Les drogues sont-elles un danger pour la société selon vous ?

Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
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Définition du littré

DROGUE [dro-gh'] s. f.

1° Nom générique des ingrédients propres à la teinture et à la chimie. Acheter, vendre des drogues.

Nom générique des matières premières avec lesquelles les pharmaciens préparent les médicaments. ♦ Je voulais vous dire, monsieur, que vos drogues.... - Monsieur, je ne vends point de drogues. - Que vendez-vous donc, monsieur ? - Monsieur, je vends des médicaments, BRILLAT-SAVARIN, Physiologie du goût, Variétés, n° V

Fig. Il débite bien sa drogue, il sait bien faire valoir sa drogue, se dit pour signifier qu'il est charlatan, qu'il fait passer une chose pour plus qu'elle ne vaut.

Par extension et par dénigrement, épices. ♦ Il faut l'assaisonner de drogues qui la déguisent, J. J. ROUSS., Ém. II

2° Ce qui est mauvais en son genre. J'ai donné de bon argent et il ne m'a envoyé que de la drogue. Ce drap n'est que de la drogue. ♦ L'on jugea qu'il y avait moins d'inconvénient à laisser croire un peu de concert avec l'Espagne, qu'à ne pas préparer par un canal ordinaire non odieux et favorable, les drogues que l'envoyé d'Espagne nous allait débiter, SAINT-SIMON, 2, 248 ♦ On a tant fait de ces drogues [odes], que je n'ai pas voulu donner la mienne, VOLT., Lett. en vers et en prose, 53

Voilà de bonne drogue, se dit ironiquement d'une chose dont on ne fait aucun cas. ♦ Je le crois bien ; voilà de belles drogues que des jeunes gens pour les aimer, MOL., l'Av. II, 6

3° Bouts de fer ou ferrailles.

4° Un des noms de l'ajonc.

5° Aller en drogues, s'est dit jadis pour aller en maraude.

HISTORIQUE

XIVe s. ♦ Mieulx te vauldroit faire autre office, Que tant dissoudre et distiller Tes drogues pour les congeler Par alambics...., Nat. à l'alch. err. 38

XVe s. ♦ Il n'y a chez l'apothicaire De drogue que je prise mieux, Que ce bon vin, qui me fait faire Le sang bon et l'esprit joyeux, BASSELIN, XXV

XVIe s. ♦ On farcissoit ses viandes de drogues odoriferantes de telle sumptuosité, qu'un paon et deux faisands revenoient à cent ducats, pour les apprester selon leur maniere, MONT., I, 393

ÉTYMOLOGIE

Provenç. drogua ; espagn. et ital. droga ; angl. drug. Les étymologistes anglais tirent drug de l'anglo-saxon dryge, sec ; Frisch et Diez tirent le mot roman du hollandais trook, sec (dryge et trook sont le même mot) ; de sorte que la drogue serait la chose séchée, la plante séchée, etc. pour les usages de la pharmacie. On a, dans le celtique, kimry drwg, bas-breton droug, drouk, irland. droch, qui expriment en général tout ce qui est mauvais, mais qui, rendant compte du sens de chose mauvaise, ne rendent pas compte du sens d'ingrédient. La série des significations paraît être ingrédient, et, comme les ingrédients pharmaceutiques sont souvent fort désagréables, chose mauvaise.

DROGUE [dro-gh'] s. f.

Sorte de jeu usité parmi les soldats, qui se joue avec des cartes, et dans lequel le perdant porte sur le nez un petit morceau de bois fendu pinçant le nez et dit drogue. Jouer à la drogue. Porter la drogue. Avoir deux, trois drogues sur le nez.

Hareng de drogue, hareng mis pêle-mêle dans les barils (non par lits), du reste apprêté comme les autres, SAVARY, Dict. de comm. t. II, p. 326 (1723).

ÉTYMOLOGIE

Origine inconnue.

SUPPLÉMENT AU DICTIONNAIRE

DROGUE. - ÉTYM. Ajoutez : M. Ludovic Lalanne rattache ce mot au celtique : on trouve en effet dans saint Épiphane, adv. Haeres. II, t. I, p. 416, éd. Petau, Paris, 1622, mot gaulois signifiant nez ou bec. Ce mot n'est pas sans analogue dans les langues néo-celtiques : kymri, trwyn, cornw. trein, tron, nez ; comparez trogne.

