Je me lance...

Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
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nan :blush: j'ai pas tout mis là :coeur:

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
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Silence, les regards se croisèrent mais aucun mot ne se fit entendre. Boris appuya ses mains sur la table et se releva, il regarda un à un ses convives et arrêta son attention sur Déliah. Son regard froid la scrutait sans rien dévoiler de ce qu'il pensait. Il s'éloigna légèrement et campa ses mains sur ses hanches.

- Je vais y réfléchir, en attendant reposez-vous et passez une bonne nuit, vous devez être épuisés.

Puis, sans rien attendre en retour, il sortit à la hâte.

- Mais comment veut-il que l'on dorme dans un moment pareil !

Charles était à deux doigts de l'explosion, l'espoir semblait jouer avec ses nerfs, s'approchant puis reculant sans arrêt. Un instant à sa portée puis soudain inaccessible. Déliah posa doucement sa main sur la sienne.

- Dors, reposes-toi, ais confiance.

Elle se leva doucement s'éloigna vers le fond de la tente et s'allongea à même le sol, elle releva la tête invitant ses compagnons à faire de même puis ferma les yeux.

Fin du chapitre ^^

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arnaud4699 Membre 8 291 messages
T'as déjà vu un singe tomber d'un arbre ?‚ 49ans
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Trop fort, et en plus, j'ai l'immense honneur d'être le premier à lire tes dernières lignes... :blush:

Nickel !!! :bo:

... ENCORE???? :coeur:

S'il te plaît, continues à écrire cette belle histoire (qui nous tiens en haleine depuis deux ans déjà :snif::bo: !!!...).

Gros bisous ma belle.

Et un wagon de bisous pour Annabelle, bien évidemment :coeur:

:bo:

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

41

Elle ne savait pas exactement où se trouvaient les appartements de Gard, mais elle savait où le trouver. La grande salle d'entraînement, elle devait s'y rendre aujourd'hui, il y était donc forcément. Elle franchit les longs couloirs sans trébucher, sans avoir cette horrible sensation de tourner et de s'écrouler au sol. Mais arrivée au pied de l'immense escalier, elle se senti de nouveau défaillir et se demanda si elle arriverait au bout de toutes ces marches. Elle posa la main sur la rampe d'escalier en bois vernis et leva lentement la tête, un léger soupir s'échappa de sa bouche.

Vas-y doucement, et tu devrais y arriver.

Et elle posa son pied sur la première marche. Poussa sur ses muscles et ramena son autre pied sur la deuxième marche. Pas de tournis. Elle répéta l'opération, lentement, et la répéta encore, montant marche après marche. Elle prit un rythme et ne le quitta pas, un pied après l'autre, la main lâchant la rampe et la rattrapant un peut plus haut, soufflant et inspirant entre chaque effort. Concentrée sur ses gestes, attentive au moindre digne de vertiges, elle n'entendit pas les bruits de pas venant du haut de l'escalier, si bien qu'a mi-chemin, elle sursauta de surprise en se retrouvant nez à nez avec Gard. Il lui sourit et elle lui rendit son sourire, c'était plus fort qu'elle, elle ne pouvait s'en empêcher, elle était littéralement sous son charme.

- Vous êtes en avance, je ne vous attendais pas de si bonne heure.

- Oui, je sais, bredouilla-t-elle embarrassée. Mais il faut que je vous parle, un petit souci¿ sans doute de faible importance, mais tout de même.

Gard eu une fraction de seconde un air affolé, l'angoisse est passée tellement vite sur son visage que Bénédicte n'arrivait pas à savoir si elle l'avait bien vu ou seulement imaginé.

- Que vous arrive-t-il ? Es-ce grave ?

- Non, non, je ne crois pas rassurez-vous. Juste quelques vertiges, c'est arrivé hier soir et un petit peu ce matin. Avec tout ce qui m'arrive en ce moment c'est sans doute du à¿

Il la coupa net, posant une main affectueuse sur son épaule et lui souriant tendrement. Elle le regardait sans comprendre, une pointe d'interrogation exprimée par un froncement de sourcils.

- Tout ceci est normal ma chère.

Lentement, avec douceur il fit glisser sa main le long du cou de Bénédicte, effleurant son sein il termina son geste en laissant peser sa main sur son ventre, la regardant droit dans les yeux.

