Suppression du CAPES et de l'Agrégation


Invité Kira Yamato
Invité Kira Yamato Invités 0 message
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Une de mes profs m'en a parlé avant les vacances, et à vrai dire, sur internet, cette mesure ne semble pas faire écho (très peu de site en parle pour l'instant). Le seul site qui en parle est quelque peu ... engagé, et c'est celui-ci.

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Belizarius VIP 22 812 messages
Mangeur de fromage‚ 37ans
Posté(e)

Bah il faut reconnaitre que les structure actuelle de ces deux diplômes est un peu surprenante.

Du bachotage énorme et des connaissances de très haut niveau, pour un enseignement parfois très simplifié.

L'un de mes amis, prof d'histoire, a vécu cette double pression.

En mai-juin, il devait avaler un pavé sur les prétoriens, puis, propulsé prof en septembre, la première question fut : "monsieur, on écrit en quelle couleur?" :snif:

De plus, l'aspect concours vaut ce qu'il vaut, mais forme-t-il réellement des personnes pédagogues? Je ne suis pas sûr... des gens peuvent se voir recaler faute d'être tombé sur un sujet qu'ils maîtrisent, alors qu'ils sont d'ordinaire d'une pédagogie et d'un esprit de synthèse remarquables envers des enfants de collège, alors que d'autres amateurs du par coeur peuvent s'en sortir avec un peu de chance.

Pour l'agreg, je suis moins catégorique : le but est quand même de former des enseignants capables d'évoluer en université, et les pré-requis ne sont pas les mêmes...

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maryelle Membre 222 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)

:o Quoi???

je passe le capes à la mi-mars!! :snif:

Ouf fini les révisions...à moi les fêtes, les soirées entre amis!!! :snif:

Bon je crois que je m'emballe trop vite moi ;) , je vais aller réviser un peu... :o

N'empêche je suis d'accord avec Belizarius, pour le niveau des études de Capes.

Je suis allé en stage dans un lycée pour suivre les cours d'un prof de Français avec des élèves de Seconde...un désastre!! ça donne à réfléchir sur le métier!!

Tout ce qui intéressait les élèves c'était : "m'sieur? Vous faites grève demain??? Et nous on a le droit de faire grève??"

Dans quoi je me suis embarquée??? :o

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Invité lobotomie_
Invité lobotomie_ Invités 0 message
Posté(e)
:snif: j'aime bien les film de CAPES et d'épée... faut pas les supprimer !

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maryelle Membre 222 messages
Forumeur activiste‚
Posté(e)
;) j'aime bien les film de CAPES et d'épée... faut pas les supprimer !

:snif::snif:

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Imara Membre 1 526 messages
Forumeur alchimiste‚ 30ans
Posté(e)

ZipZip m'en a parlé, ils voudraient remplacer ça par un master pro...

après avoir un peu réfléchi à tout ça, je me dis que ça ne serait pas plus mal... dans notre filière (physique-chimie) les places sont quasi données, et lorsque je vois certaines personnes de ma promo qui risquent d'avoir ce concours, je me dis que réhausser le niveau ne fera pas de mal aux futurs élèves, ça évitera qu'ils aient un(e) personne à côté de la plaque qui cherche à faire des études courtes et à avoir un job bien payé, sans considération pour les élèves pour prof...

un master BAC+5, il faut quand même être sûr de sa vocation... bien que durant la première année, il est facile de se réorienter.

sans compter sur les cours portant réellement sur la pédagogie (un master pro comporte des cours pour pouvoir s'insérer dans les entreprises)... Bref, il y aura moins de jeunes parachutés là dedans sans qu'ils y connaissent rien.

après, je ne vois pas vraiment de points négatifs... mais d'autres en voient peut-être...

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Belizarius VIP 22 812 messages
Mangeur de fromage‚ 37ans
Posté(e)

Bah sur le principe non, je ne vois pas d'obstacles...

