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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn
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Macron s'inquiète de la racialisation !!
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de new caravage dans France
Je suis complètement pour l'identité, au contraire : je pense juste qu'on a (heureusement) pas tous la même ! Il y a des tas de choses qui te forge : tes parents (chacun : leur culture et leur religion, leurs régions d'origine, leur idées politiques), tes expériences personnelles, mais surtout ton quotidien, ton environnement, l'environnement médiatique, l'environnement culturel actuel de ton pays (et qui n'est pas homogène, qui est le fruit de plusieurs traditions régionales, importées, etc ...), les groupes que tu côtois, tes lectures, tes passions, ... etc ... etc ... Bizarrement qu'il y ait eu un Napoléon il a 2 siècles n'influe pas directement sur ta personnalité ou qui tu es. -
Macron s'inquiète de la racialisation !!
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de new caravage dans France
Mais c'est tellement con de se revendiquer soi-même d'une histoire dans laquelle nous n'avons aucune responsabilité, en bien ou en mal. La connaître, voir ce qu'elle nous a apporté, oui. Mais c'est autre chose. Au contraire, faire un roman national forcément patriotique, c'est créer de fausses frontières avec les autres, qui font le leur de leur côté, et créer des tensions qui n'ont pas lieu d'être. Mais ce n'est pas le sujet du topic. -
Macron s'inquiète de la racialisation !!
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de new caravage dans France
On le peut sur un projet de société et des valeurs communes. Faire semblant de trouver que les monarques, conquérants, colonsqui imposaient leurs lois aux peuples étaient des chics types, sympas et humains, et qu'ils partageaient des valeurs d'Egalite, de Liberté et de Fraternité, c'est un peu poser des fondaisons sur rien. Ils ont fait l'Histoire de France, mais tous n'ont pas contribué à ce que la France est aujourd'hui, au contraire même pour certains, et c'est beaucoup plus compliqué pour d'autres. Mais le recul historique (vu qu'ils sont tous morts) permet justement d'avoir une vision objective, non binaire, sur notre histoire et les grands hommes qui l'ont marqué. Et l'ont peut tout à fait avec le recul (surtout avec notre vision d'aujourd'hui) regretter nombreux aspects de notre Histoire, en sachant que l'époque n'était pas la même, et que nous n'en sommes pas responsables, juste héritiers. Par contre, le déni ouvre refus de reconnaître des errements passés de notre pays, j'ai toujours trouvé ça plus inquiétant. C'est comme certains qui idéalisent Pétain, pour donner un exemple. -
l assesseur qui était voilée dans le bureau de vote , remplaçait le président qui s était absenté
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de petirobert dans France
Oui bah voilà, les élus ignoraient le règlement, c'est criticable je suis d'accord, la Préfète a réagi en conséquence. Le maire ou l'élu EELV peuvent avoir des avis différents ou ne pas comprendre, mais ce n'est pas leur avis qui compte mais le règlement. Donc je ne vois rien à changer dans la loi ou le règlement, le rappeler sans doute lors des prochaines élections, mais sinon effectivement 2h perdue à l'Assemblée pour pas grand chose. Bon, remarque, je pense qu'ils passent déjà beaucoup de temps à en perdre sur des politicailleries du genre, surtout quand c'est filmé. -
Macron s'inquiète de la racialisation !!