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kelkoza Membre 141 messages
Forumeur inspiré‚
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Qu'appelle tu drogue : une substance addictive ?

Car tout est plus ou moins addictif...

Du chocolat à la cigarette.

( oops j'ai pas vu la date : 2008 )

Modifié par kelkoza

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
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Moi non plus j'avais pas vue la date, mais la drogue c'est toujours d'actualité. C'est pas par ce que c'est un vieux sujet, qu'on ne puisse pas le réveiller un peu.

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
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Vous remarquerez que l'alcool fait partie des drogues les plus dures alors qu'on considère cette drogue comme "conviviale"...

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

tableau-Roques.png

Vous remarquerez que l'alcool fait partie des drogues les plus dures alors qu'on considère cette drogue comme "conviviale"...

Le rapport du professeur Roques , c'est un must.

Mais ceci est pas mal du tout c'est une réflexion du dit professeur avec le recul du temps. http://lettre-cdf.revues.org/288

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Merci pour le lien!

:bo:

Je relève ce passage:

"Enfin et surtout, ce qui a fait débat (la situation actuelle montre à quel point le rapport était malheureusement prédictif), c’est la démonstration de la très grande dangerosité de l’alcool. La consommation d’alcool est devenue à l’heure actuelle un problème majeur chez les jeunes, loin devant le cannabis."

Malgré tout pour la plupart des gens, le cannabis est une "drogue" alors que l'alcool ne l'est pas...

Boire l'apéro entre amis n'a rien à voir avec "se droguer"et pourtant....

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
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Oui un morphinomane comme un alcoolique c'est à peu près la même chose, on obtient la même dégradation dans le cerveau.

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
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Puisque l'alcool est une drogue dure et dangereuse pour la société, pourquoi est-elle autorisée alors que le cannabis qui est classé drogue douce est interdit?

:mouai:

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

Puisque l'alcool est une drogue dure et dangereuse pour la société, pourquoi est-elle autorisée alors que le cannabis qui est classé drogue douce est interdit?

:mouai:

Ah ça c'est une toute autre histoire faut demander à nos alliés américain pourquoi ?

Le cannabis fut utilisé pendant des millénaires surtout pour usage médicaux, soigner des migraines entre autres, soigner des épilepsies, et bien d'autres choses. On trouve dans certaines pharmacie de nos jours en étalage, des vieux pot ou sur lequel est marqué cannabis. Il fut commercialisé en France jusque dans les années 60 en vente libre dans les pharmacies, on pouvait trouver des pilules qui titrait à 95% de tétra hydro canabinol.

La culture du cannabis fut subventionné par l'état pendant des années. N'oublions pas qu'un quartier de Marseille la cannebière est à l'origine des champs de cannabis, car cannèbe est le nom en provençal de cannabis.

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Merci pour l'histoire du cannabis à travers les âges!

:bo:

N'ayant pas d'allié américain à questionner sur le sujet, qui pourrait ici me répondre?

Je réitère :

L'alcool , drogue dure, est consommé et vendu partout en France légalement.

Le cannabis, drogue douce, est interdit.

Pourquoi?

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Lucy Van Pelt Membre 25 670 messages
Forumeur alchimiste‚
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Parce-que la drogue c'est mal? J'en sais rien, l'alcool est socialement bien vu et accepté alors que, quand on parle de drogue, on imagine tout de suite des loques humaines, des dépravés etc etc..... C'est niaiseux mais je pense que cela va changer. En tout cas ici, qui sommes en pleine campagne électorale, il est question alors que le parti libéral de Justin Trudeau, qui est pour la légalisation, a lancé une pétition sur le sujet, voici ce que cela donne;

Voici les résultats : 56 % des utilisateurs ont répondu que l'usage récréatif devrait être légalisé. Près de 30 % ont répondu qu'il devrait être décriminalisé, et une faible proportion, soit 14 %, a répondu que l'usage devrait être criminalisé.

