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Le bouddhisme athée


existence

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Membre, Arcane du Magicien, 44ans Posté(e)
elfe sylvain Membre 3 102 messages
44ans‚ Arcane du Magicien,
Posté(e)

je ne vois pas trop ou se situe le probleme dans ta demarche

si certaine choses te plaisent dans le boudhisme rien ne t'interdit de les integrer à ta vie quotidienne,de te les approprier et d'agir en consequence......sans pour autant te convertir!!

personne n'as dit que tu devais soit prendre tout en bloc ou rejeter(je ne sais pas si je suis clair là,!?! :yahoo: )

en gros prend ce qui te plait et jette le reste!

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Invité carabistouille
Invités, Posté(e)
Invité carabistouille
Invité carabistouille Invités 0 message
Posté(e)

ce que je ne comprend pas existence ce n'est pas le concept mais la désignation . pour moi ce que tu propose n'a rien d'extra , des tas d'athées s'inspire néanmoins de certaine idées religieuse (de façon inconsciente parfois) . de là à se nommer "bouddhiste athée " c'est celà qui me "géne" (faute d'un meilleur mot) pourquoi vouloir ranger les athée dans les religions , comme si être athée n'était qu'une sous catégorie. exemple simple : imagine que tu demanderais au juif de choisir , "vous êtes juif mais sinon vous croyez plus en certaine phrase de la bible ou du coran?" "bon ba toi t'es musulman juif / chrétien juif" bref c'est ridicule : pour moi être athée c'est au même niveau qu'étre chrétien juif musulman bouddhiste ...

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
je ne vois pas trop ou se situe le probleme dans ta demarche

si certaine choses te plaisent dans le boudhisme rien ne t'interdit de les integrer à ta vie quotidienne,de te les approprier et d'agir en consequence......sans pour autant te convertir!!

personne n'as dit que tu devais soit prendre tout en bloc ou rejeter(je ne sais pas si je suis clair là,!?!  :yahoo: )

en gros prend ce qui te plait et jette le reste!

oui, je comprends ce que tu veux dire. mais le bouddhisme n'est pas monolithique. ce n'est pas un ensemble dans lequel on pourrait choisir une liste de choses. il y a plusieurs bouddhismes qui dérivent de l'enseignement de base du bouddha, un peu comme un arbre. chaque bouddhisme a sa cohérence. ce que je propose, c'est d'ajouter une nouvelle branche, qui se base aussi sur les enseignements du bouddha et les textes bouddhiques, mais qui les interprète de façon athée.

pourquoi vouloir ranger les athée dans les religions

Je souhaite aller au-delà de cette opposition athéisme/religion. Et puis, qu'entends-tu par religion ?

pour moi être athée c'est au même niveau qu'étre chrétien juif musulman bouddhiste

à mon avis, tu ne connais pas les enseignements de base du bouddhisme. l'image qu'on a du bouddhisme en occident est souvent fausse, construite sur notre idée de la religion et sur une compréhension erronée du nirvana et de la "réincarnation".

il me semble que tu es perturbé par les notions de catégories et d'ego. si tu veux, le terme bouddhisme athée est simplement une façon de parler de la synthèse du bouddhisme et de l'athéisme. ou pourrait aussi dire athéisme bouddhiste.

comme si être athée n'était qu'une sous catégorie

Tu peux appliquer ce raisonnement dans le sens que tu veux, à savoir que le bouddhisme serait une sous-catégorie de l'athéisme ou que l'athéisme serait une sous-catégorie du bouddhisme. en réalité, aucun n'est au-dessus aucun n'est en dessous. je ne me prononce pas pour les autres religions.

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Membre, Arcane du Magicien, 44ans Posté(e)
elfe sylvain Membre 3 102 messages
44ans‚ Arcane du Magicien,
Posté(e)

1 - la vérité de la souffrance : L'existence en ce monde est marquée par une profonde insatisfaction, par la souffrance physique et morale, par la peur des circonstances indésirables, par l'incapacité à obtenir le bonheur durable auquel on aspire. C'est le constat de la condition qui touche, peu ou prou, chaque être humain.