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de new caravage dans France
Déconstruire le roman national, c'est pas tout à fait la même chose. Sur la base de l'Histoire, justement. -
l assesseur qui était voilée dans le bureau de vote , remplaçait le président qui s était absenté
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de petirobert dans France
Je n'ai pas dit cela : ce n'est pas normal qu'une directrice de bureau soit voilée. Mais on mélange plusieurs "affaires" là j'ai l'impression. L'assesseuse de Bardella, qui avait le droit de porter le voile, celle de petirobert (mais je n'ai pas tout suivi, je ne sais pas laquelle) où une assesseuse voilée aurait remplacé le directeur temporairement (et ce n'est pas normal, mais bon, on peut le repréciser aix bureaux de vote pour les prochaines échéances, sans en faire une affaire d'Etat), et l'exemple que tu donnes après ma réponse, à Vitry, d'une présidente voilée au premier tour, à qui la préfète à demandé de céder sa place au second tour. Donc pas non plus la fin du monde, il y a eu un écart, corrigé ensuite. Bref, on va pas encore re-légiférer pendant des mois pour ça. Par contre, que la présidente en question se soit faite traiter d'islamistes, qu'un député de la République aït pu tenir des propos comme ceux de Ciotti, cela m'interpelle davantage. Il n'y a pas une loi qui interdit aux élus d'être de gros connards racistes et islamophobes ? -
l assesseur qui était voilée dans le bureau de vote , remplaçait le président qui s était absenté
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de petirobert dans France
C'est vrai qu'on n'a déjà pas beaucoup d'assessseurs, qu'on a des élections tous les quoi... 2-3 ans en moyenne ? Je pense que le démocratie va pouvoir s'en remettre C'est vrai qu'on se demande si les politiques n'ont que ça a foutre en ce moment : tu t'emmerdes Éric ? Non parce que tes déclarations racistes et islamophobes, au final ça porte davantage atteinte à la République que le prétexte en question. -
L'antifascisme fait-il le jeu de l'extrême droite
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de existence dans Politique
Houla, on nous aurait privés de certaines envolées d'aussi grands penseurs que Soral et Dieudonné... En effet, où va la France -
Bah c'est un peu court. Où exactement ? Dans le fonctionnement (ça fait des décennies qu'on évoque une réforme d'Etat) ou dans les principes ? De plus l'économie n'est pas une science dure ou homogène : tout se juge à l'aune de modèles idéologiques.
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J'ai déjà répondu sur la dépense publique et le fait qu'il faille la relativiser en partie. Ensuite, tu dis que nous ne sommes pas au top. Faut pas déconner non plus. On n'est pas la 6ieme puissance économique mondiale ? On n'a pas des services publics (assurément perfectibles) qui sont tout de même au dessus de bien d'autres dans le monde. Bref, on peut s'améliorer, clairement, mais de là à nous mettre dans le bas des classements, faut pas exagérer non plus.
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Bah c'est bien ce que je te dis ! La sécurité sociale, ça n'a rien d'inné ! Ce sont des gens qui ont râlé et se sont battus face à d'autres qui leur expliquaient que c'était impossible. Enfin, quand ils leur répondaient plutôt que de les réprimer.
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L'un ne s'oppose pas à l'autre ! Changer sa vie, c'est individuel. Changer le système, c'est collectif. On a tout à fait le droit de souhaiter les deux. T'imagines si tout le monde s'était dit cela ? Nous en serions où aujourd'hui ?
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l assesseur qui était voilée dans le bureau de vote , remplaçait le président qui s était absenté
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de petirobert dans France
Légalement peut être. Mais bon, honnêtement, je ne vois pas à quoi ça servirait. -
Bah c'était un peu le sens de ma réponse : on se plaint parce qu'on sait que ça peut faire bouger les choses. Et d'ailleurs, ça change, il n'y a qu'a regarder l'abstention : elle ne représente de moins en moins une plainte, et de plus en plus une désintérêt. Bref, l'impression que se plaindre ne change rien, que la politique ne change rien, que les dirigeants s'en foutent. Pire, on voit bien que maintenant de plus en plus de gens intègrent le fait qu'il ne faut pas se plaindre, juste s'occuper de sa gueule en faisant le dos rond. C'est un peu ce que nous dit Ohissa.