Au Canada, la consommation de marijuana à des fins récréatives devrait être :

Légalisée56 %Décriminalisée30 %Criminelle14 % Récupérez les données

Les positions des partis politiques

Le Parti conservateur est le seul parti pour le statu quo, c'est-à-dire que la possession de marijuana demeure dans le Code criminel. Le NPD est pour la décriminalisation, donc pas de casier judiciaire pour les consommateurs. Le Bloc québécois promet d'étudier la possibilité de légaliser la consommation et la vente de cannabis. Le Parti vert et le Parti libéral s'entendent pour dire que la marijuana devrait être légalisée et sa vente, réglementée.

http://ici.radio-canada.ca/sujet/elections-canada-2015/2015/09/29/006-boussole-electorale-legalisation-decriminalisation-marijuana-pot-herbe-cannabis-campagne.shtml

Ce qui m'a étonnée est que c'est au Québec où la légalisation est le moins favorable, par contre , pas étonnée que ce soti dans l'ouest, en Colombie-Britannique où la légalisation récolte le plus d'appui.

Allez mon Justin on est avec toi. :D

justin-trudeau-300px.jpg

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Modifié par Lucy Van Pelt

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

Merci pour l'histoire du cannabis à travers les âges!

:bo:

N'ayant pas d'allié américain à questionner sur le sujet, qui pourrait ici me répondre?

Je réitère :

L'alcool , drogue dure, est consommé et vendu partout en France légalement.

Le cannabis, drogue douce, est interdit.

Pourquoi?

Voici:

Les temps modernes : la peur du fléau

Le cannabis et ses préparations deviennent synonymes de fléau au plan mondial dans les années 30. La plante en vient à représenter la quintessence de la «drogue» : son usage fait dès le début du XXe siècle l’objet d’une stigmatisation mise en scène à des fins politico-économiques, dans la mesure où l’opprobre dont elle est chargée demeure sans rapport avec sa toxicité véritable. Les consommateurs de cannabis appartiennent à des groupes culturels souvent mal compris, peu intégrés. Il s’agira selon les époques, de distinction raciale (à l’égard des noirs et des latinos aux États-Unis) ou purement culturelle (à l’égard des jeunes revendiquant un idéal social nouveau dans l’Amérique des années 60). Sami-Ali le précise avec force: «C’est autour du problème du haschisch, drogue qui nous vient d’Orient, qu’on assiste à la rencontre de deux systèmes de valeurs oriental et occidental dans lesquels l’expérience d’intoxication est diversement vécue, assimilée et justifiée. L’intérêt qu’elle ne tarde pas à susciter présuppose que la société s’était déjà fixée sur ce qui lui appartient et sur ce qui lui reste étranger.» Nous nous limiterons ici à évoquer quelques repères constituant autant de charnières dans l’histoire du cannabis.

L’«herbe du crime» mexicaine. C’est à partir des Caraïbes, notamment de la Jamaïque, que le cannabis gagne le Mexique, probablement aux alentours de 1870-1880. Il gagne ensuite les États-Unis : d’abord le Texas en 1903, puis, aux alentours de 1910, la Nouvelle-Orléans où il est presque d’emblée proscrit. Il est alors consommé par les ouvriers agricoles de race noire, bien évidemment très pauvres. La Californie le déclare vénéneux en 1907 et son usage non médical sera proscrit dès 1913. À cette époque, sa culture, importante jusqu’au milieu du XIXe siècle, puis détrônée au profit de celle du coton qui s’est développée après la guerre de Sécession, est concurrencée par le développement de l’industrie des fibres synthétiques, d’autant plus fatale qu’un mouvement mené aux États-Unis par Harry Anslinger présente le cannabis, rebaptisé du nom alors inconnu de marijuana, «the weed of madness», l’herbe de la folie, comme une drogue éminemment dangereuse, expliquant la majorité des actes de violence dans le pays et…l’irrespect des Noirs à l’égard des Blancs. Une véritable croisade sera menée pendant cinq à six ans, jusqu’au vote d’une loi prohibant tout usage du cannabis à moins de régler au Trésor américain une taxe exorbitante.

