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Hérissonne

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À propos de Hérissonne

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    Forumeur survitaminé
  • Date de naissance 03/03/1961

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    Nature, photo animalière, lecture

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  1. Bon, je commence à en avoir marre de me faire agresser sur les différents topics touchant à Haïti. Si je mentionne l'équipe franco-suisse, c'est pour que les gens sachent à quoi je me réfère, pour ceux qui suivent le fil depuis le début. J'aurais pu mentionner le nom de l'association, à la place, comme ça, je n'aurais pas indiqué les nationalités... Mais à ce moment-là, on m'aurait reproché de trop la ramener sur une association en particulier :blush: . Maintenant, puisque la polémique semble plus intéressante que les infos reçues de personnes qui sont sur le terrain, et que le fait de mentionner une relation personnelle avec un membre d'une équipe semble en agacer plus d'un (qui ne fait évidemment rien d'autre que critiquer devant son écran), je renonce à participer à ce forum. Malheureusement, quel que soit le sujet, la plupart des intervenants ne cherchent qu'à se montrer désagréables, ou à faire des attaques personnelles, sans rien apporter d'intéressant aux débats, et, le plus souvent, sans rien connaître au sujet concerné.
  2. Action contre la faim a précisément dit aujourd'hui, à 13h00, que sur les millions qui avaient été versés en faveur des associations humanitaires, leur association n'en avait vu qu'une très, très petite partie... et qu'ils ne comptaient pas recevoir beaucoup plus d'argent. Tout le problème est précisément dans la répartition des dons. Une autre association, Terre Solidaire, ne reçoit qu'un pourcentage infime des dons faits via des groupes comme la Fondation de France, et, pourtant, ils font partie de ceux qui étaient déjà sur place avant, et qui y seront encore une fois que les médias n'y seront plus. Loin de moi l'idée de polémiquer, mais plutôt l'envie de dire aux gens: ne donnez pas tout maintenant, ne donnez pas à d'immenses structures qui n'étaient pas présentes en Haïti avant le séisme... et qui n'y seront le plus souvent plus dans quelques semaines. Si on veut vraiment aider Haïti, il faut prendre le temps de se renseigner un peu, et de s'assurer que le don que l'on fait ne va pas faire partie d'un immense budget global de fonctionnement d'une ONG, pour un très petit pourcentage réellement utilisé sur le terrain. Ce que je raconte-là ne touche pas toutes les associations humanitaires, mais si on se penche sur les comptes, rendus publics chaque année, de certaines associations, on ne peut que constater certaines dérives par rapport aux annonces faites. Ou alors, partir sur place pour donner de son temps et de ses compétences...
  3. Vous aurez constaté que, jusqu'à présent, mes messages étaient orientés vers l'aide apportée à Haïti, et je continuerai de vous donner des nouvelles de ceux qui vivent la situation sur place, quand j'en aurai. Par contre, j'avoue ne pas adhérer au déferlement d'actions médiatiques, et parfois musicales, qui a lieu depuis une dizaine de jours. S'il est évident que Haïti aura besoin de financement pour se reconstruire, que les personnes blessées auront encore besoin pendant longtemps de soins post-opératoires, de prothèses, etc., je suis tout de même effarée de voir à quel point tous les regards sont à présent uniquement focalisés sur ce pays, source de toutes nos attentions, et pour lequel chacun d'entre nous devrait faire un geste financier. Ce tremblement de terre a brusquement mis en lumière la misère abominable dans laquelle vivent les Haïtiens depuis des décennies, et les réactions sont purement émotionnelles. Tant mieux si les associations qui oeuvrent réellement dans ce pays, et depuis très longtemps, bénéficient d'un soutien financier important, après avoir eu bien du mal à mobiliser les gens pendant des dizaines d'années... Mais je regrette que tous les autres pays qui vivent dans une misère toute aussi grande, qui n'ont jamais d'eau potable, restent livrés à eux-mêmes, avec une poignée de volontaires pour les aider, sans aucun moyen financier. Les