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Giorgia Meloni veut en finir avec les centres sociaux autogérés, hauts lieux de l’action culturelle

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Marcuse

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Marcuse Membre 1 865 messages
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Ce 31 janvier, la gauche italienne se mobilise à Turin pour défendre les centres sociaux. Ces espaces autogérés et souvent populaires accueillent de multiples initiatives sociales et culturelles. Ils sont la cible du gouvernement d’extrême droite.

Depuis les bancs de l’opposition qu’elle occupait alors, Giorgia Meloni avait brandi la menace il y a huit ans. « Dans mon Italie, ces salopards prendront dix années de prison et on videra tous les centres sociaux », promettait la cheffe de file des Frères d’Italie (Fratelli d’Italia, parti d’extrême droite post-fasciste) après la violente prise à partie d’un policier par plusieurs militants affiliés, selon les reconstitutions de la presse, aux « centres sociaux » – ces lieux occupés et autogérés qui ont essaimé sur toute la péninsule. Aujourd’hui parvenue à la tête du pays, l’élue romaine a certes modéré son langage mais sa promesse, elle, semble toujours tenir.

C’est ainsi qu’en août 2025, les forces de l’ordre ont pris le contrôle du centre social Leoncavallo à Milan, installé dans une ancienne usine de papier, mettant définitivement au pas un demi-siècle d’engagement dans les périphéries d’un Milan en profonde mutation sociale et économique. Viendra ensuite, en décembre, le tour de l’Askatasuna, ouvert en 1996 au cœur de Turin, et devenu au fil des années un vivier de contestations : de la lutte des No-Tav, contre la ligne de train à haute vitesse entre Lyon et la capitale piémontaise, au soutien au peuple kurde et surtout à la cause palestinienne, notamment depuis l’écrasement de la bande de Gaza par Israël après les attaques perpétrées par le Hamas le 7 octobre 2023.

Cet hiver, plusieurs débordements notables de la part d’activistes, dont une spectaculaire intrusion au sein des bureaux du quotidien turinois La Stampa, servent de prétexte à la prise de contrôle du lieu par la police dans un climat particulièrement tendu. Entraînant au passage la rupture d’un « pacte de collaboration » initié deux ans plus tôt entre l’Askatasuna et la municipalité de centre gauche. 

Une histoire qui remonte à la fin des années 1970

https://basta.media/Giorgia-Meloni-veut-en-finir-avec-les-centres-sociaux-autogeres-hauts-lieux-de-l-action-culturelle

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