Poésie... Poésie...

Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

J'AI MELANGE LE VIN

J'ai mélangé le vin à l'encre de ma plume

Et me suis enivrée dans le creuset des mots,

Mais la coupe remplie de mes larmes posthumes

Déborde de l'azur de fado en fado.

Et je laisse mon c¿ur voguer au clair de lune

Quand la rosée embue le manteau de ma nuit,

Pastellant de rubis le sable blond des dunes

Que le zéphyr moqueur croque comme des fruits.

Quand le passé brûlant traverse ma mémoire,

Posant ses doigts de feu dans un coin de ma tête,

Je ferme les volets et couvre les miroirs

Jusqu'au petit matin, rêvant à l'aveuglette.

Puis, un parfum subtil au matin me réveille :

Les embruns de la mer ¿varech ou goémon- ?

Ou le chuchotement du vent entre les treilles ?

¿Non, ce n'est que Phébus assaillant ma maison.

...Alors, je redeviens poète ou troubadour

Et je chante l'amour, le muguet ou la rose,

Et la plume à mes doigts se change, tour à tour,

En caillou, en oiseau, en mille et une choses.

Si l'hirondelle bleue ne fait pas le printemps,

Si le verbe est d'argent et le silence est d'or,

Au terreau de mon c¿ur, je glane le ferment

Où le bourgeon renaît et les mots prennent corps,

Et mon crayon de bois s'élance en virtuose

-Glissant sur le papier jusqu'au salto sublime

Comme le papillon qui se métamorphose-

Et danse sur la page allant de rime en rime.

Modifié par Antigone57

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Invité Pandore_75
Invité Pandore_75 Invités 0 message
Posté(e)

Quelle belle imagination métaphorique, merci pour ça.

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

Merci à vous d'être passé...

Puis-je continuer à poster d'autres poèmes ici ?

Amitié,

Antigone

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Invité Pandore_75
Invité Pandore_75 Invités 0 message
Posté(e)

C'est votre sujet, vous l'avez ouvert, vous vous devez donc de le faire vivre :smile2:

Je vous lierez volontier, ça va de soit.

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

TU AVAIS PRIS MA MAIN

Tu avais pris ma main¿ je m'étais laissée faire

Lorsque tu m'as cueillie parmi toutes les fleurs,

Si j'ai pu t'inspirer et si j'ai su te plaire,

Un regard a suffi pour moissonner mon c¿ur.

C'est un baiser brûlant qui vint sceller nos bouches,

Incendiant nos corps comme un sorcier vaudou

Et le Dieu de l'amour, posté en escarmouche,

Ricanait sous la lune en se moquant de nous.

Dans ce lit de désir où j'ai voulu m'étendre,

Dans le ruisseau des jours où mon âme s'égare,

C'est là que j'ai trouvé, sur les routes du Tendre,

Le quai où, sans façon, j'ai posé mes amarres.

Dans tes prunelles d'or, un petit papillon,

La douceur de ta main au galbe de ma peau

Quand tes doigts n'osaient pas profaner le sillon

D'un geste maladroit¿ jusqu'au dernier tango¿

Au large de la nuit que la lune encorbelle,

Quand le sommeil enfin, dans la petite mort,

Emportait peu à peu mes rêveries d'alors,

Au miroir de tes yeux¿ mon dieu que j'étais belle !

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Invité Pandore_75
Invité Pandore_75 Invités 0 message
Posté(e)

"Dans tes prunelles d'or, un petit papillon,

La douceur de ta main au galbe de ma peau

Quand tes doigts n'osaient pas profaner le sillon

D'un geste maladroit¿ jusqu'au dernier tango¿"

J'en ai des frissons partout :smile2:

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mistral gagnant Membre 3 967 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

J'AI MELANGE LE VIN

J'ai mélangé le vin à l'encre de ma plume

Et me suis enivrée dans le creuset des mots,

Mais la coupe remplie de mes larmes posthumes

Déborde de l'azur de fado en fado.

