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Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Je ne dissocie pas l'approche scientifique de l'approche philosophique. Il y a bien épistémologiquement une seule voie pour penser l'univers. C'est d'ailleurs pour cela que j'inclus le discours scientifique pur et l'outil mathématique dans mon propos philosophique et son outil dialectique. Science exacte et métaphysique spéculative évoluent sur le même terrain universel qu'est l'explication de la totalité des phénomènes. Mon objectif est justement d'unifier l'espace physique et l'espace de la conscience. C'est purement spéculatif. La théorie que je propose est que l'espace physique du cosmos évolue et s'adapte exactement comme nous, organismes vivants, nous adaptons. Dans cette course infinie de l'adaptation, le vide spatial génère l'organisme qui redéploie le vide spatial à travers la conscience. Il y a adaptation puisque le cosmos d'abord inconscient peut à présent expliquer l'espace pour y évoluer au mieux, en tant qu'organisme vivant. La vraie question serait peut-être : l'univers est-il par nature un système vivant ? -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Nous ne pouvons pas savoir ce qui est faux et ce qui est vrai. Nous ne pouvons nous baser que sur des modèles comme la relativité pour établir ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Je tiens à apporter quelques précisions : Einstein a développé la relativité générale avant la théorie de l'expansion et du Big bang étayée par Penrose et Hawkins. Le modèle d'Einstein fonctionne parfaitement dans un univers sans commencement ni fin. La relativité générale rend le Big Bang possible, tout en maintenant pleinement la possibilité d’un univers infini et éternel. Elle n’impose pas un commencement absolu ; elle l’autorise dans certains cas, mais ne l’exige pas. Les équations d’Einstein (du champ gravitationnel) admettent des solutions cosmologiques où l’univers est en expansion et possède une singularité initiale dans le passé. C’est le cas des modèles de Friedmann-Lemaître-Robertson-Walker avec certaines conditions (courbure positive ou densité suffisante). Dans ces solutions : - En remontant le temps, la densité et la courbure deviennent infinies à un instant fini (t = 0). - C’est ce qu’on appelle classiquement le « Big Bang ». - Les théorèmes de singularité de Penrose et Hawking montrent que, sous des hypothèses raisonnables (conditions d’énergie positives), une telle singularité est inévitable dans un univers en expansion. C’est pourquoi on dit souvent que « la relativité générale prédit le Big Bang ». Mais ce n’est pas tout à fait exact : elle le permet et le rend compatible avec les observations (expansion de Hubble, rayonnement cosmique fossile, abondance des éléments légers). Les mêmes équations d’Einstein admettent de nombreuses solutions sans singularité initiale et spatialement infinies : Univers plats (courbure k = 0) ou ouverts (k = −1) → spatialement infinis. Espace de de Sitter (solution exacte de la RG avec constante cosmologique) → univers infini, en expansion accélérée, éternel dans les deux sens du temps (pas de Big Bang global). Solutions de type Minkowski (espace-temps plat vide) → infini et éternel. Scénarios d’inflation éternelle (très courants aujourd’hui) : l’espace s’étend éternellement dans certaines régions, produisant des « bulles » locales qui ressemblent à notre Big Bang, tandis que l’ensemble reste infini et sans début global. Dans ces modèles, notre « Big Bang » n’est qu’un événement local dans un espace beaucoup plus vaste et ancien (voire éternel). L’univers global n’a pas de commencement ; il a toujours existé sous une forme ou une autre. - La RG classique craque à la singularité (densité infinie). On sait qu’elle n’est pas la théorie ultime à ces échelles (il faut une gravité quantique). - Les observations actuelles (CMB, expansion accélérée) favorisent fortement un modèle avec un passé chaud et dense il y a ~13,8 milliards d’années dans notre région observable. - Mais rien dans la RG n’interdit que cette région soit une petite bulle dans un univers beaucoup plus grand, infini et sans commencement global. C’est exactement ce que disaient déjà certains modèles dans les années 1920-1930, et c’est ce que proposent aujourd’hui l’inflation éternelle et les scénarios de multivers. Einstein lui-même était mal à l’aise avec l’idée d’un univers ayant un commencement. Il préférait clairement que sa théorie décrive un univers sans début ni fin. Oui, la relativité générale rend le Big Bang possible (et même probable localement). Mais elle ne l’impose pas comme nécessité absolue. Elle laisse largement place à des univers infinis, éternels, sans commencement global. La relativité générale rend l’expansion de l’univers possible et même naturelle. Cette expansion est aujourd’hui solidement confirmée par les observations. Cependant, le modèle classique d’expansion, lorsqu’on l’extrapole vers le passé, se heurte au mur de Planck : les calculs produisent une singularité et deviennent incohérents. À cette échelle, la relativité générale et la mécanique quantique entrent en conflit, et le modèle reste incomplet. C’est l’un des points les plus profonds et les plus honnêtes de la physique moderne : à