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Pheldwyn

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Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Enfin il hérite rarement d'une coquille vide : il a des employés pour le guider, et surtout tout "tourne" déjà : les process, les produits, les clients, le carnet de commande. Bref, il doit assurer la continuité : je ne dis pas que c'est évident, mais c'est tout de même une autre paire de manche que d'avoir orchestré la naissance et l'organisation de l'entreprise. Mais j'y insiste : même en cas de création, il ne s'agit que d'orchestration qui repose sur divers instrumentistes. Voilà. Mais s'il ne le fait pas, tu crois que le secteur va rester vide ? Que d'autres ne vont pas venir fonder, eux-aussi, leur entreprise ? Donc, dépendance de la demande. Et l'autre point que tu as soulevé : l'existence de collaborateurs efficients. Bref - mais je me répète - l'activité sur un secteur depend davantage de ce que peut apporter ce secteur et de l'existence de professionnels, plus que d'un ou plusieurs entrepreneurs qui en fait ne font que profiter de ce contexte. Ils sont utiles pour organiser le secteur en entreprises, certes, mais il ne sont pas fondamentalement créateurs de l'activité (et sont surtout interchangeables ou remplaçables). Le problème c'est que ce n'est pas lui qui réussit, mais son entreprise. Et donc, on peut se demander pourquoi il devrait tirer 90% de la couverture (et des bénéfices).
  2. Euh, déjà il faut arrêter de croire que tous les employés de LVMH sont des cadres avec 13ieme et 14ieme mois et des avantages dans tous les sens. Tu as tout type de postes chez LVMH, des pistes peut-être prestigieux à des boulots mal considérés. Je ne vois pas ce qui aurait interdit aux cadres chez LVMH d'être cadres dans d'autres entreprises ? C'est encore plus vrai pour les etams. Ce qui compte, c'est qu'il y ait de l'activité économique, peu importe quelle(s) structure(s) (et qui à la tête des celle(s)-ci) organise cette activité. Mais donc l'activité ne tient pas tant à la volonté d'organiser celle-ci qu'aux besoins auxquels elle répond (consommateurs, clients) et à la main d'oeuvre apte à répondre à ces besoins.
  3. Bah tu compares l'incomparable du coup. Tu nous présentes un individu qui est de fait entretenu par ses parents, qui n'a pas de logement (ou alors c'est aussi papa-maman qui paient ?)
  4. Euh ... Des entreprises sans patron, oui, ça existe (les salariés s'organisent), mais des entreprises sans personne qui bosse Dans ce cas, l'entrepreneur est lui même l'unique travailleur de sa société. Il n'a pas forcément le statut de salarié, mais il effectue un travail (en dehors de la gestion entrepreneuriale). Bref, une entreprise sans travailleur, j'avoue ne pas connaître, ni en voir l'intérêt ?? Comment ouvres-tu une entreprise s'il n'y a pas de marché et de demande en face ? Comment ouvres-tu une entreprise s'il n'y a pas de personnes compétentes à employer pour réaliser les biens et services ?
  5. Pourquoi parler de bannir l'entrepreneuriat ?? Simplement l'entrepreneuriat n'implique pas l'idée qu'une entreprise ne serait que le fruit de son entrepreneur : c'est confondre l'origine, l'impulsion et la concrétisation.
  6. Bref, une fortune basée sur l'héritage et le rachat d'entreprises. Certains nous parlent d'homme "visionnaire" ? Ses seules visions sont financières et concernent son portefeuille. Et il paie des gens pour ça. Encore une fois l'argent (et l'absence de scrupules) permet de faire fortune : quelle découverte ! Mais n'allez pas nous parler de mérite, c'est indécent pour tous ceux qui se tuent réellement à la tâche, pour des clopinettes (et pour remplir les poches de.type comme Arnault).
  7. D'ailleurs, c'est pas compliqué, sans entrepreneurs les salariés sont tellement cons qu'ils ne penseraient même pas à s'organiser pour produire de quoi manger, vivre, se soigner, etc ... On a de la chance d'avoir eu des entrepreneurs pour penser à tout ça, sans quoi notre espèce aurait disparu depuis longtemps. Si seulement il payait sa juste part.... Mais défiscalisation à gogo et paradis fiscaux .... Du coup, non , les services publics ne le remercie pas
  8. Ces électeurs ne sont pas majoritaires. SURTOUT, un président ne représente pas QUE ses électeurs : il est censé représenter et défendre l'intérêt des Français dans leur ensemble, et pas juste la catégorie qui le soutient. Tu peux nous détailler les aides et les montants ? Non, parce qu'un RSA célibataire, c'est guère plus de 500€. Un SMICARD, c'est encore le double. Alors ok, tu peux avoir un peu d'APL, mais de là à "être plus riche". Surtout, c'est drôle de regarder de ce côté là, lorsque d'autres se font 300 SMIC en un seul mois de "travail".
  9. Certes, mais il ne pourrait pas se targuer d'avoir la "légitimité" d'électeurs ont voté pour lui contre leur gré. Mais bon, je suis davantage pour un régime parlementaire, où la discussion serait bien plus ouverte. Ce n'est pas forcément un salaud. Mais il a profité d'un système qui lui est salaud.