Et je laisse mon cœur voguer au clair de lune

Quand la rosée embue le manteau de ma nuit,

Pastellant de rubis le sable blond des dunes

Que le zéphyr moqueur croque comme des fruits.

Quand le passé brûlant traverse ma mémoire,

Posant ses doigts de feu dans un coin de ma tête,

Je ferme les volets et couvre les miroirs

Jusqu'au petit matin, rêvant à l'aveuglette.

Puis, un parfum subtil au matin me réveille :

Les embruns de la mer –varech ou goémon- ?

Ou le chuchotement du vent entre les treilles ?

…Non, ce n'est que Phébus assaillant ma maison.

...Alors, je redeviens poète ou troubadour

Et je chante l'amour, le muguet ou la rose,

Et la plume à mes doigts se change, tour à tour,

En caillou, en oiseau, en mille et une choses.

Si l'hirondelle bleue ne fait pas le printemps,

Si le verbe est d'argent et le silence est d'or,

Au terreau de mon cœur, je glane le ferment

Où le bourgeon renaît et les mots prennent corps,

Et mon crayon de bois s'élance en virtuose

-Glissant sur le papier jusqu'au salto sublime

Comme le papillon qui se métamorphose-

Et danse sur la page allant de rime en rime.

Olé...j'aime beaucoup!!!! :smile2:

Modifié par mistral gagnant

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

Quand on a aimé comme ça... les mots viennent tout seuls...

C'est aussi cela la poésie, écrire ce qu'on ressent... même des années après....

Les gens partent... Les souvenir (brûlants !...) restent,

Amitié

Antigone :smile2:

Modifié par Antigone57

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

MON ETOILE

Le soir vient de jeter une étoile à la mer

-Tout comme un naufragé qui lance une bouteille-

Entre deux vagues bleues, elle va s'échouer

Sur la dune où mon c¿ur et mon âme sommeillent.

Au sable de la grève elle ouvre ses paupières

Et se met à danser sur la pointe des pieds,

En jetant vers les cieux les mots d'une prière

Mais, dans le firmament, nul ne l'entend crier¿

¿Au fond de l'encrier, moi j'ai trouvé l'étoile,

Avec des mots d'amour, je l'ai apprivoisée,

J'entends battre son c¿ur quand la lune dévoile

Mes verbes dessinés sur le papier froissé.

Je m'arrête un instant ¿ma muse est buissonnière-

Et me prends à rêver sous la voûte des cieux,

Et le silence boit les frissons de lumière

Quand l'étoile se pose et danse dans mes yeux.

Quand au sable de l'aube où la nuit se retire,

A la fleur d'un regard que le chagrin désarme,

Sous les horizons noirs, pour glaner mon sourire,

L'étoile vient tarir la source de mes larmes ;

Et le buvard des cieux qui lape ma douleur

Se couvre, peu à peu, de rosée outremer

Et, dans le firmament, l'étoile de mon c¿ur

Revient illuminer la dentelle des mers.

Modifié par Antigone57

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

;)

C'est vraiment beau, j'aime beaucoup (normalement suis pas du tout fan de poésie moi :smile2: !)

;)

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mistral gagnant Membre 3 967 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Je confirme un ptit régale,

des deux mains bravo Antigone57

pour que chapacha s'étale,

donne moi ton secret,donne moi ta rece7 ;)

ptain c'est lourd et nul...j'adore lol!

Antigone57 remet tout cela en forme :smile2:

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

L'ECORCE DU TEMPS

Sous l'écorce du temps d'où la sève s'épanche

Et vide, peu à peu, le sablier des heures,

De printemps en printemps, de lundis en dimanches,

Tic-tac fait la pendule au requiem moqueur.