Le seul et unique point c'est de faire attention au statut des enseignants-chercheurs, et à leur formation-place dans un nouveau système. Eviter aussi l'extrême "utilitarisme" au détriment de la recherche fondamentale.

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
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Une de mes profs m'en a parlé avant les vacances, et à vrai dire, sur internet, cette mesure ne semble pas faire écho (très peu de site en parle pour l'instant). Le seul site qui en parle est quelque peu ... engagé, et c'est celui-ci.

Et bien il semblerait que tes profs aient de bons renseignements! N'est-ce pas ce que vient d'annoncer Sarko?

Personnelement, je suis mitiges. Je veux dire que faire Bac+5 pour enseigner que plus on chauffe de l'eau, plus ca brule ou encore que F=ma, c'est chaud. :snif:

La chose qui serait bien c'est si le master etait moitiee en stage et moitiee theorie sur la pedagogie.

Un autre aspect, c'est que tant qu'a faire Bac+5, notament pour la physique, pourquoi faire prof? Je veux dire que cette reforme risque de rendre l'acces a l'enseignement moins attractif pour pas mal de monde.

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Invité seth rotten
Invité seth rotten Invités 0 message
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Agree avec Kyrilliuk.

Mais mec je te signale que presque tous les profs de lycée ont bac+5 :snif:

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Agree avec Kyrilliuk.

Mais mec je te signale que presque tous les profs de lycée ont bac+5 :snif:

C'est vrai. Mais ce que je me demande c'est de savoir si nous aurions fait la difference entre un prof ayant fait bac+3 et quelques semaines de stages, avec un bac +5.

Passer la deuxieme annee en physique, ce qu'on etudie n'a pas grand chose en commun avec ce qui est enseignee en Terminal S. C'est pour ca que je m'interroge sur la pertinence de cette reforme.

Mais il y a probablement des aspects que j'oublie de prendre en compte. Reste a savoir lesquels..

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Invité Riverback
Invité Riverback Invités 0 message
Posté(e)

Oui mais excuse moi, des fois à l'oraux du Capes, tu as des candidats(es) qui parlent d'un gros n'importe quoi. mais sérieux, moi j'ai attrapé un fou rire une fois pour une personne qui disiat que le cardinal de {3,3,3} est égal à 3. :snif: :snif: ;):o

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Invité Kira Yamato
Invité Kira Yamato Invités 0 message
Posté(e)
Et bien il semblerait que tes profs aient de bons renseignements! N'est-ce pas ce que vient d'annoncer Sarko?

Tu as raison. Nos profs ont un véritable traitement de faveur en terme d'information de ce type, dont nous bénéficiont à notre tour :snif:

D'ailleurs, tant qu'on parle d'avant-première, mon prof d'histoire contemporaine nous a annoncé, à la consternation générale, qu'il se pourrait qu'il n'y ait bientôtplus d'histoire en terminale (il y a des nouvelles dont je me passerais volontier...). Je ne sais pas si cette annonce faisait parti de ses élans comiques habituels, mais voilà, il disait qu'il préparait un colloque dessus ou quelquechose comme ça. Il s'agit, paraît-il, de se mettre à l'heure européenne.

Bon, pour en revenir au sujet, j'aimerais ajouter qu'au bout de deux années d'histoire, et quand je jette un oeil sur mes cours de secondaire, je ne suis pas du tout surpris de la disproportion apparente entre ce que nous demande le CAPES et ce que demande le travail de professeur en collège et lycée. Dans ces établissements, les cours ne sont ni plus ni moins que de vraies synthèses de connaissances demandées habituellement en fac. Mais cette synthèse, pour être la moins fausse possible, ne peut se faire qu'à partir d'une connaissance sinon exhaustive, du moins très satisfaisante du sujet traité.

