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Premiers soins sommaires


marielle

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marielle Membre 1 921 messages
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Premiers soins sommaires


04 janvier 2005-7h55

Sur place, certains blessés ont été soignés à la hâte, avec les moyens du bord. A leur retour, il a parfois fallu traiter d'urgence les infections contractées. Aux blessures physiques, s'ajoutent les traumatismes psychologiques.


Hébétés, mais heureux d'avoir réchappé à la tragédie, les blessés qui ont été rapatriés sur le sol belge ces jours derniers ne sont pas nécessairement au bout de leur triste aventure.Non seulement traumatisés sur le plan psychologique, certains doivent à présent aussi se rétablir physiquement.S'ils ne sont heureusement pas très nombreux, certains touristes belges, souffrant de blessures plus sérieuses, ont néanmoins nécessité une hospitalisation d'urgence, dès leur retour au pays.La majorité des blessures consiste en coupures, parfois profondes. «Nous avons vu beaucoup de vilaines coupures, confirme Marc Honinckx, directeur des ressources humaines et de la communication auprès de la Croix-Rouge de Belgique, dont certaines n'avaient pas été soignées du tout et dont d'autres l'avaient été sommairement, dans l'urgence et manifestement pas selon les conditions de soins élémentaires. Ces patients ont donc soit reçu des soins dès leur descente de l'avion, lorsque nécessaire, soit ils ont été envoyés dans des services d'urgence.»

Soignés à la hâte, sur place, avec les moyens du bord, certains blessés ont, en effet, contracté des infections à traiter sans tarder, afin d'éviter toute complication, qu'il s'agisse de septicémies ou de gangrènes.L'exemple d'Aurore Daerden, la fille du ministre, rescapée de la catastrophe, illustre bien la situation vécue sur place. Blessée, la jeune femme raconte avoir été recousue à vif, ses nombreuses plaies n'ayant pas été désinfectées. D'où l'apparition d'infections traitées par des médecins du CHU de la Citadelle à Liège.Outre les coupures, des douleurs dorsales ou des commotions ont aussi été signalées parmi les rescapés.

Cela dit, ce sont surtout les blessures psychologiques qui semblent préoccuper l'équipe de la Croix-Rouge, amenée à délivrer la première aide à ce niveau. Une centaine de psychologues, volontaires ou permanents, ont ainsi été mobilisés pour accueillir et soutenir les passagers qui ont débarqué à Bruxelles.«Les membres du Service d'intervention psychosocial d'urgence sont entraînés à la prise en charge de personnes choquées, sous stress ou épuisées, nous explique encore Marc Honinckx. Ils ont une très grande faculté d'écoute à la souffrance. Il s'agit d'une aide d'urgence, qui ne remplace en rien le travail des médecins psychiatres. En écoutant ces personnes s'exprimer et en leur parlant, nous essayons de leur faire surmonter leur traumatisme psychologique. Et parfois, ils deviennent plus tard, à leur tour, volontaires de la Croix-Rouge.»



Source: La Libre Belgique
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