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Pheldwyn

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  1. Pheldwyn

    Vit-on indignement au SMIC ?

    Pas forcément, non. Tout dépend où. Des smicards qui vivent dans leur voiture, ça existe.
  2. Pheldwyn

    Vit-on indignement au SMIC ?

    Il y a 300 000 emplois non pourvus en France (et tous ne sont pas dans la restauration : certains demandent des compétences particulières, ou d'autres sont des demandes de moutons à 5 pattes). Si je ne prends que les catégories A et D (ceux qui n'exercent aucune activité), ils sont 4 millions. Cela veut donc dire qu'il y 1 emploi "disponible" (avec les réserves mentionnées précédemment) pour 13 personnes. Ils font quoi les 12 autres ? Ils montent leur boîte ? La communauté est censée permettre à chacun de travailler : il est normal qu'elle assume si ce n'est pas le cas. Les ingénieurs ne représentent pas la "moyenne" des français. 50% des salariés gagnent moins qu'environ 1700 € net par mois. Surtout, le SMICard ne considère pas qu'il ne gagne pas assez par rapport aux autres, il estime qu'il ne gagne pas assez pour vivre dignement face aux coûts de son quotidien : il n'est pas sûr de se loger, de pouvoir subvenir aux besoins de ses enfants, d'avoir de quoi se soigner, ne peut imaginer confortablement le futur, et les vacances ou loisirs restent de la science fiction. Déjà qu'il est payé au lance pierre, il sait également que son emploi, même en CDI, est précaire : qu'il n'est qu'une variable d'ajustement, et qu'il peut dégager demain. Il doit donc subir toutes les déconvenues de son métier, les caprices d'un supérieur ou du boss, car il n'a pas le choix, il ne sait pas comment sera la situation s'il devait perdre son emploi. Et il sait également que, dans sa boîte même, certains parasites (je pense aux actionnaires, mais aussi à certains chefaillons) gagnent, sans rien foutre réellement, bien plus que lui, à la sueur de son front. Bref, il ne s'agit pas de "jalousie" ou d' "envie" : il s'agit juste d'arrêter de prendre les gens pour des citrons à presser et sur le dos desquels une caste s'enrichit grassement. En résumé. Encore une fois, non : un smicard n'est pas là à scruter ce que gagne le voisin. Il est davantage préoccupé par sa situation immédiate, précaire, à tenter de flotter au quotidien, alors qu'il travaille pourtant tous les jours, sans flémmarder. Ensuite, il ne s'agit pas de mettre tous les salaires au même niveau, mais j'ai toujours du mal à admettre comment entre deux individus, pleinement investis dans leur travail, qui donnent autant de leur personne et de leur temps, l'un gagnerait 4,5,10 ou 15 fois plus que l'autre. C'est d'autant plus choquant lorsque le réel investissement en temps et en personne est de plus largement du côté du premier.
  3. Pheldwyn

    Vit-on indignement au SMIC ?