  10. Ça va même au delà de ça : cela peut être vécu comme un enfermement psychologique (ne plus trouver ses repères que dans ce schéma), voire amener à de la culpabilisation.
  11. Ce que tu fais ou pas ne change en rien à la problématique. L'élection - sous nos institutions - mène au final à un choix binaire entre deux candidats. Et donc si aucun des deux ne représente tes idées, soit tu ne votes pas, soit tu votes contre le pire. C'est le système. Personnellement je le trouve très imparfait démocratiquement.
  12. Diminuer fortement les disparités et mieux distribuer les richesses ne changerait aucunement l'idée d'une convergence d'intérêt. Le problème actuellement c'est que les intérêts de ceux du haut vont souvent bien en delà de l'intérêt de ceux qu'ils exploitent, et qu'ils peuvent les jeter ou les comprimer si cela les serts. Bref, les intérêts sont loin d'être réciproques, car le but premier d'une entreprise n'est pas la réussite individuelle de ses salariés, mais la réussite des intérêts particuliers de ceux qui ont le pouvoir en son sein (de plus en plus souvent, même, l'intérêt de ces décideurs n'est même pas celui de l'entreprise). Bien évidemment tout serait modifié si la démocratie s'insinuait au sein des entreprises, que les salariés pouvaient faire prévaloir leur intérêts (et pour rappel, un salarié a intérêt à la bonne santé de l'entreprise... dès lors qu'il n'en profite et n'en est pas victime. Ce qui n'est pas le schéma actuellement).
  13. A l'ère de l'apparence et de la starification, ils peuvent continuer à en gagner. Et puis bon, lorsque tu as gagné 50000 vies en 10 ans seulement, tu peux arrêter de bosser.
  14. Encore une fois non. Les gens ne paient pas directement : c'est la publicité qui le fait. Interdit les pubs et les affichage de sponsors (enfin... Plutôt: limite les fortement) et demain le foot revient au rang de la plupart des sports. Ce qui ne l'empêcherait pas d'être toujours suivi ou diffusé. C'est un point important, car a t'on voté un jour pour se voir asséner des publicités à longueur de journée, à la télé, dans la rue, etc ... C'est une atteinte à notre liberté, une forme de déni de démocratie, sur lesquelles une minorité s'enrichit (Sans compter le bilan écologique).
  15. Et bien si le coût est trop prohibitif, les entreprises ne les feront plus ouvrir les WE. Mais bon, vu le chiffre d'affaire accru le WE, j'ai des doutes Mais du coup il faudrait réhausser les salaires pour les branches en question. Puisque nous avons là des travailleurs qui font un effort, un sacrifice. Donc qui méritent de gagner davantage. C'est tout l'inverse ! Tu emploie mal le terme "valoriser". Valoriser le travail, par définition (attention à la lapalissade), c'est lui donner davantage de valeur. Donc que l'on le reconnaisse et le rémunère davantage : c'est comprendre que derrière le travail il n'y a non pas une machine, mais un humain, un citoyen, qui est logiquement - comme tous les citoyens - celui dont la société doit défendre les intérêts Bref, valoriser le travail, cela consiste à ne pas le brader, et à surtout à vérifier les conditions de l'exécution de ce travail. Cela va peut-être te faire mal, mais pour ma part les travailleurs ont davantage de valeur et doivent être davantage préservés que les bénéfices que fera un employeur à l'aide de leur travail. C'est, je pense, notre différence fondamentale : tu attaches davantage d'intérêts à l'entrepreneur et ses intérêts, qu'à ceux des salariés, qui arrivent en second. C'est plutôt l'inverse : les contraintes exigées par les employeurs qui sont de moins en moins acceptables, vu le contexte. Ainsi, dans bien des cas, on a des gens qui refusent des emplois parce que ceux-ci les mettrais encore davantage en difficulté financièrement.
  16. Pourquoi donc ? Tu as une vision binaire. Et ? Ce n'est pas le nombre de personne qui profitent de l'invention qui détermine le travail, le talent ou le mérite de l'inventeur. Celui-ci aurait pu être exactement le même pour des inventions plus confidentielles. J'ai donné l'exemple des vaccins précédemment. Mais plus généralement, un chercheur trouvant une thérapie face à une maladie orpheline est-il moins méritant qu'un autre qui trouvera une thérapie pour une maladie plus large et courante ? Pourtant les deux auront fait les mêmes efforts, les deux contribueront par leurs découvertes à l'avancée de la science (et donc à d'autres découvertes), etc ... La confusion étant qu'on ne rémunère du coup pas le travail de la personne, mais les conséquences de celui-ci. C'est ainsi qu'on se retrouve avec des footballeurs pro surpayés (des milliers de fois plus qu'un joueur de squash professionnel par exemple), non pas selon leur talent au sein de leur sport ou de leurs efforts, mais selon ce que ramènent la diffusion de ce sport et la publicité autour de leur image.
