Des textes sympa !

Chandler Membre 119 messages
Forumeur inspiré‚
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Hello à tous,

Je vous proposer de poster ici vos petites trouvailles littéraires :D

Textes, poesies, lettres, extrait de théatre, , essaie, enigmes philosophique, scènettes marrantes.. ou super conneries trouvée sur le net ;)

Vous savez, le genre de ce que vous aviez derriere vos agenda au lycée ;)

Ca peut être des extrait de livres, de pièces de théatre classique ou contemporaines, des poésies classiques..

Faut juste que ça soit plus gros qu'une citation hein..

Joli, amusant, drôles voir même carrément comiques..

Que ce soit un plaisir à lire ;)

Ca peut aussi être dialoguée ou a plusieurs personnages :D

Pour être parfaitement littéraire.. "Faîtes peter les belles lettres :D "

A vous !

Je commencerai plus tard avec un joli texte d'aragon, j'enchainerai avec une scènette comique sympa ! :D

Modifié par Chandler

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Un extrait de la pièce de Cyrano de Bergerac. Ou ce dernier se prête au jeu de l'autodérision pour montrer le manque d'esprit du vicomte de Valvert qui vient d'essayer de se moquer de son grand nez. Il décline sur divers tons, les boutades qu'on pourrait lui adresser. La plus connue de toutes est celle donnée sur le ton descriptif :

« C'est un roc!...C'est un pic!...C'est un cap!...Que dis-je, c'est un cap?... C'est une péninsule...!

Voici donc un extrait qui m'a particulièrement plu de la celèbre "Tirade du nez" ;)

"...Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !

On pouvait dire... Oh! Dieu !... bien des choses en somme.

En variant le ton,-par exemple, tenez :

Agressif: " Moi, Monsieur, si j'avais un tel nez,

Il faudrait sur-le-champ que je me l'amputasse ! "

Amical: " Mais il doit tremper dans votre tasse !

Pour boire, faites-vous fabriquer un hanap! "

Descriptif : " C'est un roc !... c'est un pic !...c'est un cap !

Que dis-je, c'est un cap ?... C'est une péninsule ! "

Curieux : " De quoi sert cette oblongue capsule ?

D'écritoire, Monsieur, ou de boite à ciseaux ? "

Gracieux : " Aimez-vous à ce point les oiseaux

Que paternellement vous vous préoccupâtes

De tendre ce perchoir à leurs petites pattes ? "

Truculent : " éa, Monsieur, lorsque vous pétunez,

La vapeur du tabac vous sort-elle du nez

Sans qu'un voisin ne crie au feu de cheminée ?

Prévenant : " Gardez-vous, votre tête entrainée

Par ce poids, de tomber en avant sur le sol ! "

Tendre : " Faites-lui faire un petit parasol

De peur que sa couleur au soleil ne se fane ! "

Pédant : " L'animal seul, Monsieur, qu'Aristophane

Appelle Hippocampéléphantocamelos

Dût avoir sous le front tant de chair sur tant d'os ! "

Cavalier : " Quoi, I'ami, ce croc est à la mode ?

Pour pendre son chapeau, c'est vraiment très commode! " ,

Emphatique : " Aucun vent ne peut, nez magistral,

T'enrhumer tout entier, excepté le mistral ! "

Dramatique : " C'est la Mer Rouge quand il saigne ! "

Admiratif : " Pour un parfumeur, quelle enseigne ! "

Lyrique : " Est-ce une conque, êtes-vous un triton ? "

Naïf : " Ce monument, quand le visite-t-on ? "

Respectueux : " Souffrez, Monsieur, qu'on vous salue,

C'est là ce qui s'appelle avoir pignon sur rue! "

Campagnard : " He, arde ! C'est-y un nez ? Nanain !

C'est queuqu'navet géant ou ben queuqu'melon nain ! "

Militaire : " Pointez contre cavalerie ! "

Pratique : " Voulez-vous le mettre en loterie ?