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Bah c'est justement ça l'évolution humaine : rendre nos sociétés moins impitoyables. Sinon nous serions encore dans des dictatures, nous n'aurions pas aboli l'esclavage ou inventé les droits de l'homme. Si on se contente juste de se dire que le monde est impitoyable, on n'évoluera pas davantage. Bah non. Nous nous plaignons lorsque c'est nécessaire. Que ce soit fréquent dépend aussi du fait que certains agents économiques cherchent toujours à rogner sur les droits des populations pour leurs seuls intérêts privés. Par rapport à quoi ? Les études prouvent aussi qu'on vit moins longtemps en bonne santé. Qu'il y a des écarts énormes d'espérance de vie selon les métiers, etc... Bah au contraire : tu devrais plutôt te dire que se plaindre tout le temps permet de conserver davantage de droits que dans la plupart des pays. Bref, la question est purement philosophique : ok, on travaille (apparemment, et là on oublie d'évoquer la productivité) moins et on part plus tôt que les autres pays. Mais pourquoi en conclure que c'est nous qui avons tort de le faire, ou que les autres pays ont raison ? Plus globalement, en Europe on travaille moins et on part plus tôt qu'aux US par exemple. Conclue-t-on pour autant que les US sont le bon modèle et que l'Europe est dans le faux ?
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Bah encore une fois, avoir un logement quand on est au smic, c'est déjà pour beaucoup vivre au dessus de ses moyens... C'est bien le problème ! Le mérite n'existe pas au travail, l'investissement personnel est très injustement reconnu suivant le poste que tu occupes, voire suivant le secteur d'activité ou la taille de l'entreprise ou tu travailles. Les écarts entre chaque situation sont bien souvent démesurés. Il y a déjà eu des discussions à ce sujet. Encore une fois, un SMIC à Paris ou dans une grande ville, ce n'est pas la même chose que dans une petite ville où à la campagne. Les loyers peuvent tripler. Par exemple, avec le smic à Paris, tu n'as accès qu'a des appartements à 400€... Ce qui n'existe pas.
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Et depuis quand sommes nous réduits à l'inné ? Aller sur la lune ou écrire un livre n'a rien d'inné.
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Cela veut dire quoi ? Qu'il n'y aurait suffisament de quoi vivre sur terre que pour 10% de la population, et que seuls les plus compétitifs doivent y avoir accès ? Quant aux chasseurs cueilleurs, c'est tout l'inverse : c'est justement par ses progrès que l'humanité peut s'affranchir de certaines contraintes. Et le spermatozoïde ne sert à rien sans ovule. Complėtement d'accord, même si on ne pense peut être pas aux mêmes inconséquences.
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Bah non, on ne peut pas dire que les ménages français vivent au dessus de leurs moyens soit la même chose que de dire que 'État français vit au dessus de ses moyens. Ce n'est pas la même question, ni les mêmes enjeux. Bah non, c'est aussi pour les grands groupes ou les fonds de pensions, regarde le CICE, la suppression de l'ISF, la flat taxe, ...
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Je suppose qu'@Ohissa parlait davantage de la France que des ménages. En tous les cas, je l'ai pris comme ça.
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C'est une constante, en effet. Mais pas forcément qu'innover techniquement, il faut aussi innover dans nos systèmes. Et comme je le disais, il est bien souvent insuffisant, ce qui n'est pas normal dans la 6ieme économie mondiale. Je ne comprend pas vraiment où tu veux en venir. On peut en effet déplorer que le travail prenne autant de place dans nos vies. Mais vivons nous réellement au dessus de nos moyens ? N'est-ce pas plutôt que nos moyens ne sont pas utilisés convenablement ? Encore une fois, nous sommes l'un des pays les plus riches au monde, l'un de ceux qui compte le plus de milliardaires... Bref. On peut aussi se questionner sur ce "niveau de vie" : quaquand on voit certains gâchis, ou toute notre surconsommation polluante. Ensuite, tout le monde ne peut déjà pas travailler, et l'automatisation de nos tâches est l'avenir... Bref je ne suis pas certain que l'évolution de l'humanité passe par travailler davantage. Philosophiquement, c'est même absurdes. Bref, ce qui bloqué, ce sont les modèles et règles économiques : mais elles ne sont pas imanentes, il s'agit de normes créées et décidées par les hommes. C'est différent pour les États, ou plus globalement l'humanité : à qui va t'on rembourser la vie ou les ressources naturelles ? À Dieu ? D'ailleurs, c'est plus là l'enjeu : le préservation des ressources, car c'est un problème concret.