    Le problème est toujours le même : l'accès au logement. Dans les grandes agglomérations, Paris en tête, avoir un logement au SMIC relève du loto : les assurances garantie-loyer impayé exigent trois fois le loyer en salaire net (en gros un logement à 383€ par mois ... inexistant !) et les HLM ont des files d'attente qui se comptent en décennie. La question devient donc dans ces cas : peut-on vivre dignement en n'ayant pas un chez soi ? Autre exemple : mère avec un enfant, célibataire, en province. Comment fait-elle ?
  4. Il s'agit malgré tout de deux type de croyances différentes : une croyance philosophique, idéologique, c'est une croyance, un espoir, un chemin vers lequel on espère que l'homme va tendre. Il ne s'agit pas d'expliquer, de justifier, etc ... mais de trouver, par nous mêmes, un sens. Une foi religieuse, métaphysique ou paranormale fait intervenir une explication, une justification, un sens, immanent et hors de nous, auquel on accorderait, on ne sait trop pourquoi d'ailleurs, du crédit. Le savoir est encore autre chose, qui ne tient pas, s'il est rigoureux, de la croyance, mais de conventions éternellement perfectibles.
  5. Rien que cela est choquant d'un point de vue civilisationnel ... Une société où certains triment pour gagner en un mois l'équivalent d'un bon dîner d'un soir pour d'autres. Puant.
  6. Rien ne les y oblige. Tu dois avoir en plus des rapiats dans le lot. Il n'en paient cependant pas le même pourcentage de leurs revenus que les "petits" consommateurs. Si je reprends l'exemple du gars qui gagne 800 smic par mois, certes il va consommer des produits plus luxueux (allez disons 10 fois plus cher qu'un smicard). Mais pour payer autant que lui en pourcentage, il devrait consommer, à cette qualité, 80 fois plus : 80 petits déjeuners, 80 déjeuners, 80 dîners, tu penses ?
  7. Il ne serait de 90% que sur la dernière tranche. Et si l'on rappelle la mesure des 75% un temps mise en place par Hollande, on ne parlait pas de 100 000 €, mais de 1 million d'euros. Mais je retourne la question : à quoi cela sert la société que quelqu'un gagne plus de 1 million d'euros par an ? Franchement, tu penses qu'on a du mal à joindre les deux bouts avec 800 smics par mois ???
  8. Grosso-modo, les entreprises de plus de 500 employés ont perçu un gros tiers du volume du CICE : https://www.nouvelobs.com/rue89/rue89-economie/20141009.RUE6124/les-pme-ont-elles-beaucoup-profite-du-cice.html 35% filé à des grands groupes (dont beaucoup s'illustre soit en échappant au maximum à l'impôt, soit par des plans de licenciements), c'est pour ma part déjà bien trop. Mais comme je le disais, certains ont l'air d'aimer sponsoriser par leurs impôts les dividendes des rentiers. Chacun son truc.
  9. Mais donc, ces niches fiscales permettent dans certains cas , à certains ménages, à être moins imposés. Je ne dis pas qu'elles sont toutes inutiles, mais tout le monde s'accorde à dire qu'il faudrait faire le ménage. Sans la remettre en cause, on pourrait réfléchir à sa prédominance. Pour ma part, je reste accroché à l'idée d'une société solidaire : que chacun participe à hauteur de ses moyens, et que chacun puisse être aidé à hauteur de ses besoins. Par sa progressivité, l'IR répond à ce principe : ceux ont davantage de moyens, sont davantage sollicités (ce qui est logique, car au bout d'un moment, les moyens en plus ne servent plus à vivre, mais à épargner, accumuler, etc ...). La TVA, à l'inverse, est imposée pareillement à tous, et ne tient pas compte des moyens de chacun, puisque comme tu l'as si bien dit : A l'évidence, oui, ça stagne à un moment. Et d'ailleurs, au moment où ça stagne, toujours comme tu l'as décrit, les ménages les plus aisés ont pu consommer bien plus qualitativement (et certainement dans des produits plus chers, mais plus durables).
  10. Ben non justement, puisque je t'ai évoqué les niches fiscales, ou les crédits d'impôts. Là, cela concerne directement l'IR. Encore une fois, je reçois moi-même sur facebook régulièrement des pubs pour baisser mon IR, puisque j'ai la chance de gagner plus de 2000€. Ensuite, je ne me suis pas limité qu'à l'IR : si l'on parle d'impôt sur les particuliers, l'IR n'est pas le premier poste. Le premier c'est la TVA. C'est d'ailleurs pour cela que l'effet redistributeur de l'IR diminue en fonction des revenus, c'est qu'il ne représente qu'une petite part de l'imposition. Ainsi je suis davantage imposé par la TVA que par l'IR. C'est le cas de beaucoup. Et plus les revenus sont hauts, et plus ce pourcentage (puisque c'est un pourcentage) décroît, puisque la consommation ne croit pas proportionnellement aux revenus (sauf dans l'idéologie binaire de certains).