- Nous avions un accord.

Et je file écrire la suite, ça se bouscule plus vite que mes doigts :coeur: :blush:

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
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- Un accord ?

Bénédicte baissa lentement la tête vers son ventre, posa lentement sa main sur celle de Gard. Elle releva doucement la tête et posa son regard sur Gard, qui la regardait en souriant légèrement.

- Un accord¿

Bénédicte cru défaillir, ses yeux s'agrandirent, sa bouche s'ouvrit sans qu'aucun n'en sorte, elle se senti tourbillonner, mais cette fois-ci ce fut agréable, elle était emportée par un élan de bonheur et de joie. Etait-ce vraiment possible ? Ne comprenait-elle pas les choses de travers ? Elle se raccrocha à la rampe de sa main libre, c'était insensé, impossible, si vite, et pourtant.

- Vous voulez dire que¿

Gard accentua son sourire et inclina doucement la tête.

- Je suis enceinte ?

- N'était-ce pas ce que nous avions convenu ?

Bénédicte s'appuya de tout son corps sur la rampe et se laissa glisser jusqu'à s'assoir sur les marches. La main toujours sur son ventre, y avait-il vraiment sa fille à l'intérieur ? Comment pouvait-elle y croire ?

- C'est-à-dire que¿ Je ne voyais pas les choses comme ça¿ Je n'ai même pas totalement rempli ma part du marché¿

- Mais moi non plus ma chère.

Bénédicte referma la bouche avec un air renfrogné, tout d'un coup tout espoir s'échappa d'elle comme aspiré par cette nouvelle. Quelle est cette chose qui fait son nid dans ses entrailles si ce n'est pas son enfant perdu ? Elle senti cette grande vague de dépression l'envahir à nouveau, comme à la maternité, comme à son retour à l'appartement, comme dans ses semblants de sommeil dans un lit vide à attendre. Elle senti les larmes lui piquer les yeux, Non pas ça, elle ne voulait pas. Elle pressa ses deux mains sur ses paupières tentant d'endiguer le flot salé de ses larmes. Gard se pencha lentement vers elle pour tenter de la réconforté, elle le repoussa violement écartant ses bras et se relevant vivement.

- Non ! Je ne comprends plus rien, A quoi jouez-vous ? Pourquoi vous ais-je fais tant confiance ? J'aurais du me méfier ! Ah ! Que de belles paroles, je savais bien que tout ceci était impossible !

La colère montait en elle, comme si toute la rage qu'elle avait éprouvée après le drame Dana sortait enfin de son c¿ur. Comme si elle réglait ses comptes, comme si elle ouvrait enfin son c¿ur saturé de peine à Charles, sauf que c'était envers Gard que ses tirs étaient lancés.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
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:blush: Enfiiiiiiiiiiiin !!! Allez Béné, allez Pandore, haro sur Gard !!! :coeur:

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

Faut que j'me relise mon début :blush: parce que depuis quelques temps j'avais l'idée que bénédicte se sonde le bide et découvre que le bébé n'est pas une fille et qu'elle se fâche tout rouge contre Gard.

Et j'métais relu et j'me suis rappelée que Gard avait dit qu'il y avait une forumule précise et difficile pour faire revenir les morts :coeur: du coup j'me suis rattrappée :coeur:

Demain j'ai des choses à écrire plein la tête :snif:

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arnaud4699 Membre 8 291 messages
T'as déjà vu un singe tomber d'un arbre ?‚ 49ans
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Vas-y Bénédicte !!! Mors zy l'oeil !!! Arrache zy l'oreille !!!

Bouffe le tout cru ce salopiaud !!! :snif:

:bo: De quoi ? Comment ça j'ai l'air énervé ? :bo:

:) :o :p

Oserai-je le dire ?... :blush:

:coeur: Oh et puis oui, j'ose: ENCORE !!!.... :p

Un gros bisou à ta puce :coeur: (et à mon écrivain favori, oeuf corse... :D )

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

- Laissez-moi seulement vous expliquer.

Elle aurait voulu hurler, elle aurait voulu exploser, faire sortir tout ce surplus de colère et de haine, écoutait ce que lui murmuraient ses sens. Assouvir ce besoin pressant qui se traduisait par des milliers de petits fourmillements qui lui démangeait l'avant bras, se poursuivait dans la main en titillant chacun de ses doigts. Lever, abaisser, frapper ! Mais quelque chose la retenait, elle ne savait pas vraiment quoi, une sympathie, une attirance, de l'amour ? Tous ces sentiments mélangés, c'est ce que ce vieux magicien lui inspirait.

