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Critiqué en France, Molex gâte ses actionnaires.


PASDEPARANOIA

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Les résultats du jour L'équipementier automobile américain, qui fait l'objet de plaintes aux prud'hommes et refuse de financer un plan social, va augmenter son dividende de près de 15%.

Voici les principaux résultat d'entreprises françaises ou étrangères publiés dans la nuit du mardi 26 octobre et mercredi 27 octobre.

Le géant bancaire allemand Deutsche Bank a annoncé une perte nette de 1,2 milliard d'euros au troisième trimestre. Imputable à une charge exceptionnelle de 2,3 milliards liée à sa participation dans Postbank, cette perte est inférieure au consensus des analystes. "Les résultats du troisième trimestre montrent une fois de plus que notre modèle d'activité s'est révélé très solide", et ce malgré "des conditions économiques difficiles", a déclaré le P-DG Josef Ackermann.

L'équipementier automobile américain Molex a fait état de bénéfices "record" au troisième trimestre (75,1 millions de dollars, pour un chiffre d'affaires de 897,7 millions, en hausse de 33%) et a décidé d'augmenter son dividende de 14,8%. Une annonce qui survient en pleine polémique en France, le groupe refusant de financer le plan social de son usine de Haute-Garonne, fermée en 2009, en réponse aux plaintes déposées aux prud'hommes par des salariés contestant leur licenciement économique. L'Etat a annoncé son intention de s'associer à une plainte du liquidateur contre le groupe américain.

Le fabricant allemand de logiciels professionnels SAP a annoncé un bénéfice net de 501 millions d'euros au troisième trimestre, contre 447 millions d'euros un an plus tôt, soit une hausse de 12%, et a maintenu ses objectifs inchangés pour 2010, soit notamment un chiffre d'affaires annuel en hausse de 9 à 11%.

Le fabricant franco-italien de semi-conducteurs STMicroelectronics a publié un bénéfice net de 198 millions de dollars pour le troisième trimestre, supérieur aux attentes, un an après avoir essuyé une perte de 201 millions de dollars. Rapporté au nombre d'actions et hors éléments exceptionnels, le bénéfice revient à 23 cents, au-delà des 20 cents escomptés par les analystes. Le groupe était déjà dans le vert aux premier et deuxième trimestre. Le chiffre d'affaires s'affiche en hausse de 16,8% à 2,657 milliards de dollars, tout juste au-dessus des attentes.

Le numéro un européen de l'automobile, l'allemand Volkswagen, a multiplié au troisième trimestre son bénéfice net par plus de dix sur un an, à 2,2 milliards d'euros, mais n'a pas relevé ses prévisions annuelles, pourtant considérées comme très prudentes.

(Challenges.fr)

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Membre, In girum imus nocte et consumimur igni , 53ans Posté(e)
PASDEPARANOIA Membre 27 326 messages
53ans‚ In girum imus nocte et consumimur igni ,
Posté(e)

Ha le bon populiste ce Christian, en pleine guerre syndical il en remet une couche en demandant à PSA et Renault de ne plus travailler avec Molex !

Voilà qu'il lutte contre le capitalisme. Il devrait demander à Lagardère de rendre sa tune aussi, mais c'est un copain de Nicolas, il va pas être d'accord.

Va t il aller déposer sa plainte en jet privé ?

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  • 1 an après...
Membre, forumeur révolutionnaire, 52ans Posté(e)
transporteur Membre 23 297 messages
52ans‚ forumeur révolutionnaire,
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Le syndicat CGT de Molex à Villemur-sur-Tarn a écrit une lettre ouverte à Olivier Mazerolle à la suite du débat sur BFM opposant Jean-Luc Mélenchon à Christian Estrosi, ministre de l’Industrie.

Lors du débat que vous avez animé le dimanche 18 décembre 2011, mettant en présence Messieurs Jean-Luc Mélenchon et Christian Estrosi, l’affaire Molex a été évoquée et nous avons été stupéfaits d’entendre Monsieur Estrosi mettre en cause les salariés et les organisations syndicales locales qui se seraient, selon lui, jetées sur les indemnités de licenciement extra légales, à un moment où, toujours d’après lui, il eut été possible d’arracher d’avantage de choses à Molex.

Et de mettre en cause plus précisément la CGT, au travers du secrétaire du CE, en lui reprochant d’être aujourd’hui conseiller régional, jetant ainsi un doute sur son intégrité et sa loyauté dans la lutte pour leur emploi menée par les salariés.

Monsieur Estrosi a, par ailleurs, fait état de façon erronée sur la situation de l’entité VMI (Villemur Industrie) restée en activité sur le site, en avançant des chiffres tirés d’on ne sait quel chapeau, mais qui laissent perplexe quand en plus il prétend connaître le dossier par cœur, selon ses propres paroles, et qui nous font douter sur le sérieux qu’il a mis pour traiter le dossier.