une certaine échelle, nos outils mathématiques cessent tout simplement de fonctionner. Ensuite, il y a ce que nous, philosophes et métaphysiciens, pouvons penser de tout cela. Lorsque l’outil mathématique échoue aux échelles extrêmes, comme au mur de Planck, la conscience du penseur peut légitimement aller au-delà et interroger la nature de l’espace primordial. Cet espace infini pourrait contenir notre univers en expansion comme un phénomène local. Autrement dit, la singularité du Big Bang et l’expansion qui en découle sont des événements qui se situent nécessairement dans un espace. Notre région observable a pu émerger d’un état extrêmement dense et chaud, mais rien n’exige que cet événement soit le commencement absolu de tout l’espace. Il peut très bien s’inscrire dans un espace primordial plus vaste et plus ancien, même si cet espace ne peut actuellement être décrit par nos modèles scientifiques. La singularité du big bang reste un événement, et un événement se situe toujours dans un espace. La "contre-intuition" de la théorie du Big Bang, qui semblerait faire émerger l’espace-temps d’un état initial, se pose en réalité dans l’inconnu. Mais il n’y a pas vraiment de contre-intuition : il y a seulement l’intuition de l’inconnu. Cet inconnu nous apparaît dans l’espace de notre conscience. C’est ce qui nous pousse à chercher à le déterminer jusqu’à le rendre connu. Et tout ce qui peut être connu se situe nécessairement dans un espace, quel qu’il soit. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Oui, c'est le but de mon propos. J'avance que l'espace primordial, l'espace physique à l'échelle du cosmos, est en quelque sorte « aveugle », mais toute sa force réside dans son échelle infiniment vaste, voire infinie, et il « parvient » — de par cette force infinie à permettre toutes les combinaisons possibles — à générer un espace où son potentiel est concentré, organique, et c'est là qu'il se dote de la capacité à se représenter la matière en termes d'utile ou d'inutile, de nécessaire, de bénéfique ou de dangereux, pour la survie du support organique qu'il a engendré. Notre corps devient le support fini, mais doté de la volonté de s'adapter, de cette nature d'espace initialement aveugle, mais à présent doté de la capacité à comprendre l'espace, à le voir, ou à se comprendre lui-même, toujours dans ce même but d'adaptation. Ce qui m'amène à proposer que l'adaptation de notre organisme ne commence pas avec l'apparition de la vie, mais qu'il y a une sorte de mouvement d'adaptation universelle avant la vie, et que nous sommes en quelque sorte la phase ultime de l'adaptation du processus de l'Univers. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
C'est exactement ce que je cherche à exprimer. L'œil ne peut se voir lui-même. L'espace est si proche de nous, il est si présent dans toutes les fonctions et les variations des phénomènes, qu'il échappe à sa conceptualisation, puisque même le concept ne peut se produire que dans l'espace (de la conscience). Il échappe même à sa propre nature lorsque qu'on cherche à lui en attribuer une. Et pourtant c'est cette nature de réceptacle infini qui rend toute chose possible. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Si on accepte que l'espace est infini, l'espace est lui-même la condition primordiale où tout peut apparaître. Il n'y a rien qui puisse se trouver en dehors de l'espace. Il n'y a qu'un espace infini, qui est en lui-même une force qui ne peut que générer l'infinité des variations de systèmes, galaxies, amas... planètes, vie, conscience. C'est sa nature infinie qui force le champs des possibilités. C'est comme un océan sans rivages. On pourra certainement y voyager éternellement quand on aura atteint l'immortalité, grace à la technologie que nous sommes en train de générer. C'est notre nature d'occuper l'espace que nous sommes. De nous adapter à notre propre corps qu'est l'univers. Tu vois une différence entre l'espace et la conscience ? -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
C'est justement la cinquième force. Celle de l'espace lui-même. Elle est avancée par la physique théorique. L'infini de l'espace constitue sa propre force qui génère inéluctablement toutes les combinaisons possible en son sein. Elle est l'espace, et cet espace étant infini force le mouvement de la matière vers une infinité de variation qui aboutissent tôt ou tard, à tel ou tel endroit de l'espace, à la possibilité du support organique qui redéveloppe sa propre nature d'espace qu'est la conscience. Les quatre forces fondamentales s'appuient sur la cinquième ( qui reste à découvrir et qui appartient à la physique spéculative). On l'appelle matière noire. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Je pense qu'il ne peut exister de point de départ, ou de cause première. Aucun objet ne peut naître à partir du néant. C'est le principe de la causalité. Il y a toujours une cause à la manifestation d'un phénomène. Je pense que l'univers est infini dans le temps et l'espace, et qu'il est composé du même vide spatial, aussi loin que l'on pourra l'observer, et des mêmes 5 forces fondamentales. C'est une hypothèse beaucoup plus simple à admettre et à comprendre que celle du Big Bang, non ? -
La guerre est-elle quelque chose d'essentiellement masculin ?