milliards que les Européens auront donné pour Haïti (je parle ici de la population, pas des gouvernements), empêcheront les campagnes de dons en faveur d'autres pays: les gens auront déjà donné, et rares sont ceux qui sont prêts à donner à plusieurs reprises dans l'année (ou qui ont les moyens de le faire). Ce que je veux dire par là, c'est qu'Haïti a, en quelque sorte, occulté toute la misère du monde. Et que lorsque les médias se seront définitivement éloignés de ce pays, devenu insuffisamment porteur d'images intéressantes pour le JT, la reconstruction se fera très, très lentement, que les soins ne seront pas donnés comme ils pourraient l'être compte tenu des sommes colossales versées par Monsieur-tout-le-monde. Vous verrez que, malheureusement, dans 2 ans, ou dans 4 ans, une équipe d'un magazine d'actualité retournera là-bas, pour voir ce qu'est devenu Haïti, après le séisme... Et que, comme pour tous les autres pays ayant bénéficié d'un élan de solidarité énorme dans le passé (Thaïlande, Sri Lanka, par exemple), la reconstruction se sera arrêtée peu après le départ des médias étrangers, que les blessés amputés auront été très peu nombreux à avoir été appareillés, et que la misère sera la même qu'avant le tremblement de terre. Des associations oeuvrent toute l'année, et depuis très longtemps, dans les pays les plus pauvres de la planète. Ceux-là, reprendront leur travail, souvent à zéro (par exemple pour rendre l'eau potable), apporteront leur aide au quotidien aux Haïtiens. Mais l'immense élan de générosité, cette mobilisation touchante, n'auront eu qu'un tout petit impact sur la vie des Haïtiens... parce que l'argent aura été géré par des personnes extérieures au pays, et non pas distribué aux principaux intéressés. Parce que les lobbies vont se battre pour obtenir des chantiers de reconstruction à coup de pots de vin versés aux gouvernants, parce qu'il faudrait un changement beaucoup plus radical pour modifier le niveau de vie de ce pays, que les millions ou milliards versés par des gens compatissants au malheur d'un peuple.
  4. Les équipes chargées de chercher des survivants sous les décombres avaient commencé à quitter POP, mais certaines équipes françaises ont finalement changé d'avis, après avoir retrouvé un jeune homme vivant, et en bonne santé. Celui-ci avait été enseveli sous un supermarché, et il aurait trouvé des boissons type soda à boire: sucre+liquide=survie :blush: Quant à l'équipe franco-suisse qui travaillait dans l'hôpital de campagne américain jusqu'à hier, on lui a demandé d'aller aider les secours installés dans l'enceinte de l'ambassade de France, les Américains ayant suffisamment de personnel pour faire fonctionner leur hôpital. D'autres zones de POP deviennent très dangereuses, et la plupart des équipes de secouristes ont renoncé à y pénétrer, à cause des agressions toujours plus nombreuses, et assez peu relayées par les médias, parce que cela ferait désordre, alors qu'il y a plus de 12000 militaires américains sur place, plus des équipes de l'ONU. Cela donnerait aussi une mauvaise impression de la population haïtienne, pour laquelle la générosité internationale a été colossale, et en faveur de laquelle des manifestations (concerts par exemple) continuent à être organisées. L'absence de soins, dans certains quartiers et certaines villes, l'absence de nourriture aussi, provoquent évidemment un sentiment d'abandon extrême pour toute une partie de la population. Certaines personnes ont vu sortir des proches vivants des immeubles en ruine... et mourir après deux jours, faute de soins. Ce n'est pas la faute des humanitaires, qui ont essayé de faire de leur mieux compte tenu des circonstances, mais il n'y a pas d'adjectif pour qualifier le drame humain qui se vit là-bas.
  5. @Karbomine Là, je comprends mieux tes propos, un peu plus nuancés. Je partage ton inquiétude au sujet des enfants.
  6. Des nouvelles toutes fraîches de l'équipe franco-suisse: ils travaillent toujours dans l'hôpital de campagne américain, où il y a 500 lits et 3 blocs opératoires. Les médecins bossent 24h/24, il y a des Américains, des Portugais, des Français et des Suisses qui se relaient en permanence. Les équipes spécialisées dans la recherche de personnes sous les décombres quittent Haïti les unes après les autres.