Assurément, Monsieur, ce sera le gros lot! "

Enfin, parodiant Pyrame en un sanglot :

" Le voilà donc ce nez qui des traits de son maître

A détruit l'harmonie ! Il en rougit, le traître ! "

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit :

Mais d'esprit, ô le plus lamentable des êtres,

Vous n'en eûtes jamais un atome, et de lettres

Vous n'avez que les trois qui forment le mot : sot !

Eussiez-vous eu, d'ailleurs, l'invention qu'il faut

Pour pouvoir là, devant ces nobles galeries,

Me servir toutes ces folles plaisanteries,

Que vous n'en eussiez pas articulé le quart

De la moitié du commencement d'une, car

Je me les sers moi-même, avec assez de verve

Mais je ne permets pas qu'un autre me les serve.

;)

Modifié par Angelnine

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PLISKIN Membre 1 046 messages
Forumeur alchimiste‚ 29ans
Posté(e)

- Voilà ce qu'à peu près, mon cher, vous m'auriez dit

Si vous aviez un peu de lettres et d'esprit

;)

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Wild VIP 3 879 messages
Lonesome Cowboy‚ 32ans
Posté(e)

tu as oublié " Quand le visite-t-on, ce monument ?"

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Chandler Membre 119 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Il reste encore 15 vers de la tirade du nez, (et notamment "ce monument quand le visite-t-on) avant d'aboutir sur "Voila ce qu'a peu près, mon cher vous m'auriez dit, si vous aviez eu un peu de lettre et d'esprit. Mais de lettres, vous n'en ûtes pas un atome, et de lettre, vous n'avez que les trois qui forme le mot sot.."

Bref ;)

J'enchaine avec un petit texte sympa, et promis, après, une poesie d'aragon.. ;)

Voici la version d'une soi-disant question de chimie donnée à l'université de Montpellier. La réponse de cet étudiant a été si profonde que le professeur l'a partagée avec ses collègues via Internet.

Question bonus: L'enfer est il exothermique (évacue de la chaleur) ou endothermique (absorbe de la chaleur) ?

La plupart des étudiants ont exprimé leur croyance en utilisant la loi de Boyle (si un gaz se dilate il se refroidit et inversement) ou ses variantes. Cependant un étudiant eut la réponse suivante:

Premièrement, nous avons besoin de connaître comment varie la masse de l'enfer avec le temps. Nous avons donc besoin de connaître à quel taux les âmes entrent et sortent de l'enfer. Je pense que nous pouvons sans risque assumer qu'une fois entrée en enfer, l'âme n'y ressortira plus. Du coup, aucune âme ne sort. De même pour le calcul du nombre d'entrée des âmes en enfer, nous devons regarder le fonctionnement des différentes religions qui existent de par le monde aujourd'hui. La plupart de ces religions affirment que si vous n'êtes pas un membre de leur religion alors vous irez en enfer. Comme il existe plus d'une religion exprimant cette règle et comme les gens n'appartiennent pas a plus d'une religion, nous pouvons projeter que toutes les âmes vont en enfer.

Maintenant regardons la vitesse de changement de volume de l'enfer parce que la loi de Boyle spécifie que pour que la pression et la température reste identique en enfer, le volume de l'enfer doit se dilater proportionnellement à l'entrée des âmes.

Cela donne deux possibilités : 1 Si l'enfer se dilate à une vitesse moindre que l'entrée des âmes en enfer, alors la température et la pression en enfer augmenteront indéfiniment jusqu'à ce que l'enfer éclate.

2 Si l'enfer se dilate à une vitesse supérieure à la vitesse d'entrée des âmes en enfer, alors la température diminuera jusqu'à ce que l'enfer gèle.

Laquelle choisir ?