  17. Il existe plein de cas où le salarié est tenu de travailler le dimanche, avec des compensations qui vont de rien à pas grand chose, voire 25% ou autre en plus. Loin d'être payés double quoi.
  18. Lesquelles ? Je n'ai pas d'autres intentions que de lutter contre la première cause de reproduction des inégalités (et donc le renforcement de celles-ci), à savoir l'héritage. C'est pour cela qu'il faudrait au moins mettre ces lois au niveau européen. Mais bon, les milliardaires peuvent bien fuir, le fruit de leur richesse - à savoir l'outil de production - reste généralement sur le territoire. Quant aux délocalisations, on peut aussi imaginer appliquer des règles de protectionnisme pour lutter contre cela. Bref, c'est à l'Etat de fixer les règles du jeu qui vont dans l'intérêt de sa population.
  19. Je suis pour un système où ça ne soit pas possible. Que ton invention te profite (même pécuniairement) et que ton nom y soit associé, sans doute, ... mais sans que cela atteigne des fortunes. Bof, des escrocs et des incompétents, tu en as beaucoup, même dans les hautes sphères. Bref, disons qu'il ne s'agit pas non plus de financer le premier projet venu. D'ailleurs, je ne suis pas forcément contre le principe d'investissement : mais qu'il ait une limite dans le temps, une fois l'investissement remboursé avec un bénéfice modéré. En d'autre termes, tu aides à lancer, tu touches une récompense ... mais pas à vie !
  20. Encore une fois, non. Il ne s'agit pas forcément de "plumer" les milliardaires d'aujourd'hui, mais de changer les règles du système pour qu'aucun individu ne puisse accumuler de richesse au delà d'une certaine mesure. Par exemple, gagner en un jour ce qu'un lambda ne pourra même pas gagner en une vie, c'est ce que l'on nomme moralement l'indécence. Et donc avec les mêmes règles pour tout le monde. Si encore ils étaient payés double et faisaient ce choix volontairement, je ne serais pas forcément contre. Lol, tu ne parles décidément pas à la bonne personne. Ce n'est pas moi qui vais commander des gâteaux à la boulangerie, encore moins un traiteur, et les vacances inoubliables pour ma part passent davantage par le cadre, le lieu, avec qui je les passe et ce que j'y fais, ... que des larbins autour de moi. Je sais bien. Enfin, sauf que tu peux avoir quelques actionnaires qui sont des particuliers, mais pour la plus grande masse, ceux qui font la pluie et le beau temps et gagne réellement de l'argent par ce jeu de dupe, il s'agit surtout d'entreprises, de fonds, etc ... C'est marrant, parce que tu viens justement de lister tous les inconvénients de cette loi de l'offre et de la demande. C'est aussi cela qui ne va pas avec notre système : une entreprise, ses salariés et même le pays tout entier n'est pas capable de supporter une baisse d'activité. On a donc un système qui est incapable de s'adapter à nos besoins (on l'a vu avec le covid). Comme quoi c'est con. Tu vois, je suis un humaniste : si des humains, quelque part, ont une idée pour améliorer notre condition, mon premier souhait est que chacun puisse en profiter ... pas que l'inventeur (d'ailleurs, c'est rarement lui) limite l'accès à l'invention pour se faire du fric dessous.
  21. Bah tout les lambdas n'héritent pas de millions ou de milliards. Donc, non, on peut créer des limites à l'héritage, qui ne lèserons pas 90% des français.
  22. Avant tout par les revenus (mais également ceux du capital). Mais déjà cette logique diminuerait la valeur foncière des biens immobiliers, puisque grandement basée sur la spéculation. Bah non. Encore une fois, on a déjà fait des réformes en ce sens, et donc on a déjà abaissé les pensions des futurs retraités. Et encore une fois le COR indique 25 ans où il y aurait de potentiels déficits (et à la marge), mais que le système redeviendrait peu à peu bénéficiaire par la suite.
  23. J'ironisais en réponse aux propos de Léna.
  24. Les deux. Mais encore une fois, ce n'est pas tant enlever les milliards ou millions à ceux qui les possède actuellement (bon, on peut les faire participer fortement) : c'est modifier les règles du système pour que de tels accumulation ne soient plus possible. Bref, repenser l'héritage, et poser la question de la distribution (avant même parler de redistribution) des richesses créé. Bah si Jacky. Tu feins d'ignorer comment ça marche. Mais à la présidentielle la question n'était pas : "Voulez vous élire Macron ?". Non, la question était : Macron ou Lepen ? Du coup il fallait faire un choix, même pour ceux pour qui aucun des deux programmes ne leur convenait.
  25. C'est assez réducteur. Plus le navire est gros, et plus la décision s'appuie sur l'expertise et les compétences de plusieurs talents. Non, pour ma part je suis pour que ce soit toujours le "nous". Bref, dans l'absolu, je suis pour que des talents puissent s'unir pour monter et faire fonctionner des sociétés, et que chacun puisse rebondir si ça foire (donc sans risquer sa maison par exemple). C'est tout le principe du "pari", de faire de l'entrepreneuriat un "jeu" que je rejette globalement.
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