Le Ganjah de Jamaïque et les rastafari. L’introduction du cannabis en Jamaïque remonte aux environs de 1860, lorsque des ouvriers d’origine indienne furent embauchés au titre de contrats à long terme. Ceci explique que la désignation de la drogue soit la même en Inde et dans cette île… L’usage du produit s’est rapidement généralisé dans les classes sociales les plus défavorisées. Des rapports faisant état de troubles mentaux liés à sa consommation devaient aboutir à le voir prohibé par le gouvernement jamaïcain en 1913. Comme bien souvent en matière de prohibition, les mesures, pourtant renforcées dès 1924, n’eurent aucun résultat et la consommation de cannabis, de ganjah, a fini par devenir générale dans l’île.

La fin des années 30 a vu le développement d’une religion, d’un culte, basé sur la consommation de la plante : le culte «rastafari». Les rastafariens ou rastamen constituent un groupe spirituel prônant le retour aux sources africaines et considérant l’empereur d’Éthiopie Haïlé Sélassié (de son nom Ras Taffari Makonnen) (1892-1975), le négus, comme un dieu à la suite d’une prophétie réalisée par Marcus Garvey en 1927. Cette secte offre aux classes les plus démunies de l’île une identité culturelle fortement revendiquée. Ils portent des cheveux longs, l’Ancien Testament stipulant qu’aucun rasoir ne doit toucher la tête des justes, et sont végétariens. Ce culte s’est étendu à toutes les Caraïbes dans les années 60 et concerne, plus largement, environ 350 000 rastas sur la planète. L’usage de ganjah, préconisé selon eux par la Bible, concerne 60 à 70 % de la population jamaïcaine. Le mode d’usage traditionnel des rastafariens est le spliff, sorte de petit cigare associant tabac et ganjah ou le thé de ganjah. L’utilisation du cannabis est largement associée à la musique reggae, illustrée notamment par les chanteurs Bob Marley, Peter Tosh ou Jacob Miller.

En 1941, le gouvernement jamaïcain a encore alourdi les peines infligées aux usagers et aux producteurs, rendant la législation locale l’une des plus sévères au monde. À la suite de l’accession de la Jamaïque à l’indépendance, en 1962, les autorités ont assoupli la législation. De fait, le trafic a largement prospéré et le cannabis est aujourd’hui la principale culture de rapport dans l’île.

Génération «peace and love». L’utilisation du cannabis comme drogue est rare dans l’immédiat après-guerre, exclusion faite au sein de minorités culturelles, ethniques ou religieuses traditionnellement consommatrices. Ainsi dénombrait-on moins de 10 usagers dans le Paris des années 40… À la fin des années 60 et dans les années 70, l’usage de haschisch dans la société occidentale est synonyme de fraternité et de liberté, de révolte sociale contre les valeurs établies, notamment à l’égard du modèle de société dite «de consommation» ayant émergé dans les États-Unis de l’après-guerre. L’herbe se répand dans les campus américains. On estime à 7% la proportion d’étudiants usagers dans l’Amérique de 1968 et à 4% la proportion dans la population générale de plus de 21 ans en 1970. L’usage de cannabis se généralise également sur les campus européens, avec un certain décalage.

Des routards ramènent souvent la résine d’Asie ou d’Amsterdam qui devient une véritable plaque tournante du commerce d’herbe. Le produit n’est alors qu’exceptionnellement frelaté, contrairement à ce qui se produira dès le milieu des années 70, lorsque les importateurs «professionnels», les «dealers», prendront sous leur coupe l’essentiel du trafic. Certains usagers arborent un signe de reconnaissance tel un badge marqué du chiffre 13 (M, initiale de marijuana, treizième lettre de l’alphabet). À cette époque, le cannabis est quasiment objet de ferveur mystique, de culte : «Chaque fois que tu prends une feuille, il faut demander pardon», résume le dessinateur Moebius. La drogue est consommée lors de grass-party ou de high-tea, assis en tailleur sur des coussins, formant un cercle, dans une pièce au décor souvent orientaliste, parfumée à l’encens. L’un des assistants prélève avec respect la dose de haschisch requise dans la réserve commune et prépare shilom ou joints. La préparation circule de bouche en bouche. Les participants boivent du thé à petites gorgées, plus exceptionnellement de la bière. Cette tradition hippie de la consommation de cannabis ne semble donner lieu qu’à de médiocres revendications contre la prohibition, jusqu’au milieu des années 70.