De l'aube que voici jusqu'à l'ultime étoile,

Chevauchant l'arc-en-ciel, le soleil s'étourdit ;

Pourtant, à chaque fois, le firmament se voile

Et sombre, tour à tour, dans l'abîme maudit,

Car le temps continue sa route vers demain,

Inexorablement, sans regarder derrière,

Et la coupe des jours en verse le levain

Jusqu'à ce que nos corps retournent en poussière ;

Et même si l'oiseau se hâte au crépuscule,

Et même si le vent se presse à l'horizon,

Dans le silence gris que l'hiver tentacule,

Il ne restera plus que cendre des saisons.

Modifié par Antigone57

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Sagara san Membre 12 453 messages
Explorateur de gaufrette‚ 43ans
Posté(e)

hoho, j'avais rate ce topic.

Felicitations, c'est tres beau :smile2:

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Antigone57 Membre 8 messages
Baby Forumeur‚ 60ans
Posté(e)

Merci à vous,

Je crois que je vais vous faire aimer la poésie....

en toute modestie...

Amitié,

Cypora :smile2:

au_tab11.jpg

AU TABLEAU DE L'AURORE

Au tableau de l'aurore où ma craie se dépose,

Aquarellant les cieux de toutes les couleurs,

En prélude au printemps, s'épanouit la rose

Et fondent sous ses pas les givres de mon c¿ur.

Derrière le miroir se dessine, en écho,

Le spectre éblouissant d'un frisson de lumière,

Ricochant sur le tain comme deux gouttes d'eau

Quand nos regards se boivent, nos mains se conquièrent.

Entre deux giboulées s'arrondit l'arc-en-ciel

Et le zéphyr moqueur s'en va de dune en dune,

Sur ma lèvre un baiser comme un rayon de miel

Et, dans le firmament, l'aube chasse la lune.

Il a suffi de peu pour que nos corps s'embrasent :

D'un battement de cil, d'un geste de ta main,

Nos voix qui se mêlent au milieu d'une phrase

Dans un éclat de rire ailé. Et ce matin,

Bien plus suave que le chant du rossignol,

L'aubade de la pluie battant à la croisée,

Dans la coupe du jour le vin de nos paroles...

...Et, dans le lit défait, nos corps entrelacés.

Modifié par Antigone57

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Antigone Membre 11 messages
Forumeur balbutiant‚ 60ans
Posté(e)

...à Renaud,

LES SUCETTES D'ANTAN

Du fond de ma mémoire il me revient souvent

Ce divan familier où l'on allait s'asseoir

Quand l'odeur du café préparé par maman

Venait nous réveiller aux lits du nonchaloir.

On se roulait dans l'herbe au gai soleil d'été¿

¿Puis, la table de bois s'habillait d'une nappe ;

Affamés, on courait galopant dans les blés

A l'idée de goûter d'alléchantes agapes.

Après le déjeuner, la tablée s'ébrouait¿

¿On s'allongeait alors écoutant les anciens,

Jusqu'à ce que gavés de manne on s'endormait

Bercés par les accords d'un rondeau vénitien.

Les roses de Ronsard, comme des majorettes,

Bariolaient de feu les murs de la maison

Puis, quand carillonnait le cri de l'alouette,

Le ponant repliait les pans de l'horizon.

Il faut me pardonner -ma mémoire improvise

Les souvenirs plaisants des bonheurs envolés :

Dans la magie d'hier, comme au temps des cerises,

La chanson des grillons et la blondeur des blés-

Pourtant, j'ai sur la langue la saveur exquise

Du chocolat au lait et du pain de froment

Qu'on dégustait, jadis, comme une friandise

Et le goût singulier des sucettes d'antan.

"... Et les mystrals gagnants,

et les mystrals gagnants..."

:smile2:

Modifié par Antigone

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Antigone Membre 11 messages
Forumeur balbutiant‚ 60ans
Posté(e)

LA PLUIE EMPERLE L'AUBE

La pluie emperle l'aube emplie de nostalgie

Et j'en bois le venin au parfum d'amertume ;

Quand la coupe du jour en verse sur l'écume,

J'effeuille, entre mes doigts, la fleur que j'ai cueillie.

