Incarcération dès 12 ans !


anhdo Membre 3 481 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

04.12.08. Tandis que l'UMP relance son idée de surveiller les enfants dès l'âge de trois ans. CORRESPONDANT PERMANENT é PARIS Autant il arrivait à la droite chiraquienne de capituler face aux mobilisations de masse - jusqu'à la caricature, comme l'a montré en 2005 la mémorable abrogation, dès sa promulgation, du Contrat première embauche (CPE) -, autant la droite sarkozyste, elle, ne renonce jamais. Y compris sur ses projets les plus controversés.

Et a fortiori lorsque ses réformes touchent à un sujet aussi sensible que la délinquance juvénile, véritable objet de fixation de l'hôte de l'Elysée et de sa garde des Sceaux, Rachida Dati. Pour justifier cette obstination, la ministre de la Justice a cité une nouvelle fois mercredi une batterie de statistiques illustrant selon elle le fait que, plus que jamais, "un mineur a besoin d'autorité". Tous crimes et délits confondus, plus de 200 000 mineurs ont été mis en cause en 2007, contre 100 000 en 1990. Un acte de violence sur six commis en France est le fait d'un mineur, ces actes ayant augmenté de 72 pc en cinq ans.

Du coup, l'UMP a ressorti cette semaine deux projets de réformes extrêmement controversés, hier comme aujourd'hui.

Le premier vise à répondre à la conviction de Nicolas Sarkozy selon laquelle il existe "une prédisposition génétique à la délinquance". L'UMP prône dès lors une détection précoce, dès l'âge de trois ans, des comportements délictuels chez les enfants. Pour le parti présidentiel, "il ne s'agit pas d'outrance mais de prévention : détecter à l'âge de trois ans qu'un enfant a un comportement violent, c'est le servir". En 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait dû mettre entre parenthèses un projet similaire de fichage des enfants dès la crèche, projet qui avait suscité une véritable bronca.

"Une vision réactionnaire"

La seconde réforme proposée consiste à permettre l'emprisonnement d'adolescents dès l'âge de douze ans (au lieu de treize aujourd'hui), en rabaissant à cet âge la responsabilité pénale, dont la détermination est à présent laissée à la libre appréciation des juges. Ce dispositif figure parmi les 70 propositions de réforme de la justice pénale des mineurs contenues dans un rapport qui a été remis à la Garde des Sceaux mercredi. Ce rapport préconise également l'audition par les enquêteurs (pour une durée allant jusqu'à douze heures) de mineurs de moins de douze ans, la refonte des tribunaux de la jeunesse (les rapprochant des juridictions pour adultes) ou la création de "peines d'emprisonnement de fin de semaine" (qui permettraient à des mineurs délinquants de poursuivre leur scolarité les jours de semaine).

Rachida Dati a accueilli très favorablement ces pistes d'action. Pour la ministre de la Justice, que des adolescents puissent être sanctionnés pénalement dès douze ans relève du "bon sens", car "le vrai danger qui les menace, ce n'est pas la sanction des juges, c'est l'enfermement dans le piège de la délinquance".

La garde des Sceaux a dit par avance "évidemment" comprendre que "des réformes aussi importantes" suscitent les "réserves, réticences et même résistances". C'est un euphémisme. Mercredi, en effet, ses projets ont suscité un véritable tollé chez les syndicats de magistrats et d'éducateurs judiciaires - ces derniers ayant déposé un préavis de grève - comme dans l'ensemble de l'opposition, où l'on a dénoncé en ch¿ur "une vision réactionnaire et répressive de l'enfance".

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Rott kiler Membre 1 875 messages
Forumeur alchimiste‚ 58ans
Posté(e)
Et a fortiori lorsque ses réformes touchent à un sujet aussi sensible que la délinquance juvénile, véritable objet de fixation de l'hôte de l'Elysée et de sa garde des Sceaux, Rachida Dati. Pour justifier cette obstination, la ministre de la Justice a cité une nouvelle fois mercredi une batterie de statistiques illustrant selon elle le fait que, plus que jamais, "un mineur a besoin d'autorité". Tous crimes et délits confondus, plus de 200 000 mineurs ont été mis en cause en 2007, contre 100 000 en 1990. Un acte de violence sur six commis en France est le fait d'un mineur, ces actes ayant augmenté de 72 pc en cinq ans.

Véritable objet de fixation peut on lire, ah parce que 200000 mineurs mis en cause c'est rien pour les "bien pensant" ;):mur: "72% en cinq ans" :smile2: il est "temps de "réagir" et "fortement" même

Réouverture des mines de souffre , mouais...........

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