La dépénalisation revendiquée. En 1967, Le Times accepta de louer une pleine page publicitaire à une association souhaitant monter que la législation prohibitionnister était «immorale dans son principe et inapplicable dans la pratique». Une large mouvance se dessinait alors aux États-Unis, visant à obtenir du gouvernement la libéralisation totale de la culture et de l’utilisation du cannabis. Au début des années 70, une commission proposa de dépénaliser l’usage à titre personnel de la drogue, mais elle fut rejetée par le gouvernement Nixon. Certains des états de la fédération n’ayant toutefois pas suivi cet avis, la consommation de cannabis se développa considérablement, les saisies étant multipliées par 20 entre 1972 et 1975. Les États-Unis demeurent aujourd’hui l’un des plus gros consommateurs de cannabis au monde.

Divers mouvements en faveur de la libéralisation du chanvre sous toutes ses formes ont été fondés par la suite, aux É.-U., au Pays-Bas, en Europe. L’un des plus importants, historiquement parlant, est l’association HEMP de Californie (Help End Marijuana Prohibition), fondé par le légendaire Jack Herer. Il existe même diverses institutions visant à préserver les témoignages culturels concernant le cannabis, dont le «Hasch Info Museum» d’Amsterdam.

Un très bref résumé, mais en fait beaucoup plus tordus que ça, je ne peux ici mettre toute l'histoire car bien trop long cela ferai plusieurs centaines de pages toute plus révoltantes les unes des autres.

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
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Si je suis en vie aujourd'hui, je le dois au cannabis, j'ai du me mettre délibérément dans l'illégalité. Car la consommation est répréhensible.

J'ai eu une grave maladie une leucémie ( très particulière et rare ), j'ai été soumis à une chimiothérapie, mais celle ci avait comme toute chimio ces inconvénients, pour moi c'était l'incapacité de manger, j'avais faim, mais je pouvais pas manger. Dés que j’avalais quelque chose je me mettais à tout vomir, et je perdais plus que je pouvais avaler. J'ai eu recours a des doses massive de cannabis pour pouvoir manger 200 g par mois. C'était uniquement pour pouvoir manger, mais j'aurai été pris par la police je passait directement pour un dealeur et je risquais plusieurs années de prison.

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

Allez une petite dernière , pour le fun

Le chanvre : 60 ans de désinformation - Les chroniques de la Tante Jeanne

En ces temps de prise de conscience massive, de refus d'un certain système; corrompu et dégradant; tous, bleus ou noirs, rouges ou verts, voudraient un monde plus juste, plus cohérent, plus vrai. Dans cette rubrique inépuisable que constitue la désinformation orientée, la manipulation des masses; le chanvre à là aussi ces lettres de noblesse: En effet, il y a de quoi s'étonner qu'une telle plante, si précieuse source d'énergie transformable et renouvelable, ait été prohibée, oubliée, anéantie au point de disparaître de nos cultures et de nos mémoires, après 10000 ans de contribution quotidienne.

Comment cela s'est-il fait? Avec un peu de temps et un outil terrible venu du fond des âges: LA DIFFAMATION, celle-la même qui permet d'assassiner impunément les révolutionnaires , avec à la clef toujours le même moteur: Dominer! Au profit de qui et pourquoi? Je vous livre une partie de la vision de Jack Herer. Extrait de "L'empereur est nu" Ed du Lezard:

1.Un peu d'histoire...

*1619- en Virginie (USA) 1ere loi américaine ordonnant aux fermiers de planter du chanvre .

1631 idem dans le Massachussetts -

1632 idem Connecticut etc. Pendant 200 ans (jusqu'à la fin du XVIII ème), le chanvre a servi d'instrument de paiement légal ( oui, oui, vous avez bien lu, les Américains ont eu le droit de payer leurs impôts avec du Cannabis!)