  7. La traduction du texte d'hier soir (communiqué de MSF, qui était en anglais) est terminée, voir deux messages plus haut :blush: . Si d'autres personnes reçoivent des nouvelles directes, n'hésitez pas à nous les faire partager: ça constitue toujours un autre son de cloche que ce que l'on voit à la télé... qui a relégué Haïti à l'arrière-plan de ses journaux télévisés, une nouvelle chassant l'autre avec une rapidité incroyable.
  8. @Karbomine Et toi, comment peux-tu faire de telles affirmations? Il faut n'avoir jamais rien vécu de proche de cette situation, pour ne pas comprendre qu'il y a de nombreuses alternatives à tes propos, au demeurant très hostiles à Théophane. Mais, de toute façon, ce sujet devrait être clos, le principal intéressé ne venant plus du tout sur le sujet, en tout cas de manière visible, depuis une semaine.
  9. Traduction du texte de MSF d'hier Les équipes de MSF, à Port-au-Prince et aux alentours, sont toujours essentiellement occupées à traiter et opérer les victimes du séisme d'il y a neuf jours. Ces opérations ont eu lieu dans la plus grande structure hospitalière de MSF dans la capitale. Les nouvelles missions consistent en l'installation de cliniques mobiles dans la capitale, à améliorer l'approvisionnement en eau, et à planifier les soins post-opératoires. Avec plus de 900 patients qui sont passés entre les mains des chirurgiens de MSF, et le nombre croissant de patients souffrant de problèmes rénaux nécessitant des dialyses indispensables à leur survie, il y a un besoin important de spécialistes qui puissent dans certains cas agir à long terme, tels que kinésithérapeutes ou psychologues. Au fur et à mesure, il y a eu un afflux de matériel chirurgical à Haïti, grâce à l'installation d'autres organisations médicales, et par le biais militaire. Les soins post-opératoires vont devenir une priorité sous peu, et MSF commence à organiser des unités consacrées à ces soins. Quand vous avez tant de personnes souffrant de blessures profondes, fractures ouvertes et membres écrasés, le plus et le plus vite vous pouvez agir, le mieux c'est, indique Xavier Lassalle, l'un des principaux conseillers médicaux de MSF. Mais répondre à tous ces besoins chirurgicaux et médicaux prendra des mois, et la plupart des équipes médicales d'urgence ne resteront pas plus de quelques semaines. La plupart des blessés ont des blessures infectées aux membres, qui nécessiteront plusieurs opérations, puis une chirurgie réparatrice et orthopédique. Ceci implique des soins post-opératoires qui dureront plusieurs semaines. Les efforts pour sécuriser les espaces nécessaires au travail actuel de MSF ont aussi dû être adaptés suite à la réplique sismique d'hier. A l'hôpital de Carrefour, l'un des hôpitaux clés dans les soins chirurgicaux et de médecine générale, l'équipe s'emploie à préparer de nouveaux locaux, dans l'école voisine, puisqu'il est devenu évident que la sécurité n'est plus assurée dans les locaux actuels de l'hôpital. Des tentes supplémentaires ont également été installées sur le sol. Parallèlement, des ingénieurs spécialisés ont vérifié la stabilité des hôpitaux à Choscal et Pacot, après la réplique de 6.1. L'hôpital de Choscal est encore suffisamment sûr pour permettre la poursuite des soins, même si les patients préfèrent rester dehors, sous des tentes. Mais le bâtiment de Pacot menace de s'effondrer, l'équipe est donc en train d'organiser le transfert des patients vers un autre lieu.Comme l'installation de l'hôpital gonflable a pris forme, l'équipe de MSF prend actuellement toutes les dispositions au niveau logistique, pour permettre le transfert des patients nécessitant des interventions chirurgicales dans les 100 nouveaux lits. Pour la première fois depuis l'arrivée de cette catastrophe, MSF a pu commencer à se déplacer avec des cliniques mobiles dans différentes parties de la ville.Des équipes se déplacent ainsi dans les environs de Carrefour Feulle et Delmas 77, à la recherche des personnes qui auraient besoin de soins suite au tremblement de terre, ou qui ont d'autres besoins médicaux. Parallèlement, une autre mission a été entreprise, qui consiste à approvisionner en eau 7000 personnes qui ont perdu leur logement. En-dehors de la ville, MSF continue de se déployer sur des zones où les soins médicaux manquent. Le travail a commencé à Leogane, avec des consultations chirurgicales ou de médecine générale, tandis que des équipes mobiles ont pris contact avec les populations de Grand Goave et de Duforf, où une vingtaine de personnes nécessitant des soins chirurgicaux urgents ont déjà été trouvées. Voilà pour la traduction :blush: !