Face à ces propos fallacieux concernant VMI et aux accusations portées à l’encontre des représentants du personnel, notamment CGT, qui sont pour nous une insulte qui ne s’adresse pas aux seul délégués, mais qui touche tous les salariés qui se sont battus pour sauvegarder non seulement leur travail, mais aussi l’avenir d’un bassin d’emploi déjà durement touché par le chômage, la CGT souhaite apporter, dans le cadre du droit de réponse, les rectifications suivantes :

puce-32883.gif Concernant VMI (Villemur Industrie), ce ne sont pas 65 salariés qui y sont employés aujourd’hui, mais seulement 51 dont 46 anciens ouvriers de Molex, nous rappelons que Monsieur Estrosi en avait promis 200 à la fin de l’année 2011, attendus avec impatience par tous ceux qui sont restés sur la « touche »,

puce-32883.gif Le site de Villemur au moment de l’annonce comptait, non pas 170 salariés mais 316 salariés, dont 283 en CDI, 6 en CDD plus 27 intérimaires embauchés alors que l’entreprise était vouée à être rayée de la carte, pour surcroît d’activité ?. Ce sont environ 140 salariés qui n’ont toujours pas trouvé de travail et qui ont donc la « chance » de pouvoir bénéficier des mesures restrictives du chômage mises en place par le gouvernement actuel. Quand à ceux qui ont retrouvé du travail, ils ont pour la plupart subi plus de 30% de perte de salaire ainsi qu’une désorganisation totale de leur vie sociale.

En ce qui concerne la façon dont s’est déroulée la fermeture du site, nous tenons à préciser que durant tout le temps des négociations entre la Direction de Molex et le Gouvernement en vue de trouver un accord de maintien d’activité sur le site voulu par les salariés en lutte, les organisations syndicales ont été soigneusement écartées des discussions et n’ont donc participé à aucune de ces négociations. C’est dans ce même temps que le médiateur était nommé et qu’il mettait tout en œuvre, sur ordre du gouvernement, pour entraîner les salariés, via leurs représentants, vers la porte de sortie et leur faire accepter le PSE proposé. Chose que nous n’avons jamais accepté, le meilleur PSE pour nous étant de garder notre emploi.

Lorsque nous nous sommes retrouvés « autour de la table », comme le dit Monsieur Estrosi, nous n’avons pas le souvenir d’avoir entendu une seule organisation syndicale dire préférer les indemnités à la proposition faite ce jour là ? Nous nous souvenons par contre avoir été mis devant le fait accompli d’une reprise d’activité par un fond de pension américain (H.I.G.) concernant une quinzaine de personnes au sein d’une société nouvellement créée : VMI, financée par Molex à hauteur de 5,4M€ dans le cadre de la revitalisation, par l’état à hauteur de 6,6M€ à titre de prêt, et HIG à hauteur de 1M€ au titre de prêt associé, proposition rejetée en bloc, mais que monsieur Estrosi a accompagné du chantage : c’est çà si le CE rend un avis le 15 septembre 2009 au plus tard, ou rien !

Ce chantage est inscrit en toute lettre dans le protocole d’accord général du 14 septembre 2009 qui a été paraphé par Madame Lagarde et Monsieur Estrosi. Nous sommes étonnés que ce dernier n’en ait pas fait mention lors du débat : un oubli sans doute tout comme il a oublié de mentionner que Molex s’est désengagé du PSE, rompant ainsi l’accord du 14 septembre sur lequel Mme Lagarde et Mr Estrosi ont apposés leur signature, sans que ceux-ci, mis à part les « tirades Pagnolesques » de Mr Estrosi, ne fassent quoi que ce soit. Monsieur Estrosi a déclaré qu’il souhaitait que le liquidateur judiciaire intente des poursuites juridiques à l’encontre du groupe Molex : les salariés de Molex, injustement privés de leur emploi attendent toujours du concret et pas du cinéma, même si le dernier G20 s’est tenu à Canne.

Il n’en reste pas moins que « ces délégués » dont Monsieur Estrosi émet des doutes sur leur motivation, n’ont toujours pas perçu la totalité de leur indemnité de licenciement, mais s’il reste aujourd’hui une activité sur le site de Villemur, c’est bien à la détermination des ouvriers, et des délégués, pour sauvegarder leur emploi et le savoir faire que nous le devons et pas à Estrosi qui n’a fait qu’essayer d’éteindre le feu, et que la lutte menée par « les molex » l’a obligé à faire au moins un minimum.

Si les salariés ont demandé, par vote, au CE, de rendre l’avis tant attendu par la Direction et le gouvernement, avis qui, nous le rappelons également, a été négatif, c’est usés physiquement et psychologiquement :

puce-32883.gif par de longs mois de lutte,

puce-32883.gif par les pressions et les provocations constantes exercées par la Direction notamment en ne respectant aucune décision de justice, aidée qu’elle a été par la passivité du gouvernement,

puce-32883.gif par la désagréable impression d’être baladés par Monsieur Estrosi et le médiateur qui nous ont semblé être à la botte de la Direction américaine : l’épisode des gardes du corps et des avocats de la Direction Molex faisant la loi dans l’enceinte de la préfecture de la Haute-Garonne en imposant leurs exigences, notamment l’éviction du cabinet SYNDEX, conseil économique du CE, de la salle de réunion, semble bien aller dans le sens des « désagréables impressions ».

Quand à l’accusation diffamatoire portée envers un délégué CGT, secrétaire du CE, aujourd’hui conseiller régional de Midi-Pyrénées dans le groupe de Monsieur Martin Malvy (PS), selon laquelle il aurait exploité les salariés « parce qu’il était un homme politique engagé » (ce sont les paroles d’Estrosi), alors qu’il n’a jamais été connu dans et hors entreprise pour avoir un engagement politique, est parfaitement scandaleuse et indigne d’un ancien ministre de la République. Elle est malheureusement le reflet de ces hommes politique qui, à court d’argument, n’ont d’autre ressource que de s’en prendre à l’individu.

Voilà exposées les rectifications que nous souhaitons porter lors d’un droit de réponse que nous vous demandons, en espérant qu’à la lecture de ce courrier vous accèderez à notre requête.

Dans l’attente, veuillez accepter nos salutations.

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