Elle soupira lentement en se rasseyant sur les marches.

- Je vous écoute.

- Je vous ai parlé de formules puissantes. Nous n'en sommes qu'au début du processus. Pour faire revenir une âme, il nous faut un corps à habiter.

Il lui prit tendrement la main, caressant ses doigts un a un.

- Nous devons attendre que l'enfant dans votre ventre soit fort, pour que l'âme de votre fille puisse y loger sereinement. Je ne me sentais pas le c¿ur de vous faire attendre le temps notre victoire, puis encore neuf longs mois. Voyez ceci comme un acompte. Vous avez fait la moitié de votre promesse en apprenant, en acceptant, et en travaillant dur. Je fais ici la moitié de la mienne.

Elle regardait ses grandes mains effleurer lentement ses petits doigts. Il stoppa son geste et vint poser doucement la main sur sa joue afin qu'elle relève la tête vers lui.

- Et j'espère ardemment, Ma douce Bénédicte, Qu'une fois notre marché achevé, vous me donnerez l'immense honneur de vivre à vos côtés, de veiller sur vous et cet enfant.

A ces paroles, son c¿ur s'empli de oie, et redevint léger, insouciant, vivant. Elle sourit et posa délicatement sa main sur celle de Gard. Les joues empourprées, le c¿ur battant la chamade, comme une enfant.

- Rien ne me ferait plus plaisir que de vivre à vos côtés Gard.

Il se pencha vers elle et pressa sa bouche contre la sienne, s'ouvrant doucement un chemin en elle avec sa langue. Ce baiser fût si intense que le c¿ur de Bénédicte s'enflamma. Elle senti soudain en elle monter un désir fulgurant. Ils auraient été dans ses appartement, elle aurait prit l'initiative de l'entrainer sur le lit pour s'adonner à ce plaisir qui lui brûlait les sens. Mais ici, dans ce grand escalier, elle n'en fit rien. C'est Gard qui l'entraîna en haut des marches, a l'abri des regards dans la grande salle d'entraînement. Elle le suivi sans se faire attendre, guidée par son seul désir, ne pensant qu'à assouvir ce que réclamait son corps.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

Ptin il est trop fort cet enfoiré de Gard. :coeur:

La suiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiite !! :blush:

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arnaud4699 Membre 8 291 messages
T'as déjà vu un singe tomber d'un arbre ?‚ 49ans
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:snif:

Ce salopard ne va quand même pas abuser d'elle comme ça ?!!!... :blush:

:coeur: Bénédicte! Réveille-toi, vite!!! C'est urgent que t'ouvres les yeux, là, hop hop hop !!!...

"On demande des renforts sur le sujet "Je me lance" pour empêcher un abus de pouvoir sur une jeune fille innocente de toute urgence..." Tiens je m'en vais de ce pas créer un topic pour empêcher cette infamie... Non, mais !... :coeur::bo:

Euh, la suite s'il te plaît... :bo:

Modifié par arnaud4699

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

la suite, désolée c'est long à venir :yahoo::rtfm:

42

- Debout ! Réveillez-vous !

Les cinq compagnons sursautèrent et se réveillèrent lentement un à un. Les yeux éblouis par la lumière douce d'une lanterne, devant eux, accroupi sur le sol de terre Boris les contemplais de son regard de glace. Attendant que chacun soit tout à son attention. Mais ses invités avaient apparemment un mal fou à émergé de leur sommeil. Nicolas se frottait intensément les yeux, bâillant à s'en déboîter la mâchoire, il baragouina entre deux bâillements :

- Je n'ai pas vraiment l'impression d'avoir dormi

- C'est normal, vous n'avez dormi que deux ou trois heures, mais nous avons des choses à faire et à organiser rapidement !

L'¿il hagard, tous regardaient Boris sans sembler comprendre ses paroles, savaient-ils au moins où ils étaient ? Boris poussa un gros soupire, il était las, depuis le début de la menace qui les condamnait tous, il ne dormait presque pas, organisait une bataille qu'il savait perdue d'avance, et avait l'impression que rien n'allait assez vite. Il se jeta à terre et s'assit en tailleur face à ses nouveaux invités.

