Aller au contenu

Près de 120.000 morts, 5 millions de déplacés


marielle

Messages recommandés

Membre, 49ans Posté(e)
marielle Membre 1 921 messages
Baby Forumeur‚ 49ans‚
Posté(e)
getafpmedia.phtml?id=540371

Tsunamis: près de 120.000 morts, 5 millions de déplacés


30 décembre 2004 - 21h15

Plus de 120.000 personnes sont mortes dans les tsunamis de dimanche et, quatre jours plus tard, les inquiétudes se concentrent sur les quelque 5 millions de déplacés, selon l'OMS, souvent sans abri, privés de nourriture ou d'eau potable et donc vulnérables aux maladies.


Face à l'ampleur de la catastrophe, la mobilisation internationale est sans précédent. Plus de 250 millions d'euros ont déjà été débloqués, les gouvernements envisagent d'alléger la dette des pays ravagés et les organisations non gouvernementales continuaient jeudi d'acheminer du matériel dans la région. La Banque mondiale a annoncé qu'elle allait débloquer 250 millions de dollars d'aide aux sinistrés des raz-de-marée en Asie du Sud et du Sud-Est. Cependant, ces efforts restent très en deçà des besoins, puisque les Nations unies ont demandé une aide de plus de 1,6 milliard de dollars. Et les secouristes -- partagés entre la recherche, l'identification et l'enterrement des corps d'un côté, et le soutien aux survivants de l'autre -- ne parvenaient toujours qu'au compte-goutte dans les zones les plus reculées.

La situation était particulièrement dramatique dans le nord de l'île indonésienne de Sumatra. Située en face de l'épicentre du séisme, la région d'Aceh a perdu près de 80.000 habitants et 80% de la côte ouest de la province a été détruite, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM).Les déplacés se comptent en centaines de milliers dans la zone. Déjà traumatisés, ils ont dû affronter dans la nuit des répliques sismiques.
Mais surtout, la plupart d'entre eux n'ont pas pu recevoir l'aide internationale, en raison de la coupure des routes et d'une grave pénurie d'essence. Affamés, certains ont commencé à fouiller la couche de boue pour trouver des noix de coco ou du riz.Autre danger: les épidémies liées à l'empoisonnement de l'eau par les cadavres et l'infiltration d'eau de mer dans les puits. "Les corps en putréfaction vont provoquer des maladies comme le choléra, la diarrhée ou la typhoïde si nous n'intervenons pas rapidement", a expliqué jeudi à l'AFP William Carré, de l'ONG française Pompiers sans frontières.

Les autres pays touchés -- principalement le Sri Lanka avec 25.000 morts, l'Inde avec plus de 11.000 et la Thaïlande avec 2.500 -- sont également concernés par ces problèmes.Le bilan de dimanche va dépasser les 29.000 morts au Sri Lanka car la plupart des 4.500 personnes disparues vont probablement être déclarées mortes dans les prochains jours, a annoncé jeudi la présidente srilankaise Chandrika Kumaratunga.Avec des conséquences moins meurtrières, les tsunamis ont aussi frappé la Birmanie (90 morts selon l'Onu), les Maldives (75), la Malaisie (66), le Bangladesh (2), et en Afrique : la Somalie (132), la Tanzanie (10) et le Kenya (1).Au Sri Lanka, deux régions posaient les plus gros problèmes : le nord-est de l'île sous contrôle des rebelles tamouls, qui se sont plaints de ne pas recevoir d'aide, et l'extrême sud, tout aussi difficile d'accès. Face à l'ampleur des pertes, Colombo a appelé la communauté internationale à intensifier son aide matérielle et financière. En revanche, New Dehli a refusé toute assistance extérieure, estimant pouvoir faire face avec ses propres moyens.

Pourtant, la situation restait très confuse en Inde notamment au sujet de l'archipel des Andaman et Nicobar, situé très près de l'épicentre du séisme et où le bilan provisoire de 4.000 morts pourrait exploser. La police et les gardes-côtes craignent en effet que 10.000 personnes aient péri sur la seule île de Car Nicobar. Une alerte au tsunami dans l'Etat du Tamil Nadu où près de 7.500 morts ont été recensés, a rajouté à la confusion. Dans la matinée, des milliers de personnes se sont enfuies en courant après que le gouvernement eut mis en garde contre l'arrivée de nouvelles vagues. A 16H00 GMT, la menace ne s'était pas confirmée.Un peu plus tard, le Premier ministre indien, Manmohan Singh, en visite dans la région a promis de faire tout ce qui est "humainement possible" pour rendre une vie normale aux sinistrés.En Thaïlande, son homologue Thaksin Shinawatra a laissé entendre que le nombre définitif de morts dans son pays pourrait approcher les 7.000 car, selon lui, 80% des 6.000 personnes disparues sont sans doute décédées.Contrairement aux autres pays touchés, les personnes mortes dans le sud de la Thaïlande sont en grande partie des touristes, venus passer les fêtes de fin d'année au soleil.

Cette particularité a créé un problème particulier dans ce pays autour des cadavres, dont la décomposition est avancée. Les étrangers souhaitent en effet les conserver pour permettre leur identification, alors que les autorités préfèrent les enterrer ou les incinérer pour des raisons sanitaires.Les difficultés d'identification expliquent aussi le flou entourant le sort de nombreux touristes. Alors qu'environ 7.000 étrangers sont portés disparus ou n'ont pas donné de nouvelles, seules des centaines de morts ont été confirmées.D'après ces premiers chiffres, les pays étrangers qui ont payé le plus lourd tribut sont la Suède (44 morts confirmées), l'Allemagne (33), la Grande-Bretagne (28), la France (21), la Norvège (20) l'Autriche (20), l'Italie (14), les Etats-Unis (14).Au final, les pays nordiques, l'Allemagne et l'Italie devraient être les plus concernés, car ce sont les pays qui comptent le plus de ressortissants n'ayant pas donné de nouvelles depuis dimanche (1.500 Suédois, 700 à 800 Norvégiens, un millier d'Allemands, 700 Italiens).

Toujours à l'extérieur de la zone, des tensions sont apparues entre les pays donateurs après l'annonce, mercredi, par le président américain George W. Bush, que les Etats-Unis, l'Australie, le Japon et l'Inde allaient prendre la tête d'une coalition pour coordonner les secours, un rôle habituellement dévolu à l'ONU.Le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a pour sa part proposé une réunion spéciale du groupe des pays les plus industrialisés et la Russie (G8) pour organiser l'aide.Les Etats-Unis ont déjà annoncé 35 millions de dollars d'aide, le Canada 32 millions et le Japon 30 millions. Les Pays-Bas ont promis 27 millions d'euros, Londres 21,3 millions, l'Allemagne 20 millions et la France 22 millions. L'Arabie Saoudite et le Qatar ont annoncé chacun l'octroi d'une aide de 10 millions de dollars.

Bilan des morts pays par pays:

Indonésie: 79 940
Sri Lanka: 24.743
Inde: 11.330
Thaïlande: 2.394
Birmanie: 90
Maldives: 75
Malaisie: 66
Bangladesh: 2
Somalie: 132
Tanzanie: 10
Kenya: 1

Total: 118.783


Source: La Libre Belgique
Lien à poster
Partager sur d’autres sites

Annonces
Maintenant

Archivé

Ce sujet est désormais archivé et ne peut plus recevoir de nouvelles réponses.

×