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Chez beaucoup de policiers, le malaise est réel!


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http://www.dailymotion.com/video/xdcoew_sa...t-doc-en-s_news

police-sarko-604.jpg

Le 8 juin sur Arte est diffusé un documentaire sur les gardiens de la paix. Un film inquiétant sur l'état de la police. Désabusés, traumatisés, en proie à des dysfonctionnements, les policiers se confient malgré leur devoir de réserve.

L'histoire devait être belle, glorieuse ; le socle d'un mandat. La promesse sécuritaire comme slogan de campagne, Nicolas Sarkozy, le premier flic de France, garantissait la rupture.

Mais trois ans plus tard, rien ne va plus. Les chiffres sur lesquels Sarkozy a tout misé sont en berne. Et le moral des bleus dans les rangers. Un film, diffusé le 8 juin sur Arte, fait le récit d'une police désabusée, traumatisée, en proie aux dysfonctionnements, prête à exploser.

Le film traite pour sa plus grande part la police en banlieue et les conséquences des émeutes en 2005 et 2007. Une autre partie est consacrée aux "bleus" de province, acculés par la pression du chiffre, en colère ou en dépression face aux choix gouvernementaux.

Première scène, mardi 23 mars 2010 à Melun, on assiste à l'hommage exceptionnel du policier Jean Serge Nerin assassiné 6 jours plus tôt par l'ETA. A l'extérieur de la cour d'honneur, plusieurs centaines de policiers en civil, silencieux. Sarkozy prend la parole, « Quiconque porte atteinte à un policier, un gendarme, à un fonctionnaire, par l'insulte ou un mauvais geste, porte atteinte à la République ». Soudain on aperçoit à l'image une douzaine de policiers qui lui tournent le dos. Sitôt le discours présidentiel achevé, les policiers se retournent. « Un affront pouvant couter la révocation pure et simple. Symbole d'un malaise profond » conclut le commentaire.

Les journalistes Jean-Michel Décugis et François Bordes ont demandé des autorisations pour filmer à l'intérieur des commissariats. Accès refusé. « Jamais la police n'a été aussi frileuse comme si on voulait nous cacher quelque chose » note Décugis. Qu'à cela ne tienne, les journalistes ont filmé en caméra flouté deux keufs de banlieue et à visage découvert plusieurs policiers, syndiqué, retraité ou simplement courageux voire exaspéré. Leur constat est amer.

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"Il y a près de chez vous, un PDG qui a parlé de mettre un point d'arrêt à cette mode du suicide qui choque tout le monde.

C'est vrai, quoi, il n'a pas tort. Elle est moche cette mode, elle fait la mine grise et le teint palot à qui l'adopte. Et en plus ça choque tout le monde, dit-il.

Déjà que tout-le-monde s'était ému de cette vilaine mode de la burqa cet été, voilà que la collection d'automne apporte la tendance suicide.

C'est vraiment de mauvais goût.

Et puis tout-le-monde, il ne faut pas le choquer, il ne faut pas l'ennuyer avec tous ces malheurs qui n'arrivent qu'aux autres, il ne faut pas non plus lui donner l'idée d'être attentif à qui l'entoure, et éventuellement des envies de solidarité.

Des fois que tout-le-monde aurait l'idée de se serrer les coudes, imaginez le tableau¿

Non, tout-le-monde, il ne faut pas l'inciter aux sports d'équipe, il faut lui foutre la paix, et le laisser rêver à un monde meilleur, sans crise et sans crise de nerfs.

Mais voilà, par ici on a un faible pour la mode, surtout quand elle est indémodable, et il m'est venu l'idée de vous redonner à lire l'article qui suit, que j'avais rédigé en janvier 2008, quand la mode du suicide chez les fonctionnaires de police avait eu comme un spasme et une odeur de poudre."

Le chiffre qui circule - je le précise, de façon tout à fait officieuse, et non vérifié - fait état d'une moyenne de 1 suicide par semaine dans la police nationale.

article du 24 janvier 2008 :

Je ne souhaitais pas parler des suicides dans la police. Mais ne pas parler c'est tout juste moins pire que la langue de bois, et les discours convenus, relus et approuvés¿

Le suicide dans la police, c'est un sujet sensible, et délicat à traiter car on peut - il y a des experts pour ça - faire dire ce qu'on veut aux chiffres (quels chiffres, d'ailleurs ?)

On peut évoquer le phénomène de "l'effet d'annonce", être plus indécent et parler de "contagion", évoquer le métier dans ce qu'il a de difficile, mais on peut aussi se taire, ce qui semble souvent être l'option retenue.

Tout et son contraire peut être démontré pour peu qu'on ait déjà décidé de la conclusion ou du message à passer.

Pour relativiser, on pourrait dire :

- Les hommes se suicident plus que les femmes, et il y a plus d'hommes que de femmes dans la police.

- Le moyen du suicide est à portée de main du policier, ce qui réduit considérablement le temps de réflexion, si tant est qu'on est en état de réfléchir la seconde d'avant. Donc, il y a plus de suicides réussis que de tentatives chez les flics.