Si nous acceptons le postulat émit par Teresa durant ma première année d'étudiant : " Il gèlera en enfer avant que je couche avec toi " et en tenant compte du fait que j'ai couché avec elle la nuit dernière,

alors

l'hypothèse est vérifiée vrai l'enfer est donc exothermique et a déjà gelé. Le corollaire de cette théorie c'est que comme l'enfer a déjà gelé, il s'en suit qu'il n'accepte plus aucune âme, il n'existe donc plus, laissant ainsi seul le paradis, prouvant ainsi l'existence d'un être divin, ce qui explique pourquoi, la nuit dernière, Teresa n'arrêtait pas de crier " oh mon dieu ".

C'EST LE SEUL ETUDIANT é AVOIR RECU LA NOTE 20/20

Modifié par Chandler

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MelnKech Membre 3 048 messages
bidouilleuse‚ 37ans
Posté(e)

LE RUISSEAU

"Beaucoup d'eau a passé sous les ponts

et puis aussi énormément de sang

Mais aux pieds de l'amour

coule un grand ruisseau blanc

Et dans les jardins de la lune

où tous les jours c'est ta fête

ce ruisseau chante en dormant

Et cette lune c'est ma tête

où tourne un grand soleil bleu

Et ce soleil c'est tes yeux."

Jacques Prévert

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
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Pour les amateurs de la "Tirade du nez", je vous ai mis la suite ;)

Ben oui! Du coup c'est plus long ;)

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MelnKech Membre 3 048 messages
bidouilleuse‚ 37ans
Posté(e)

pas mal la chimie chandler ;)

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

;) Angelnine super la tirade du nez je la connais par coeur aussi et d'ailleurs tiens je vais continuer de memoire (aieee).

Je n'ai pas de gants la belle affaire .

Il m'en restait un seul d'une tres vielle paire

.Lequel m'etait d'ailleurs fort importain ,

je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un .

Car moi c'est moralement que j'ai mes élégances

je ne sortirai pas avec un affront pas tres bien lavé

, le (trou desolé ;) ) jaune encore de sommeil dans le coin de son oeil ,

un honneur chiffoné des scrupules en deuil .

Car je marche sans rien sur moi qui ne reluise

Empannaché d'independance et de franchise.

C'est ma tirade préféré de Cyrano (honte sur moi je me rappel plus de ce mot et mes livres sont dans des cartons )

Chandler ton texte m'a beaucoup amusé.

Il faudrait que je recherche dans mes cartons des livres de Boris Vian , une prochaine fois j'espere ;)

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Chandler Membre 119 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)
;) Angelnine super la tirade du nez je la connais par coeur aussi et d'ailleurs tiens je vais continuer de memoire (aieee).

Je n'ai pas de gants la belle affaire .

Il m'en restait un seul d'une tres vielle paire

.Lequel m'etait d'ailleurs fort importain ,

je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un .

Car moi c'est moralement que j'ai mes élégances

je ne sortirai pas avec un affront pas tres bien lavé

, le (trou desolé ;) ) jaune encore de sommeil dans le coin de son oeil ,

un honneur chiffoné des scrupules en deuil .

Car je marche sans rien sur moi qui ne reluise

Empannaché d'independance et de franchise.

C'est ma tirade préféré de Cyrano (honte sur moi je me rappel plus de ce mot et mes livres sont dans des cartons )

Chandler ton texte m'a beaucoup amusé.

Il faudrait que je recherche dans mes cartons des livres de Boris Vian , une prochaine fois j'espere :D

Joli, surtout de mémoire :D

Bon, je vais tricher, j'ai la piece, et en plus, je l'ai jouer.. alors bon ! ;)

CYRANO Moi, c'est moralement que j'ai mes élégances. Je ne m'attife pas ainsi qu'un freluquet, Mais je suis plus soigné si je suis moins coquet ; Je ne sortirais pas avec, par négligence, Un affront pas très bien lavé, la conscience Jaune encore de sommeil dans le coin de son oeil, Un honneur chiffonné, des scrupules en deuil. Mais je marche sans rien sur moi qui ne reluise, Empanaché d'indépendance et de franchise ; Ce n'est pas une taille avantageuse, c'est Mon âme que je cambre ainsi qu'en un corset, Et tout couvert d'exploits qu'en rubans je m'attache, Retroussant mon esprit ainsi qu'une moustache, Je fais, en traversant les groupes et les ronds, Sonner les vérités comme des éperons.