*1812- C'est entre autre pour bloquer la marine anglaise via son approvisionnement en chanvre Russe, que Napoléon envahit la Russie.

*1820- Aux USA, 80% des textiles et étoffes fabriqués en chanvre.

*1849- Levis Strauss lance le premier jeans...en toile de chanvre.

*1860- L'huile de chanvre céda peu à peu sa place au pétrole, au kérosène, surtout après la découverte de pétrole en Pennsylvanie en 1859 (Rockefeller et sa Standard Oïl Compagny)Le combustible fossile utilisé dans le monde ( charbon, pétrole, gaz..) aurait pu être depuis longtemps remplacés par la biomasse végétale...

*1883- 75 à 90% du papier dans le monde fabriqué à partir de la fibre du cannabis.( y compris la Bible et la déclaration d'indépendance des USA) Idéale pour l'archivage, il permit à l'Orient de transmettre son savoir de génération en génération.

*1837-1901- La reine Victoria, comme tous les gens souffrants à cette 'époque (fatigue, toux, migraines, spasmes), utilise des remèdes médicinaux à base de cannabis.

*1916- Le Dép.d'Etat à l'agriculture publie les résultats des nouveaux procédés de papeterie : A surface égale, le chanvre fournit 4 fois plus de pâte à papier que le bois, et consomme 1/4, voir 1/7 des produits chimiques nécessaires au traitement des fibres de bois (souffre, chlore).

*1935- 58000 tonnes de chènevis sont employées uniquement pour la fabrication de peintures et vernis.

*- Entre 1930 et 1937, la surface cultivée du chanvre a doublé d'année en année. En 1937, elle atteignait 70000hectares. Dès 1910, Le département d'état à l'agriculture des USA , promet les machines susceptibles de moissonner et de défibrer le chanvre, lui permettant de redevenir la 1ere culture américaine.

2.Les protagonistes: Un concours de circonstances voulut qu'en 1937, Du Pont de Neumours dépose les brevets des procédés de fabrication du plastique, des fibres synthétiques dont le Nylon, à partir du pétrole et du charbon; ainsi qu'une nouvelle pâte à papier au bisulfite. Ces deux inventions ont représenté 80% de leurs croissances pendant les 50 années qui suivirent. Dans son rapport annuel de 1937, DPN fait la publicité de façon fort pressante des nouveaux produits et fibres synthétiques de l'industrie pétrochimique, procédés qui n'étaient pas encore à l'époque rentrés dans les moeurs. Du Pont vantait les "changements radicaux" qui allaient survenir après "la hausse des revenus grâce à la politique du gouvernement...convertie en un outil pour forcer les populations à accepter de nouvelles idées sur l'industrie et la réorganisation sociale". Ainsi, si le chanvre n'avait pas été mis hors la loi, 80% des affaires de Du Pont de Nemours n'auraient jamais vu le jour. .ni la pollution actuelle. Ce groupe financier reste aujourd'hui encore l'un des plus puissant, en production de bénéfices il est le 8 eme au monde. En effet, à partir de l'instauration de la Marijuana Tax Act en 1937, et de son impôt prohibitif, le chanvre fut abandonné au profit du coton et des nouvelles "fibres synthétiques" de la puissante société américaine Du Pont de Neumours. Aux Etats-Unis environ 50% des produits(entre autre fabriqué par DdN) chimiques utilisés en agriculture sont destinés à la culture du coton, alors que le Chanvre ne nécessite aucun engrais chimique!