Je reconnais que le coup des prétoriens... il serait plus souhaitable que les sujets de CAPES soit plus en phase avec des sujets couramment au programme de collège et lycée ; je pense entre autres à la cité grecque, ou à la naissance du christianisme, par exemple.

C'est sur la question de la bonne manière d'enseigner que je souscrit à ce que tu écrit, Kyrilluk :

La chose qui serait bien c'est si le master etait moitiee en stage et moitiee theorie sur la pedagogie.

Je trouve que le bon prof n'est pas celui qui connaît sa matière sur le bout des doigts (quoiqu'un tel effort est très appréciable) mais celui qui sait la transmettre. Et dans beaucoup de cas, l'effort pédagogique s'apprend. Pour l'histoire, la question se pose différemment, la pédagogie étant consubstantiel avec cette discipline (et il suffit de ne pas faire d'effort d'explication pour se ramasser). Mais je connaît le cas des langues où il n'est malheureusement pas rare que ça vire en catastrophe, avec l'impact sur les élèves ;) . Ce serait bien plus de science de l'éducation...

Une dernière chose, en passant. Le CAPES et l'agrégation instituaient une certaine hiérarchie. Par exemple, un agrégé avait plus de chance d'enseigner au lycée plutôt qu'au collège (raison pour laquelle je désirais tenter ce concour). De même... son salaire est plus élevé :snif: Et surtout il peut enseigner en fac en tant que chargé de TD. Dorénavant, qu'est-ce qui va bien pouvoir permettre telle répartition ?

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Je trouve que le bon prof n'est pas celui qui connaît sa matière sur le bout des doigts (quoiqu'un tel effort est très appréciable) mais celui qui sait la transmettre. Et dans beaucoup de cas, l'effort pédagogique s'apprend. Pour l'histoire, la question se pose différemment, la pédagogie étant consubstantiel avec cette discipline (et il suffit de ne pas faire d'effort d'explication pour se ramasser). Mais je connaît le cas des langues où il n'est malheureusement pas rare que ça vire en catastrophe, avec l'impact sur les élèves :snif: . Ce serait bien plus de science de l'éducation...

Je pense que la pedagogie, s'apprend plus au contact des eleves que les fesses assis sur une chaise a ecouter un "pedagogue". A la rigueur, ce qui devrait etre appris, plus que la theorie sur ce qu'est suppose comprendre un mome, c'est la capacite d'ecoute. Un prof qui "ecoute" ses eleves, c'est a dire qui s'arrete quand il voit que les eleves commencent a "decrocher", et reformule le concept qu'il essaye d'enseigner, c'est ca qui est important. Les bons enseignants, les bons orateurs ne sont pas issue necessairement des grandes ecoles ou de l'IUFM. Par contre, ils ont tous cette capacite a reagir positivement et rapidement au feedback et d'adapter leur cours et leur presentation a leur publique.

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carat Membre 2 374 messages
Forumeur alchimiste‚ 49ans
Posté(e)

Il aurait plutot fallut supprimer le capep !!

Rendez vous compte : ....il faut le bac , une licence , puis le capep ,

pour enseigner à des primaires !! (6/12 ans).

Pourquoi ?

A quoi sert une licence de maths ou d'histoire dans une classe primaire ??

L'instit ne pourra jamais transmettre ses connaissances là !!

C'est trop de diplomes demandés , pour une place qui en demande moins.

Pourquoi ne peut on integrer l'iufm juste apres le bac ??

(je précise , pour devenir prof en primaire et maternelle)

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Invité Kira Yamato
Invité Kira Yamato Invités 0 message
Posté(e)
Je pense que la pedagogie, s'apprend plus au contact des eleves que les fesses assis sur une chaise a ecouter un "pedagogue". A la rigueur, ce qui devrait etre appris, plus que la theorie sur ce qu'est suppose comprendre un mome, c'est la capacite d'ecoute. Un prof qui "ecoute" ses eleves, c'est a dire qui s'arrete quand il voit que les eleves commencent a "decrocher", et reformule le concept qu'il essaye d'enseigner, c'est ca qui est important.