LE VICOMTE Mais, monsieur...

CYRANO Je n'est pas de gants ?... La belle affaire ! Il m'en restait un seul d'une très vieille paire ! Lequel m'était d'ailleurs encor fort importun Je l'ai laissé dans la figure de quelqu'un.

LE VICOMTE Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule.

CYRANO, ôtant son chapeau et saluant comme si le vicomte venait de se présenter Ah ?.. Et moi, Cyrano-Savinien-Hercule De Bergerac.

[/size]

Modifié par Chandler

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

Conscience oui cela m'a traumatisé toute la journée .Et fichtre j'en avais oublié des vers je te remercie Chandler ;)

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Acharon, tu devrais manger du persil, il parait que c'est bon contre les trous de mémoire ;)

Bon moi j'ai trouvé ça (une super connerie) ;)

COURS DE FORMATION POUR HOMMES.

THéME : devenir aussi intelligent qu'une femme. Permettre aux hommes d'éveiller cet organe, appelé cerveau, dont ils ignorent l'existence.

MODULE 1

1. Apprendre à vivre sans sa mère (100 heures)

2. Ma femme n'est pas ma mère (45 h)

3. Je donne ma paye à ma femme (55 h)

4. Comprendre que le foot n'est qu'un sport, et Ronaldo un crétin (100 h)

5. Ma femme n'est pas mon infirmière

6. Ma femme n'est pas ma bonne

MODULE 2 : LA VIE é 2

1. Avoir des enfants sans devenir jaloux (50 h)

2. J'arrête de dire des niaiseries quand ma femme reçoit ses amies (70 h)

3. Vaincre le syndrome de la télécommande (80 h)

4. Je ne transforme pas la salle de bains en piscine municipale lors de ma douche

5. Comment se rendre jusqu'au panier à linge sans se perdre (50 h)

6. Comment survivre à un rhume sans penser être à l'article de la mort (25 h)

7. Savoir s'habiller tout seul, choisir ses vêtements tout seul, ne pas faire semblant d'ignorer où se trouve l'armoire.

8. Français : apprendre que le féminin de « il est assis devant la télé » n'est pas « elle est debout dans la cuisine »

MODULE 3 : DéTENTE ET LOISIRS

1. Repassage : une chemise en moins de deux heures (exercices pratiques)

2. Le ménage... une activité familiale et valorisante.

3. Je mémorise les journées de sortie des poubelles.

4. J'apprends par c¿ur la définition du mot aspirateur : appareil ménager servant à aspirer les poussières, les menus déchets

5. Savoir se servir d'une éponge

6. Savoir ramasser les dégâts après une séance de bricolage

MODULE 4 : COURS DE CUISINE

Niveau 1 (débutant) : Les appareils ménagers : « ON » = mettre en marche ; « OFF » = arrêter (... l'appareil)

Niveau 2 (moyen) : Mon premier potage minute sans brûler l'eau (exercices pratiques : faire bouillir l'eau avant d'ajouter les spaghettis)

Niveau 3 (avancé) : faire du café sans oublier ni l'eau, ni le café, et ne pas utiliser le soluble, qui est incompatible avec la cafetière.

Niveau 4 (expert) : savoir servir le café sans en renverser la moitié à côté.

