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Les Indiens occupent plusieurs bases pétrolières


meloudidounou

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Les Indiens occupent plusieurs bases pétrolières en Amazonie péruvienne


Jeudi 14 Août - 15:04

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"Armés de lances et le visage peint, plusieurs centaines d'Indiens d'Amazonie occupaient, mardi 12 août, une importante centrale hydroélectrique de la région de Bagua, au nord-est du Pérou, privant les villages alentour d'électricité pour la deuxième journée d'affilée. Dans la région voisine de Loreto, d'autres tribus ont pénétré de manière plus pacifique sur une base pétrolière, tandis que, dans la partie amazonienne de la région de Cusco (sud), un autre groupe empêchait l'exploitation du gisement gazier de Camisea, un des plus importants du Pérou.

Selon l'Association interethnique pour le développement de la forêt péruvienne (Aidesep), près de 14 000 Indiens de diverses ethnies, venant de 1 350 communautés d'Amazonie, se sont joints au mouvement de protestation contre le gouvernement, commencé le 9 août, lors de la Journée mondiale des peuples indigènes.

Habituées à vivre dans des coins reculés de la jungle, des familles entières ont rejoint différents lieux stratégiques de l'Amazonie péruvienne afin d'exiger le retrait immédiat de 38 décrets-lois promulgués pour "faciliter l'investissement privé sur les terres communales".

Selon l'Aidesep, ces décrets "fragilisent les territoires indiens d'Amazonie". Le décret-loi 1073 menace l'autonomie des peuples indigènes et le concept de propriété collective sur lesquels repose leur culture, en cherchant à privatiser leur territoire.

En juillet, ces décrets avaient déjà fait l'objet d'une grève générale nationale, lancée par les agriculteurs et les représentants des villages des Andes qui fonctionnent eux aussi sur le principe de propriété collective. "Nous apportons tout notre soutien à nos frères d'Amazonie, qui défendent leurs droits, le respect à maintenir leur autonomie, leur libre détermination et la défense de leurs terres", a lancé le président de la Confédération nationale agraire, Antolin Huascar Flores. "Lorsque l'on parle de "communautés indigènes", on parle non seulement des peuples de la jungle, mais aussi des villages de la côte et des Andes, qui voient eux aussi leurs droits fragilisés par ces décrets néfastes", a-t-il précisé...."
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Source: Le Monde
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