  11. J'ai parlé des "hautes sphères", justement, ceux qui en viennent à payer l'impôt sur le revenu. Mais tout cela est connu : tu as tout un tas de niches fiscales, de crédits d'impôts, etc ... qui ne sont accessibles qu'à un certains type de revenu, et qui viennent donc forcément baisser la proportionnalité. Il existe des cabinets d'experts dans l'optimisation fiscale des foyers : je te laisse aller leur expliquer que leur activité n'a aucun sens ou intérêt. De plus, on ne parle là que de l'IR : si tu viens ajouter CSG et TVA, alors là, le constat est encore plus flagrant. Tiens, un article de blog qui reprend les travaux de Piketty, par exemple : http://www.captaineconomics.fr/-en-pourcentage-du-revenu-qui-paye-le-plus-d-impots-les-classes-moyennes. Pour les sociétés, c'est encore plus établi et connu (avec des exemples comme Total, L'Oréal ou les GAFA). Tiens, par exemple un article : http://www.leparisien.fr/economie/impots-les-entreprises-du-cac40-restent-moins-taxees-que-les-pme-16-07-2015-4948785.php
  12. Un emploi doit-il être rentable, économiquement parlant ? Une infirmière, un instituteur, un policier, etc ... est-il rentable ? Un comptable, en soit, ne crée aucun richesse. Surtout que là, oui, tu déplace le sujet : la question, avec le CICE, ce n'est pas tant de subventionner au final, mais de se poser la pertinence de subventionner les bénéfices de certaines sociétés. C'est étrange que cela choque moins.
  13. On est certes dans le 1% ou le 2%. Mais du coup, supprimer ces 1% ou 2% pour gagner quoi ? Encore une fois, je recite Thomas Procher, la "fuite" de l'ISF, c'est 500 foyers par an, soit 170 millions d'impôt perdus par an ... Soit 3% de ces 1% ou 2% ... Quand au pseudo "ruissellement" de ces 500 foyers, il sera là aussi minime. Bref, perdre 1% ou 2% de la recette, sous prétexte d'augmenter cette recette de 0,1%, cela reste une belle absurdité, purement idéologique. Sauf que ce n'était pas son but ! Effectivement, comme cela a été rappelé, sur le plan de l'emploi créé (mais essentiellement "sauvé"), cela équivalait à un support d'une centaine de milliers d'euros par emploi. Bref, l'argent mis dans le CICE, par an, serait bien plus productif s'il servait à rémunérer directement des emplois. Et si la seule vertu aura été d'aider les trésoreries de petites entreprises pour les maintenir en vie (ce qui une fois encore, n'était pas le but visé), le fait qu'il ait servi avant tout à remplir les trésoreries de grandes entreprises est assez problématique. Encore une fois, une mesure du même montant ciblé vers les petites structures aurait été bien plus efficace (ou au moins, moins coûteuse). Bref, le CICE imaginé par Macron pour Hollande, est une belle fumisterie assez représentatif de l'idéologie macronienne. Il faut surtout de la volonté. Or, une entreprise n'a pas pour vocation première de créer des emplois.
  14. Ben tout dépend : si la fortune provient d'une activité collective, et qu'un seul individu en tire l'essentiel du bénéfice sans forcément avoir mis la main à la pâte, ou disons beaucoup moins que les autres. C'est davantage l'état d'esprit de quelqu'un qui n'aime pas se faire enfler ... Mais bon, il faut de tout sur cette terre : que certains aiment se faire arnaquer et militent pour que cela continue, c'est sûr que une autre sorte d'état d'esprit. Ben si je payais un RSA à Carlos Ghosn, ça me ferait un petit peu tiquer, non ? On est tout de même dans un pays où globalement le taux d'imposition s'inverse en proportion lorsque que l'on atteint les plus hautes sphères. C'est d'ailleurs le même schéma pour les sociétés, les plus petits sont proportionnellement davantage taxés que les mastondontes. Tu trouves ça fraternel toi ?
  15. Avec des projections à 5 Milliards. Soit le montant des augmentations des taxes carburants qui ont mené les gilets jaunes dans la rue ... dérisoire ? Ou comme le donnait (encore, désolé) Piketty en exemple, cela représente 40% du budget annuel donné à l'enseignement supérieur, université, etc ... Bref, non, ce n'est pas si modeste. Mais bien évidemment, on peut demander le retour de l'ISF tout en s'attaquant à d'autres lubies idéologiques comme le CICE, qui pèse 10 fois plus.
