Mort du petit Nicolas: une "longue agonie"


Castelior Membre 423 messages
Forumeur survitaminé‚
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;) STRASBOURG (AFP) - Le petit Nicolas, 9 ans, est décédé au terme "d'une longue agonie", à la suite des sévices infligés par ses plus proches parents, ont témoigné lundi à Strasbourg des médecins et experts devant la cour d'assises du Bas-Rhin.

"L'enfant était inconscient, cyanosé, et avait la peau couverte d'hématomes, comme une peau de léopard, un bleu tous les cinq centimètres" lorsqu'il a été découvert par les secours dans l'appartement familial, a indiqué le docteur Christian Glace, médecin au SAMU de Strasbourg.

"Je n'avais jamais vu ça" auparavant, a indiqué le médecin qui s'est dit tellement choqué par la vue des tortures subies par l'enfant qu'il a dû consulter un psychanalyste pendant quatre mois pour "surmonter le traumatisme".

Le médecin se rappelle aussi l'aspect rangé des cassettes vidéo empilées contre le mur, contrastant fortement avec le tas d'immondices entassé sur 40 cm de haut sur le sol. La mère de l'enfant avait raconté qu'un de ses loisirs préférés était de regarder des cassettes.

L'autopsie du cadavre de Nicolas, mort peu après son admission à l'hôpital, a révélé que sa muqueuse gastrique portait les "signes d'un stress pré mortem, qui se voit lors d'une agonie assez longue", a précisé le Pr Bertrand Ludes, expert en médecine légale. Le décès est lié à des traumatismes crâniens très sévères qui ont atteint le centre respiratoire et entraîné perte de conscience et coma. La forte fièvre de l'enfant (plus de 40°) semble être due à sa déshydratation lors du mois d'août caniculaire de 2003.

Selon l'expert, les quatre accusés, Fernand Holzmann et son épouse Isabel, parents de Nicolas, l'oncle de l'enfant et sa grand-mère, Bruno et Marie-Thérèse Vieira, mentent quand ils maintiennent que Nicolas a dit "Bonjour Papa", le matin de sa mort et qu'il a pris un bain chaud tout seul.

Interrogés sur ces contradictions et sur leur part de responsabilité dans la mort de Nicolas, les quatre accusés n'ont fait que se rejeter la faute l'un sur l'autre, ou répéter: "je ne sais pas", ou "c'est possible", comme si aucun d'entre eux n'avait été acteur de la tragédie.

La grand-mère est même allée jusqu'à dire, après la projection des photos de l'enfant supplicié, que "ces images ne correspondaient pas à ses souvenirs".

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Caez Administrateur 14 032 messages
Clyde Barrow‚ 34ans
Posté(e)

Lamentable...

J'espere que la sanction sera au niveau de leur actes ;)

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fortytou Membre 1 773 messages
Vachette alchimiste‚ 39ans
Posté(e)

Un fait divers parmis tant d'autres qui fout bien la nausée, ;) Ces gens sont des tarés congenitaux completement demeurés, comment ont put-ils naître sans coeur ni cerveau?

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mollebille Membre 3 572 messages
Power Bichette !‚ 36ans
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Un fait divers parmis tant d'autres qui fout bien la nausée, ;) Ces gens sont des tarés congenitaux completement demeurés, comment ont put-ils naître sans coeur ni cerveau?

;);)

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angie64 Membre 11 messages
Forumeur balbutiant‚ 41ans
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je suis d'accord avec toi ils ne méritent même pas de vivre ces gens là si c'est pour faire du mal aux enfants ;)

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cyrixon Membre 462 messages
Forumeur survitaminé‚ 32ans
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D' ailleurs pourquoi avoir fait un enfant alors ? ;)

Ce n' est pas un punching-ball enfin ... ;)

Faut vraiment etre con, moi je bannirai des gens come ca de notre societe ! ;)

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Castelior Membre 423 messages
Forumeur survitaminé‚
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STRASBOURG (AFP) - Marie-Thérèse Vieira, la grand-mère du petit Nicolas, accusée d'actes de violence et de torture qui ont abouti à la mort du garçon en août 2003, a été accablée mardi par ses trois fils venus témoigner devant la cour d'assises du Bas-Rhin.

Joao Paulo, Luis et Antonio ont tour à tour décrit le climat de terreur qu'elle faisait régner à la maison dans leur enfance et dénoncé son rôle dans le drame du décès de Nicolas à l'âge de 9 ans.

"Il y a eu un détonateur, un élément incendiaire, plus la canicule, plus huit personnes enfermées dans un petit appartement, et ça s'est enflammé", a expliqué Joao Paulo, précisant que le détonateur, c'était bien sa mère.

Il a décrit sa mère comme "caractérielle, fourbe, lunatique, violente, pas affective: jamais un bisou, jamais une caresse de ma mère", ajoutant que sa soeur "Isabel est comme elle".

Comme ses frères, il a décrit la règle dont se servait leur mère pour les corriger quand ils avaient mouillé leur lit la nuit, et où était inscrit d'un côté le nom de Luis, et de l'autre celui d'Antonio.

"Elle m'obligeait à mettre le visage sur le drap mouillé, et elle me battait", a témoigné Luis. "Elle nous réveillait le matin à 4h00 pour aller aux toilettes, et si je n'avais pas envie, elle me collait au mur".

Antonio, qui a deux enfants, n'a jamais accepté que sa mère les voie.

Luis a également raconté l'épisode rocambolesque de son propre mariage, en juin 2003, où sa mère, secondée par un autre des frères, Bruno, a traité la mariée et sa famille camerounaise de "bamboulas" et de "sauvages", leur interdisant d'entrer dans l'appartement et lançant des canettes de bière à la future épouse qui a été blessée au pied.

"Ce jour qui devait être le plus beau de ma vie s'est transformé en problème de guerre mondiale, avec ma mère brandissant un couteau debout sur le canapé et mon frère Bruno une batte de base-ball", a raconté Luis.

Ensuite, Marie-Thérèse Vieira et Bruno se sont barricadés dans une chambre pendant deux jours avant que Luis réussisse à les expulser de chez lui.

La grand-mère de Nicolas et son oncle sont alors venus habiter chez Isabel, la mère de Nicolas, et leur séjour a coïncidé avec l'aggravation des violences contre le petit garçon qui en est mort six semaines plus tard.

Luis a encore décrit la peur qu'inspiraient sa mère et Isabel aux enfants: "D'un seul regard de ma mère et d'Isabel, ils se figeaient comme des bibelots en haut d'une armoire", a-t-il dit.

"Isabel a peur de sa mère, mais moi aussi je la crains toujours", a reconnu Luis. Antonio, avec moins de mots, a seulement pu dire qu'il avait toujours peur de ce qu'elle "insinuait".

Plusieurs témoins ont rectifié l'image d'enfant "turbulent", méritant des corrections, que les quatre accusés ont donné de Nicolas.

"C'était un enfant malingre et effacé, toujours dans son coin à essayer de se faire oublier", a raconté Joao Paulo. "Il se recroquevillait vite dès qu'on le rabrouait", a-t-il poursuivi. Selon lui, "on essayait de le rendre masculin, de le +machiser+".

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