Aller au contenu

Pheldwyn

Membre
  • Compteur de contenus

    25 241
  • Inscription

  • Dernière visite

  • Jours gagnés

    23

Tout ce qui a été posté par Pheldwyn

  1. Pheldwyn

    religion.

    Ce n'était pas mon propos : je demandais pourquoi exclure le féminisme du wokisme, puisqu'apparemment il coche également le champ de ta définition. Alors, certes, mais pour ce faire il faut que le corpus d'idées en question soit explicite. Or, le terme wokisme est utilisé dans tous les sens pour décrire tout un tas de corpus d'idées qui ont en gros le vague lien de s'opposer aux discriminations. Encore quand des gens se revendiquent d'une idéologie, bon, on peut se dire qu'ils savent sur quoi ils s'accordent. Mais là, le terme "wokisme" sert à mettre dans un même sacs des gens qui ne sont pas forcément d'accord entre eux, qui n'ont pas les mêmes nuances de pensées, et qui n'ont jamais demandé à faire partie d'un tout. C'est ce qui m'embête avec l'utilisation du terme wokiste : c'est qu'il ne sert pas à définir ou réunir des idéologies. Il sert à les décrédibiliser et les contester, et c'est là sa seule fonction. Encore une fois, je veux bien que tu nommes un mouvement, mais il faut dans le même temps en dessiner les contours. Et si c'est un mouvement, expliquer son origine, sa dynamique, en d'autres termes : sa cohérence. Or là, a priori sont rangés dans le wokisme les différents partis de gauche, les associations féministes ou de défenses des minorités ou des droits humains, etc ... Tu utilisais le terme d'outrance, qui serait un critère déterminant du wokisme. C'est un critère compliqué, vu que l'outrance peut-être utilisé par bien des acteurs différents. Tiens, pour en revenir aux origines du termes : il a été popularisé par Trump, que l'on aurait du mal à définit comme Wokiste. Et pourtant, on lui associe automatiquement l'usage constant de l'outrance, ça fait partie de son ADN. Bref, autre le terme en lui même, ce que j'aimerais savoir, c'est qui ou quels partis ou mouvements tu taxerais de "wokistes", et pourquoi. Mais bon, on sort du sujet du topic. Il faudrait sans doute que je crée un sujet à part. Bah pour le coup l'intersectionnalité ne devrait pas être associé au "wokisme", car il s'agit de décrire un phénomène sociologique qui n'a rien d'outrancier ou d'excessif. C'est un concept qui consiste juste à décrire le possible cumul de différentes formes de discrimination dans une société, ou leurs intrications. Bref, un domaine de recherche tout ce qu'il y d'entendable. Et en quoi est-ce une opposition ? C'est justement parce que le concept républicain repose sur une idée d'égalité de droit et de respect des citoyens, que la dénonciation des discriminations arbitraires envers des individus est totalement constitutive de cette démarche d'idéal républicain. L'anti-racisme, l'anti-sexisme, etc ... se base justement sur l'universalisme républicain. L'universalisme républicain est un principe à respecter, un objectif à suivre : il ne préexiste justement pas, mais c'est la société, par son organisation et ses lois, qui doit le garantir. Donc l'universalisme républicain n'a pas pour de minimiser ou nier le réél : il a pour but au contraire de l'observer, d'en prendre conscience, justement pour y répondre. Euh, il n'exige pas non plus fondamentalement cela. Il demande un respect des lois et un comportement citoyen (ainsi que la garantie d'une équité de droits et de respect) : cela n'implique pas de mettre forcément au second blanc quelconque spécificités. Uniquement lorsque ces spécificités s'opposent au cadre légal, mais c'est tout. Ce que tu décris, c'est du communautarisme, ou de l'identitarisme. Et