L'empire Hearst-Hearst Paper Manufactoring Division- exploitant forestiers et géant de la presse, milita activement dans sa presse populaire pour l'interdiction du chanvre. De 1916 à 1937, on trouve, semaine après semaine, le même article sur le même accident de voiture dont le responsable est en train de fumer une cigarette de marijuana. Quant aux accidents provoqués par l'alcool (1000 pour 1 provoqué par la marijuana); ils étaient relégués à la dernière page. De 1910 à 1920, la presse du groupe Hearst répéta à l'envi que la majorité des "Nègres" coupables d'avoir violé une femme blanche avaient agi sous l'effet de la cocaïne. Puis, un beau jour de 1920, elle décida que ce n'était plus la cocaïne qui poussait ces "Nègres déments", mais bel et bien la marijuana! Multipliant les titres dénonçant les méfaits de la marijuana chez les nègres et les latinos; les transformant en "bêtes féroces jouant une musique vaudou et satanique" (le jazz),tout cela dans "l'irrespect le plus total de la communauté blanche", qui constituait le lectorat de ces gazettes. Hearst, à force de seriner à tous le mot d'argot mexicain "marijuana", le fit entrer dans le langage de tous les jours. Bientôt, il ne fût plus question de "chanvre". Quant au mot cannabis, il fut soit ignoré, soit relégué dans le placard des noms scientifiques. En évacuant le mot "chanvre" du langage, on s'assurait que les gens ne se rendraient pas compte de la supercherie .

H.J.Anslinger, fut nommé en 1931 directeur du Bureau des narcotique( le FBN); par son oncle: Andrew Mellon, Secrétaire d'état au trésor sous H.Hoover, propriétaire de la 6eme banque américaine de l'époque: la Mellon Bank, un des deux financiers de Du Pont de Neumours. H.J Anslinger, connu pour ces nombreux propos racistes, fut l'ardent orateur du procès de la marijuana. Prohibitionniste de l'alcool, il déplaça sa véhémence vers la marijuana, tandis que les marchands d'alcool( fin de la prohibition en 1933) profitaient à leurs tours de l'évincement de ce "concurent" encombrant et si peu coûteux.

Du Pont de Neumours, Hearst (dont les héritiers compte toujours parmis les plus grosses fortunes des USA), H.J.Anslinger et les politiciens de l'époque (financièrement concernés par la chose...) ont mis le chanvre hors la loi en prenant la Marijuana comme prétexte. et banni tout enseignement touchant le chanvre de nos écoles, de nos universités et, aussi incroyable que cela puisse paraître, de nos centres de recherche.

3. Comment: Ces barons de l'industrie et de la finance savaient parfaitement que le milieu des années 1930 allait assister à la naissance de machines capables de moissonner, battre, décortiquer, bref des machines qui rendaient envisageable la production à grande échelle de papier et de plastique à base de chanvre. On entrerait dans une ère nouvelle ou le bois prenait une place secondaire, ou les fibres synthétiques auraient du mal à trouver leurs places.. Ils décidèrent, puisque la situation l'exigeait, qu'il fallait purement et simplement éliminer le chanvre.