- Vous êtes réveillés ? Vous êtes avec moi là ? Le temps nous manque.

Il scruta brièvement les cinq regards posés sur lui, ils paraissaient éveillés, ça serait suffisant.

- C'est d'accord, pour l'idée que vous avez eu hier soir. Nous avons fait passer un message par pigeon à nos infiltrés. Ils n'attendent plus que vos instructions au sujet du passage, vous les y rejoindrez. Ils échangeront leurs vêtements avec les vôtres. J'espère juste que vous ne vous ferez pas remarquer.

Aucune réaction ne s'afficha sur les visages.

- Vous avez entendu ? Si vous préférez j'annule, vous restez ici !

- Non, non !

Charles s'était levé d'un bond.

- Excusez-nous, nous avons eu des dernières heures éprouvantes et¿ C'est une très bonne nouvelle nous en sommes heureux, nous sommes juste extrêmement fatigués.

- La fatigue ne doit en rien impacter vos actes. En ce moment la fatigue ne doit pas exister, je ne connais plus ce mot. Soyez prêts d'ici cinq minutes.

Sur ces mots Boris sorti en rabattant d'un geste sec la bâche de tente derrière lui. Charles se rassit regardant ses camarades, se demandant comment tout ceci était arrivé. Il le savait bien sûr, mais tout était tellement irréel, jamais il n'aurait cru tout ça possible, tout était arrivé si vite. Il se releva soudain et sorti à la poursuite de Boris sans prêter attention aux questions hébétés des quatre autres.

Il rattrapa Boris et l'attrapa par le bras. Se retournant couper dans son élan, celui-ci le regarda d'un regard sombre empli de colère. Charles le lâcha immédiatement, montrant ses mains en l'air pour signifier ses intentions pacifiques.

- Attendez !

- Qu'est-ce qu'il y a encore ? Je n'ai pas de temps à perdre !

- S'il vous plait, juste une minute.

Boris leva les yeux au ciel et croisa les bras sur sa poitrine.

- Je vous écoute.

- Je suis désolé, c'est vrai nous n'avons pas bien réagit. Vous savez, ma vie est complètement dévastée depuis un bon moment, et ces derniers jours c'est devenu¿ Je ne saurais même pas comment la qualifiée. Mais aujourd'hui vous me donnez un espoir, une chance d'avancer, de remettre ma vie sur pied, ou du moins de la rendre un peu moins chaotique. Je vous remercie, merci d'avoir accepté, de nous donner cette possibilité.

Quelque chose vacilla légèrement dans le regard de Boris, le bleu se fit moins dur, plus doux, plus limpide. Ce fût furtif, à peine quelques secondes, mais Charles eu le temps de capter cette humanité qui se cachait derrière la pierre.

- Ne me remerciez pas, chacun de nous y voit un avantage. Il est vrai que d'avoir vos deux compagnons à nos côtés nous sera fort utile. M'a décision n'est pas désintéressée, nous avons besoin du pouvoir du jade.

- Merci quand même, vraiment.

Charles s'éloigna vers la tente, Boris le regarda un moment, perplexe. L'avait-on déjà remercié ainsi ? S'était-on déjà confié à lui de cette manière ? Il avait beau réfléchir, jamais personne ne s'était conduit de la sorte envers lui, du moins pas depuis l'accident. Il refoula ces pensées, il ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant. Se ressaisissant il reprit son chemin vers sa tente.

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)

:rtfm: Charles va se mettre avec Boris et Gard avec Bénédicte ??!!

:o°

Ptin j'ai été obligée de relire un peu avant pour me remettre dans le bain ! Pense aux vieilles STP Pandore, nos mémoires flanchent ! :yahoo: (ou comment demander gentiment une suite plus rapide :o° )

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

43

- Aurore ?

Elle avait presque atteint la porte, chargée du lourd plateau du petit déjeuner. Son travail ici pour la matinée était pourtant bien fini. Comme tous les jours depuis qu'elle était arrivé. Aurore réveillait, Aurore nettoyait, Aurore habillait, Aurore assistait à la collation, puis Aurore s'en allait. Ce matin, elle était particulièrement silencieuse, Aurore avait bien senti que quelque chose n'allait pas dans le bon sens mais ce n'était pas son rôle d'en parler. Et là, alors qu'elle allait enfin quitter cette chambre¿

-Aurore ?

