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Pour la première fois, un virus marin est passé chez l'homme, déclenchant une infection oculaire inconnue

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Doïna

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Doïna Membre+ 19 837 messages
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Bonjour,

Tout commence par des symptômes qui ressemblent à ceux d'un glaucome: une pression anormalement élevée dans l'œil, une inflammation, des douleurs. Sauf que pour les 70 patients et patientes inclus dans une étude chinoise récente, la cause n'avait rien à voir avec les virus déjà connus en ophtalmologie. Tous se sont révélés porteurs du «covert mortality nodavirus» (CMNV), un pathogène jusque‑là uniquement identifié chez les crevettes, crabes, poissons et autres animaux aquatiques –jamais chez l'être humain.

Cette nouvelle maladie a été baptisée POH‑VAU, pour «persistent ocular hypertensive viral anterior uveitis», une uvéite antérieure virale avec hypertension oculaire persistante. Elle touche la partie avant de l'œil et peut, dans les cas les plus graves, endommager le nerf optique de façon irréversible, jusqu'à entraîner une perte de vision. Dans la cohorte étudiée, environ un tiers des patients ont dû être opérés pour contrôler la pression intraoculaire, et l'un d'entre eux a perdu définitivement une partie de la vue.

Ce qui rend cette découverte particulièrement marquante, c'est qu'elle constitue une première documentée dans l'histoire des zoonoses virales.

L'enquête d'exposition montre qu'environ 71% des cas d'infection concernaient des individus en contact fréquent et non protégé avec des animaux aquatiques: aquariophiles, pêcheurs, employés de poissonneries ou cuisiniers manipulant poissons et crustacés à mains nues, ainsi que des personnes consommant régulièrement des produits de la mer crus. Les auteurs évoquent aussi des transmissions possibles au sein des foyers via le partage d'ustensiles ou de surfaces contaminées, même si ces scénarios restent difficiles à documenter précisément.

Pour mesurer l'ampleur du problème, l'équipe de l'Académie chinoise des sciences de la pêche à Qingdao a élargi la focale. Elle a testé 523 animaux aquatiques sauvages ou d'élevage, prélevés sur six continents (Asie, Amériques du Nord et du Sud, Europe, Afrique et Antarctique). Résultat: le CMNV est détecté partout, dans 49 espèces différentes –crevettes, crabes, poissons, concombres de mer, balanes, etc. Chez ces animaux, le virus provoque léthargie et décoloration...

Article entier :

https://www.slate.fr/sante/virus-marin-faune-crevette-poissons-homme-infection-oculaire-crustaces-patients-transmission-pathogene-epidemie-mondialisation-sanitaire

  • Peur 1
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