De la source au nuage et du ciel à mes yeux,

Juste un sanglot jaillit chavirant ma douleur¿

J'ai si mal en secret ! Le spleen s'ancre à mes yeux

Ricochant sur mes joues en chapelets menteurs.

Et je vais sur la dune apprivoiser la brise

-Mais le vent malicieux sans cesse se dérobe

Envolant avec lui l'espoir comme ma robe

Dans l'écume des jours, où le temps s'amenuise-

Alors, je pense à lui, celui que j'ai perdu,

Celui que j'ai aimé jusqu'à la déchirure

Et, vers les vagues bleues, mon regard s'insinue¿

¿Nul ne pourra jamais apaiser ma blessure !

:blush: :coeur:

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Antigone Membre 11 messages
Forumeur balbutiant‚ 60ans
Posté(e)

AUJOURD'HUI, C'EST LE VENT

Aujourd'hui, c'est le vent qui fait des pirouettes

Et court s'entremêler dans l'or de mes cheveux ;

Il se fait malicieux, grisant les girouettes

Et tous les passereaux et tous les amoureux.

L'océan déchaîné déchire la dentelle

Dont les blancs liserons s'enlissent sur son dos,

Enjolivant la dune aux traits d'une marelle

Et les rochers jaspés où dansent les oiseaux.

A l'ombre des marais, l'Eté se décompose¿

Un soleil miroitant, à travers les roseaux,

Sur la pointe des pieds, décline sur mes roses

Et tous mes myosotis se faneront bientôt.

Demain, de bon matin, je fermerai la porte

Et laisserai le vent, le soleil et la mer ;

Je reprendrai la route -où le destin m'emporte-

Tout comme un vagabond errant et solitaire.

J'y laisserai mon c¿ur, j'y laisserai mon âme¿

A tous les goélands, je dirai ma détresse

Puis, je me cacherai pour verser une larme

Sur la vague imprégnée d'un peu de ma tristesse.

Mais, un jour, je ferai le chemin à l'envers

Abandonnant la ville à ses rues agitées¿

¿Oui, je m'échapperai un beau matin d'été

Et je retrouverai le soleil et la mer !

:blush:

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Antigone Membre 11 messages
Forumeur balbutiant‚ 60ans
Posté(e)

LE TANGO DES VAMPIRES

Le Soir s'est déguisé d'un long pardessus mauve

Et la Lune apparaît dans un linceul, semant

Le Soleil palissant, timide, qui se sauve

En laissant sur la mer un liséré sanglant.

Puis, il se fait diaphane et ferme ses paupières,

Mais la Nuit le poursuit d'un rire méprisant

Et, dans la Voie Lactée, avide et carnassière,

En vampire cruel, se gorge de son sang !

Le bal peut commencer ! Invité à la fête,

Parfumé patchouli, déguisé en démon,

Accroché au treillis de la queue des Comètes,

Andromède brandit un glaive vermillon

Et Cassiopée juchée sur le dos de Pégase,

Ensorcelant les Cieux tel un mage vaudou,

S'envole au Firmament rubescent qui s'embrase,

Envoûtant Jupiter et bravant son courroux !..

...Enfin le bleu de l'Aube efface les Etoiles

Et la Lune pâlit au désespoir des Cieux

Puis, le bateau s'en va en hissant la grand'voile,

Laissant dans son sillage un chenal facétieux ;

Et l'Aurore trébuche au seuil de ma chaumière

-Derrière mes volets, le Soleil se fait beau-

Il mêle ses éclats au lit de ma rivière

Tout en illuminant la jouvence de l'eau.

Quand le peigne d'Autan défait ma chevelure,

Je hume, sur ma peau, un parfum singulier

Dont le sel des Embruns émousse la brûlure

Quand le Soleil enfourche un vaillant destrier...

...Et l'araignée du Jour rebrode le suaire

Que la Nuit a défait en déchirant la trame

Puis, très paisiblement, égrène son rosaire,

Evinçant le cerbère et sa prison infâme !

:blush: :coeur:

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