;)

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Acharon Membre 2 217 messages
Forumeur alchimiste‚ 37ans
Posté(e)

ah bon le persil ? Faut que j'essaye alors j'en ai besoin ;) .J'ai beaucoup ri (souvent jaune d'ailleurs ;) )en lisant ce cours de formation pour homme .Mince j'ai reconnu plusieurs de mes lacunes ainsi que d'autres que j'ai reussi à eradiquer parce qu'on m'y a forcé snifff ;) vous n'etes que des vilaines na!

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

J'aime bien le Marquis de Sade ;) , et entre autre cette petite nouvelle ;)

Le serpent........

de Donatien Alphonse François de Sade

Tout le monde a connu au commencement de ce siècle Mme la présidente de C..., l'une des femmes les plus aimables et la plus jolie de Dijon, et tout le monde l'a vue caresser et tenir publiquement sur son lit le serpent blanc qui va faire le sujet de cette anecdote.

- Cet animal est le meilleur ami que j'aie au monde, disait-elle un jour, à une dame étrangère qui venait la voir, et qui paraissait curieuse d'apprendre les motifs des soins que cette jolie présidente avait pour son serpent ; j'ai aimé passionnément autrefois, continua-t-elle, madame, un jeune homme charmant, obligé de s'éloigner de moi pour aller cueillir des lauriers ; indépendamment de notre commerce réglé, il avait exigé qu'à son exemple, à de certaines heures convenues, nous nous retirerions chacun de notre côté dans des endroits solitaires pour ne nous occuper absolument que de notre tendresse. Un jour, à cinq heures du soir, allant m'enfermer dans un cabinet de fleurs au bout de mon jardin pour lui tenir parole, bien sûre qu'aucun des animaux de cette espèce ne pouvait être entré dans mon jardin, j'aperçus subitement à mes pieds cette bête charmante dont vous me voyez idolâtre. Je voulus fuir, le serpent s'étendit au-devant de moi, il avait l'air de me demander grâce, il avait l'air de me jurer qu'il était bien loin d'avoir envie de me faire mal ; je m'arrête, je considère cet animal ; me voyant tranquille, il s'approche, il fait cent voltes à mes pieds plus lestes les unes que les autres, je ne puis m'empêcher de porter ma main sur lui, il y passe délicatement sa tête, je le prends, j'ose le mettre sur mes genoux, il s'y blottit et paraît y dormir. Un trouble inquiet me saisit... Des larmes coulent malgré moi de mes yeux et vont inonder cette charmante bête... éveillé par ma douleur, il me considère... il gémit... il ose élever sa tête auprès de mon sein... il le caresse... et retombe anéanti... Oh, juste ciel, c'en est fait, m'écriai-je, et mon amant est mort ! Je quitte ce lieu funeste, emportant avec moi ce serpent auquel un sentiment caché semble me lier comme malgré moi... Fatals avertissements d'une voix inconnue dont vous interpréterez comme il vous plaira les arrêts, madame, mais huit jours après j'apprends que mon amant a été tué, à l'heure même où le serpent m'était apparu ; je n'ai jamais voulu me séparer de cette bête, elle ne me quittera qu'à la mort ; je me suis mariée depuis, mais sous les clauses expresses que l'on ne me l'enlèverait point.

Et en achevant ces mots, l'aimable présidente saisit son serpent, le fit reposer sur son sein, et lui fit faire comme à un épagneul cent jolis tours devant la dame qui l'interrogeait.

é Providence, que tes décrets sont inexplicables, si cette aventure est aussi vraie que toute la province de Bourgogne l'assure !

(Bizarroïde, quand même ;) )

Modifié par Angelnine

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Chandler Membre 119 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)
J'aime bien le Marquis de Sade ;) , et entre autre cette petite nouvelle ;)

Le serpent........

de Donatien Alphonse François de Sade

Tout le monde a connu au commencement de ce siècle Mme la présidente de C..., l'une des femmes les plus aimables et la plus jolie de Dijon, et tout le monde l'a vue caresser et tenir publiquement sur son lit le serpent blanc qui va faire le sujet de cette anecdote.