C'est entre 1935 et 1937 que furent préparées plusieurs lois fiscales prohibitionnistes. Il n'était pas question d'interdire tout de go la fameuse marijuana. Il s'agissait seulement d'exercer des pressions fiscales (patente, droits..) sur les importateurs, fabricant, vendeurs et distributeurs. En ce temps là, 1937, la "drogue" appelée cannabis se vendait donc un dollar l'once, et l'état de New-York employait en tout et pour tout un seul agent des stups. Le 14 avril, le projet de loi fut présenter devant la commission des Finances , pas celles du contrôle pharmaceutique ou alimentaire, de l'agricultures ou du textile; non bien sur, parce que seule la commission des Finances est habilitée à envoyer directement les projets de loi au parlement(congrès), sans obligation de débats préalables. Les témoignages soutenant la proposition de loi devant le Congrès, consistaient essentiellement en une série d'articles piochés dans la presse du groupe Hearst, articles que J. Anslinger se chargea de lire à haute voix. Anslinger déclara que la "marijuana incitait à la violence plus que n'importe quelle drogue dans l'histoire de l'humanité". Il réussi à faire avaler au Congrès comme une vérité attestée que 50% des crimes violents commis aux E.U par des Latinos, Nègres etc, l'avaient été sous l'influence de la marijuana. D'après les études menées ultérieurement, aucun meurtre rapporté par Anslinger n'était basé sur des faits réels. Le président de la commission des Finances, R.L Doughton, un allié de Du Pont de Neumours, s'empressa de mettre son sceau sur le projet et de le transmettre au Président. Malgré le verrouillage des séances, un certain nombre de spécialistes appelés à déposer s'élevèrent contre ces lois fiscales inhabituelles . A la fois Docteur et Avocat, J.Woodward, porte parole du AMA(American Medical Institute); déclara que la totalité des arguments avancés par le gouvernement était digne de la presse à scandale! Les effets de la Marijuana avaient déjà fait à cette date l'objet de deux importantes études officielles: l'une faite par le gouvernement britannique des Indes de 1893 à 1894; ensuite en 1930, un rapport commandité par le gouvernement américain à propos des effets de la Marijuana sur les soldats en permissions. Les deux rapport offraient la même conclusion: La marijuana ne représentait aucun danger. Tous deux recommande que sa consommation ne fût pas punie." La Marijuana entraîne autant de dépendance que le sucre ou le café."(W.Treadway -médecin-chef de l'armée). Le Dr Woodward expliqua que si l'AMA n'avait pas bougé jusqu'ici, c'est parceque cette loi s'appliquait à la marijuana, que les journaux vélipendaient depuis des années comme étant la "graine tueuse du Mexique". Les savants médecins de l'AMA venaient de s'apercevoir "deux jours plus tôt", que la plante que le congrès s'apprêtait à mettre hors la loi, n'était autre que le cannabis, dont on se servait pour soigner d'inombrables maladies. " Nous n'arrivons pas à comprendre comment une telle loi a pu être préparée dans le plus grand secret pendant deux ans, sans même que notre profession n'ai été mise au courant". En 1939, Anslinger fit poursuivre plus de 3000 médecins prescripteurs de marijuana. Après quoi l'AMA s'est rangée à ses cotés: 1939-1949, seulement trois médecins furent poursuivis... *1942- 1946 Alors que le chanvre est déjà interdit, le Gouvernement des Etats unis distribua 200 tonnes de semences de cannabis aux fermiers Américains, lesquelles produisirent 42 000 tonnes de chanvre par an dans le cadre de l'effort de guerre.

En 1948, on reparle du chanvre, et devant un Congrès d'un anti-communisme forcéné, puis dans les journaux, Anslinger prétendit que la marijuana mettait ceux qui en consommaient dans un état si paisible et si pacifiste qu'il ne restait plus aux communistes qu'a les cueillir! La totale contradiction des arguments d'une décennie à l'autre ne gêna pas le congrès qui vota le maintien de la loi sur la marijuana en se basant sur des arguments diamétralement opposés à ceux de 1937.

4.Conclusion: VOUS AVEZ BIEN COMPRIS, CE N'ETAIT QU'UN PRETEXTE POUR FAIRE DISPARAITRE LA CULTURE DU CHANVRE! Les journaux continuèrent jusque dans les années 1960 à distiller ce morceau d'anthologie de la désinformation, et aujourd'hui encore, des informations inexactes et orientées restent un peu partout le discours des pouvoirs en place." Jack Herer - L'Empereur est nu

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
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Un grand merci à vous d'avoir pris le temps de développer , c'était long à lire mais très instructif!

:bo:fume_une_joint.gif

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

« Les drogues ne sont pas interdites parce que dangereuses, elles sont dangereuses parce qu'interdites. » George Apap, Ancien Procureur de la République de Valence

Ce qui est des plus vrai.

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

Pas d'accord!

77.gif

L'alcool est une des drogues les plus dangereuses et elle n'est pas interdite, au contraire, elle est largement diffusée!

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Promethee_Hades Membre 4 594 messages
Chien Fou forumeur‚ 82ans
Posté(e)

Mais c'est tout a fait ça, l'alcool est une drogue dure qui est reconnu pas dangereuse par ce que pas du tout interdite, alors que d'autres qui sont pas dangereuse sont interdite par ce que déclaré dangereuse.

Après pour la dangerosité, bien relire tout le rapport du professeur Bernard Roques.

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Javiera Membre 13 295 messages
Forumeur alchimiste‚
Posté(e)

La plupart s'en foute de ce rapport, ils continueront à boire l'apéro (pour bien montrer l'exemple à leurs gamins) et continueront à fustiger le petit fumeur de beuh en le traitant de "drogué"...

Les mentalités n'évoluent pas vite, les préjugés débiles sont tenaces!

:sleep:

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