je te retrouverais parfaitement pour y être opposé. Mais donc si ce communautarisme est là encore une critère prépondérant de ta définition du wokisme, alors il va falloir exclure nombre de mouvements, associations ou personnes qualifiées de "woke", alors qu'elle ne sont absolument pas dans cette démarche communautaire. C'est ce que décrivait plus en avant : on met dans le même sac du wokisme quelques mouvements (minoritaires) qui sont effectivement à tendance communautaire (comme les indigènes de la république, par exemple) avec des partis ou des mouvements qui eux ne font que dénoncer ou lutter contre des discriminations. Si tu utilises le même mot pour décrire les deux, tu perds toute nuance. Tu fais rejaillir ces travers communautaristes sur l'ensemble d'un champ idéologique. En même temps, c'est - encore une fois - exactement la manipulation rhétorique recherchée par l'utilisation du terme épouvantail "wokisme". Un truc creux, flou, qui permet de tout amalgamer, pout tout rejeter et décrédibiliser tout un champ idéologique. Ah bah pourtant selon certains ministres, le wokisme inonderait nos universités et chercheurs. ?? Qui fait cela. Ne ferais-tu pas preuve ... d'outrance ? Pour un message xénophobe, si le poste occupe un rôle de porte-parolat, ou une incarnation de l'état ou d'une institution, cela peut pourtant relever d'une faute caractérisée. Là encore, le débat concerne assez peu la réparation, mais plutôt la reconnaissance, qui elle est nécessaire. Bref, nombreux sont ceux qui dénoncent le wokisme et viennent caricaturer la position d'association ou d'individus qui ne demandent rien d'autre qu'une juste reconnaissance historique. Qui confondent le fait d'assumer un passé, avec une remise en cause de gens du présente qui ne sont pas - comme tu l'as dit - responsables. Mais l'outrance consiste justement à ignorer cette nuance pourtant essentielle. Là encore, la haine et les insultes sur internet sont loin d'êtres assimilables à un prétendu wokisme : on les retrouve sur tout un panel de positions politiques, de l'extrême-gauche à l'extrême-droite. Encore une fois, amalgamer "la haine sur internet" avec le fait de "dénoncer des discriminations" comme étant constitutif d'un même mouvement idéologique : tu vois où cela n'a aucune cohérence ou honnêteté intellectuelle ? Sauf qu'il sert à discréditer un bien large champ de personnes. Justement parce que l'utilisation du terme wokiste ne cherche jamais à définir les contours de qui en ferait partie et pourquoi. Bref, n'importe qui peut se retrouver qualifié de "woke" et discrédité, quand bien même il ne correspond absolument pas aux "bigots moralisateurs" que tu décris. Encore une fois, je ne nie pas l'existence d'une forme obscurantiste faite au nom d'un soi-disant progrès (et on pourrait peut-être même se retrouver d'accord sur certains sujets), mais ces dérives ou outrances si elles sont parfaitement condamnables, n'ont pas à être amalgamées les unes aux autres, et encore moins à discréditer des discours bien plus complexes ou nuancés. Tu combats des outrances, cela pourrait s'entendre. Sauf que ce faisant tu mets une majorité d'idées et de personne dans le même sac. C'est là tout le problème. Ce que ne permet pas l'utilisation du terme épouvantail "wokiste". Car il impose l'inverse de toute forme de débat et de discussion. Puisqu'il exclut par défaut tout un champ d'idées ou thèses. Euh certes, sauf que là aussi ton propos est assez creux, puisque je ne sais pas de quoi tu parles ou évoque concrètement. Quelles théories - défendues par les wokistes - seraient selon toi réfutées par les faits, ou en contradictions aux sciences exactes ?
  2. Pheldwyn