  10. Pour ceux qui lisent l'anglais, je joins un rapport de MSF au 9ème jour, reçu aujourd'hui d'un ami qui travaille pour MSF. Je n'ai pas le temps de le traduire maintenant, j'essayerai de vous le faire demain. UPDATE DAY 9 The MSF teams in Port au Prince and beyond are still mainly occupied with treating and operating on those who were injured in the quake nine days ago. And that has meant a continuing focus on their operating theatres in the larger MSF hospital structures in the capital. But there are new challenges being taken on too with the start of mobile clinics in the capital, of water provision and of efforts to plan for post operative care. With more than 900 patients having passed through MSF's surgical facilities and increasing numbers of patients with renal failure receiving life-saving dialysis, there is already significant need for specialist and sometimes long-term care, such as physiotherapy and psychological support. At the same time there has been an overall expansion of surgical provision in Haiti, as other medical organisations, including the military, have stepped up their work. After- care will soon become very demanding and MSF is starting to organise post operative care units. When you have so many injured people with deep wounds, open fractures and crushed limbs, the more and the faster you can proceed, the better it is, explains Xavier Lassalle, one of MSF's specialist medical advisors. But providing for these surgical and medical needs will take months and usually many of these emergency surgical teams stay no more than a few weeks. Most of the wounded have infected wounds in their limbs and they will have to undergo several cleaning operations in theatre, and then often orthopaedic and reconstructive surgery. This requires post-operative care for several weeks. The efforts to secure adequate space for MSF's existing work are also having to cope with the consequences of yesterday's aftershock. In the Carrefour hospital, which has been one key centre for surgery and general treatment, the team is busy setting up new facilities in a neighbouring school as it has become clear that the main hospsital building is no longer completely safe. There are additional tents in the grounds as well. Meanwhile, specialist engineers checked the buildings' stability at Choscal and Pacot hospitals after the substantial 6.1 tremor. The Choscal hospital is still safe to carry on in the operating theatres though the patients prefer to stay outside in tents. But the Pacot building is at risk of collapsing, so the team is organising the transfer of the patients to another site. As the inflatable hospital takes shape, MSF staff are preparing for the substantial logistical challenge of transferring the patients who still need operations to the new 100 bed wards. For the first time in this emergency, MSF has started mobile clinics in particular parts of the city. So teams are beginning in the Carrefour Feulle and Delmas 77 neighbourhood, locating people who are still in need of treatment following the earthquake or who have general medical needs. At the same time, another project has been started to supply 7,000 people who have lost their homes with drinking water. Outside of the city, MSF teams continue to push out into areas where medical care is lacking. Work has just started in Leogane with surgery and general consultations, while mobile clinics have started to contact people in areas like Grand Goave and Duforf, where some 20 people needing major surgery have already been found.
  11. Reçu des nouvelles ce matin tôt en provenance d'Haïti. Les très grosses structures médicales sont mises en place, et toutes les bonnes volontés (médecins, infirmières, aides-soignants, kinésithérapeutes, etc.) sont recrutées sur place pour venir aider au sein de ces structures, essentiellement installées par les Américains. Les petites associations ont paré à l'urgence absolue, dès le lendemain du séisme pour certaines d'entre elles, avec les moyens à leur disposition, maintenant les soins sont effectués avec une grande quantité de matériel adéquat. Les petites associations sont plus mobiles et peuvent donc intervenir plus vite que les très grosses associations, mais avec moins de moyens à disposition, bien sûr. Certains médecins sont obligés de réopérer des gens qui ont subi une amputation d'urgence, pour que l'amputation permette ultérieurement de mettre des prothèses. Certaines amputations n'avaient en effet pas été faites par des chirurgiens, et les membres coupés ne l'avaient pas été au bon endroit sur le membre, pour permettre de mettre une prothèse... Maintenant, reste à savoir si tous les dons qui auront été faits à Haïti serviront aussi à payer les appareillages nécessaires à un très grand nombre de personnes... Je l'espère.