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j'en ai marre des féministes excessives
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de philte dans Actualités - Divers
L'abus du féminisme, c'est lorsqu'il tombe dans le sexisme. Malheureusement, il y en a. Mais bon, globalement les féministes dénoncent le sexisme à l'encontre des femmes, qui reste malheureusement établi dans bien des mentalités. -
Déjà il faut relativiser les dépenses publiques : oui la France dépense globalement plus que les autres pays d'Europe (dans les 8℅ du pib en moyenne je crois), mais une bonne partie de cet écart est due au "modèle social français" : régime des retraites, système de santé, et même si les disparités se creusent malgré tout, un système redistributif qui atténue (mais insuffisamment encore) la chute. Ainsi s'il y a une paupérisation des ménages, certains filets limitent la grande pauvreté (même si les pays d'Europe du nord font mieux). Bon donc déjà une dépense publique plus élevée n'est pas forcément un mal : ça démontre aussi en partie un choix de société, en privilégiant des systèmes solidaires plutôt que des systèmes assurantiels privés, qui au final coûtent aussi aux ménages (voire davantage), et inéquitablement. Ça permet également de moins subir une pandémie , par exemple. Et si une part de cette dépense va dans l'investissement, ce n'est pas non plus en soit un problème. Mais cela dit, après il y a des choix de répartition à faire dans ces dépenses : par exemple on a tendance à dépenser moins dans l'éducation que nos voisins, ce qui explique une part de notre retard. Après il existe sans doute des problèmes de fonctionnement, des surcouches inutiles, etc ... je ne dirais pas le contraire... Mais peut être faut il savoir investir par moment pour que des administrations tournent mieux ? Au final, je pense qu'il est toujours biaisé de faire des comparaisons entre pays : les démographies ne sont pas les mêmes (une population plus jeune implique forcément davantage de dépense dans l'éducation, par exemple), les infrastructures (qui sont également un atout d'attractivité) ne sont pas les mêmes, l'activité économique non plus, etc ... Bref, il faudrait réellement rentrer dans le détail pour juger concrètement des dépenses publiques et comparer honnêtement. Je t'avouerais que je suis très loin d'avoir les connaissances suffisantes pour me livrer à ce jeu, pour savoir distinguer les différences entre pays, ce que cela recouvre, et juger à chaque fois de la pertinence ou non des écarts. Bien souvent une comparaison brute nous donne un a priori, que vient relativiser ou contrer l'analyse détaillée : mais bien évidemment que l'exercice en soit est très intéressant. Bon, on peut tout de même s'interroger sur certains choix, pas tant à la marge que cela : la suppression de l'impôt sur la fortune (certes "symbolique", même si les 5-6 milliards par an ne sont pas non plus ses clopinettes et pourraient servir pour bien des sujets !) qui n'était pas justifiée concrètement lorsque l'on regardait le solde annuel des gens soumis à cet Impôt, positif année après année (donc pas de fuite à constater : les riches savaient déjà "optimiser" à l'étranger la plus grande part, ou peut-être n'avaient pas vocation à quitter leur pays et consentaient tout simplement à cet impôt), le CICE dont une bonne partie allait à des grandes entreprises qui n'avaient absolument pas besoin de cette aide, et ne se comportaient pas pour autant de façon vertueuse par ailleurs (d'où le cruel manque de critères, de contreparties). Bon, ce sont des détails (encore que) , mais on pourrait cumuler les exemples. Et puis, si l'on veut avoir un modèle social différent, plus protecteur, qui se veut en avance par rapport aux autres (ou du moins qui a la réputation d'être envié), on peut également assumer d'avoir une fiscalité différente, peut-être plus lourde mais cohérente avec ce modèle (et encore : il y a également beaucoup à faire pour améliorer la répartition de cette fiscalité, d'abord entre les ménages, mais pourquoi pas entre les entreprises, en demandant moins proportionnellement aux plus petites/pauvres et davantage aux groupes rentables et largement bénéficiaires). On