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Crève dans Philosophie
Ce serait une expérience d'une violence extrême qui évoque une forme de génocide. Le résultat dans le cours de l'évolution serait un désastre quand on s'apercevrait que la hiérarchie de la domination s'installerait de la même manière. Selon une loi parfaitement naturelle. Pire, cette sélection barbaresque serait justifiée après cette première élimination et il s'agirait alors d'éradiquer les femmes porteuses de gênes qui aurait la propension à dominer. Mais qui déciderait alors ? -
L'univers utilisera n'importe quel véhicule et moyen pour communiquer avec nous. Notre rôle est d'être vigilant et à l'écoute. - Elaine Seiler
Hello, je suis passionné par l'espace, la conscience, la nature de l'être, la métaphysique en général et la cosmologie. J'ai l'espoir fou d'écrire un essai.
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La conscience se résume-t-elle à des produits du cerveau ?
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Black3011 dans Philosophie
Le matérialiste : - Je prends cette expérience très au sérieux. Le grand laboratoire des expériences matérielles au sein duquel je travaille me paie pour des résultats concrets. Des résultats qui ont une valeur utile. Ce sont des expériences extrêmement sérieuses, monsieur. - Et l'expérience intérieure me passionne tout autant que vous, mais mon explication est solide et ancrée dans une démonstration scientifique qui exclut le fantasque des concepts immatériels. Le travail sur la matière est indispensable à l'évolution. L'idée de l'immatériel est une pure perte de temps. Je vais vers l'essence, vers l'origine solide. L'explication matérielle est vouée à l'utilité. Le spiritualiste : - La conscience n'est-elle pas un outil pour appréhender la matière ? Sans elle, comment la matière pourrait-elle être pensée ? Comment pourrait-elle même être conçue? - La conscience est votre premier outil dans votre travail sur la matière. Le matérialiste : - Certes, mais la conscience est vide. Elle est un espace qui ne peut que contenir de l'information. Libre à vous de travailler sur l'information fantaisiste de la nature de la conscience et de son immatérialité merveilleuse. Vous utilisez l'outil pour travailler sur l'outil. Quel est le sens de tout cela ? - Il nous faut des résultats concrets et démontrables pour avancer. Le penseur, dans la pensée, erre comme dans un labyrinthe. Il n'y a pas de sortie nulle part. Toutes les voies immatérielles ouvrent sur de nouvelles portes qui ne font qu'augmenter l'étendue du dédale. - Allons, monsieur. Revenez à la raison. L'esprit doit contenir son immatérialité dans la vue rationnelle. Le spiritualiste : - La raison et l'organisation matérielle utile ne peuvent se situer en dehors de l'espace de la conscience. C'est cet espace que nous tentons de comprendre, vous comme moi. Que ce soit à travers l'approche de la matière, ou bien en utilisant l'espace lui-même. Il faut définir cet outil immatériel pour l'utiliser au mieux. - C'est une approche spéculative et incertaine, et cette recherche est fascinante et merveilleuse, en effet. Et certes, elle ne se fait pas dans le solide établi et démontré. Mais cet espace ne peut être écarté de l'utilité. Car, pour vous rejoindre, il est l'outil primordial. Avant toute matière. Le matérialiste : - La matière précède la conscience. La conscience n'est possible que depuis un processus organique. Le spiritualiste : - Le processus organique n'a pu être généré que dans l'espace. Le matérialiste : - Vous associez l'espace du cosmos à celui de la conscience ? (ah ah) Le spiritualiste : - Quelle est la différence entre ces deux espaces? Le matérialiste : - Vous allez un peu loin. Restons sur Terre ! Le spiritualiste : - Et pourquoi donc ? Il n'y a pas de matière là-haut ? Le matérialiste : - Certes. Et nous y travaillons. Le spiritualiste : - J'ai entendu dire que le télescope James Webb avait observé des galaxies plus vieilles que le Big-Bang... ça fait désordre. Le matérialiste : - Nous avons d'autres théories solides en réserve. Le spiritualiste : - Et si l'univers était tout simplement infini, sans origine, ni fin dans l'espace et le temps. Ce ne serait pas plus simple? Le matérialiste : - Possible. Nous trouverions une explication rationnelle à l'infini. Le spiritualiste : - Formidable. Je vous souhaite bon courage. Le matérialiste : - Où allez-vous? Vous n'allez pas vous en tirer comme ça ! Le spiritualiste : - Nulle part. Je reste là sans y être vraiment. C'est l'avantage de la vue immatérielle. La liberté. Faites-moi signe quand vous aurez trouvé la sortie de votre labyrinthe. Le matérialiste : - Je n'y manquerai pas, cher monsieur. Le spiritualiste : - Parfait (ah ah) -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