  12. D'abord quelques nouvelles du groupe d'intervention et de secours franco-suisse, dont je vous ai déjà parlé plus haut. Ils sont toujours à Port-au-Prince, et ont été affectés, dès aujourd'hui, à un hôpital de campagne installé par des Américains, après avoir commencé par prêter main forte à des médecins belges, dans un hôpital devenu inutilisable après le second séisme majeur, de 6.1, qui a eu lieu hier. Ils confirment qu'un certain nombre d'immeubles, qui étaient encore utilisables, ne le sont plus depuis hier. Voici par ailleurs un lien vers un reportage consacré à un médecin haïtien (Télévision Suisse Romande, journal 12h45 aujourd'hui) http://www.tsr.ch/tsr/index.html?siteSect=...25;vid=11738985
  13. Hérissonne

    La migration des oiseaux

    Waou! Où as-tu pris la photo? Dans le grand Nord, et en liberté, ou en captivité (style centre océanographique)? Dans un autre registre, les milans royaux ont commencé leur migration Sud-Nord, et quelques individus ont été repérés en Suisse.
  14. Je viens de recevoir des nouvelles du groupe d'intervention et de secours franco-suisse, qui est parti samedi soir de Haute-Savoie. Après avoir roulé toute la nuit jusqu'à Paris, ils ont pris un avion dimanche matin pour Pointe-à-Pitre (aucun avion possible entre mercredi et dimanche). De là, ils ont pris, le lendemain, un avion pour St-Domingue, où devait les attendre un bus réservé pour leur groupe de secouristes par l'ONU... Mais le bus n'était pas là. Ils ont essayé de trouver des places sur un vol à destination de Port-au-Prince, en vain. Finalement, c'est l'ONU qui les a pris à bord d'un avion mardi. Ils sont arrivés à Port-au-Prince hier soir. Ils ont immédiatement commencé à travailler dans un hôpital réhabilité partiellement par une équipe de Belges. Tiens, c'est drôle, non?, nous n'avons jamais entendu parler d'une équipe belge qui soignait pourtant les Haïtiens dans un hôpital depuis plusieurs jours. Il est sans doute plus porteur, médiatiquement, de parler des Américains, des peoples, des gens qui manquent de tout et n'ont encore vu aucun secours arriver... Depuis, ils travaillent non stop. Ils n'ont pas beaucoup ressenti le tremblement de terre de midi (heure française). Je suis consciente que le travail à faire là-bas est colossal, et que les gens manquent de soins, de nourriture, etc. mais penser qu'il n'y a pas grand-chose de fait, c'est une erreur. Les gens qui sont efficaces, et font tout ce qu'ils peuvent, sont nombreux. Après, l'acheminement des personnes et du matériel reste effectivement très, très, difficile.
  15. Je connaissais ce problème suite à la lecture de livres consacrés à la déforestation au niveau mondial, mais cet article est très intéressant. Merci de l'avoir mis sur le forum, Manhattan. A part ça, il semblerait que, contrairement à ce qu'ont dit quelques journalistes qui sont sur place, des bâtiments se soient écroulés, ou aient achevé de le faire, et que des routes aient souffert un peu plus après le séisme de midi. A ceux qui trouvent injuste la manière dont les secouristes se nourriraient, ou inefficace leur manière d'agir, je signale que la presse, arrivée en masse, loge dans les quartiers les plus chics, et pour certains complètement préservés, sur les hauteurs de Port-au-Prince... Est-ce que vous trouvez cela normal, ou pensez-vous que les équipes de télés, radios, journaux, devraient laisser leurs places dans les maisons à de pauvres haïtiens complètement démunis et affamés, et loger dans la rue ou sous tente pendant les quelques jours qu'ils passeront sur place?
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