nous parle toujours de la concurrence entre pays (déjà c'est déplorable de baser une union de pays sur la concurrence économique entre ses membres : sur le plan européen, il faut militer pour harmoniser autant que possible nos avancées, arrêter de s'imposer un dumping social en interne), et que cette fiscalité plus lourde plombait la France. Pourtant celle-ci a souvent été n°1 ou figure de toute façon dans le top des pays les plus attractifs... Tout simplement parce que d'autres éléments entrent en ligne de compte : infrastructures, formations, sécurisation des employés .... et puis y'a du pognon à se faire, donc forcément des boîtes s'installent en France, comme elles s'installent dans d'autres pays. Là j'ai juste abordé le côté dépenses publiques : l'autre, c'est celui des recettes, évidemment ... Et le principal moteur de recette, il n'y a pas de secret, c'est l'emploi (surtout qu'assez vertueusement, la baisse du chômage implique la baisse du coût des aides sociales ... et l'augmentation des recettes grâce aux cotisations) ! Et vu la désindustrialisation massive du pays (on a tout misé sur le tertiaire), ce n'est pas à coup de mesurettes qu'on va en sortir. Il faut investir, essayer de relocaliser ou miser sur des emplois non délocalisables. Et une solution logique, du moins lorsque l'on s'inquiète de l'environnement, c'est la transition énergétique, qui peut être source de nombreux emplois (nouvelles sources d'énergie, rénovation thermique, etc ...). Un autre levier, souvent cité par les politiciens de tout bord, mais où je n'ai pas non plus l'impression que l'on ait fait des miracles : la formation professionnelle, avec surtout les reconversions vers de nouvelles technologies ou compétences .... Et bien évidemment des efforts en terme d'éducation, encore une fois : on a un système sans doute trop rigide, une formation supérieure, considérée avec prestige, qui focus sur le théorique (alors que l'on ne met pas les moyens en terme de recherche pour en récolter les fruits), et une formation professionnelle, dépréciée et souvent en décalage avec la réalité du terrain. Ensuite en dehors d'investir sur des projets créateurs d'emploi, de formation/reconversion, on peut aussi améliorer je pense l'aide au retour à l'emploi, qui est dépassée et pas forcément très efficace. C'est un constat, je ne connais pas les causes, mais je ne pense pas que ce soit la fainéantise ou la mauvaise volonté des chômeurs le problème (les réformes de l'assurance chômage tapent souvent là dessus, alors même que nous manquons d'activité : cela relève de la plus grande mascarade). En soit, mais je vais faire bondir les libéraux, la diminution du temps de travail peut aussi être une piste : les gens de droite vont nous expliquer que l'emploi n'est pas un gâteau à partager, en expliquant quoi ? Que chacun peut créer de l'activité, toujours et toujours, simplement par l'entreprenariat ? Pourtant il y a des limites : le budget des ménages n'est pas illimité. Tu peux leur créer un nouveau besoin, il se fera au détriment d'un autre... Ou alors, au mieux tu augmenteras leurs dépenses sans augmenter forcément leur revenus, ce qui les appauvrira, etc... Par ailleurs, d'un point de vue écologique, plus d'activité créée artificiellement par de nouveaux besoins implique une plus grande consommation de nos ressources, etc... Bref, il y a rarement une solution magique. Mais sur le principe, je préfères partir sur le principe de nos besoins, de combien nous sommes pour les remplir, pour décider au final du nombre d'heures de travail demandées à chacun (je schématise, forcément) : mais en gros d'adapter le besoin d'activité sur des besoins concrets, et non pas adapter l'activité sur des règles arbitraires (un temps de travail imposé à 35h, 39h auparavant), déconnectés de nos besoins réels. Bref, on part du principe que tout le monde doit travailler tous les jours de la semaine, et on cherche à voir comment créé de l'activité pour tous .... mais pourquoi fondamentalement ? Qu'est-ce qui impose de devoir travailler ce nombre d'heures là et pas un autre ? Sur la base de quoi ? A la place, et selon moi plus intelligemment, on pourrait se demander combien d'heures imposerait