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Interview - "La jeunesse grecque n'a plus aucune référence"


Yavin

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"La jeunesse grecque n'a plus aucune référence"


Jeudi 11 Décembre - 14:47

Alors que de nouveaux affrontements opposent mercredi manifestants et police en Grèce, la vice-présidente du groupe Amitié France-Grèce à l'Assemblée nationale, Marietta Karamanli (PS), livre au point.fr son analyse de la situation dans son pays natal.



Lepoint.fr : Comment expliquez-vous la situation actuelle en Grèce ?
Marietta Karamanli : La Grèce vit depuis le début des années 2000 une triple crise sociétale, économique et institutionnelle. Les gouvernements se succèdent environ tous les deux ans et entreprennent des réformes qui ne correspondent absolument pas aux préoccupations des Grecs, sur la question des retraites, des universités qu'ils ont tenté de privatiser, de l'emploi. Rappelons que 23 % des chômeurs en Grèce sont des jeunes. Ils font face à des problèmes très concrets, la hausse des prix touche les plus modestes. Là-bas, les prix sont les mêmes qu'en France, sauf que le pouvoir d'achat est plus faible et que les salaires sont moins élevés. C'est d'ailleurs ainsi que l'actuelle rébellion s'étend à toutes les tranches d'âge. Par ailleurs, le malaise de cette jeunesse s'explique parce qu'elle n'a plus aucune référence. La Grèce a été secouée ces dernières années par des scandales graves, de la corruption au sein de la classe dirigeante mais aussi de l'église. Les jeunes se demandent donc à qui faire confiance. Finalement, la mort de ce jeune adolescent de 15 ans n'a été que la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, et les émeutes, la traduction d'un malaise profond.

Lepoint.fr : Comment faire pour régler cette crise qui agite tout le pays?
M.K. : Il faut tout d'abord rouvrir le dialogue entre les partenaires sociaux et les politiques pour répondre aux problèmes concrets des Grecs en leur envoyant un signal fort. Par exemple en renégociant certaines réformes qui ne sont pas passées auprès de la population. Un peu comme si le gouvernement français revenait sur le paquet fiscal. Par ailleurs, il est indispensable que justice soit faite par rapport à la mort de l'adolescent, que les auteurs de cette bavure viennent répondre de leur acte devant la justice. Ce serait la pire des choses que de laisser cet acte impuni alors même que les jeunes se sentent abandonnés.



Par Charlotte Chaffanjon
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Source: lepoint.fr
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