C'est vrai qu'il y a a peu près deux fois plus d'obèses que d'homosexuels en France, mais ils n'en restent pas moins minoritaires, ils sont donc... "différents". Du coup, le fait d'avoir des parents obèses peut créer une véritable gène pour l'enfant, qui sera raillé. C'est dur d'expliquer la situation aux autres, pour une obésité qui n'est pas la notre.
Sinon, du fait que tu réagisses pour les gros et les laids mais pas pour le refus d'adoption "inter-raciale", dois je en déduire que tu es pour?
Promis,dès que je m'essaie à l'exercice, tu es le premier à qui j'en fais part.
En attendant, pour bien montrer que je ne cherche nullement à nier la gravité d'un geste comme les moqueries de gamins, je fais mon mea culpa. C'est vrai que c'est une chose absolument insurmontable qui justifie en soi le fait qu'une personne homosexuelle ou qu'un couple homosexuel ne puisse pas adopter...
M'enfin, tiens, sans aller jusque la shoah, mais en allant voir du côté du racisme latent d'aujourd'hui, faut il interdire aux immigrés d'adopter? Non parce que question intégration sociale, ça pourrait être vachement compliqué pour l'enfant, peut être même plus que pour un enfant adoptés par un couple homosexuel.
Enfin bref, pour résumer de façon plus claire, j'ai l'impression que les arguments en faveur du refus de l'adoption pour les homosexuels (en couple ou pas) sont surtout des prétextes afin de tenter de protéger une certaine image traditionnelle de la famille.
Les rôles que ne pourraient soit disant pas remplir un couple homosexuel ne semblent pas être si important lorsqu'il s'agit d'une adoption monoparentale pour une personne hétérosexuelle. Concernant le traumatisme que représenterait le fait d'avoir un parent ou des parents homosexuels tient avant tout de l'homophobie sous jacente actuelle, hors, il ne me semble pas que c'est en pronant la différence de traitement en fonction de l'orientation sexuelle d'une personne que ça pourrait s'arranger. Si l'homosexualité était une tare ou une anomalie, je ne dis pas, mais il se trouve que c'est un comportement "normal", de fait, la différence de traitement ne se justifie pas, et surtout pas par le fait qu'il y ait des abrutis pour penser que c'est une déviance.
edit:@encéphale: je viens de voir que j'avais mal compris une partie de l'un de tes posts précédents. ^^'
Là où tu parlais de la motivation de certains parents, j'avais vu une sorte de message abusant du misérabilisme qui cherchait à montrer à quel point c'est supposé être douloureux que de n'être pas dans la "norme".