L’isomorphisme que je défends n’est pas une ressemblance vague, mais une identité de structure fonctionnelle. L’espace physique est un milieu vide, sans qualités propres, qui accueille une infinité de formes matérielles tout en restant indifférent à ce qu’il contient. Il rend possible la distinction et la coexistence des objets sans posséder lui-même de propriétés intrinsèques. La conscience opère selon la même structure : elle est un milieu phénoménal vide, sans qualités propres, qui accueille une infinité de contenus (perceptions, pensées, représentations) tout en restant indifférente à ce qu’elle accueille. Elle rend possible la distinction et la coexistence des phénomènes sans avoir de contenu fixe ou de qualité propre. C’est en ce sens qu’elle est structurellement isomorphe à l’espace cosmique : les deux sont des espaces neutres dont la fonction ontologique est identique — être le milieu dans lequel les phénomènes ont la possibilité d'apparaître. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
Quand je parle de « nature ontologique » de l’univers, je ne me contente pas de décrire ce que nous observons à travers nos instruments. Je désigne ce qui rend cette observation elle-même possible. Ce que nous pouvons constater, c’est que tout ce qui nous apparaît dans l’univers — galaxies, particules, structures complexes — est produit dans un espace vide qui n’a pas de qualités propres et qui reste indifférent à ce qu’il contient. L’espace vide n’est pas un contenant parmi d’autres : c’est le milieu même dans lequel toute forme peut apparaître et coexister. C'est le champ de toutes les possibilités. La matière n’est jamais observée en dehors de cet espace ; elle en est le contenu déployé. Si l’on prend au sérieux l’infinité de cet espace vide, on ne peut pas introduire de limite arbitraire du type : « l’univers est espace vide + matière jusqu’à un certain niveau d’organisation, mais au-delà il devient autre chose ». L’infini implique l’absence de toute limite dans ce que cet espace peut générer à partir de sa propre nature. Dès lors, la structure fondamentale que nous observons (espace vide + capacité infinie à générer et à contenir des formes) n’est pas une simple description physique parmi d’autres : elle est la condition ontologique minimale et nécessaire pour l'être. C’est pourquoi je soutiens que l’univers possède une nature ontologique identifiable : il est cet espace vide infini qui rend possible l’apparition et la distinction de toutes les formes, sans posséder lui-même de qualités intrinsèques. Tout le reste (matière, vie, conscience) en découle comme déploiement de cette même structure. -
Espace cosmique et conscience : équivalence nécessaire
Tom88 a répondu à un(e) sujet de Tom88 dans Philosophie
En effet, c'est une chaîne dans le temps, qui apparait dans la causalité, mais trouver une limite ou une barrière dans la cause et l'effet revient à se plier à une cause première qui serait apparue à partir du néant, ce qui n'est pas possible. La chaîne causale (particules → atomes → … → conscience) opère dans le temps et dans l’espace à l’infini. En suivant ce raisonnement, dans l'absolu, on ne peut pas attribuer une apparition de "la vie" à un moment donné dans le processus universel, puisqu'il serait par nature déjà "vivant" de par cette fonction d'adaptation à sa propre nature. Je n'avance pas que l'univers est une forme de vie telle qu'on la conçoit, mais nous ne pouvons parler de "vie" que parce que le processus ne peut qu'aboutir à un support organique pour redéployer l'espace. Autrement dit, il y a forcément d'autres formes de vies dans l'univers, mais celles-ci ne peuvent qu'être dotée de cette même fonction, c'est à dire de conscience. Et cette conscience est une équivalence parfaite de l'espace, c'est à dire de sa propre nature à comprendre la matière. -
Dans l’infinité de son champ de génération, l’univers ne pouvait que finir par produire une équivalence parfaitement similaire à sa propre nature. Étant essentiellement espace vide infini, capable de contenir une infinité de matière et de formes tout en restant lui-même vide de qualité propre, l’univers a nécessairement généré, à un moment ou un autre de son déploiement infini, un support organique à travers lequel il redéploie exactement la même structure. La conscience n’est donc pas un accident de l’évolution matérielle. Elle est le moment où l’univers redéploie un espace vide à l’identique de sa nature première, mais cette fois à travers un support organique. Ce second espace exprime parfaitement la même fonction ontologique : être un milieu neutre, vide, qui permet à une infinité de contenus (perceptions, pensées, représentations) d’apparaître et de se distinguer, tout comme l’espace physique permet à la matière de se déployer. L’univers, par sa nature même, engendre un miroir de lui-même : un espace phénoménal qui reproduit fidèlement la fonction de l’espace physique. Qu’en pensez-vous ? Cette idée d’une nécessité ontologique du redéploiement de l’espace à travers la conscience vous semble-t-elle cohérente ?