2 - la vérité de l'origine de la souffrance : Cette insatisfaction fondamentale est nourrie par une vision tronquée que l'on a de soi-même et du monde ; les attachements que l'on crée pour ce qui est changeant par nature ; la lutte agressive que l'on mène contre ce qui nous dérange ; l'importance démesurée que l'on accorde à soi-même ; la jalousie, l'envie, . Toutes ces attitudes nous retiennent dans une situation douloureuse, apparemment sans issue.

3 - la vérité de la cessation de la souffrance : Mais il existe une possibilité de dissiper ces souffrances, d'en détruire les causes et de s'en libérer. Surgit alors un état de lucidité, de paix et de plénitude parfaites - et non pas le néant comme on le croit parfois en Occident. Cette nature libre de toute souffrance est présente en chacun, homme ou femme. Il est dit qu'ils possèdent, à l'égal de tous les êtres, la "nature de Bouddha".

4 - la vérité du chemin de la cessation de la souffrance : c'est la voie du milieu, à l'écart de tous les comportements extrêmes qui permet de trouver la liberté intérieure. Elle comporte un très large éventail de conseils et de pratiques qui s'inscrivent tous dans la triade fondamentale de l'éthique, de la méditation et de la sagesse.

Dans cette voie, l'individu est constamment renvoyé à sa propre responsabilité, à partir de la connaissance des principes enseignés par le Bouddha. L'éthique est étrangère à des notions d'interdits ou de commandements et elle doit être considérée à la lumière de la sagesse qui accompagne le développement spirituel.

A cette conduite éthique s'ajoutent les pratiques de méditation, le coeur de la tradition bouddhique. Celles-ci visent à transformer l'homme en éclairant et pacifiant son esprit, en éliminant peu à peu ses tendances négatives. Ceci amène un équilibre et un bonheur subtil, qui atténuent tout naturellement la convoitise, la haine et l'égoïsme et développent la sagesse lucide et la compassion.

Les pratiques méditatives - c'est à dire l'entraînement systématique physique, mental et spirituel - constituent certainement un apport précieux et original à l'Occident, même non-bouddhique.

Ce système de pensée est libre de dogmatisme, les enseignements étant comparés, selon une métaphore bien connue, à une barque permettant de passer d'une rive à l'autre, de la confusion à la lucidité transcendante. Ceci donne au bouddhisme une dimension d'ouverture et de tolérance, et contribue à développer une attitude respectueuse à l'égard des autres traditions religieuses.

source

je pense qu'on peut être athée et appliquer ça ....

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Oui, là où cela se complique, c'est quand on rencontre les traditions bouddhistes existantes alors qu'on est athée. Ce que j'en ai compris, c'est que le bouddhisme s'est adapté aux religions de là-bas, qui étaient polythéistes. Cependant, comme rien n'est éternel d'un point de vue bouddhiste, la seule limitation qui a été clairement posée par le bouddhisme est de dire que les dieux étaient sujets à la naissance, le changement et la mort, à l'impermanence. D'un point de vue athée, ce n'est pas suffisant.

La problématique est autour de la question de ce qui est notre monde, notre subjectivité. Selon le bouddhisme, ultimement, les divinités avec leurs apparences sont des construction subjectives, tandis que la réalité ultimement est shunyata (interdépendance/composition/impermanence). Mais d'un point de vue athée, même une représentation subjective d'une divinité n'est pas acceptable, puisque cela ne correspond pas avec la réalité. Pour un athée, les valeurs humaines ne sont pas des personnes et ne peuvent être représentées comme des personnes que de façon métaphorique, comme la statue de la liberté, la représentation de la justice, etc.

Alors si on considère un bouddhisme athée, il me semble qu'il devrait exclure a priori les pratiques mettant en ¿uvre des "divinités" fussent-elles subjectives. Ces métaphores ne peuvent y être admises qu'en tant qu'expression artistique.

