placée hors de moi, si elle m'a aidé à vivre, à sentir que je suis et ce que suis ?

Le Rêve Que J'ai Fait.

Honoré Harmand

Cette nuit j'ai fait un drôle de rêve

Un rêve brutal comme le trépas

J'ai senti le sol s'ouvrir sous mes pas

Comme un sol maudit qu'un volcan soulève

Je suis descendu jusque dans l'enfer

Voir les malheureux expier leurs crimes

Et j'ai rencontré des coeurs magnanimes

J'ai vu leurs douleurs et j'en ai souffert

J'ai vu des beautés, des femmes maudites

Se purifiant sous l'oeil du bourreau

Et lavant leur nom au bord du ruisseau

Qui coule un miroir pour les Aphrodites

J'ai vu des vieillards au bord du chemin

Assis, méditant sur leur destinée

Humant le parfum d'une fleur fanée

Et la déchirant de leur maigre main

J'ai vu dans la brume un coin de Cythère

Et je fus présent au débarquement

Des fous entassés dans le bâtiment

Qui porte à son flanc le vrai nom Chimère

J'ai vu le théâtre où le genre humain

Sur la scène impure exhalte ses vices

J'ai vu de mes yeux les grands précipices

Où glisse aveuglé l'homme à son déclin

Cette nuit j'ai fait un drôle de rêve

Un rêve brutal comme le trépas

J'ai senti le sol s'ouvrir sous mes pas

Comme un sol maudit qu'un volcan soulève

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