l'activité déjà existante (ou mieux : l'activité souhaitable, par rapport à nos ressources, nos besoins et notre environnement). Et de là décider des répartitions de la création de cette activité. Pour prendre un exemple à la con, c'est comme si l'on demandait à un boulanger de produire des baguettes toute la journée, toute la semaine, alors même que toutes ces baguettes sont en bien trop grand nombre par rapport à la clientèle. De plus en plus, on créé des métiers qui ne veulent rien dire ou ne servent pas à grand chose, ou des besoin inutiles ... ou des gens pour accompagner ou porter ces besoins inutiles (pubs, assurances, commerciaux, etc ...). Alors oui, on crée de l'activité. Mais pourquoi, au fond ? Simplement pour être dans les clous du système qui veut que les gens passent 80% de leur temps à bosser, malgré toutes les innovations technologiques qui devraient au contraire nous décharger des contraintes de travail ? Bon, là je vais un peu plus loin que ta question, nous sommes dans une toute autre conception philosophique de nos sociétés. Mais pour résumer, étant de gauche, j'ai toujours tendance à partir d'un objectif, d'un résultat désiré et de voir comment on y arrive, plutôt que de partir de comment on fonctionne à présent en essayant de compenser comme on peut les écarts avec le résultat désiré. Pour être explicite : je pense pour ma part qu'un système juste devrait permettre de base à toute personne travaillant un quota d'heure légal (à déterminer donc, pas forcément imposé au préalable par idéologie) de pouvoir avoir un logement, se nourrir, se soigner, etc... sans finir à découvert. Et s'assurer que chaque citoyen ait accès au minimum à cela. En adaptant le reste du modèle pour arriver à cet objectif. Sinon, on cautionne un modèle forcément injuste et inégalitaire, puisqu'il permet d'avoir de base des gens qui jouent le jeu et sont pourtant perdants de fait. Comment parler de mérite dans un tel système ? (qui est actuellement le notre). Donc il y'a des mesures immédiates qui peuvent découler de cela : encadrement des loyers (pour assurer qu'un salaire minimum permet d'avoir un logement), encadrement des écarts de salaire (parce que je pense philosophiquement que si 2 personnes bossent le même temps, aussi douée ou compétente que soit l'une par rapport à l'autre, il n'est pas concevable que les écarts dépassent 1 pour 20 par exemple ... et encore !), ... Mais là aussi on est dans l'idéologie à droite : on juge un employé non pas pour le travail qu'il produit, mais pour ce qu'il rapporte apparemment. Ainsi, on va juger le rendement d'un cadre sur ce que rapporte ses équipes (ou à plus haut niveau, un patron de ce que rapportent ses employés). Non pas qu'il ne faut pas reconnaître les qualités que demandent l'encadrement d'équipe ou la gestion de société : mais on ne peut pas personnifier ou résumer une entreprise à son seul dirigeant, une équipe à son seul cadre, lui donner l'intégrité des lauriers alors qu'il n'a effectivement pas réaliser directement le travail. Ni même le placer comme étant à l'origine de l'activité : celle-ci est le fait de l'ensemble, quoi qu'il en soit. Je sais que ce n'est pas là le logiciel à droite : on aime se créer des idoles économiques à vénérer, et à nier tout le travail mené par les gens en coulisse, ou ignorer réellement les réalités d'une société pour simplement se limiter à son dirigeant. Comme si l'on vénérait un sélectionneur d'équipe en se désintéressant totalement des joueurs sur le terrain, en les prenant pour valeur négligeable. Voilà pour la partie économique. Mais tout n'est pas qu'affaire de budget. Derrière, il y a aussi le sentiment d'appartenance à une société commune. Et pour ça, déjà, il faut revenir sur la désertion de l'Etat par les services publics. Supprimer la police de proximité a été à mon sens une connerie (et compenser ça par des polices municipales qui aggravent les inégalités suivant la richesse des communes est une insulte à la république). La désertion des postes, écoles, commissariats, médecins, associations, etc... a entraîné un sentiment d'abandon, de seconde zone (avec pour certains français en plus une dose de racisme subi qui est venu amplifier cette