- Les fonctionnaires de police se suicident souvent pour des raisons qui relèvent de la vie privée.

- Il y a d'autres milieux professionnels qui comptabilisent beaucoup de suicides.

etc¿ etc¿

Mais, voilà aussi ce qu'il faut dire :

Le flic est sous une pression permanente et multiple.

- La hiérarchie pas toujours attentive et compréhensive au regard des tâches qu'elle n'accomplit pas mais qu'elle ordonne, elle-même sous pression de sa propre hiérarchie.

- Les couleurs politiques et toutes les demi-mesures plus ou moins productives qu'on demande aux policiers d'appliquer successivement au long de leur carrière.

On peut ressentir un immense sentiment d'inutilité, susceptible de contaminer toutes les sphères de sa propre vie.

- La perception que le citoyen a du policier, avec le renfort servile des médias, l'hostilité permanente pour certains d'entre nous. Et rien n'indique que ça peut aller en s'améliorant.

- Le danger de ce métier, les blessés et les morts en service, en nombre suffisant pour que chacun d'entre nous en héberge quelques uns dans sa mémoire (la vulnérabilité physique du fait d'autrui, se faire blesser, mutiler, tuer en service, n'est pas si courant que ça dans le monde du travail)

- Le fonctionnaire de police subit de plus en plus de violences physiques, et on ne lui propose que l'usage de moyens violents en réponse.

Il est le bouclier unique et absolu contre toutes les manifestations brutales des dysfonctionnements sociaux. L'intégrité physique est une entité fragile. Celle de "l'autre" puique ce métier implique de souvent le constater, et aussi la sienne. Vous avez dit suicide ?

- Le stress que ce métier engendre, les horaires atypiques, des vies de famille qui ne s'en relèvent pas¿

etc¿ etc¿

Avec cette énumération rapide et incomplète, je reste modérée, presque évasive.

Parce que tous ces mots sont banals.

Plus explicite, je vous laisse lire cette lettre que j'ai reçue :

Salut à tous,

Voilà une semaine que je lis dans les journaux un article par jour, épuré et conforme aux directives du ministère de l'intérieur¿ ayez confiance, tout est sous contrôle¿

Le malaise est présent. Tous se posent la question : pourquoi cette "vague" de suicides, de dépressions et de rendez-vous chez le psy ?

Messieurs, vous n'avez qu'à venir au niveau des flics. Ah non c'est vrai on ne les trouve plus beaucoup au service, car ils ne doivent ni perdre de temps à rédiger leurs procès verbaux, ni prendre le temps d'un café, d'ailleurs ils ne doivent être présents que sur la voie publique, pas question de souffler après une intervention difficile, des contrevenants rôdent il faut sévir¿ la prise de contact avec nos concitoyens ne se fait que par écrit : la contravention.

Mais où est le malaise ?

- Impossibilité de se laver les mains en l'absence de produits = gain de temps.

- Le temps de passage au poste des patrouilles est contrôlé (bientôt surveillance par GPS) = gain de temps.

- Le panneau des petites annonces entre collègues a été ôté = gain de temps.

- Nous devons rendre compte à la minute prés de l'activité mais en moins de 20min pour une journée = gain de temps.

- Pour de 8h15 de travail continu, le temps de pause journalier est passé de 45 min à 20 min, ceci comprenant l'arrivée au service, le passage aux toilettes, le repas et le départ = gain de temps.

Comme nous sommes payés en heures de récupération (travail jours fériés et WE) que nous ne pouvons prétendre uniquement selon les nécessités du service (exit les WE, les jours de cour d'assises, les vacances scolaires, et les jours de manifestation de quelque nature qu'ils soient) pour gagner un peu de temps, ils ont inventé un impôt horaire quotidien de 6 min, d'où le temps de pause de 45 à 20 min¿

Contrairement à ce qu'avancent certains détracteurs, nous ne sommes payés que sur 12 mois, toutes nos primes sont imposables, l'heure de nuit est majorée à 1¿, pas de prime de fin d'année, ni pour les vacances, mais de toute façon avoir 15 jours de vacances en été est un luxe. Et l'hiver c'est Noël ou 1er de l'an voire les deux au boulot.

Pas de temps de déshabillage, pas de briefing ni de débriefing, pas de prime repas, pas de cafétéria non plus, vive les sandwiches et autres plats préparés. Les sautes d'humeur et les coups de barre sont à proscrire, en cas de gastro intensive il vaut mieux se porter pâle car sinon c'est plusieurs fonctionnaires qui pâtissent du temps perdu aux toilettes.

La formation continue n'existe pas, pas plus que l'entraînement hormis l'obligation des 3 séances de tir annuelles.

La promotion est squelettique, des examens et concours absurdes vous donnent la fonction mais pour le grade et le salaire faut s'armer de patience¿ la liste est longue.

J'arrête là je ne voudrais pas vous foutre le cafard avec nos problèmes.

Alors en effet quand un jeune entre dans la police il ne pense pas qu'il va vivre ça, c'est écrit POLICE-SECOURS, mais c'est Police "au secours"¿

Fuyez voilà la Police¿ Le pire c'est qu'en vingt ans les "anciens" ont la même désillusion.