- Cet animal est le meilleur ami que j'aie au monde, disait-elle un jour, à une dame étrangère qui venait la voir, et qui paraissait curieuse d'apprendre les motifs des soins que cette jolie présidente avait pour son serpent ; j'ai aimé passionnément autrefois, continua-t-elle, madame, un jeune homme charmant, obligé de s'éloigner de moi pour aller cueillir des lauriers ; indépendamment de notre commerce réglé, il avait exigé qu'à son exemple, à de certaines heures convenues, nous nous retirerions chacun de notre côté dans des endroits solitaires pour ne nous occuper absolument que de notre tendresse. Un jour, à cinq heures du soir, allant m'enfermer dans un cabinet de fleurs au bout de mon jardin pour lui tenir parole, bien sûre qu'aucun des animaux de cette espèce ne pouvait être entré dans mon jardin, j'aperçus subitement à mes pieds cette bête charmante dont vous me voyez idolâtre. Je voulus fuir, le serpent s'étendit au-devant de moi, il avait l'air de me demander grâce, il avait l'air de me jurer qu'il était bien loin d'avoir envie de me faire mal ; je m'arrête, je considère cet animal ; me voyant tranquille, il s'approche, il fait cent voltes à mes pieds plus lestes les unes que les autres, je ne puis m'empêcher de porter ma main sur lui, il y passe délicatement sa tête, je le prends, j'ose le mettre sur mes genoux, il s'y blottit et paraît y dormir. Un trouble inquiet me saisit... Des larmes coulent malgré moi de mes yeux et vont inonder cette charmante bête... éveillé par ma douleur, il me considère... il gémit... il ose élever sa tête auprès de mon sein... il le caresse... et retombe anéanti... Oh, juste ciel, c'en est fait, m'écriai-je, et mon amant est mort ! Je quitte ce lieu funeste, emportant avec moi ce serpent auquel un sentiment caché semble me lier comme malgré moi... Fatals avertissements d'une voix inconnue dont vous interpréterez comme il vous plaira les arrêts, madame, mais huit jours après j'apprends que mon amant a été tué, à l'heure même où le serpent m'était apparu ; je n'ai jamais voulu me séparer de cette bête, elle ne me quittera qu'à la mort ; je me suis mariée depuis, mais sous les clauses expresses que l'on ne me l'enlèverait point.

Et en achevant ces mots, l'aimable présidente saisit son serpent, le fit reposer sur son sein, et lui fit faire comme à un épagneul cent jolis tours devant la dame qui l'interrogeait.

é Providence, que tes décrets sont inexplicables, si cette aventure est aussi vraie que toute la province de Bourgogne l'assure !

(Bizarroïde, quand même ;) )

sympa :D

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Boomerang Membre 13 999 messages
boomerang à pailles‚ 30ans
Posté(e)

Très bonne idée ce sujet!

sur les hommes

QUE SONT LES HOMMES

Les hommes sont comme... le café.

Les meilleurs sont riches, chauds et peuvent te tenir

éveillée toute la nuit.

Les hommes sont comme... le ciment.

Une fois étendus, ils peuvent prendre beaucoup de

temps à durcir.

Les hommes sont comme... les lampes magiques.

Ils ont l'air brillants, mais il faut les frotter pour

en faire sortir le génie.

Les hommes sont comme... le pop-corn.

On a du mal à résister, mais on est vite éc¿uré.

Les hommes sont comme... l'horoscope.

Ils vous disent toujours quoi faire et la plupart du temps,

ils se trompent.

Les hommes sont comme... le mascara.

Ils disparaissent au moindre signe d'émotion.

Les hommes sont comme... une tempête de neige.

Vous ne savez jamais quand ils vont venir, à combien

de centimètres vous aurez droit et combien de temps

ça va durer.