Je rajouterai : avec un enseignant à côté, au moins dans les débuts, qui pourra conseiller en temps réel.

Eh ben, vois-tu, cette mise en pratique existe dans certaines université (enfin, une à ma connaissance :snif: ). J'avais le choix entre deux facs, Amiens et Reims. Ce qui est intéressant, c'est que la fac d'Amiens proposait une bourse conséquente pour ceux qui projetaient une carrière d'enseignant dans le secondaire et, donc, voulait passer le CAPES. Ce système s'accompagnait d'une mise en pratique (en général dans le lycée d'origine de l'étudiant et auprès de son prof de terminal), non pas une fois la licence terminée, mais tout au long des trois années de licence ! A priori, c'est franchement impeccable, et attractif de surcroît.

Sauf qu'il y avait un revers à la médaille, et non des moindres : ce système planifiait un chemin dont on ne pouvait s'écarter, c'est à dire de la première année de licence jusqu'au CAPES ; impossibilité de facto de faire un master (donc pas d'agreg' directement ;) ). Ainsi, celui qui se découvrait, sur le tard, non plus une vocation, mais une passion viscérale pour sa discipline était bloqué sur un parcour, somme toute, réducteur.

Je suis d'accord pour la deuxième partie du message. Normalement les étudiants, au cours de leur parcours de licence, on de quoi expérimenter dans le domaine de l'écoute de l'auditoire. Mais il y en a qui s'obstine, lors de leur exposé, à s'installer à la place du prof (alors que la position debout permettrait dès le début plus de dynamisme), à ouvrir leur devoir et à le lire inlassablement. Je trouve qu'ils sappent tout à fait les premières expériences dans ce domaine, qui nous sont offertes en avant-première. C'est pour ça qu'à chaque fois que je passe un exposé, je lance ici et là quelques boutades (sans jugement de valeur qui nuirait à l'exposé historique toutefois, je reste dans le raisonnable, je vous rassure :snif: ) qui viennent au secour des tentatives de clarté des explications (donc pédagogie : derechef je reste dans le cadre d'un exposé historique), et qui tiennent mon public en éveil, et ça marche ! Je me souviens quand j'ai eu un texte style F.N. sur l'immigration des ouvriers italiens au XIXème siècle... *souvenir souvenir* Ca me paraît si simple à faire...

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kyrilluk Membre 7 507 messages
Anarchiste épistémologique‚ 43ans
Posté(e)
Je suis d'accord pour la deuxième partie du message. Normalement les étudiants, au cours de leur parcours de licence, on de quoi expérimenter dans le domaine de l'écoute de l'auditoire. Mais il y en a qui s'obstine, lors de leur exposé, à s'installer à la place du prof (alors que la position debout permettrait dès le début plus de dynamisme), à ouvrir leur devoir et à le lire inlassablement. Je trouve qu'ils sappent tout à fait les premières expériences dans ce domaine, qui nous sont offertes en avant-première. C'est pour ça qu'à chaque fois que je passe un exposé, je lance ici et là quelques boutades (sans jugement de valeur qui nuirait à l'exposé historique toutefois, je reste dans le raisonnable, je vous rassure :snif: ) qui viennent au secour des tentatives de clarté des explications (donc pédagogie : derechef je reste dans le cadre d'un exposé historique), et qui tiennent mon public en éveil, et ça marche ! Je me souviens quand j'ai eu un texte style F.N. sur l'immigration des ouvriers italiens au XIXème siècle... *souvenir souvenir* Ca me paraît si simple à faire...

Quelque part, ce n'est pas en un ou deux ans de preparation que l'on peut devenir prof. Je pense qu'il faut avoir deja une personnalite ouverte et etre desireux d'aider. Et ce genre de chose ne s'apprennent pas...

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