défiance), une autre forme de pauvreté qui vient s'additionner déjà à la pauvreté économique. Et qui a surtout laissé le champ par endroits (en banlieue) à d'autres "sociétés", des bandes et des trafiquants. Sur ce sujet, je pense que la légalisation du cannabis est une piste à suivre. Mais qui nécessite encore là des moyens pour encadrer sa consommation (mais cet encadrement peut-être une nouvelle source de revenus), et mener malgré tout en parallèle une lutte contre la reconversion des réseaux : briser leur main mise sur les quartiers. Mais bon, le gros problème : le trafic est devenu malheureusement un autre filet de sécurité face à la pauvreté. Bref, il faut casser cet état de fait, bien évidemment, mais pouvoir gérer le retour de flamme. Bon, voilà, je te file des idées un peu à la volée, façon café du commerce. Je ne suis pas politique non plus hein, ni même militant. Juste électeur de gauche qui essaye de se faire un avis. Le problème (mais c'est sans doute pareil ailleurs) consiste dans le fait que résoudre la plupart des problèmes demande de l'investissement et surtout du temps, souvent sur plusieurs années. Donc un politique élu sur un court mandat va se voir reprocher les dépenses, mais ne sera pas reconnu pour les résultats, puisque ceux-ci se feraient bien souvent au delà de son mandat. Ça ne les intéresse évidemment pas, surtout lorsqu'il est plus facile de prendre des mesurettes démagogiques, ou du moins de se battre davantage dans l'arène politique et chercher à faire illusion plutôt que d'agir concrètement. Ce qui compte n'étant pas le bilan concret, mais plutôt la communication pour présenter un bilan fantasmé. Puis ils peuvent parfois avoir d'autres intérêts, parfois plus personnels ... ou simplement être guidé par leur idéologie, pour coller à des modèles économiques imposés ... par le marché, bref par des acteurs privés qui roulent pour leur propre intérêts, et se désintéressent absolument de ceux des populations, que sont cependant censés représenter les élus. Après, mais je ne suis pas économiste donc c'est plus un sentiment qu'une affirmation, il faut aussi rappeler que depuis Giscard les emprunts (la dette) ne se font plus auprès des Banques nationales (ou supranationales), mais via des acteurs privés... et avec intérêts. Et j'ai l'impression que ce changement idéologique est à la base de l'explosion des dettes un peu partout dans le monde, toujours à s'endetter pour rembourser les intérêts d'avant. Alors certes, la situation est meilleure ces derniers temps avec des intérêts négatifs (mais on continue à rembourser des vieux emprunts avec intérêts, qui se sont cumulées au fil des ans, ou les emprunts faits pour racheter ces intérêts ... bref, effet boule de neige). Enfin, du moins si j'y ai compris quelque chose J'espère avoir répondu à ta question sans démagogie.
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L'antifascisme fait-il le jeu de l'extrême droite
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de existence dans Politique
Bah on sait que véritablement 24% des électeurs voulaient Macron. On peut rajouter les 20% des LR qui au final (meme5 si certains ont mis du temps à la comprendre ou à l'admettre) ont eu un candidat qui cadrait bien avec leurs valeurs. Après tu ne peux raisonnablement pas croire que les électeurs de gauche ont adhéré ou kiffé de voir Macron élu. Tourne toi plutôt vers les électeurs LREM et LREM-compatible. Et admets que ta candidate est un repoussoir idéologique pour une grande partie des français. Enfin en 2017. On verra si les digues se sont rompues pour 2022, avec la promotion d'une grande partie de la droite pour les thématiques du RN. -
L'antifascisme fait-il le jeu de l'extrême droite
Pheldwyn a répondu à un(e) sujet de existence dans Politique
Parce qu'on a pas vraiment le choix. Tu fais mine d'ignorer le contexte et de faire comme si c'était un voté volontaire. Tu avais deux choix : - favoriser la finance (qu'on se tape depuis des années et qu'on essayé de combattre) - favoriser un parti d'ED, raciste et xénophobe, qui remet en cause les valeurs républicaines Bref, parmi les deux choix de merde, beaucoup ont voulu éviter le pire, ce qui se conçoit tout à fait.