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Angelnine Membre 199 messages
Forumeur inspiré‚
Posté(e)

Pas mal Claire19 ;)

Bon ben un autre texte qui est assez coquin (un peu osé aussi, mais sans plus ;) )

Il y a place pour deux

Une très jolie bourgeoise de la rue Saint-Honoré, d'environ vingt-deux ans, grasse, potelée, les chairs les plus fraîches et les plus appétissantes, toutes les formes moulées quoique un peu remplies, et qui joignait à tant d'appas de la présence d'esprit, de la vivacité, et le goût le plus vif pour tous les plaisirs que lui interdisaient les lois rigoureuses de l'hymen, s'était décidée depuis environ un an à donner deux aides à son mari qui, vieux et laid, lui déplaisait non seulement beaucoup, mais s'acquittait même aussi mal que rarement des devoirs qui peut-être un peu mieux remplis eussent pu calmer l'exigeante Dolmène, ainsi s'appelait notre jolie bourgeoise. Rien de mieux arrangé que les rendez-vous qu'on indiquait à ces deux amants : Des-Roues, jeune militaire, avait communément de quatre à cinq heures du soir, et de cinq et demie à sept arrivait Dolbreuse, jeune négociant de la plus jolie figure qu'il fût possible de voir. Il était impossible de fixer d'autres instants, c'était les seuls où Mme Dolmène fût tranquille : le matin il fallait être à la boutique, le soir il fallait quelquefois y paraître de même, ou bien le mari revenait, et il fallait parler de ses affaires. D'ailleurs Mme Dolmène avait confié à une de ses amies qu'elle aimait assez que les instants de plaisirs se succédassent ainsi de fort près : les feux de l'imagination ne s'éteignaient pas, prétendait-elle, de cette manière, rien de si doux que de passer d'un plaisir à l'autre, on n'avait pas la peine de se remettre en train ; car Mme Dolmène était une charmante créature qui calculait au mieux toutes les sensations de l'amour, fort peu de femmes les analysaient comme elle et c'était en raison de ses talents qu'elle avait reconnu que, toute réflexion faite, deux amants valaient beaucoup mieux qu'un ; relativement à la réputation cela devenait presque égal, l'un couvrait l'autre, on pouvait se tromper, ce pouvait être toujours le même qui allait et revenait plusieurs fois dans le jour, et relativement au plaisir quelle différence ! Mme Dolmène qui craignait singulièrement les grossesses, bien sûre que son mari ne ferait jamais avec elle la folie de lui gâter la taille, avait également calculé qu'avec deux amants, il y avait beaucoup moins de risque pour ce qu'elle redoutait qu'avec un, parce que, disait-elle en assez bonne anatomiste, les deux fruits se détruisaient mutuellement.

Un certain jour, l'ordre établi dans les rendez-vous vint à se troubler, et nos deux amants qui ne s'étaient jamais vus, firent comme on va le voir connaissance assez plaisamment. Des-Roues était le premier mais il était venu trop tard, et comme si le diable s'en fût mêlé, Dolbreuse qui était le second, arriva un peu plus tôt.

Le lecteur plein d'intelligence voit tout de suite que de la combinaison de ces deux petits torts devait naître malheureusement une rencontre infaillible : aussi eut-elle lieu. Mais disons comment cela se passa et si nous le pouvons, instruisons-en avec toute la décence et toute la retenue qu'exige une pareille matière déjà très licencieuse par elle-même.

Par un effet de caprice assez bizarre - mais on en voit tant chez les hommes - notre jeune militaire las du rôle d'amant, voulut jouer un instant celui de maîtresse ; au lieu d'être amoureusement contenu dans les bras de sa divinité, il voulut la contenir à son tour : en un mot ce qui est dessous, il le mit dessus, et par ce revirement de partie, penchée sur l'autel où s'offrait ordinairement le sacrifice, c'était Mme Dolmène qui nue comme la Vénus callipyge, se trouvant étendue sur son amant, présentait en face de la porte de la chambre où se célébraient les mystères, ce que les Grecs adoraient dévotement dans la statue dont nous venons de parler, cette partie assez belle en un mot, qui sans aller chercher des exemples si loin, trouve tant d'adorateurs à Paris. Telle était l'attitude, quand Dolbreuse accoutumé à pénétrer sans résistance, arrive en fredonnant, et voit pour perspective ce qu'une femme vraiment honnête ne doit, dit-on, jamais montrer.