    religion.

    Je crois que c'est plutôt cela, en effet
  3. Pheldwyn

    religion.

    Pourquoi ? Les zones urbaines du pays dans lequel tu vis sont majoritairement chrétiens ? Parce que ce n'est pas le cas en France, en tout cas. Les athées deviennent majoritaires, et les pratiquants (toute religion confondues) sont marginaux. https://www.observationsociete.fr/modes-de-vie/des-croyances-et-pratiques-religieuses-en-declin-en-france/ Quel est le rapport ? Les médias traitent assez peu de religion ou de sa place. Bon, sauf CNews avec son islamophobie légendaire et ses émissions cultuelles contrevenant aux règles du CSA. Lol, je vois surtout chez toi une foi optimiste et aveugle ... mais pas en Dieu, mais dans l'importance de la religion catholique. Pourtant l'église elle même est consciente de son déclin. Il existe de vraies valeurs en dehors des religions. Religions qui sont d'ailleurs utilisées pour porter de nombreuses valeurs différentes et parfois antagonistes : paix et amour... Sauf lorsqu'il s'agit de mettre sur la gueule de ceux qui ne pensent pas pareil.
  4. Pheldwyn

    religion.

    Bah tu parlais des français en faisant une généralité. Généralité qui n'a pas grand sens : c'est pour cela que j'ai rectifié par "des" français. Alors peut-être que les milieux ruraux sont restés davantage dans ces traditions : mais dans la plupart des milieux urbains (et je ne parle pas des cités ou des quartiers "multiculturels" comme tu le dis), les traditions chrétiennes ne sont plus si répandues. Sauf, comme je le disais, pour l'aspect culturel des fêtes, mais au final largement déconnecté de l'aspect religieux. Bah beaucoup dans le milieu où tu habites, peut-être. Mais ce n'est pas pour cela que c'est forcément représentatif des français. Bah elles ne s'adaptent pas : c'est tout l'inverse, elles perdent en influence. Seul le folklore perdure. Et entre nous, ce n'est pas plus mal.
  5. Pheldwyn

    Légaliser le cannabis !

    Euh, personne n'a parlé d'autoriser la conduite en ayant fumé un joint : c'est interdit et ça le restera tout autant s'il y a légalisation. Mais on pourra davantage communiquer sur le sujet, comme avec l'alcool. Pas de problème de mon côté pour durcir la loi s'il le faut sur ces deux phénomènes au volant, ou mieux, pour développer toute prévention et sensibilisation. Ensuite, non : le marché de la cocaïne, héroïne n'est pas celui du cannabis. Le cannabis est très répandu, et la majorité des consommateurs ne se tournent pas vers les drogues plus dures (ce serait bien tiens d'ailleurs d'avoir des chiffres a ce sujet). Donc oui les trafics iront certainement vers ces drogues (il existe d'ailleurs déjà), mais je pense que la demande ne sera pas suffisante pour faire "travailler" tout ce beau monde. Et pour le coup, peut être que la police pourra davantage se concentrer sur ces trafics là.
  6. Pheldwyn

    religion.

    Oui, en gros, c'est un mot pour parler des luttes contre les discriminations qui ne datent pas d'hier, non plus, non ? L'anti-racisme n'est pas nouveau, le féminisme (pourquoi forcément le néo-féminisme ? Le féminisme s'inscrit tout autant dans cette dénonciation de la dominance d'un sexe sur l'autre via la société patriarcale), etc ... Toutes ces luttes existaient bien avant qu'on vienne coller cette pseudo mode du "wokisme" : terme inventé par la droite et l'extrême-droite américaine et popularisé par Trump, et importé par la droite et l'extrême-droite française pour venir remplacé les termes qu'elle utilisait avant pour discréditer les luttes contre les discriminations : islamo-gauchisme, et avant-cela ce terme à la con de "droitdelhommiste" (comme si c'était une tare). J'y insiste, car le terme "wolkiste" en tant que mouvement n'a jamais été revendiqué par ces mouvements, que ce soit aux US ou en France, mais a été utilisé par les opposants pour ostraciser ces mouvements sous un terme générique, épouvantail. Pas "les", mais des minorités. La plupart des mouvements que tu décris ont intégré l'intersectionnalité : l'idée que justement il n'y a pas deux camps, d'un côté les opprimés, et de l'autre les oppresseurs. Mais que les rapports de dominations sont composites, et que des individus peuvent faire partie de différentes catégories discriminées, ou être à la fois dans une catégorie discriminé selon un critère, et privilégie selon un autre. Une femme blanche peut-être victime de sexisme, mais moins du racisme. Un homme noir pourra être victime de racisme, mais évidemment moins du sexisme. Et un homme blanc qui sera peut exposé au racisme ou au sexisme, pourra l'étre à une discrimination de classe. Tout cela n'est en fait qu'affaire de sociologie, de comprendre les cadres de discriminations qui structurent notre société, afin de les identifier et de voir comment y répondre. Je ne vois pas trop en quoi cela s'oppose à l'universalisme républicain, bien au contraire, puisqu'il s'agit de pointer des phénomènes qui contreviennent justement à cet universalisme. Il existe certes des mouvement communautaristes ou identitaires (il y en a malheureusement toujours eu). Mais la terminologie "wokiste" dépasse largement ces mouvements. Alors pourquoi mêler sous un même terme ces mouvements (qui restent tout de même assez minoritaires) avec des mouvements plus établis comme ceux que je décris, ou des chercheurs ou des politiques qui justement prônent un idéal universaliste en fustigeant justement les discriminations. Bref, c'est cet amalgame qui rend le terme "wokiste" caduque. Enfin, pas caduque, dans le sens où justement l'idée de créer un terme épouvantail cherche justement à discréditer tous ces mouvements de lutte pour les droits avec quelques sombres mouvements communautaires. N'oublions pas qui a inventé le mot : Trump et les conservateurs américains, pour s'opposer aux luttes des minorités, comme celles portées par les Black Live Matters. En l'occurrence, la recherche sociologique déborde d'études rationnelles qui démontrent la réalité de ces phénomènes de discrimination. Le racisme existe. Le sexisme existe. L'homophobie existe. etc .... Et ces phénomènes ont des expressions réelles dans la société. Parce qu'encore une fois, "ces mouvements" n'ont pas forcément du tout les mêmes idéologies. Que le regroupement sous un terme "épouvantail" n'est pas de leur fait, mais de personne qui cherchent à discréditer la majorité d'entre eux avec une minorité de mouvements plus contestables. La technique n'est pas nouvelle, encore une fois. Mais il n'y a jamais eu véritablement de connotation positive au wokisme. Ni de gens se réclamant d'un tel mouvement. Même ceux aux US qui reprenaient le terme de "Woke" pour dire qu'ils étaient conscients des discriminations, en avait juste fait un slogan lors des manifs, jamais un mouvement ou une idéologie. De quoi nous parles-tu exactement ?
  7. Pheldwyn