Elle se retourna lentement, la vaisselle s'entrechoquât doucement sur le plateau, emplissant la pièce d'un faible son cristallin.

- Oui ?

Bénédicte se leva soudainement du canapé, pris le plateau des mains d'Aurore et le posa au sol. S'emparant ensuite des mains délicates de la jeune fille elle l'entraîna jusqu'au canapé où elles s'assirent ensemble.

- Ce n'est pas convenable, je ne suis pas sensée être assise ici

- Aurore, je ne parle pas a grand monde ici, pour ne pas dire à personne, à par Gard.

- C'est qu'il y a peu de Dame comme vous en ces lieux.

- Aurore, j'ai besoin de me confier. Depuis que je suis arrivée ici¿ Tout est allé si vite, tout à été si brutal, j'ai besoin d'en parler à quelqu'un d'autre que Gard.

- Mais¿

- Et aujourd'hui, aurore, aujourd'hui il m'arrive quelque chose de si inespéré !

- Je ne peux pas vous être d'un grand secours, hélas.

Aurore amorça sa levée et fût brutalement rassise par Bénédicte la tirant par le bras.

- Aurore, je ne peux me confier qu'à vous, s'il vous plait.

- Malheureusement¿

- Je me fiche des statuts Aurore, pour moi nous n'avons aucunes différences.

- Ce n'est pas ça, juste qu'a partir de demain je ne m'occuperais plus de vous, j'en suis navrée.

Bénédicte resta sans voix. Elle avait commencé à s'habituer, à se recréer un petit univers avec des repères connus qu'elle rencontrait tous les jours, qui la rassurait. Et voilà que tout allait une nouvelle fois partir en éclat, un élément apaisant allait être remplacé par un élément inconnu auquel il faudra s'adapter de nouveau.

- Mais¿ Pourquoi ? J'ai fait quelque chose ? Ou quelqu'un à demander à ce que vous ne m'approchiez pas ?

- Non, non, rassurez-vous rien de tout cela. Je m'en vais, la famille, vous comprenez. Avec ce qu'il se passe, les tensions sont de plus en plus palpables dans le royaume, quand tout ça éclatera¿ Je dois retourner auprès des miens.

- Bien sûr, oui¿ Je comprends.

Bénédicte semblait abasourdie, sous le choc. Aurore s'en voulu à cet instant, cette femme n'avait pas vécu des jours paisibles ces derniers temps, elle comprenait sa détresse mais elle n'avait pas le choix. Que pouvait-elle faire pour apaiser sa peine ?

- Croyez-moi, j'aurais préférer rester ici, si j'avais pu faire autrement¿

Pas de réaction, Oui elle était triste à l'instant, mais d'ici peu elle allait retrouver les siens, tout ce qu'elle vit ici sera terminer, elle rentrera dans son monde, retrouvera sa vie. Ce n'était qu'un dur moment à passé, Aurore le savait, mais ne pouvait lui dire.

- Vous allez me manquer, je penserais à vous tous les jours.

Elle se releva et parti lentement en direction de la sortie. Arrivée à hauteur du plateau, elle se retourna. Bénédicte était toujours dans la même position, ses yeux brillaient emplis de larmes. Elle retourna auprès d'elle et la serra dans ses bras, elle senti Bénédicte lui rendre son étreinte et lui murmurer à l'oreille : « Vous me manquerez aussi beaucoup Aurore. ». Elle ne pouvait rien lui dire mais pouvait tout de même faire des recommandations. S'écartant lentement, elle regarda Bénédicte droit dans les yeux.

- Prenez soin de vous, et méfiez vous de Gard.

- Aurore, nous en avons déjà¿

- Je vous en conjure ! Restez sur vos gardes.

Pour la dernière fois, Aurore se leva, pris son plateau et quitta la pièce. Bénédicte resta assise, perplexe, sa main se posa machinalement sur son ventre.

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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

:p :cray:

Bon, je suis désolée mais ça va et ça vient mes envies d'écrire, mais là je vais m'y remettre à fond, je me relis et ensuite j'embraye sur la suite.