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

D'un point de vue athée, l'esprit est le reflet de l'activité des neurones. Cela exclut l'idée que tout est créé par l'esprit. Cela veut dire que même si le monde que nous percevons est une création de notre esprit, cette reconstruction de notre esprit se base sur la perception, en interaction avec le réel. Ainsi, bien que ce que nous voyons d'un objet est dans notre esprit, si l'objet était à un autre endroit, on le verrait à un autre endroit quand même. Et, si nous sommes en présence de quelqu'un, nous ne voyons que son apparence et les messages verbaux et non verbaux. Nous ne voyons pas son esprit. Nous avons alors seulement une perception limitée de la réalité de la personne.

Le concept de shunyata (composition/interdépendance) alors s'applique à différentes "choses" :

- les objets réels

- les êtres vivants

- les émotions et les pensées

En effet, les objets sont composés et dépendent de leur environnement, ne serait-ce qu'un support pour les poser. Les êtres vivants se nourrissent, et sont en renouvellement. Quant aux émotions et aux pensées, elles sont le résultat de l'activité des neurones, qui sont un réseau d'interaction, alors l'activité de chaque neurone dépend de l'activité des autres neurones.

Shunyata va encore plus loin avec l'esprit parce qu'avec la matière on peut supposer des particules élémentaires, tandis qu'avec l'esprit il n'y en a pas. S'il n'y a plus d'activité neuronale, il n'y a plus rien. Les émotions et les pensées n'ont donc aucune substance. Ce que nous prenons pour la réalité est donc semblable au rêve, une reconstruction du monde, mais qui est le résultat de l'interdépendance de l'activité nos neurones. Or il n'y a aucune raison pour que cette reconstruction du monde soit conforme à la nature de la réalité. C'est ce que l'on appelle "ignorance", mais il ne s'agit pas d'un manque d'information.

Que notre pensée soit shunyata ne veut pas dire que l'on puisse changer notre façon de voir le monde en un claquement de doigt. Cela implique en effet une reconfiguration des réseaux neuronaux, ce qui prend du temps. La méditation a ce genre d'effets (sur le long terme).

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Membre, 36ans Posté(e)
markich Membre 3 722 messages
Mentor‚ 36ans‚
Posté(e)
interessant

vu comme ca ce serais plus une philosophie qu'une religion

C'est pas une philosophie, c'est une recherche, car tout ce dont elle repose est vérifié, c'est pas du vent, on invente rien dans le bouddhisme, on cherche et on invente rien.

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Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

shunyata et une ville : on considère une ville comme quelque chose de défini, avec un nom qui désigne le lieu. Pourtant, qu'est-ce que la ville ? Est-ce que c'est la localisation géographique ? Non, bien sûr. Est-ce que ce sont les rues, non plus. Quand on est dans une maison, la ville est à l'extérieur. Alors la maison n'est pas la ville. Est-ce que ce sont les gens ? On est porté de le croire. Pourtant, les gens changent, naissent, vieillissent et meurent, ils sont remplacés au fur et à mesure. La ville est donc constituée d'un flux de personne. Et certaines personnes arrivent, d'autres partent de la ville. Il y a des travaux, des bâtiments sont détruits, d'autres sont construits, d'autres sont restaurés.  L'eau qui coule dans le fleuve n'est jamais la même.

Est-ce que la ville a un soi ? Est-ce que c'est le nom de la ville ? Non, ce n'est qu'un son ou une suite de lettres. Est-ce que c'est la mairie ? Non, c'est l'administration, mais pas la ville.

Une ville est alors simplement un ensemble qu'on situe quelque part, délimité de façon floue, sans soi, en perpétuel changement, donc les éléments dépendent les uns des autres, et vont et viennent hors de la ville. De la même façon qu'un individu est en perpétuel renouvellement, une ville l'est également. Parfois même, les frontières de la ville sont complètement arbitraires, déterminée administrativement, mais ne correspondant pas à une variation de la densité de la population.

Un raisonnement analogue peut-être fait au sujet d'une région ou d'un pays. Si on considère un pays, qu'on met de côté son nom (une suite de lettres) et son drapeau (un dessin, des couleurs juxtaposées), que reste-t-il ?

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  • 3 semaines après...
Membre, Posté(e)
existence Membre 5 823 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

Il y a une vidéo sur le net qui explique que shunyata, la "vacuité" n'est pas le nihilisme. Je la trouve assez limpide :

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