    religion.

    Désolé, lorsque je suis sur mon portable je laisse passer plus de fautes. Et donc, il n'était aucunement question de te "reprendre" (??) mais juste d'essayer de comprendre ce que cela voulait dire "de façon globale". C'est très flou comme concept d' "avoir des racines chrétiennes de façon globale". Encore une fois je ne vois pas ce que cela signifie, et vu que c'est apparemment assez notable pour le marteler, l'athée laïque en moi se réveille et se demande ce que cela suggèrerait ou impliquerait dans les faits. Bah je n'ai pas vu ta réponse, désolé. Je ne suis pas dans la contradiction (je n'ai pas remis en cause l'influence catholique dans notre histoire/culture), je cherche juste à comprendre ce que signifie cette affirmation, ce qu'elle apporte. La France a un héritage chrétien, certes. Et donc ? (si tu préfères)
  8. Pheldwyn

    religion.

    Bah c'est la même en fait. Je n'ai fait que développer mon "ça veut dire quoi des racines chrétiennes ?". C'est quoi le sens que tu mets derrière cette affirmation ? Je ne vois pas ce que cela veut dire, "de façon global". Notre culture et notre histoire ont eu une forte influence du catholicisme, c'est un fait indéniable. Racines est un mot qui implique une filiation, ou un héritage : or les racines de la France sont plus large que la seule influence catholique (même si elle a encore une fois occupé une place importante). L'héritage aussi est multiple. Notre langue tient du latin, du grec, de l'arabe et de l'anglais par exemple. Après, comme je l'ai dit, notre histoire et nos valeurs se sont forgées autour d'autres éléments : l'humanisme des lumières, la république née de la révolution, ce ne sont pas des héritages religieux, par exemple. Et c'est également une part importante de notre histoire. L'autre problème, c'est le "nous". Si tu parles de la culture dans sa globalité et de l'histoire, oui, il y a une influence chrétienne. Si tu parles de nous en tant qu'individus, cela va dépendre des expériences de chacun : oui tu as des citoyens qui ont eu une éducation laissant une place importante à la religion catholique, pour d'autres minorités il s'agissait d'autres religions (musulmane, hébraïque, orthodoxe, protestante, ...) et encore pour d'autres, comme moi, une absence quasi-totale de ces influences directes.
  9. Pheldwyn

    religion.