  16. Parce qu'elles le sont, minimes. Encore une fois, on s'assoit sur un manque à gagner de 4 à 5 milliards par an, selon une pseudo "fuite" des riches. Comme le rappelait Piketty il y a quelques jours sur France Inter, l'ISF - avant sa suppression partielle - variait peu en nombre de contribuables, et rapportait toujours davantage (preuve est que dans les chiffres, il n'y en avait pas, de fuite). Bref, on est surtout dans l'idéologie avec cet argument de l'attractivité.
  17. Si ça ne se limitait qu'à cela ... mais bon, je ne me plains pas pour moi : je me considère comme un privilégié malgré tout (même si je trouve les loyers bien trop élevés ou que je peux regretter parfois de ne pas avoir accès à l'achat). Mais moi je ne fais plus partie des 50% de salariés qui gagnent moins de 1700 € net par mois, ni de ceux qui touchent le SMIC voire moins. Ni de ceux qui n'ont malheureusement pas de travail.
  18. Sauf que l'on sait que c'est un voeu pieu : ce n'est pas comme si les gens avaient le choix de changer de véhicule d'un claquement de doigt. Sensibiliser pour éviter les trajets inutiles, opter pour le covoiturage ou les transports en communs lorsque c'est possible : oui, mais ce n'est pas le coeur du sujet. Le coeur du sujet, pour être efficace, c'est de développer des alternatives accessibles au plus grand nombre. Qu'a fait le gouvernement en ce sens ? Rien. Il a juste décidé de saborder davantage la SNCF plutôt que de proposer une développement écoresponsable, par exemple pour le ferroutage des camions qui traversent notre pays. Ben merde : je ne fumes pas, je ne conduis pas non plus ...
  19. Les Occupy dont la presse n'avait que faire (de même que l'opinion), l'ont été à plusieurs reprises. Ou, plus près de nous, on peut sa rappeler également des opérations à Notre Dame des Landes. On va prendre le problème à l'envers. Tu peux me rappeler quel était l'intérêt écologique de la taxe des caburants ?
  20. C'est aussi et surtout à cause du soutien indéniable d'une très large majorité de l'opinion. Sans cela, les agités à Paris serait balayé manu militari ... mais comme il est difficile de démêlé le mouvement, le gouvernement ne peut pas se le permettre. Il s'agit de deux jambes qui se complètent au final : le mouvement "bon enfant", très large, qui permet d'avoir l'adhésion de l'opinion ... et les plus extrêmes (et les images qui vont avec) qui mettent du coup la pression comme tu l'as décrit sur le gouvernement. Mais sans la première partie de l'équation, ça n'aurait pas pris.
  21. C'est vrai que ce n'est pas tant les individus que les méthodes qu'il faudrait dégager.
  22. Mais Zemmour est bourré d'oeillères ! Mais bon, puisque tu ne le vois pas, je n'y peux pas grand chose. Je te laisse à ton "grand intellectuel".
  23. Tout arrive : je suis d'accord !
  24. Le bonne blague ! Zemmour peut venir s'épancher sur n'importe quel plateau télé (ils sont demandeurs), avec en général personne pour le contredire. Ce qui, à la vue de la faiblesse de ses raisonnements basiques, pourrait paraître choquant ... mais bon, après tout, on a bien les Ch'tis ou les Marseillais, alors on n'est plus à un abruti près. Tu confonds réalité et fantasmes. Zemmour vit dans un fantasme ... ou plutôt il aime à recréer ses propres modèles (souvent simplistes) et à vouloir y faire rentrer la réalité pour les alimenter. Il cherche de "la logique" même s'il n'y en a pas ... il préfère donc dire "les musulmans", partant du principe qu'un musulman c'est un truc fini, homogène (en gros une pièce de lego), et il fait pareil avec tout, ramène tout à une pièce basique (tu parle de sa misogynie hyper lourde, mais elle résulte du même phénomène : pour lui, une femme, c'est une pièce de lego). Et il essaie de construite un truc qui lui plaît avec toutes ces pièces de lego. Il se fait ce qu'il appelle son "système". Il écarte tout particularisme, tout ce qui n'est pas suffisamment binaire jusqu'à ce qu'à avoir assembler un truc qui lui plaît et satisfait son ego (et certains osent appeler ça réalité ^^). Et il s'énerve outre mesure dès que lui montre que tout son château de carte ne tient sur rien de concret ou probant. Voilà, c'est ça Zemmour.
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