Et quand le policier s'enfuit c'est souvent tragiquement.

Je remercie nos syndicats qui après avoir vendu notre droit de grève et celui d'ouvrir nos gueules, ne servent à rien sauf à apporter un peu d'espérance.

Mais quand on ouvre les yeux, le malaise est profond, et certains ne voient aucune issue. L'arme à la ceinture est d'une simplicité et d'une efficacité redoutables. En principe il n'y a aucun signe avant-coureur, c'est la surprise pour tous. En quelques années, le nombre de suicides s'est multiplié par deux, mais comme il n'y a aucun chiffre officiel, c'est tabou, c'est peut être pire que cela¿

un collègue

Je précise je suis ni de gauche, ni de droite, donc arrêtez de parler de manipulation, ouvrez vos yeux!

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RACISTES, SEXISTES, ET HOMOPHOBES, LES POLICIERS ?

Qu'arrive-t-il à la police ? Voici quatre policiers, ou anciens policiers. Tous quatre dans le collimateur de la hiérarchie, pour être sortis du rang, et avoir critiqué la grande maison, dans des blogs, ou des livres récents. La politique du chiffre et ses conséquences effarantes, des fiches de citoyens erronées, des propos racistes , homophobes ou sexistes entendus dans les rangs, tout y passe. Pourquoi ont-ils décidé de porter leurs critiques hors de l'institution ? Pourquoi ont-ils court-circuité le canal traditionnel des syndicats ? Comment la hiérarchie a-t-elle réagi ? Après huit ans de règne sarkozyste sur la grande maison, la police est-elle au bord de l'explosion ?

Pour en débattre, Marc Louboutin, ancien lieutenant de police, devenu journaliste puis écrivain, auteur de "Flic, C'est pas du Cinoche" (Ed. du moment, à paraître le 9 decembre), à l'origine d'un "Blog de police", qui rassemble plus de 6000 policiers sur Facebook; Bénédicte Desforges, lieutenant de police en disponibilité, auteure de "Police, mon amour, chroniques d'un flic ordinaire" ( Ed. Anne Carrière, paru en mars 2010), et également blogueuse ( "Police, le blog d'un flic"); Philippe Pichon, "Une mémoire policière sale, 34 millions de citoyens fichés" (Ed. J.C.Gawsewitch); et Sihem Souid, ancienne adjointe de sécurité à la Police de l'air et des frontières , aujourd'hui adjointe administrative à la préfecture de police de Paris, auteure de "Omerta dans la police" ( Ed. Le cherche midi).

http://www.dailymotion.com/video/xf3ext_ra...e-policier_news

http://www.arretsurimages.net/vite-dit.php

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omerta%20dans%20la%20police.jpg

Abus de pouvoir, corruption, trafics de statistiques et aussi racisme, sexisme, homophobie au sein même de l'institution, voici la face cachée de la police, telle qu'elle n'a jamais été décrite auparavant. Ou l'histoire d'une femme flic entrée dans la grande maison par vocation et idéalisme, elle a même démissionné d'un emploi de cadre très bien rémunéré dans le privé, qui déchante progressivement. Sortie major de sa promotion, elle avait cru que la police nationale était au service du public et des citoyens, elle s'aperçoit au fur et à mesure que l'institution républicaine n'est plus la garante des valeurs qu'elle est censée défendre et promouvoir. Le récit exceptionnel du policier Sihem Souid apporte, documents à l'appui, la preuve que la police, loin d'être une institution garante des valeurs républicaines, les bafouent régulièrement. Ce sont les coulisses d'un système qui est décrit dans cet ouvrage. Le plus édifiant, c'est que ce récit dissèque le pouvoir de nuisance de la hiérarchie policière sur ses subordonnés. Cette dernière n'hésite pas à user de menaces pour arranger la vérité. Sihem Souid, 29 ans, toujours en fonction, a décidé de briser l'omerta. Elle refuse « de laver son linge sale en famille » ainsi qu'il lui a été suggérée à plusieurs reprises. Elle est allée, accompagnée de plusieurs collègues, jusqu'à saisir la justice pénale pour dénoncer ces comportements. Ces risques, elle les a pris au détriment de sa carrière mais aussi de sa vie personnelle. Chantages, pressions, menaces, sa plainte la poursuit jusque dans sa vie de citoyenne. Ce livre est bien plus qu'un témoignage sur la police.

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Membre, Artisan écriveur , 58ans Posté(e)
Bran ruz Membre 8 737 messages
58ans‚ Artisan écriveur ,
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De quoi voulez-vous que l'on discute ?

Si j'ai bien compris du malaise des policiers ?

Le métier de policier est de plus en plus dur.

Le gouvernement ne fait pas la part belle aux fonctionnaires.

A ce propos...

Il est amusant de penser que les personnes caricaturalement anti fonctionnaires sont généralement pour un maintien de l'ordre public ferme...

Il est bon de leur rappeler que le policier est un fonctionnaire du service public lui aussi...

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