    Sur racines : ça implique toi, selon toi ? La religion catholique avait une très forte influence sur le pouvoir et la culture en France jusqu'ici y a un siècle. Mais c'est bien moins le cas de nos jours : nous sommes tous nés dans un état laïque (à part les forumeurs âgés de 118 ans au moins). De plus d'autres pensées ou influences (la philosophie grecque, les lumières, la révolution et la république qui a conduit au principe de laïcité, etc ... ) ont elles aussi eu leur importance dans la culture et l'organisation du pays. Bref, tu nous dit que la France a des "racines" chrétiennes. Certes. Mais cela implique quoi, du coup ? Quelle importance ont ces influences de nos jours ?
  10. Pheldwyn

    religion.

    Sauf que tu ne m'as pas répondu : ça veut dire quoi au juste ces racines chrétiennes ? Ca nous impose quelque chose ? Je ne vois pas qui voudrait raser les églises ou construire autre chose à la place : tu parles de combien d'ultra-minoritaires ?
  11. C'est surtout à la longue une rupture d'égalité du droit : des tas de conventions collectives imposent aux employeurs la prise en charge de ces jours de carence au delà d'un an d'ancienneté. Bref, rajouter des jours de carences c'est aussi renforcer ces disparités.
  12. Pheldwyn

    religion.

    Des français. Ce ne sont pas"les" français. Je n'ai absolument pas été élevé dans la religion chrétienne. Mes parents, oncles et tantes l'ont parfois été (et encore), mais mes cousins absolument pas. Ça fait partie d'un héritage culturel, mais qui comme Noël a perdu de sa composante religieuse. On a gardé la forme, la chasse aux œufs et les chocolats, comme on a gardé la galette à l'épiphanie, les crêpes à la Chandeleur, la bière à la saint-Patrick ou les déguisements pour Halloween. Mais ces fêtes pour beaucoup de Français n'ont pas ou plus forcément de sens religieux. Notre histoire n'est pas que chrétienne. La chrétienté est l'une des composantes culturelle, mais loin d'être la seule. Nos valeurs ne sont plus non plus calquées sur les valeurs chrétiennes depuis plus d'un siècle. On admet aujourd'hui le divorce, l'homosexualité, l'IVG ou la contraception par exemple, qui sont antagonistes aux valeurs chrétiennes.
  13. Pheldwyn

    religion.

    Faudrait un jour que vous nous définissiez exactement ce qu'est le wokisme. Au moins les 3-4 pensées que vous considérez comme constitutives du wokisme et qui représentent un tel danger, et surtout qui s'en réclame, de ces pensées. Mais ça veut dire quoi, au juste ? On a aussi des racines celtes. Est-ce que je me sens celte pour autant ?
  14. Pheldwyn

    Assurance chômage.