Mais un doute me submerge, si vous êtes encore dans les parages, j'aimerais vous poser une question :p

Je me tâte quand au temps à utiliser en fait, je me dit qu'au présent, ça peut êut-être être mieux, mais j'arrive pas à me décider :o

Alors avant de tout changer pour finalement me dire que non c'était mieux avant (j'ai quand même 185 pages word :p), j'aimerais l'avis de "lecteurs" :p

Je vais vous mettre le début initial et au présent, vous pouvez me dire ce qui est le mieux? ;)

Initial :

Peu à peu ses membres se dégourdirent et elle commença à émerger d'un sommeil morne et sans rêve. Elle ressenti, doucement d'abord, puis de façon plus brutale, un contact froid et glacé sous ses bras, ses mains et ses jambes. Cela lui rappelait la mousse humide et fraîche, loin dans ses souvenirs d'enfance ; ou peut être dans ses rêves. Elle prit vaguement conscience que quelque chose n'allait pas. Où étaient ses draps chauds et son édredon moelleux ? Pourquoi n'était-elle pas confortablement installée dans son lit, sentant à ses côtés la présence de Charles ?

Elle ouvrit les yeux avec précaution, craintive qu'une lumière trop vive, après ces longs instants d'obscurité totale, ne lui brûle les yeux.

Que se passe-t-il ? Je ne vois rien !

Paniquée, elle ouvrait et fermait les yeux de manière convulsive. Devant elle, s'étalait un noir intense et brut qui l'enveloppait de sa pénombre. Une obscurité presque palpable tant elle était omniprésente. Apeurée, elle resta allongée à fixer un point invisible dans cette noirceur. Dans sa tête cognait une douleur intense qui martelait ses tempes au rythme des pulsation de son c¿ur. Des spasmes lui faisant ouvrir et refermer les poings, ses doigts prirent conscience de l'aspect rugueux du sol sur lequel elle était étendue, fronçant les sourcils, elle balaya de sa main l'espace autour d'elle. Aussi loin que sa main pouvait aller, ce même contact froid, humide, dur.

Au présent :

Peu à peu ses membres se dégourdissent et elle commence à émerger d'un sommeil morne et sans rêve. Elle ressent, doucement d'abord, puis de façon plus brutale, un contact froid et glacé sous ses bras, ses mains et ses jambes. Cela lui rappelle la mousse humide et fraîche, loin dans ses souvenirs d'enfance ; ou peut être dans ses rêves. Elle prend vaguement conscience que quelque chose ne va pas. Où sont ses draps chauds et son édredon moelleux ? Pourquoi n'est-elle pas confortablement installée dans son lit, sentant à ses côtés la présence de Charles ?

Elle ouvre les yeux avec précaution, craintive qu'une lumière trop vive, après ces longs instants d'obscurité totale, ne lui brûle les yeux.

Que se passe-t-il ? Je ne vois rien !

Paniquée, elle ouvre et ferme les yeux de manière convulsive. Devant elle, s'étale un noir intense et brut qui l'enveloppe de sa pénombre. Une obscurité presque palpable tant elle est omniprésente. Apeurée, elle reste allongée à fixer un point invisible dans cette noirceur. Dans sa tête cogne une douleur intense qui martèle ses tempes au rythme des pulsations de son c¿ur. Des spasmes lui faisant ouvrir et refermer les poings, ses doigts prennent conscience de l'aspect rugueux du sol sur lequel elle est étendue, fronçant les sourcils, elle balaye de sa main l'espace autour d'elle. Aussi loin que sa main peut aller, ce même contact froid, humide, dur.

avec quelle version êtes-vous le plus à l'aise? Quelle version vous imprègne le plus, quelle version vous intègre le plus à l'histoire?

Merci beaucoup!!!!

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Invité chat_ooo
Invité chat_ooo Invités 0 message
Posté(e)

le présent....

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Chapacha Membre+ 21 021 messages
Folle de chats, yo !‚ 48ans
Posté(e)
:cray: Pour moi le passé. Te voilà bien avancée. :o

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Evasive Membre 19 606 messages
Dingotte à plein temps !‚ 87ans
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Maïwenn Membre+ 16 546 messages
Vache Normande‚ 35ans
Posté(e)

Bon, finalement je vais laisser comme c'est :cray:

Parce que moi-même penser à écrire au présent, ça me vient pas tout seul faut que je fasse un effort, donc bon, c'est pas naturel pour moi

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