Ce qui aurait fait grand plaisir à beaucoup de gens, fit reculer Dolbreuse.

- Que vois-je, s'écria-t-il... traîtresse... est-ce donc là ce que tu me réserves ?

Mme Dolmène qui dans ce moment-là se trouvait dans une de ces crises où une femme agit infiniment mieux qu'elle ne raisonne, se résolvant à payer d'effronterie :

- Que diable as-tu, dit-elle au second Adonis sans cesser de se livrer à l'autre, je ne vois rien là de trop chagrinant pour toi ; ne nous dérange pas, mon ami, et loge-toi dans ce qui te reste ; tu le vois bien, il y a place pour deux.

Dolbreuse ne pouvant s'empêcher de rire du sang-froid de sa maîtresse, crut que le plus simple était de suivre son avis, il ne se fit pas prier, et l'on prétend que tous trois y gagnèrent.

Marquis de Sade : ;)

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Courtenay yo Membre 4 messages
Baby Forumeur‚
Posté(e)

Voilà un petit extrait assez sympathique. L'auteur illustre en quelque sorte le carpe diem au moyen d'une histoire vraiment bien imaginée:

"Imaginez que chaque matin, une banque vous ouvre un compte de 86400 euros.

Simplement, il y a deux règles à respecter. La première règle est que tout ce que vous n'avez pas dépensé dans la journée vous est enlevé le soir. Vous ne pouvez pas tricher, ne pouvez pas virer cet argent sur un autre compte, ne pouvez que le dépenser mais chaque matin au réveil, la banque vous réouvre un nouveau compte, avec à nouveau 86400 euros; pour la journée. Deuxième règle la banque peut interrompre ce « jeu » sans préavis ; à n'importe quel moment elle peut vous dire que c'est fini, qu'elle ferme le compte et qu'il n y en aura pas d'autre. Que feriez-vous ? A mon avis, vous dépenseriez chaque euro à vous faire plaisir, et à offrir quantité de cadeaux aux gens que vous aimez. Vous feriez en sorte d'utiliser chaque euros pour apporter du bonheur dans votre vie et dans celle de ceux qui vous entourent.

Cette banque magique, nous l'avons tous, c'est le temps ! Chaque matin, au réveil, nous sommes crédités de 86400 secondes de vie pour la journée, et lorsque nous nous endormons le soir, il n'y a pas de report. Ce qui n'a pas été vécu dans la journée est perdu, hier vient de passer. Chaque matin, cette magie recommence. Nous jouons avec cette règle incontournable : la banque peut fermer notre compte à n'importe quel moment, sans aucun préavis à tout moment, la vie peut s'arrêter. Alors qu'en faisons-nous de nos 86400 secondes quotidiennes ?

La vie est courte, même pour ceux qui passent leur temps à la trouver longue ... "

Marc Levy, Et si c'était vrai

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Cruxlaurie Membre 523 messages
Forumeur forcené‚
Posté(e)

je ne suis dontpas la seule a admirer notre tres cher cyrano.

mais prenez dont ce mouchoir et cachez moi ce sein que je ne serait voir.

et celle ci vous la connaissez?

ou encore

seignor il est l'or

l'or de se reveiller?

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ZER-COOL Membre 34 messages
Forumeur balbutiant‚ 34ans
Posté(e)

petite phrase extraite d'un film:

Dans tes mains y a l'univer qui respire

dans ta danse y a le temps qui s'etire

et pour toi, on verra le soleil noircir.

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