    Pire ! Ils nous ont vendu un système où si les conditions d'emplois allaient mieux, ils raccourcissaient la durée, et le cas contraire si le chômage remontait. Et là hop, bizarrement, dès que le chômage repart à la hausse, ils parlent au contraire d'encore raccourcir. Réellement une bande de cyniques.
  15. Vraiment des connards. Désolé, je n'ai pas d'autres mots. Le pire c'est leur technique de comm' : oser expliquer qu'ils prennent des dispositions pour lutter contre les accidents du travail, le chômage ou encore préserver notre modèle social... Alors que concrètement les mesures qu'ils proposent vont complètement à rebours de ce qu'ils prétendent défendre, et ils le savent très bien ! C'était le même discours cynique avec la réforme des retraites : si on détruit vos droits, c'est pour les préserver. Une seule chose les guide : assurez davantage de revenus pour le marché, et écraser toujours davantage les droits.
  16. Effectivement, le problème des augmentations par pourcentage, c'est que les plus hauts salaires sont augmentés d'autant plus. Donc, peut-être pas la même somme exactement, mais que ce soit un pourcentage dégressif. Cela étant dit, ça ne résoudrait pas forcément les disparités qui existent. Sans compter que ces différences se font rarement sur l'utilité réelle ou l'investissement des salariés, mais sur le prestige du poste, sa place dans la hiérarchie, la rareté des compétences ou quelques années d'études en plus. Mais tu te retrouves avec des gens qui gagne le double voir le triple d'autres, qui pourtant s'échinent parfois bien plus. Déjà, je trouve cela dérangeant. Mais la base, ce qu'il faudrait que notre système garantisse, c'est qu'un salaire à temps plein (donc à partir du SMIC) suffise à vivre dignement. Il faut que ce salaire permette de se loger, de manger, de se soigner, d'avoir des loisirs simples, etc ... sans problème. Si déjà on arrivait à cette première étape, je serais moins critique sur les plus haut salaires. Le nerf de la guerre, c'est aussi le logement. On en revient tout de même à une sorte de servitude : tu as des gens qui déjà gagnent 3, 4 ou 5 fois plus que d'autres, et qui en plus touchent également en plus des loyers ... versés par des gens qui gagnent 3,4 ou 5 fois moins qu'eux. Rien que là, on marche complètement sur la tête.
  17. Parce que tu crois qu'un travailler dans une situation de famille mono-parentale est le seul à manger ? J'ai précisé imposable, parce que naturellement pour quelqu'un dont l'IR est à 0, la TVA est de fait supérieure. Mais donc, pour une grande partie des foyers imposables, tu en as beaucoup qui se plaignent de l'impôt sur le revenu ... sans qu'ils se rendent compte qu'ils contribuent bien davantage avec la TVA. La valeur ajoutée par le travail humain, et ce travail humain.
  18. Sauf qu'un riche n'achète pas en proportion. Il ne mange pas 30 fois plus qu'un pauvre. Il ne paie pas sa baguette 30 fois plus cher ou n'en mange pas 30 fois plus par jour. Il ne fait pas 30 fois plus de repas par jour. Peut-être ses repas coûteront-ils 6 à 10 fois plus cher, certes. Il ne dépense pas non plus 30 fois plus d'électricité ou d'eau. Bref, la TVA restera assez ridicule. Pour une majorité de foyers imposables, la TVA pèse davantage que l'impôt sur le revenu, par exemple. Ce n'est normalement pas le cas pour les plus aisés (enfin, tant qu'ils ne s'exonèrent pas de l'IR).
  19. Non, elles ne le font pas. De grandes entreprises paient en proportion moins d'impôts que de petites PME. Quant aux prestations sociales, elles sont globalement versées à des gens qui ont cotisé pour les obtenir. Et les minima sociaux s'appuient sur les impôts, dont le premier, la TVA, qui est payé par tout le monde (et en proportion, bien davantage par les classes les plus pauvres que par les plus riches).
  20. Déjà, c'est faux : 100€ dans un maintien du salaire lors d'un congé maladie, ou 100€ de pension de retraite, c'est maintenir la consommation - dans l'économie réelle - d'un actif. Et surtout, surtout : je le répète, à quoi sert l'économie ? Quel est son objectif sinon répondre aux besoins de la population ? C'est fou de tourner dans le vide comme cela. De plus, le coût des infrastructures, de l'éducation, ou du soin des citoyens, ce sont aussi des maintiens ou gains de productivité nécessaires aux entreprises. 100€ dans l'économie auprès des entreprises ? C'est peut être 100€ vers des comptes offshore. On perd dans les 100 milliards comme cela par an.
  21. Pourquoi "replié sur lui même" ? Et ensuite, je n'ai pas dit qu'il ne fallait pas de grandes entreprises, du moment qu'elles participent à l'économie et à la solidarité à hauteur de leurs bénéfices. On a surtout vu ce que donnait la mondialisation, les délocalisations et la désindustrialisation sur le tissu économique du pays (et que dire du climat ?) Mais pendant les 30 glorieuses, on n'importait pas tout de Chine il me semble, non ? Il y a surtout eu un essor et un progrès technologique. Depuis 2000, ce confort se dégrade. La encore, ça a baissé en volume dans les ménages. La part du logement a explosé. Toujours à cause de la spéculation, la fameuse loi de l'offre et de la demande. Mais les gens travaillent. Tu n'as pas de quelle marque, juste une pensée et une formule magique : et as décidée que tout était dû au fait que des gens ne travaillaient pas. Parce que cela fait des coupables à pointer. La réalité, c'est que même en travaillant, les gens ne gagnent plus suffisamment, car certains s'accaparent les fruits de l'activité économique. Les richesses créées ne profitent pas autant qu'elles le devraient à l'ensemble. Ce n'est pas que les gens ne veulent pas travailler, c'est que l'on aligne les conditions vers le bas, en nous mettant en concurrence avec des pays qui n'ont pas du tout les mêmes règles du jeu, qui se foutent du climat ou des droits humains. Elle en ont, et les présentent dans des programmes, ainsi que dans des débats à l'assemblée (amendements, proposition de lois,...) que la majorité refuse quasi systématiquement de discuter. Car oui, la discussion dans notre état démocratique a normalement lieu au parlement, il est là pour cela, et pas sur un coin de table de l'Élysée ou de Matignon pour faire de la comm' . Le gouvernement dépendra des législatives. Et franchement, bien malin qui peut savoir qui aura une majorité. On peut à la limite supposer qu'elle sera très relative.
  22. Lorsque l'on sait que la part des dividendes dans la valeur ajoutée ne cesse de s'accroitre, cela implique dans tous les cas que seulement 1% des foyers fiscaux en France profitent de cette hausse des dividendes. Au final, peu importe le nombre de personnes qui ont des actions et ne gagnent rien, ce n'est pas le sujet. Et lorsque l'on sait que ce gouvernement a limité la taxation des dividendes à 30%, quel qu'en soit les montants. Bref.
  23. Ah bah ça c'est une autre question. Mais en tout cas on peut dire que seulement 1% des foyers fiscaux gagne quelque chose avec des dividendes.
  24. Bah si tu montes le net par rapport au brut, non, tu enlèves de fait des cotisations. Aujourd'hui, comme les assurances sont encore payées par les cotisations, les travailleurs ont encore leur mot à dire. Le but des libéraux, c'est bien évidemment de transformer ce modèle pour que ce soit à l'état d'alimenter ces caisses comme il le souhaite (puisque dépendant de l'impôt), et d'assécher ces assurances publiques et solidaires. Tu peux donner davantage de salaire aux gens sans diminuer les cotisations : en augmentant les salaires bruts. Peut-être que cela passe aussi par diminuer les écarts de salaires, pour augmenter les salaires du plus grand nombre et limiter ceux des plus nantis. Tiens, un autre sujet intéressant sur le non-partage des richesses: Ah ça, bien sûr, personne ne dit le contraire (encore que je ne sais pas sur quels chiffres tu te bases, encore une fois). Mais bon, lorsque l'on voit les carences dans certains services publics, je pense que malheureusement on ne peut pas faire tant d'économies que cela. Et contrairement à ce que tu dis, je ne suis pas certain non plus que ce soit la France qui verse le plus par habitant pour la santé, l'éducation, le sécurité ou la justice. Bah non, on peut regarder pour économiser lorsque c'est possible. Mais le truc, c'est qu'avant de réellement dégager des fonds, je pense qu'il y aura des besoins à combler de toutes façons. Pour les cures, oui, c'est dénoncé depuis longtemps. Et pas que par la droite. Par contre, 4000 € de chirurgie esthétique de confort prise en charge par la sécu, là, je ne te crois pas. Parce que beaucoup d'entreprises ne veulent pas rogner sur les dividendes ou leur marge. Et préfèrent rogner sur les salaires. Et encore une fois, le coût du travail en France n'est pas extravagant, il est assez proche de celui de l'Allemagne. Il est par contre clairement plus élevé que celui de l'Europe de l'est, de la Chine ou de l'Inde, etc ... Mais là dessus, il n'y a pas de secret : je suis totalement pour un protectionnisme européen, et un protectionnisme entre états membres pour éviter tout dumping social. L'économie est censé permettre à une société de fournir aux gens ce dont ils ont besoin. L'intérêt d'un pays n'est normalement pas "son économie", mais avant tout sa population. L'économie n'est censément qu'un outil, pas un objectif. Et si l'outil dysfonctionne, il faut le modifier. Je n'ai que ça à ajouter: https://www.novethic.fr/economie-et-social/transformation-de-leconomie/totalenergies-lvmh-bnp-paribas-la-france-championne-des-dividendes-malgre-une-economie-au-ralenti Encore une fois, ce n'est pas l'Etat qui "prend" lorsque l'on parle des prélèvements sociaux. Non, mais là on ne parle de proximité géographique, mais de pays qui sont dans la même union.
×